La Favorite
Note moyenne
3,8
5878 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

419 critiques spectateurs

5
47 critiques
4
144 critiques
3
103 critiques
2
73 critiques
1
31 critiques
0
21 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
bobbyfun
bobbyfun

55 abonnés 1 313 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2020
Sans déplaisir on aime contempler ce combat tragicomique de vipères porté par un jeu d'actrices de haut volée.
moket

660 abonnés 4 677 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 février 2020
Intrigues et coups bas à la cour portés par d'excellentes actrices, Olivia Colman en tête. Seulement, le film est un peu trop nombriliste, se complaisant dans ses propres effets, multipliant les crises d'hystérie sans vraiment de liant.
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2020
Pour celles et ceux qui ont vu The Lobster ou Mise à Mort du Cerf Sacré, un constat s'impose : cet homme-là, Yorgos Lanthimos, n'est pas là pour rigoler. Du moins, jusqu'à ce que La Favorite retourne un peu la table.
Partant sur les bases d'une histoire réelle (la rivalité entre deux femmes à la cour pour avoir les faveurs de la reine Anne, au début du XVIII ème siècle), Lánthimos délivre son film le plus accessible tout en conservant la bizarrerie qui caractérise son cinéma.
Extrêmement satirique, La Favorite tire à boulets rouge sur l'aristocratie et asperge l'âme humaine de son acide. Incroyablement décomplexé, le long-métrage mêle composition picturale blafarde et tonalité libidineuse. À grand renfort de grands-angles, la caméra cloisonne ses personnages dans une prison où seuls le stupre et l'égoïsme trouvent leur place.
Ajoutez-y l'imagerie macabre entourant le seul protagoniste un tant soit peu empathique (Anne) notamment avec les lapins, et vous obtenez une œuvre singulièrement réussie. Lánthimos est une véritable mine d'or pour quiconque a envie de se réinventer (cf. Colin Farrell).
Il frappe très fort en offrant à Rachel Weizs et Emma Stone des rôles à l'opposé de ce à quoi les comédiennes nous ont habitué. Lady Sarah et Abigail jouissent d'une vilénie jubilatoire et/ou écœurante (notamment dans son dernier acte); les actrices fracassent joyeusement la bienséance à coups de dialogues au vitriol et de remarques paillardes.
Mention également de Nicolas Hoult, assez hilarant en jeune comte odieux et dépravé.
Comme je le notai plus haut, Lánthimos n'aime rien tant que subvertir les attentes. Cela se manifeste ici non seulement par l'apparence de sa fable grivoise, mais également avec le personnage de la reine Anne d'Angleterre, finalement le plus appréciable. Olivia Colman (fantastique) ajoute une couche tragique à La Favorite, la monarque étant accablée par la perte, le manque et la solitude. Une figure complexe mais très émouvante, à laquelle Colman confère une terrassante humanité.
À mes yeux, il s'agit du meilleur film de son auteur à ce jour. Incroyablement direct et cruel, simultanément drôle et poignant, il fait l'état des lieux du pouvoir, cette zone de chasse permanente. Film d'époque et pourtant intemporel, La Favorite est une diatribe sans âge, sans fard sans retenue.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 914 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2020
Ce film , même si la vérité historique est sans doute assez peu respectée, a le mérite de sortir de l'académisme habituel dans le genre. Il est le reflet d'une vision de cette époque, le début 18ème, par un oeil du 21 ème siècle, en particulier sur les gaudrioles qui devaient bien avoir lieu à l'époque. Quel que soit le sentiment qu'on peut avoir à la vision de ce film (certains spectateurs, très minoritaires, parlent de vulgarité), j'ai trouvé que, sur un plan purement cinématographique, on est en présence d'une oeuvre particulièrement léchée (reconstitution fabuleuse de l'époque, photo et prises de vue exceptionnelles, costumes absolument remarquables) . Ajouté à cela les performances des actrices, en particulier Olivia Colman absolument éblouissante dans le rôle de cette Reine un peu dégénérée, on a toute de même quelque chose se situant tout de même dans le haut du panier de la cinématographie actuelle. Ma critique irait plutôt sur le côté sexe un peu trop présent, et sur la bagarre entre les deux favorites un poil artificielle. Mais indubitablement à voir.
Elisabeth G.
Elisabeth G.

