La Favorite
Note moyenne
3,8
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418 critiques spectateurs

5
47 critiques
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143 critiques
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103 critiques
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73 critiques
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31 critiques
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21 critiques
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Serge K
Serge K

23 abonnés 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 janvier 2024
Excellent film, avec un style bien particulier une vraie signature de Yórgos Lánthimos, les plans filmés pour certains en " oeil de poisson" et cerclés de noir font penser aux peintures d'El Gréco, le jeux des acteurs est remarquable et Emma Stone, entre autres, interprète son rôle à merveille, je le recommande vivement...
Fêtons le cinéma

871 abonnés 3 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2019
La Favorite est une farce et, à ce titre, convertit la fièvre misanthropique de son réalisateur en frénésie grotesque parfois très drôle, toujours captivante. L’œuvre est boursouflée, ne respire guère : sa mise en scène chérit les cadrages insolites, jouant ainsi sur la notion de naturel, tout bonnement absente de l’époque ainsi dépeinte. Surtout, trois actrices principales assurent le spectacle, avec une mention spéciale pour Olivia Colman qui, après avoir interprété Elizabeth II dans la saison 3 de la série The Crown, campe une Anne d’Angleterre impériale, à la fragilité autant ridicule que bouleversante. L’emploi du fish-eye enferme ces femmes dans leur condition et dans la cour où se joue une rivalité à mort : car il est bien question ici d’assurer sa survie, de s’élever dans la hiérarchie, mouvement que le film traduite par deux symboles : d’une part la position couchée qui place la favorite et la reine sur le même plan, d’autre part l’agenouillement final qui vient briser les illusions de notre héroïne et rétablir son infériorité. Avec La Favorite, Yórgos Lánthimos livre certainement son film le plus abouti, et fait preuve d’une indépendance vis-à-vis de l’Histoire et du cinéma qui transporte l’âme.
Charles R
Charles R

60 abonnés 424 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 février 2019
Vous souhaitez en avoir plein les yeux car vous aimez les films en costumes d'époque, les décors somptueux et les intrigues de Cour ? En ce cas, il faut voir sans tarder le dernier film de Yórgos Lánthimos tourné en Angleterre dans l'imposant château de Hatfield House qui à lui seul vaut le coup d’œil. L'action se situe à la Cour d'Angleterre au début du XVIIIe siècle et déjà l'on pense à tous ces films que cette époque a inspirés et dont certains sont devenus des incontournables du septième art. Rien que du beau monde : la reine Anne gouverne au milieu d'un système bipartite où Tories et Whigs ne cessent de s'affronter, en particulier sur la guerre qui oppose l'Angleterre à la France ; elle subit l'influence de Sarah Churchill, duchesse de Marlborough, qui lui est une amie et beaucoup davantage... jusqu'au jour où survient la cousine de celle-ci, qui a subi les pires affronts de la part de son père et qui se voit humiliée par la duchesse. Mais la belle Abigail - puisque tel est son nom - ne l'entend pas de cette oreille. Aussi va-t-on assister à une vengeance implacable qui la propulsera aux marches du pouvoir. Le film en effet évoque une rivalité tant amoureuse que politique : l'arrière-plan diplomatique et stratégique - avec la guerre de Succession d'Espagne - est parfaitement présent même si le réalisateur privilégie la caricature à la William Hogarth. Il n'empêche que l'intrigue se situe tout entière dans le cadre d'un somptueux château et qu'elle favorise ainsi ce qu'on ose à peine appeler un huis clos tant le domaine est vaste. Les femmes en sont les maîtresses et les hommes qui interviennent dans le déroulement de l'histoire sont toujours présentés comme des balourds, des ridicules, voire de parfaits abrutis. Certaines scènes donnent même une piètre image de la Cour d'Angleterre occupée à des futilités (une jolie course de canards...), alors que le sort de l'Europe est en jeu. Tout devrait faire de ce film une œuvre d'exception, d'autant que la distribution est impeccable et que le trio féminin (Emma Stone, Rachel Weisz et Olivia Colman) rivalise d'intelligence et d'esprit. Mais pourquoi Yórgos Lánthimos accumule-t-il les effets optiques et en particulier les fisheyes qui alourdissent les images et les rendent parfois insupportables ? Pourquoi un tel maniérisme dont les artifices nuisent à la lisibilité des séquences et surtout à l'esprit du film ? Dommage, vraiment dommage : nous n'étions pas loin du chef-d’œuvre.
mousscoco@aol.com
mousscoco@aol.com

17 abonnés 257 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2019
Très bon film. Rachel Weisz est au sommet. Majestueuse magnifique envoûtante. J ai aimé le film grâce à sa prestation.
Iris I.
Iris I.

