La Favorite
Note moyenne
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419 critiques spectateurs

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Djetto
Djetto

6 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 février 2019
Un film intéressant avec de beaux plans cinématographiques. La grâce d'Emma Stone et la performance d'Olivia Colman vous feront passer un bon moment, immergés dans l'Angleterre du XIIIème siècle.
Eléonore D
Eléonore D

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 février 2019
J’ai trouvé long et peu intéressant. Les personnages sont perdus. Ça déborde la tristesse, les racunes, les trahisons et la luxure. Je ne le recommande pas. Ca ne donne pas envie de découvrir la vraie histoire
JohannePeacockeye
JohannePeacockeye

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mars 2019
Un film réussi sur les relations toxiques entre une reine confuse et capricieuse et ses deux favorites, la douce puis corrompue Abigail et l´autoritaire et reine de l´ombre Sara. Si on peut lui reprocher une durée assez longue et une fin un peu trop étirée sur ses plans, il reste remarquable dans la réalisation, le casting, le jeu d´acteurs et les décors.
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 février 2019
C’est une réussite totale. Un jeu de manipulation passionnant, une écriture scénaristique et des personnes très précis, un humour noir, des faux semblants, des trahisons, et un regard intelligent sur l’époque. La favorite est un chef d’œuvre incontestable. La bande originale est magnifique, et la technique imposante entre des plans serrés, des panoramas à 180 degrés très vifs, des caméras à grand angle, des plans incurvés, bombés, c’est splendide. Le rythme est endiablé et à part une légère baisse de régime sur le dernier quart c’est parfait.

https://www.facebook.com/la7emecritique/
Georges P.
Georges P.

95 abonnés 864 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2019
Un film assez étonnant qui réunit amour saphique et cruelle méchanceté. Le réalisateur grec Yorgos Lanthimos sublime des décors étonnants mais surtout, offre à trois actrices des rôles absolument aboutis. Si les effets de caméra sont parfois très visibles (trop ?) la mise en scène est en tout point remarquable.
Jean-Marc C.
Jean-Marc C.

6 abonnés 49 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 février 2019
Un film enlevé et surprenant , parfois trash mais ne cédant jamais à la vulgarité, des dialogues ciselés nous percutant sans cesse , un trio d'actrices hors pairs , une photographie superbe, cette Favorite sait à la fois manier le touchant aussi bien que le drôle..Certes le féroce et l'intrigue au féminin rodent , mais dans ces siècles reculés quelle autre arme pouvait avoir une femme pour s'imposer ? Bref une véritable pépite qui passe trop vite ! A voir absolument...Du cinéma intelligent comme on aimerait en voir plus souvent.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 janvier 2019
Changement totale de style pour Lanthimos. Le réalisateur nous présente son premier film cent pour cent britannique, sans aucune trace de ses origines helléniques. Son précédent film, Mise à mort du cerf sacré c'était également une production anglaise. Par contre, la tragédie grecque était présente tout au long du récit et elle prévalait sur la science à la fin. Également, The lobster non seulement comptait sur les deux muses du réalisateur: Ariane Labed et Angeliki Papoulia , sinon que le jeu d'acteurs, froid et sans changement de ton, était aussi plus proche du théâtre de l'antiquité que du cinéma.

La Grèce, donc, n'est pas présente dans The favourite. On parle d'un film d'époque, sertes, mais bien truffé d'humour noir. Malgré tout, la référence principale du film, en technique et en récit, ce n'est que le suprême Barry Lyndon. Emma Stone, fille d'une famille aristocrate tombée en disgrâce, arrive au palais royale pour demander un abri à sa cousine, femme de confiance de la reine. Une fois installée, elle essayera de s'approcher de la monarque pour récupérer son prestige. Son ambition rappelle au personnage de Kubrick. Pareil pour Lanthimos qui semble vouloir atteindre les niveaux sublimes de la technique du réalisateur, décédé il y a vingt ans. Il faut signaler que si le style de Lanthimos n'est pas présent dans The favourite, sa mise en scène, par contre, n'a fait qu'évoluer jusqu'à aujourd'hui.