4 abonnés 4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 février 2020
Vaste fumisterie prétentieuse, bande son insupportable. Grosse déception, je déconseille vivement ce film outrancier et sinistre
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 février 2020
Le cinéma de Yórgos Lánthimos possède autant d’admirateurs que de détracteurs, ces derniers lui reprochant froideur et posture, ne voyant en lui qu’une habile bateleur qui utiliserait l’ironie et le cynisme comme diversion pour faire oublier la vacuité de ses créations. Un point, au moins, est exact : Lánthimos est un manipulateur dont le grand plaisir est de se jouer des codes cinématographiques, cette fois ceux du film en costumes d’époque, puisque ‘La favorite’ raconte la lutte sans merci, au début du XVIIIème siècle, entre la puissante duchesse de Malbourough et sa jeune cousine Abigail Hill pour gagner les faveurs de la reine Anne, dernière souveraine Stuart à la personnalité instable et puérile, rendue à moitié folle par le décès prématuré de ses dix sept enfants. Après le thriller sous-tendu par une logique de tragédie antique, le renversement est ici évident : l’attraction centraledu film, c’est ce triangle amoureux et belliqueux entre trois femmes de tête, tenaces, ambitieuses et dangereuses chacune à leur façon, incarnées par des actrices impeccables. Contrairement à l’image communément répandue, elles tirent les oiseaux, donnent des ordres qui ne souffrent aucune contestation, chevauchent à bride abattue et manoeuvrent sans pitié pour se glisser dans le lit de la reine, alors qu’autour d’elles, dans les alcôves et les petits salons, les hommes, poudrés et emperruqués, s’adonnent à des loisirs insignifiants. Ce duel pour le pouvoir occulte - qui contrôle Anne contrôle l’Angleterre - , qui se joue tout d’abord à fleurets mouchetés et à coup de petites phrases sibyllines, prend vite les allures d’une lutte à mort où tous les coups sont permis : comme souvent chez le réalisateur grec, on ne sait pas déterminer avec certitude où finit l’humour et où commence la cruauté. Il y a toujours de la pose - l’idée de filmer certaines scènes comme à travers une lentille grossissante compose un résultat visuel intéressant mais dont on ne comprend pas la finalité - et au bout d’un certain temps, ‘La favorite’ se cantonne à relancer la machine à coups-bas de manière un peu vaine encore et encore, plus intéressé par la rumeur et le pamphlet que par l’exactitude historique. Pourtant, en observant l’histoire par le petit bout de la lorgnette, en ne rechignant ni à l’humour ni à la trivialité, et en choisissant un sujet qui lui permet de montrer que les grandes évolutions ou les grandes erreurs de l’histoire ont souvent une origine très prosaïque, Lánthimos vient presque de donner une seconde jeunesse à l’oeuvre patrimoniale, l’un des genres cinématographiques les plus poussiéreux et les plus difficiles à apprécier quand on n’a guère d’affinités avec l’histoire.
pleasant
pleasant

9 abonnés 51 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 janvier 2020
De très bons acteurs (Emma Stone, toujours aussi magnétique !), de très beaux costumes, des décors à couper le souffle, un thème prometteur (la rivalité entre 2 favorites à la cour d'Angleterre), une musique assez inspirée (extraite ou dérivée des œuvres baroques des 17 et 18e), rien à dire sur les ingrédients. Le gros problème, c'est le cuistot. Yorgos Lanthimos échoue totalement à insuffler la moindre densité à l'intrigue, on suit tout cela sans vraiment s'investir émotionnellement. Quand il cherche à rendre une scène intense, Lanthimos fait un plan fixe de visage pendant 30 secondes, une minute… c'est très long, et rien ne vient. Ensuite, il a eu l'idée détestable de tout filmer au grand angle: les horizons sont courbes, les contours des pièces sont exagérément arrondis et quand la caméra bouge, ces déformations mouvantes donnent le tournis. Bref, une très, très mauvaise idée. Et un beau gâchis, finalement.
Romain K
Romain K

47 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2020
La favorite est une oeuvre profondément féministe et moderne .Dans l'ère me too les femmes ont le pouvoir dans une époque où justement elles ne l'avaient pas .Le trio d'actrices est dingue ce film est déjà culte à mes yeux.
Lanthimos est sans doute l'un des plus talentueux metteur en scène de ces dernières années tout simplement.
lewis
lewis

10 abonnés 50 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2020
The Favorite est film d’intrigue a la cour d’Angleterre qui se focalise plus précisément sur un duel a la mort entre deux femmes. Les femmes y sont à l’honneur puisque les trois premiers rôles leur sont attribués, et surtout excellemment joués par les trois actrices, chacune dans son style.
De superbes décors et costumes permettent de se plonger facilement dans l’époque même si le réalisateur s’autorise de temps à autre une liberté de ton et de style en décalage avec l’époque, mais ce qui permet d’éviter les lourdeurs que l’on voit souvent dans les films du genre. La qualité de l’image et de la mise en scène font le reste pour boucler ce film original et très réussi.
Isabelle E.C.
Isabelle E.C.