9 abonnés 10 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 février 2019
Je viens de voir ce film malsain et le premier mot qui me vient c'est glauque, puis malsain et pour finir vulgaire. Les amours saphiques entre une reine souffreteuse et deux favorites avec des scènes à l'appui, bon ok. Scénario brouillon, une fin qui n'est pas une fin. C'est à se demander si le metteur en scène savait comment finir le film. J'ignorais que ce film avait eu beaucoup d'Oscar, mais quand on voit le résultat, on peut se dire que le cinéma est tombé bien bas. Des personnages qui n'ont aucune envergure. Un manque de rythme, A oui j'oubliais, je suis ravie de ne pas avoir pris de popcorn pour voir le film car les scènes de haut le cœur alors qu'on est en train de manger, c'est pas le top. Je rejoins un autre commentaire, si j'avais eu la possibilité de mettre 0 étoiles, je l'aurais fait aussi.
SuperJS
SuperJS

50 abonnés 250 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 février 2019
De bons acteurs et un scénario intriguant ne suffisent hélas pas à nous sortir de l’ennui.
Pour exemple le dernier plan du film qui est long, long, fort long et laisse libre cours à l’imagination sur la suite. Pourquoi autant de nominations aux Oscars ?
tixou0

797 abonnés 2 049 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 février 2019
Georges de Danemark avait la syphilis. Raison probable des déconvenues maternelles de son épouse Anne, deuxième fille de Jacques II Stuart (enceinte 17 fois au moins, dont nombreuses fausses couches ou enfants morts-nés - 5 enfants ayant survécu seulement, dont 4 disparus avant leurs 2 ans, le seul vrai survivant, Guillaume de Gloucester, ayant succombé à la variole à l'âge de 11 ans...). Mais "La Favorite" ne le met pas en scène, car il décède (le mariage, bien qu'arrangé, fut heureux) en 1708 spoiler: . La scène est entre cette date et 1711, lors d'une crise politique majeure entre Tories et Whigs, sur fond de guerre coûteuse (la "Guerre de Succession d'Espagne" - le petit-fils de Louis XIV, le duc d'Anjou, monte sur le trône d'Espagne, ce qui contrarie notre "ennemi héréditaire"...). S'illustre, côté britannique, dans ce conflit (1701/1714) européen, le duc de Malborough (ancêtre de Sir Winston Churchill).
Qu'est-ce qui a donc pu séduire le Grec Lánthimos dans cette affaire historique ?... Celui de "Canine" ou "The Lobster", friand de fables bizarres, et de curiosa bien sordide ?... YL monte en épingle l'amitié (attestée) entre la reine Anne et l'épouse du duc, Sarah, prétexte à scénariser des intrigues fétides, spoiler: le duo prétendument entre tribades se compliquant quand une cousine ruinée de la dame Churchill, Abigail, se mêle de la manoeuvre politico-amoureuse....
Le seul point positif du nouvel opus crapoteux de cet aimé des festivaliers (« Grand Prix du Jury » ici, à la dernière Mostra) est l'interprétation (Olivia Coleman, en souveraine podagre, caractérielle et dévorée de chagrin, et Rachel Weisz, en courtisane dévorée d'ambition, surtout - déjà employées dans "The Lobster"). Pour le reste ? Deux heures de délayage complaisant. En "éclairage d'époque", certes. Mais n'est pas Kubrick qui voudrait ! (Re)visionnez plutôt l'admirable "Barry Lyndon", pour des effets de clair-obscur à la chandelle...
Bertille C.
Bertille C.

2 abonnés 4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2019
Un film qui n'est certes pas grand public mais qui est sans doute le fim le plus accessible de Lanthimos. Toujours dans un ton décalé, il adapte cette époque classique à son imaginaire et à son univers, avec des prises de vue très loin d'être classique, une bande originale qui rajoute de la tension aux images ... Et comment ne pas parler des 3 personnages principaux : les actrices excellent dans leurs rôles, et sont toutes aussi fantastiques les unes que les autres. Féliciation spéciale pour Olivia Colman, qui incarne une Reine à la fois enfantine et criade, mais tout autant manipulatrice que ses 2 comparses, si ce n'est plus ... elle joue avec les 2 facettes de ce personnage avec une facilité déconcertante !
Les rôles masculins sont également bien réussi, notamment le personnage tenu par Nicholas Hoult, excentrique et vicieux.