The favourite a été tournée avec des objectifs fisheye. Ils focalisent sur les acteurs au centre du cadre. Au même temps, ces objectifs étirent les bords de l'image pour capter une infinité de détails: en intérieur, le soin des décors; en extérieur, le contraste de la lumière. Des plans fixés, des travellings, des mouvements de caméra sur un point... le résultat est toujours formidable. Par contre, au-delà du côté technique un souci pèse sur The favourite et, injustement, cela n'a rien à voir avec le film en lui-même.

Lanthimos faisait irruption dans le panorama européen il y a dix ans. Comment était-il possible pour un nouvel arrivé d'une industrie si modeste comme la grecque d'attirer l'attention des festivals? Grâce aux pitchs foudroyants qui mélangeaient la satyre avec la dystopie, la comédie avec l'horreur. C'était la naissance d'un jeune auteur qu'aujourd'hui a Hollywood à ses pieds avec son dernier film. Mais tout ce prestige est dû à l'auteur ou, par contre, à l'artisan derrière la caméra?

Est-ce qu'on trouve l'auteur dans The favourite? Si on cherche bien, oui, mais seulement dans deux scènes. La première, spoiler: une automutilation avec un livre qui rappelle à la fin de Canine, mais beaucoup moins violente et moins dérangeante
. La deuxième, une danse urbaine en plein bal royal. Une tradition dans la filmographie de Lanthimos, le moment de danse absurde qui coupe le ton du film et qui sert comme soulagement du grotesque. Deux scènes fidèles au style du réalisateur ne font pas un film personnel. Voici comment cette sensation de film de studio, ou pire encore, de film de commande, trouble un résultat impeccable qui pourrait être signé par n'importe quel réalisateur doué. Le cerveau nous dit que The favourite est un film magistral. Le cœur, par contre...

////// Encore plus de fautes et d'erreurs sur hommecinema.blogspot.fr
Sourd-titre
Sourd-titre

6 abonnés 10 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2019
D'entrée, de jeu, le film donne le ton : un décorticage quasi entomologique des mœurs de la cour anglaise du XVIIIème siècle, oscillant entre prestige et dépravation, le tout basé sur des prises de vue anamorphosiques et des mouvements dynamiques de caméra.
L'histoire tisse des liens entre la reine, Anne, chancelante, geignarde, saturnienne, souffrant de la goutte, et deux dames entremêlant jeux de pouvoir et de séduction, sur fond d'enjeux de politique internationale. formant un triangle saphique, réel ou feint. Les messieurs tournent autour, appâtés par l'apparat ou la chair ou les deux à la fois.
Le film établit un portrait certainement loin de la réalité historique mais délicieusement irrévérencieux, sans concessions et constellé de moments de drôlerie.
Les trois actrices excellent dans leur interprétation,, chacune à leur manière. Elles sont nominées à juste titre pour les Oscars.
Korbô D.
Korbô D.

16 abonnés 101 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 février 2019
Un film sublime, d’une grande élégance. 3 comédiennes à leur meilleur! Le tout servi par une mise en scène virtuose. Jeux de dupes, amours et trahison. On adore.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 janvier 2019
Le dernier Yórgos Lánthimos, The Favourite est un portrait visuellement somptueux,intelligent moralement repoussant et extrêmement drôle du pouvoir politique qui se concentre autour de la cupidité, du narcissisme et de la peur de ses participants.Ce drame délicieusement machiavélique n'offre pas d'horreurs comparables à celles de The Lobster ou de The Killing of a Sacred Deer, mais la misanthropie créative et la cruauté de l'orchestre sont tout aussi frappantes. C'est une pièce d'époque acerbe mettant en scène trois des meilleures performances féminines de l'année, notamment une Olivia Colman toujours brillante, n'a jamais semblé plus divine.Une bande-son baroque du XVIIIe siècle, des dialogues brillants et fragiles, trois performances féminines magistrales dignes des Oscars et un décor de la cour anglaise de la reine Anne, suffisent à faire de ce film un triomphe absolu !! Un chef d'oeuvre ! Lanthimos ne déçoit pas.