83 abonnés 340 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 janvier 2020
Excellent film, dont l'interprétation des 3 actrices est parfaite.
La grandeur et la décadence, la soumission et la domination y sont parfaitement illustrées.
Très belle reconstitution de l'époque, des costumes qui n'empêchent pas le côté contemporain du propos.
ferdinand75

723 abonnés 4 463 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 décembre 2019
Une période historique revisitée , de manière un peu parodique et créative. Cette reine lesbienne , très malade, manipulée dirige cette Angleterre de manière indirecte. beaucoup d'excès, du lyrisme, un peu de fantsmagorie. Une mise en scène brillante, et une trio d'actrices au Top. Un oscar de la meilleure actrice entièrement mérité.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 décembre 2019
Costumes et décors somptueux et surtout interprétation brillante, le film m'a tout de même déçu car même si la mise en scène est audacieuse avec ses visions en extrêmes courtes focales qui donne comme un malaise ambiant, le film comporte beaucoup trop de longueurs et au final ne raconte pas grand chose...
Nadia T
Nadia T

6 abonnés 502 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2019
Quel beau film ! Prenant ! On ne lâche pas l'écran du début à la fin. Et quel jeux d'acteurs ! Quelle justesse... Emma stone est juste incroyable ! Un must dans les films historique... Qui plus est une histoire vraie. Je recommande ! Non moment de cinema!
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 20 novembre 2019
Pour les fans de ce réalisateur découvert dans son précédent film, une mise à mort du cerf sacré tel décrit, arrêtons-nous là, de son style non particulier, qu'est qu'il fait aussi froid que l’hiver.
16eme, 17ème, 18ème, 19eme, tant de siècle passé ne change rien aux histoires d’aristocrates et de nobles qui s’intriguent entre eux ou s’autodétruisent jusqu’à la bonne idée marrante d'accéder au pouvoir royal dans l'histoire d'Angleterre.

Un objet d’ambition politique manipulable qui varia selon le monarque, il y a eu un défilé de rois et des reines anglaises, l’une des plus bêtes choisies avec sa maladie d’opulence, pour régner sur le pays en proie face à la diplomatie.
Le match Angleterre-France fait partie du sport de fiction, le tir de pistolet aux oiseaux attire foule à ce jeu, le ridicule ne tuera point.

Ce furent les courtisans profiteurs hommes ou femmes LGBT cachés au passé et révélés ici présent avec d’autres histoires de coucherie, leurs passes temps favoris en ces temps peu éclairés par la bougie.
Les liaisons sont dangereuses, surpassées, lointaines, plus de censure hypocrite sous couvert morale religieuse dans la vulgarisation, le temps de l'évolution, à ce qui paraîtrait normal aujourd'hui.

Un cinéma qui parle de l’histoire britannique par Barry Lyndon, c'est passionnant, une production financière américaine, du flou en regardant à travers la vitre filmée et une législature mise en scène.
C'est formidable en 2019, j'approuve totalement du coup pub venu de la traversée de l'Atlantique pour une validation approuvée, un pied-de-biche aux rieurs virtuels, au sens de l'observation innée, merci de vous enregistrés, souriez bien dans ce monde virtuose, attention y'a des lois derrière l'écran de contrôle.

La bande son musicale est sèche pour tambouriner autant que ça finalement, l’abondance de lapins clôture tout ce boucan cinématographique.
fandedvd
fandedvd

2 abonnés 57 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 octobre 2019
2 étoiles pour les actrices, les décors, les costumes. Le fond de l'histoire, lui, est terriblement sombre, pessimiste, aigri, malsain. Et finalement n'apporte rien à tout ce qu'on connaît déjà de la vie à la cour, des intrigues, des bassesses, des trahisons... Des répliques crues, malvenues, pourquoi, pour faire moderne ? Et surtout, ne croyez pas ceux qui écrivent que c'est drôle ni jubilatoire ! A éviter.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse