La Favorite
Note moyenne
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419 critiques spectateurs

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47 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 février 2019
The Favourite se démarque par la réalisation singulière de Yorgos Lanthimos et le trio parfaitement interprété par Emma Stone, Rachel Weisz et Olivia Colman. Avec son humour cru et ses dialogues intelligents, le film est sans doute le plus "mainstream" de Lanthimos. Sans être une véritable révolution cinématographique, le film est très divertissant et on prend plaisir à voir grandir la rivalité, et se multiplier les coups bas.
Shawn777

805 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2019
Ce film réalisé par Yórgos Lánthimos et sorti tout récemment est très bon ! Après avoir vu "The Lobster" (seul film du réalisateur que j'ai vu jusqu'à présent), il m'intriguait de voir comment il allait se débrouiller avec un film historique. Ce film relate les relations entre la reine Anne d'Angleterre et de ses deux favorites, à savoir Sarah Churchill et Abigail Masham. Même si le film a prit quelques libertés, je ne sais pas vraiment s'il est fidèle à la réalité ou non, m'étant très peu documenté sur le sujet mais il est tout de même intéressant de voir tous ces jeux pouvoirs qui, je pense, pouvaient quant à eux bel et bien existé. Nous ne sommes pas face à un "Marie-Antoinette" dont la réalisatrice, Sofia Coppola, prenait énormément de libertés mais nous avons tout de même quelques anachronismes qui sont très intéressants. Notamment dans l'humour qui utilise des tics de langage assez modernes qui viennent donner un coup de fraicheur dans toute cette histoire qui en est presque dérangeante par moments. Je trouve effectivement que l'humour y est ici très bon, notamment chez les personnages qui sont très bien travaillés, nous avons même quelques fois des côtés que l'on pourrait apparenter à de l'absurde (notamment dans la scène de danse qui est tout bonnement excellente) sans pour autant tomber dans la vulgaire comédie et que cela en fasse de trop ! Non, ici, tout est bien dosé, tout est millimétré jusque dans les dialogues qui sont tout simplement excellents. Nous avons un humour acide également très présent qui joue beaucoup avec les scènes psychologiquement violentes, ce qui peut parraître étrange dit comme ça mais qui donne en fait de très bonnes choses et se marient très bien. Nous sommes donc devant un film d'époque avec de très beaux costumes, de très beaux décors etc. mais dans lequel nous avons presque une histoire contemporaine (sans pour autant donner d'énormes anachronismes), ce qui en fait quelque chose de très intéressant. Et pourtant le tout reste très crédible. Nous avons parfois des scènes un peu longues qui viennent casser le rythme du film mais dans l'ensemble, on ne s'ennuie pas, tellement le film nous emporte du début à la fin. La réalisation est quant à elle impeccable, nous avons des plans tout simplement magnifiques ou d'autres qui sont très originaux et qui peuvent surprendre dans un film d'époque mais finalement, qui collent bien avec le scénario. En ce qui concerne les acteurs, nous avons principalement Olivia Colman, Emma Stone et Rachel Weisz qui jouent très bien. "La Favorite" est donc un film assez particulier (dans le bon sens du terme) et qui vaut bien-sûr le coup d'être vu !
Min S
Min S

68 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 février 2019
Excellent film comme toujours avec Yorgos, un vrai régale cinématographique.
Emma Stone très bien dans son rôle et Rachel fantastique!
Le scénario, la photo, la musique tout se marre très bien... dommage pour la fin que j’ai trouvé fade.
Steph N.
Steph N.

41 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2019
Decors, jeu d'acteurs, plans cinematographique , Elton au générique , que de beaux ingrédients ... Il m'a manqué un supplément d'âme pour une etoile supplémentaire...
Enzo
Enzo

21 abonnés 274 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 février 2019
Belle fresque pleine d'humour. Un délicieux moment et un premier rôle tenu avec talent. A voir pour passer un bon moment.
Anatole C
Anatole C

24 abonnés 61 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 mai 2019
Après The Lobster et Mise à mort du cerf sacré, Yórgos Lánthimos revient avec La Favorite, nominé à plusieurs reprises aux Oscars.