The Favourite : 10/10
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 décembre 2018
Yorgos Lanthimos était un réalisateur prometteur. Et il confirme ici avec panache et fracas. Ce grec avait surpris son monde avec ses premiers films aux scénarios complètement azimutés de « Canine », où une famille élève ses enfants complètement coupés du monde en leur inculquant des noms pour chaque chose complètement opposés à leur réelle dénomination, à l’excellent « The Lobster », où des célibataires sont envoyés dans un hôtel et doivent trouver l’âme sœur sous peine d’être transformés en animal (!). Mais, aussi étranges soient-ils, ses films ont un sens et s’avèrent maîtrisés de bout en bout. Seul son précédent, le pédant et soporifique « Mise à mort du cerf sacré », nous avait laissé sur le bas-côté. Ici, le cinéaste grec désormais le plus connu à l’international monte encore en gamme et en budget et s’assagit en apparence avec un film d’époque haute couture. Plus accessible que ces précédents (il adapte pour la première fois un scénario qui n’est pas de son cru), son relatif conformisme n’en est pas moins de façade tant cette oeuvre bouscule les conventions du film en costumes et se place instantanément comme son meilleur film.

Proche du chef-d’œuvre, « La Favorite » est un jeu de massacre méchamment déjanté où les joutes verbales et les scènes impertinentes s’enchaînent à un rythme effréné à tel point qu’on en redemande encore et encore. Loin, très loin du classique film d’époque, le réalisateur s’accapare une période de l’histoire anglaise et des personnages ayant réellement existé mais les broie à sa sauce, une mayonnaise absolument délicieuse faite de scènes incongrues, d’humour très noir voire loufoque (mais qui fait constamment mouche) et de propos osés et fortement féministes (les hommes en sont réduits à de simples figurants, hormis Nicholas Hoult plus pimpant… et féminin que jamais !). Il s’est entouré d’un trio d’actrices exceptionnelles pour un espèce de ménage à trois haut en couleurs dont on ne sait jamais vraiment s’il ressort du triangle amoureux lesbien ou d’une guerre de tranchées en corsets. Il serait d’ailleurs difficile de les départager tant elles excellent toutes les trois en (au choix) perfidie, malice, bêtise ou encore opportunisme. On connaissait déjà bien les qualités de Rachel Weisz (encore une fois royale) et Emma Stone (de mieux en mieux c’est dire…) mais c’est la moins connue Olivia Colman en reine malade et niaise qui emporte le morceau et les meilleures répliques. Si un prix d’interprétation commun existait aux Oscars, il faudrait le leur donner !

Mais outre une histoire qui se suit avec appétit comme une sitcom de cinéma d’auteur en accéléré de (très) haute qualité et une interprétation de haut vol, « La Favorite » se distingue également par une direction artistique très raffinée où les décors et les costumes sont tout aussi soignés que les dialogues. De plus, Lanthimos, pour ne pas faire comme tout le monde mais sans que cela soit un choix pour se faire remarquer, filme ses personnages avec des plans alambiqués qui semblent les enfermer dans une espèce de sérénade, d’univers clos aux coins excessivement arrondis. Comme si on les observait par le biais d’un œil de bœuf, ajoutant avec ce regard déformé un aspect formel singulièrement bizarre. Les mouvements de caméra suivent les personnages et le réalisateur évite au maximum les champs/contrechamps, ce qui nous immerge dans ce cirque royal d’une drôle de manière. Mais d’une manière qu’on adore. Le film pourrait être de mauvais goût mais il ne l’est jamais, son originalité nous draguant à la perfection sans jamais tomber dans l’excès. Dommage que la fin soit si abrupte et laissé à l’appréciation de chacun bien qu’elle soit lourde de sens. Mais c’est un peu la marque de fabrique du réalisateur grec. Dans tous les cas ce sont deux heures exquises à écouter comme à regarder, on ne voit pas le temps passer et c’est confectionné avec un soin maniaque. « La Favorite » est un morceau de cinéma d’orfèvre dont il serait dommage de se priver tant le plaisir est intense.

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Blog Be French
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48 abonnés 263 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 novembre 2018
Sans surprise, on retrouve ce qui fait le cinéma de Lanthimos : vulgarité, complaisance dans l’humiliation de ses personnages, effets stylistiques inutiles (le fish-eye pour essayer de nous faire croire que c'est révolutionnaire dans un film d'époque). C’est un peu le pétomane qui aimerait nous faire croire qu’il est Mozart... Mais n'a pas le talent de Stanley Kubrick ou Milos Forman qui veut !