Bref, un excellent film, qu'il faut toutefois aller voir en connaissance de cause, car le cinéma de Lanthimos reste particulier et engagé. Excellent pour découvrir sa filmographie, plus accessible que The Lobster par exemple !
joselefer
joselefer

2 abonnés 44 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2019
Whaou...c est du cinéma ! Flamboyant, bruyant, historique et anachronique. Les hommes sont peu de chose et les femmes pires que tout mais si intelligentes, soumises et cruelles.
J ai aimé la fin, très tragique, inévitable et somme toute très morale.
Nicolas L.
Nicolas L.

3 abonnés 30 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2019
une pure merveille... les plans sont hallucinants... le jeu des acteurs est d'une justesse... des oeuvres comme ça j'en redemande.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 24 février 2019
Qu'est-ce que je viens de voir.
Dix Oscars pour ça ?! J'ai du mal à croire que ça... ai pu créer un engouement au Oscars.
J'ai vu de mauvais film avec de bons acteurs mais là c'est réellement la cerise sur le gâteau.
Le rythme est inexistant du début à la fin, et des scènes où "passe les anges" pour citer ce film, sont d'un ennuie.
Je rédige rarement une critique sur les films, mais réellement je veux me faire rembourser les 2h que j'ai passé devant cette chose.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 24 février 2019
3 actrices au top....des décors, des costumes, .mais.....des longueurs , des langueurs, une musique inadaptée et envahissante des prises de vue au fish eye lourdes, un montage discutable, une mise en scène inexistante.
Encore chef d’oeuvre Loupé.
christophe B
christophe B

14 abonnés 311 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 février 2019
Loufoque, décalé et décadent. « La favorite » est un film majestueux, réalisé avec une très grande modernité et audace. Du jamais vu encore aujourd’hui. Il est important de souligner l’interprétation des actrices principales qui est exceptionnelle. Un grand moment de cinéma.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 février 2019
Une loufoquerie baroque sous couverts de sentiments de de pouvoir... Excellentes actrices, le trio fonctionne parfaitement. Les hommes sont relégués en bouffon...C'était "Amazing" comme lors d'une Fashion Week !!!
lhomme-grenouille

3 638 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2019
Yorgos Lantimos qui va se risquer dans un drame historique à la cour d’Anne Stuart ? J’avoue que ça m’a mis la puce à l’oreille. Je me demandais comment l’auteur grec allait pouvoir exprimer son esprit farfelu dans un genre cinématographique aussi codifié. Eh bien – surprise – le bon Yorgos a décidé de s’assagir un peu pour mieux faire coïncider ces deux univers : celui d’Anne Stuart et le sien. Ainsi se retrouve-t-on avec une intrigue assez classique de conspiration de palais et de lutte d’influence mais le tout est clairement imprégné d’une espièglerie, aussi bien dans la forme que dans le fond, qui sait apporter le souffle (et le souffre) nécessaire pour dynamiser le tout. On sent dans la réalisation de Lanthimos l’envie de malmener ses personnages en même temps que de les prendre en pitié. Les lieux et les codes sociaux sont clairement des entraves qui oppriment ces hommes et ces femmes, les poussant régulièrement à l’absurde, au ridicule ou au vice. Aussi, chercher de l’humanité dans ce monde de fou revient à s’exposer. Et ceux (et surtout celles) qui savent jouer de ces faiblesses deviennent les rois et les reines de ce théâtre (politique) de l’absurde. Et avec cette fresque historique Lantimos sait donc se montrer sage, il n’en reste pas moins juste. Par des lentilles de très grand angle il parvient à la fois à apporter une distorsion des lignes suggérant une certaine oppression par le lieu, autant qu’il parvient à apporter de la vitesse et du dynamisme dans la plupart des dépassements opérés. Tout ceci ne traduit que d’autant mieux toutes ces tensions refoulées par chacun, puissant moteur des uns comme des autres. Et j’avoue que j’admire d’autant plus la mesure que l’auteur a su mettre dans son œuvre qu’il est parvenu à insuffler une vraie tension sexuelle aussi malaisante qu’elle est liée à chaque fois à des rapports de pouvoir, de domination et de manipulation, mais tout en sachant s’arrêter là où il faut, sans sombrer dans une sorte de racolage malsain. Bien évidemment, si l’exercice fonctionne aussi bien, c’est aussi parce que l’ami Yourgos a su réunir de l’autre côté de la caméra un trio Weiz / Watson / (et surtout) Colman remarquable d’efficacité. Alors après, certes, cela reste malgré tout, dans l’ensemble, assez classique aussi bien dans le propos que dans la démarche globale, mais ne serait-ce que pour ce dynamisme de forme et l’efficacité de l’interprétation, je dois bien le reconnaitre : j’ai été conquis. Donc bravo Yorgos ! Mais bon, après ça ne reste que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
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