Alors que la reine Anne ne se porte pas bien, son amie et bras droit, Sarah Churchill s’occupe d’elle tout en l’aidant à prendre certaines décisions politiques. Sa cousine Abigail Hill, ancienne Dame fait alors son entrée à la cour, bien déterminée à retrouver son statut de noble. C’est alors qu’une grande rivalité va s’installer entre Sarah et Abigail pour conquérir l’admiration de la reine. Entre trahisons et manipulations, qui deviendra la favorite ?
Ce film est une œuvre vraiment à part, une œuvre qui a su donner un vent de fraîcheur au genre historique. Le réalisateur propose un film assez singulier où nous retrouvons le style qu’il avait déjà implanté dans ses autres long-métrages. En effet, la réalisation de La Favorite est juste incroyablement soignée et immersive. On est plongé dans ce grand château du 18ème siècle avec des décors chargés et austères mais sublimes. Le tout est accompagné d’une photographie très raffinée aux couleurs sombres marquées.
Nous avons des mouvements de caméra très stricts qui mettent en valeur l’aspect rigide la haute société de l’époque. De plus, il y a un nombre incalculable de plans magnifiques comme des plans très symétriques ou encore des plans filmant les personnages en contre plongée qui renforce l’aspect décalé que peut avoir le film. Il est également important de souligner la beauté des costumes qui contribuent à la réussite de cette reconstruction historique.
La Favorite est accompagnée d’une bande originale incluant des compositions classiques qui collent parfaitement aux scènes et qui apportent de l’intensité. Le ton de ce film est très particulier, il balance entre tragédie et humour noir et parfois absurde. Un aspect absurde appuyé par des dialogues très raffinés mais parfois ponctués de répliques brutalement « rentre-dedans ». Cela peut même rappeler The Lobster où les dialogues accentuaient le propos du film.

Les trois actrices principales ont d’ailleurs été nommées aux Oscars et ces nominations sont franchement méritées car leur jeu est incroyablement juste. Elles arrivent à jouer des personnages avec une réelle psychologie mais parfois tournés en ridicule et caricaturés, faisant penser à des personnages de théâtre comique de l’époque.

La reine Anne (Olivia Colman) est une femme qui au premier abord semble capricieuse et irresponsable car elle est très influençable sur ses décisions. En réalité, nous découvrons que c’est une femme qui souffre, elle est très seule et manque cruellement d’affection. On peut d’ailleurs le voir par le grand nombre de lapins qu’elle possède. Cette reine va profiter de cette rivalité et du fait qu’on se batte pour elle car elle est choyée et s’en rend bien compte. Néanmoins, on éprouve beaucoup d’empathie pour elle car même si elle est au pouvoir, cette reine est très malheureuse.
La critique complète: https://www.cinematiccritiques.com/critiques
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2019
Anne (Olivia Colman) est reine d'Angleterre dans les premières années du dix-huitième siècle. Malade de la goutte, cyclothymique, gloutonne, elle ne prête guère d'attention aux affaires du royaume, notamment à la guerre qui fait rage avec la France, et en a délégué la charge à sa favorite, Lady Sarah (Rachel Weisz).
Cousine de Lady Sarah, Abigail Hill (Emma Stone) a été réduite par les revers de fortune de son père à s'employer comme servante à la Cour. Mais grâce à une concoction d'herbes qu'elle prépare pour apaiser la goutte de la reine, la jeune femme entrevoit la possibilité de s'attirer ses grâces et de retrouver son rang.

"La Favorite" déboule sur nos écrans précédé d'une flatteuse réputation. La critique l'encense - à l'exception de "Libération" ("un barbouillis d’images qui s’affaissent sous leur propre poids") et des "Inrocks" ("Prostré derrière sa malice dont il se gargarise grassement, [le cinéma de Lánthimos] semble condamné à rester éternellement englué dans l’admiration de son propre génie"), qui prennent méchamment le contrepied de leurs confrères . Le film a raflé une moisson de récompenses à la "Mostra" de Venise et aux "Golden Globes" en attendant sa probable consécration aux "Oscars" dans quinze jours.

Yórgos Lánthimos est un jeune réalisateur grec surdoué qui, à l'instar d'un Alfonso Cuarón, d'un Denis Villeneuve ou d'un Alejandro Iñárritu, après avoir fait ses premières armes dans son pays ("Canine" en 2009, "Alps" en 2011), a tapé dans l’œil des studios hollywoodiens ("The Lobster" en 2015, "Mise à mort du cerf sacré" en 2017). Dès les premières images, on reconnaît sa patte. L'image est particulièrement soignée, qui nous plonge dans le même état de confusion que la reine malade : longs travelings, très larges objectifs, effets "fish-eye" refus du champ-contrechamp rapetissent les personnages, les isolent dans des espaces immenses, tordent les lignes droites. La bande son est tout aussi intrigante, mélange de musique baroque et sérielle.

"La Favorite" est un titre singulier pour un film pluriel. Il met en scène trois femmes : une reine et deux favorites. Des trois actrices, il est difficile de distinguer la meilleure. Qu'Olivia Colman soit en lice pour l'oscar du meilleur rôle et les deux autres pour celui du meilleur second rôle n'a guère de sens. Bien entendu, c'est pour Emma Stone que j'ai les yeux de Chimène (la bisexualité des personnages m'autorisant cette audacieuse métaphore). Elle joue à merveille la jeune ingénue, moins naïve qu'il n'y paraît. Mais force m'est de saluer aussi la maîtrise de Rachel Weisz, impériale de froideur, de beauté et de rage.