Seules Emma Stone et Olivia Colman sauvent un petit peu la mise... Mais on se demande ce qu'elles sont venues faire dans cette galère !
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 octobre 2018
Après les déconcertants « The Lobster » et « Mise à Mort du Cerf Sacré », le cinéaste grec revient avec une nouvelle fable d’humour dérangeante. « La Favorite » est un film à costume qui se situe dans l’Angleterre du XVIIIème siècle. La reine Anne, OIivia Colman, a la santé fragile et délègue la gestion du pays à son amie Lady Sarah, Rachel Weisz. Un jour Abigail Hill, une nouvelle servante arrive, Emma Stone. Elle est alors prise sous l’aile de Lady Sarah pensant faire d’elle une alliée. Mais la servante voit une occasion de retrouver son titre de Lady et va dangereusement se rapprocher de la reine. Entre situations extrêmement loufoques et mise en scène anxiogène, le film ne nous emmène jamais dans la direction attendue. Il fallait pourtant se douter qu’avec Yórgos Lánthimos aux commandes, le film ne serait pas qu’une simple querelle de titres. Le cinéaste nous fait douter chaque minute sur la méfiance à avoir entre la manipulatrice ou la vipère. Est-ce l’amour et la vérité qui triomphe ou le mensonge et la fourberie ? Les actrices sont sidérantes tellement elles habitent leur personnage avec conviction. Les acteurs secondaires comme Nicolas Hoult apportent également une valeur à cette histoire imprévue, déroutante et jubilatoire.
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tony-76

1 152 abonnés 1 410 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 février 2019
Grand favori des Oscars 2019, The Favourite est la nouvelle proposition du cinéaste grec Yorgos Lanthimos qui se veut aussi particulière et inquiétante qu'ont été ses précédentes œuvres notamment avec le récent The Killing of a Sacred Deer. Lanthimos y exprime la même folie singulière mais celle-ci s'avère plus équilibrée ! The Favourite est un drame historique datant du XVIIIe siècle auquel une rivalité évidente va arriver entre une Lady et une nouvelle servante dans le but de gagner la confiance et, ainsi devenir la principale confidente de la Reine. La vengeance est souvent présente, ce qui rappelle le dernier film du réalisateur ! Derrière cette histoire se cache un jeu de perversion, des répliques salaces et des conflits haineux entre ces femmes fortes qui ne s'en laissent pas imposer. Elle est également brodé d'un humour noir assez provocant dont le public ne s'y attend guère ! La réalisation de Lanthimos en est certainement la principale qualité de ce long-métrage américano-irlando-britannique avec ces spectaculaires grands-angles, nous chavirant de scène en scène, tout comme sa trame sonore théâtrale qui est à la fois fascinante et troublante. Des décors somptueux, des costumes fidèles à l'époque et un langage aristocratique irréprochable nous font plongé au sein d'une ambiance poisseuse et insipide. Certaines séquences peuvent choquer ou nous faire rire bêtement spoiler: comme ces courses de canards, ces tirs de pigeon, jeter des fruits sur une personne nue (et souvent au ralenti)...
Ça appartient bien au style du cinéaste... ! Cela dit, plusieurs longueurs se veulent pénibles... On a un peu du mal à tenir face spoiler: aux discours et aux problématiques administratives et militaires
des personnages, pourtant tous bons ! C'est surtout grâce à un séduisant trio d'actrices (Olivia Colman, Emma Stone et Rachel Weisz) que The Favourite nous tient tout de même en haleine ! Les trois comédiennes bénéficient chacune de leur moment de gloire et offrent des performances solides (surtout Weisz à contre-emploi de The Lobster !) qu'il devient impossible de détourner son regard spoiler: de ces vipères qui s'empoisonnent progressivement...
Il y a aussi Nicholas Hoult en gentilhomme spoiler: qui s'efforce de tirer profit du pouvoir
dont jouissent certaines femmes du royaume, celui-ci endosse bien son rôle. En somme, The Favourite est un film historique très léché, assez fantastique et quelque peu déconcertant. Ça y est Yorgos Lanthimos est bel et bien connu à travers le monde grâce à sa Favorite (au vue de ses nominations pour les Oscars) !
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