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Milouh
5 critiques
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5,0
Publiée le 5 octobre 2016
Une immersion totale une tension qui ne vous lâche pas un casting impeccable avec une mention spéciale pour Sofian Khammes (le convoi) remarquable de justesse et de sensibilité.
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3,5
Publiée le 9 février 2017
Karim Dridi ne révolutionne rien autant sur le fond que sur la forme avec ce énième film qui prend comme décors la banlieue, sa violence ainsi que ses différents trafics, mais il est parvenu à faire un film accrocheur. L'une des bonnes choses est de ne pas avoir fait un film uniquement sur cette enquête sur le meurtre du frère de Sofiane, car même si cela sert plus ou moins de fil rouge à l'histoire cela n'aurait jamais tenu la distance s'il n'y avait que ça tellement l'intrigue est prévisible à ce niveau. Le réalisateur ne glorifie rien et dresse un portrait réaliste de ce milieu, on y voit toute la violence et les dangers qui entourent ces jeunes. Il montre aussi comment certains policiers tentent de profiter de leur pouvoir et également l'hypocrisie de certaines familles qui râlent, mais qui sont bien contentes d'avoir l'argent de la drogue. Le film est avant tout un drame avec tous les codes du thriller ce qui le rend captivant et divertissant même si tout n'est pas très bien ficelé. Au final, c'est un très bon film qui gagne peu à peu en intensité et qui est avant tout réaliste et crédible grâce à son cadre et surtout ses acteurs.
Un film très bien réalisé, les acteurs sont tout simplement vrais. Enfin une vision non biaisée de la réalité des caïds de la drogue.En un seul mot sublime!
Immersion totale et inédite dans les quartiers nord de Marseille, CHOUF vous prend aux tripes avec sa brochette d'acteurs plus vrais que nature. Du cinéma français engagé qui interroge notre société, servi par une mise en scène brillante, un direction d'acteurs à son paroxysme et une trompette qui apporte un souffle lyrique. À ne pas rater !
Vu en avant-première à Bordeaux en présence de Karim Dridi, le 30 septembre dernier, ce troisième volet d’une trilogie marseillaise après « Bye-Bye », sorti en 1995 et « Khamsa », sorti en 2008, « Chouf » marque un retour en force de Karim Dridi. Sofiane - Sofian Khammes, très convainquant - la vingtaine est étudiant à Lyon et se retrouve chez ses parents à Marseille. L’aîné, lui, est un caïd local, habitant toujours avec sa famille et la soutenant financièrement, même si sa mère rechigne à recevoir de l’argent de lui, de même que son père qui lui reproche ses « zig-zags ». « Chouf », venant de « regarde » en arabe, est le nom des guetteurs dans les opérations de drogue, très bien rémunérés, et le film nous fait découvrir cet univers. Si Sofiane a un parcours tout tracé, le destin en décide autrement. Il se retrouve pris dans une spirale infernale de violence, alors qu’il pouvait sortir d’un certain déterminisme, mais que faire pour lui quand « la marche arrière est cassée ». Karim Dridi, avec une grande force, nous montre la cité phocéenne, d’une manière assez inusitée dans le cinéma français, sans manichéisme, jouant avec l’inventivité du langage de ces jeunes délinquants, un argot « tranquille » marseillais très inventif, dans une société qui ne présente que peu d’espoirs. Entre western et tragédie grecque, le film est remarquable dans la tension, il transcende le côté documentaire de jeunes voyous adeptes de kalachnikovs, sans porter de jugements sur ses personnages. C’était passionnant, lors de l'avant-première, de voir ce réalisateur très en verve défendre son film, se réjouissant de voir des spectateurs venant de tous milieux se retrouver à la vision de son film. « Chouf » portant bien son titre nous fait regarder notre société autrement, un constat implacable mais pas totalement désespéré. Le film, bien qu’aidé par Rachid Bouchareb, fut difficile à financer, Karim Dridi, s’étant installé à Marseille avec se famille, pour mieux s’ancrer dans sa réalité, a vu son tournage repoussé plusieurs fois. Ironie du sort, « Khamsa » est très populaire là-bas via You tube, ce qui a permis une meilleure acceptation de tournage dans des quartiers sensibles. Il en a profité pour travailler avec ses jeunes interprètes en faisant des ateliers. Ils sont tous remarquables de présence, - Foued Nabba, Oussama Abdul Aal, Zine Darar, Tony Fourmann – ce dernier déjà présent dans « Khamsa » -. On retrouvera aussi le fidèle Simon Abkarian, Slimane Dazi et Christian Mazzuchini. Le film très rythmé, allie parfaitement le constat social et le thriller efficace, un regard que l'on aimerait trouver plus souvent dans le cinéma français, nous confortant sur le renouvellement constant de son réalisateur.
Rien que le titre cela m'attirais pas trop. Mais quand je l'ai vu je suis énormément déçu je m'attendais vraiment à mieux. Pour moi c'était limite un documentaire qu'on vois assez régulièrement dans 90 minutes Enquêtes ou soit "Crimes" énormément déçu.
Ce film est d'une réalité surprenante. L'histoire nous tient en haleine jusqu'à la fin. Une belle leçon, une chef d'oeuvre qui est à regarder absolument.
Un scénario qui vous plonge immédiatement dans une certaine réalité marseillaise (mention spéciale à l'accent de Pagnol version banlieue qui devient un acteur à part entière du film). L'aspect "petit banditisme" voulant devenir grand, et flics ripoux tellement crédibles malheureusement, me semble totalement réaliste, et sur ce point la fiction rejoint parfaitement la réalité. Jeu d'acteurs excellent et une noirceur sans concession...
Un film bouleversant et innatendu, une oeuvre sincère, touchante qui laisse sans mots. Le message que véhicule ce chef d'oeuvre est préventif puisque dénonçant la réalité des quartiers nord de marseille mais aussi dans tous les quartiers de France. Dans ce film on comprend que, chacun des choix faits, a une répercussion directe sur l'avenir et qu'il est important d'y réfléchir longuement avant une prise de décision. Choisir de fuir n'est absolument pas signe de lâcheté mais de courage... C'est une décision qu'il faut savoir envisager. Ce film en est la preuve.
Présenté en Séance Spéciale, Chouf est l’un des choix les plus surprenants de Cannes 2016. Au cœur de la banlieue marseillaise, un groupe gouverne sur un quartier avec leurs propres lois. Le vocabulaire vulgaire et brut reflète pourtant dans la cohérence. Chaque individu a son étiquette, comme dans n’importe quelle mafia. Les trafics de drogues, les armes et la violence sont les maîtres mots pour faire fortune. Chouf nous apporte un nouveau regard sur la cité et on découvre certaines magouilles familiales pour rendre lucratif le malhonnête commerce. Malheureusement, le jeu des acteurs n’évite pas la caricature et on devient alors outré par cette médiocrité. De plus, le sujet peine à démarrer et une fois dans l’action, on sent que nous aussi, nous nous sommes faits dupés à croire que Chouf avait un semblant de matière grise. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Un film qui m'a rappelé ma jeunesse. Tant pour la nostalgie de mes années 90 que pour rappeler que « lorsque la marche arrière est cassée », il n'y a toujours plus de retour possible. Constat sombre et presque intemporel...
Immersion complète au coeur d'une cité avec sa hiérarchie, ses codes, son organisation et sa violence. PLV : le vivre derrière son écran est plus facile