"La Favorite" a la cruauté sadique des "Liaisons dangereuses", l'ironie flamboyante de "Amadeus", la sophistication baroque de "Meurtres dans un jardin anglais". Un chef d’œuvre.
Chris B
Chris B

18 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2019
Film magnifique.Une beauté esthétique incroyable, la lumière, les costumes,les décors....Tout est parfait. le jeux des actrices est exceptionnel.
une merveille visuelle.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 février 2019
Maniant le cynisme et la misanthropie avec toujours autant d'habileté, Yorgos Lanthimos change un peu de style en s'attaquant à une histoire vraie, celle de la rivalité entre Sarah Churchill et Abigail Masham pour être la favorite de la reine Anne d'Angleterre. C'est donc un film en costumes, différent du Lobster ou de la Mise à mort du cerf sacré, pourtant Lanthimos y décrit l'humanité éternelle ; il profite de la rivalité entre ces deux femmes pour railler la superficialité et le ridicule des prises de décision dans les cercles du pouvoir. La photographie est raffinée et la mise en scène magnifique malgré des personnages au langage cru et aux attitudes sordides. Lanthimos aime faire référence à la mythologie grecque et, après Iphigénie dans le La mise à mort du cerf sacré, c'est cette fois Icare que l'on peut deviner dans la dernière scène extraordinaire, celle de l'héroïne si près du soleil et qui voit fondre ses ailes de cire en étant ramenée à sa condition. Magnifique.
Francis S.
Francis S.

26 abonnés 113 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2019
Le baroque anglais dans toute sa splendeur et sa perversité.

Le film est une synthèse étrange et pénétrante de "cris et chuchotements" et de "meurtres dans un jardin anglais".

Le jeu impeccable des trois protagonistes de cet implacable drame passionnel - impressionnant jeu des grandes actrices Olivia Colman, Rachel Weisz, Emma Stone - est superbement souligné par des décors, des costumes et une photographie somptueux.

La musique, un peu décousue dans ses époques, et les dialogues - délibérément modernes - détonnent un peu.

Au delà de la performance cinématographique, c'est passionnant de découvrir l'intimité de la Reine Anne et de sa cour, tellement hostile à la France et qui la copiait tant. Il reste qu'à Hampton Court on s'amusait manifestement plus qu'à Versailles avec le vieux Louis et sa Maintenon bigote.

Un dernier mot sur les politiques et les officiers anglais, - Godolfin, Harley, Malborough - pantins ineptes dans les serres de ces trois maitresses femmes, mais acteurs touchants du parlementarisme anglais naissant. Les scènes au Parlement sont très intéressantes sur ce plan là aussi.

Pas un chef d'oeuvre mais un très beau film.
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2019
La reine Anne d'Angleterre, dernière des Stuart, est peu connue dans l'histoire. Ici, elle est l'élément principal car, selon les historiens, elle était facilement manipulable. C'est étonnant qu'il n'existe pas plus de films sur son personnage car il y a de quoi imaginer bien des péripéties. Et c'est ce que réussit très bien "The Favorite", une reine manipulée par des femmes qui lui tournent autour, qui souhaitent tirer avantages de sa naïveté et qui n'hésitent pas à mettre en place des stratagèmes pour arriver à leurs fins. C'est tellement bien ficelé que ça en devient passionnant. La réalisation, très inattendue pour un film en costumes, enchaine des plans à très larges focales pour ne pas perdre un m2 des décors. C'est étonnant mais elle donne un style propre au film beaucoup moins académique et on adhère. La photographie est impressionnante car il y a beaucoup de scènes éclairées au feu de cheminée ou à la bougie ce qui donne un effet confiné et à se demander ce qu'il se cache dans le noir. Les contre-jours sont aussi très présents. La direction artistique nous étonne tout autant car elle est à la fois fidèle à l'époque tout en s'accordant des libertés extravagantes comme avec la séquence du bal. Le trio d'actrices est excellent. L'alchimie fonctionne à merveille et c'est un régal de les voir se donner la réplique. Le son est également très travailler pour accentuer une atmosphère malsaine. "The Favorite" est un film vraiment étonnant qui séduit par ses libertés loin du classicisme du film en costume, qui le sauvent et le portent haut. On n'est pas prêt de l'oublier.
Yves 4.
Yves 4.

123 abonnés 642 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 février 2019
superbe , magnifique page de l'histoire Anglaise et méconnue.
Costumes splendides dans cet univers excentrique et parfois loufoque.
Jalousie et tristesse au palais de la Reine.
Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 février 2019
La favorite est le favori aux Oscars au côté de Roma. Ce film historique clinquant montre tout de suite son orientation, avec des dialogues très crues qui brisent tout de suite les conventions du genre. Le réalisateur de Lobster frappe fort avec cette fresque féminine où l’on voit à l’œuvre Emma Stone, Rachel Weisz (Sarah Jennings) et Olivia Colman (dernière oubliée de la lignée des Stuart). Si on se penche d’ailleurs sur l’histoire de la duchesse de Marlborough, elle est la descendante de la famille Spencer et Churchill.
Pour illustrer son film de la plus belle des manières, la composition, bien qu’un peu trop répétitive nous fait instantanément penser à la sarabande de Barry Lindon. On attend donc avec impatience les résultats des Oscars pour voir où va se placer cet excellent film de Yórgos Lánthimos.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 février 2019
Comme une des séquences d'Arte: tout est vrai.... ou presque. Tous les personnages historiques sont là -et tous les personnages sont historiques, mais vous vous demandez comment un réalisateur aussi imaginatif que Yorgos Lanthimos a pu se plier au moule du film historique. Eh bien.... en brodant!

Au début du XVIIIème siècle, Anne règne sur l'Angleterre au terme d'une succession des plus compliquée, tant sur le plan familial que sur le plan religieux (catholiques contre anglicans). L’Angleterre et la France sont en guerre. Anne est une femme prématurément vieillie, bouffie, que la goutte rend quasiment impotente; elle ne déplace plus qu'avec une béquille ou dans une chaise, les jambes entortillées dans des pansements répugnants. Après dix sept grossesses, elle n'a aucun enfant vivant (le plus solide est mort à dix ans). Faible de caractère, instable, elle est entièrement sous la coupe de son amie d'enfance Sarah. Les deux copines se sont donné des surnoms. La reine est madame Morley.... Sarah épouse John Churchill, qui sera fait comte de Malborough, et Anne, Georges de Danemark (déjà mort, manifestement, au moment où se passe le film). Avec Malborough, nommé chef des armées, et le premier ministre Godolphin, le gouvernement est aux mains des torys.

Et voilà qu'arrive à la cour Abigail, une cousine de Sarah tombée dans la misère (son père s'est ruiné au jeu et l'a vendue....) D'abord servante, elle va séduire la reine, s'insinuer dans sa vie et supplanter Sarah, occupant à sa place le prestigieux poste de "gardienne de la bourse privée", tandis que Sarah, ayant exhibé un tract whig accusant la reine de lesbianisme, est obligée de s'exiler.

Quel beau scénario! quels beaux personnages! Les hommes? Ils n'existent pas, ou si peu! Ridiculement maquillés et perruqués, comme Casanova vu par Fellini, ils possèdent des canards de course (!!) et, interdits de la chambre royale, prennent de la bouche de Lady Sarah les instructions pour mener la guerre.. Vive les femmes!

Face à ces fantoches, un super trio de femmes: la très belle Rachel Weisz est une magnifique Sarah ambitieuse, arrogante, distribuant gifles et coups de poing s'il le faut, et la charmante Emma Stone une Abigail rouée, manipulatrice, hypocrite; pour Olivia Colman, c'est un marche pied pour l'Oscar que ce rôle de la reine Anne, dont elle traduit toutes les facettes, passant de la pleurnicherie à l'autoritarisme, une femme déboussolée, tellement seule en fait, qui hurle de douleur et de désespoir en se roulant dans les draps de son immense lit....

Yorgos Lanthimos s'ébroue dans l'histoire comme un.... canard dans la mare. Comme Alexandre Dumas, il lui fait de beaux enfants! Des relations saphiques entre Anne et ses favorites? Pourquoi pas! N'était ce pas la meilleure façon de "tenir" cette femme sans affection.... Tout est à la fois parfaitement juste et juste un peu faux.... Par exemple, les ravissantes robes des dames ont des coupes d'époque, mais dans des étoffes absolument anachroniques, avec des décors géométriques, des tissus synthétiques sans doute... Les décors magnifiques, avec d'interminables galeries sont ponctués de laquais, mais en même temps on se doute bien que l'étiquette ne fonctionnait pas comme cela! Les petites touches humoristiques ou décalées sont partout, mais l'invention la plus délirante de Lanthimos, ce sont les dix sept "enfants" qui vivent dans la chambre de la reine, dix sept jolis lapins qui remplacent les dix sept petits morts....

Original, décalé, à voir absolument
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 février 2019
Le meilleur film de 2018/2019, enfin du cinéma projeté sur une toile, ça nous change des "filmeurs de scénario" locaux... Tout est maîtrisé, ici, du jeu à l'image splendide, à la lumière, aux décors, bref, ce qui fait d'un film, un Film. On se laisse emporter par l'histoire et on aimerait que ça ne s'arrête pas. Les comédiennes sont sublimes, notamment la Weisz, toujours impeccable.
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