Pas trop attiré au départ mais je n’en ai entendu que du bien. Finalement, j’ai bien fait car j’ai adoré. C’est noir, glauque, très violent, mais aussi très drôle et plein d’émotion. Un cocktail détonant mené de main de maitre par un jeune réalisateur italien, Gabriele Mainetti (à suivre avec attention), qui détourne ici les codes du film de super-héros et donne un coup de fraicheur au genre. Une mise en scène nerveuse et précise, un scénario, certes sans surprise, mais intelligent et carré, sans oublier une interprétation sans faille. Peu de défaut, en résumé, pour ce film qui a raflé sept David Di Donatello, les César italiens, dont trois pour ses acteurs principaux. Techniquement, c’est superbe et avec un minimum d’effets spéciaux. Sur fond de crise sociale, de camora et de drame personnel, On l’appelle Jeeg Robot séduit d’emblée et devient jubilatoire. Voilà donc un premier long métrage qui ne se prend pas au sérieux, mais ne nous prend pas pour des imbéciles non plus. Aussi revigorant que sombre et touchant, une belle surprise qui nous fait passer un excellent moment. Batman, Superman et autres héros en collants ont trouvé leur maitre et il s’appelle Jeeg Robot !
Ce film est une bombe supra atomique géniale que je qualifie sans aucun recul de chef-d'œuvre. La bande-annonce ne disait pas tout ce qui s'est réellement déroulé pendant les 2 heures de film, ça change et la surprise fut de taille. Autant de profondeur émotionnelle, autant d'humanité, de crasse et de beauté, la précarité, la normalité filmés avec simplicité et une poésie saisissante. Une énorme claque dans la face, j'en suis sorti KO sur civière avec 3 semaines d'arrêt de travail. Peut-être le film à voir à ce moment de ma vie… L'évolution psychologique d'un homme pour qui la vie n'a plus que la saveur d'un yaourt à la vanille est portée magistralement par le phénoménal Claudio Santamaria. Son visage est expressif à hauteur de sa foi en la vie. Il est beau de n'être plus que cela, désenchanté. Sa voisine, fragilisée par une vie qu'on perçoit douloureuse, est incarnée par une époustouflante et pétillante Luca Marinelli à qui je donnerai Oscar, Ours, Lion et Palme. Premier film pour elle, donc extrêmement bien dirigée. Les mêmes récompenses au réalisateur. Pour le reste, que du bonheur avec un gitan déjanté, cruel et majestueux qui joue dangereusement à côté d'une Camorra Napolitaine bien saisie. C'est violent. L'arrachage du distributeur de billets vu dans la BA arrive à point nommé dans le film, énorme pied ! Des scènes magnifiques où l'amour, le vrai, le vécu, le vivable, le cru, l'enviable, le palpable et le détestable est dévoilé sans chichi. C'est beau ! Le réalisateur Gabriele Mainetti connait les humains, ses travers surtout. Les regards, les échanges des hommes forts sont forts et profonds, la testostérone vous remplit les narines. Que du bon et du vrai, du rital pur jus, pas du Tarantino. Ce film se dévore avec frénésie et remet le cinéma italien à l'honneur, avec en prime la musique qu'il fallait. J'aimerais vraiment le revoir…
Première réalisation de Gabriele Maiteni, « On l’appelle Jeeg Robot » est une agréable surprise, nous proposant un film fantastique rempli d’ambition. La construction scénaristique n’est évidemment pas le gros point fort, avec un rythme assez lent et une seconde partie beaucoup trop courte. En revanche, le contenu est très intéressant, privilégiant le relationnel au spectaculaire. La direction artistique est honorable, tout le casting ! Un bel espoir pour le cinéma italien ! Retrouvez la critique entière sur : mediashowbydk.com !
Film plaisant qui mérite d être vu par les amateurs de supermechants, action.
Le film fonctionne bien. Les traits de caractères sont trop outrés mais cela ne dérange pas du tout. Enzo est délicieusement naïf, les histoires annexes qui densifient le film sont bien (les mules, l asile, les chiens, le portable qui reste blanc finalement, les crèmes, ...). Le film n a pour prétention que de nous amuser et nous distraire un temps, il le fait très bien.
Lorsque le cinéma italien se lance dans la production de films super-héroïques, on appelle ça "Jeeg Robot". Si le film de Gabriele MAINETTI manque clairement d'enjeux dramaturgiques, celui-ci brille par la prestance de ses personnages. On s'attache aussi bien aux gentils qu'au méchant Fabio. Le réalisateur tente de dépoussiérer le genre avec brio. Sa mise en scène tient correctement la route. Il y a du rythme et de l'action. On ne s'ennuie pas devant cette fable sur le thème de la rédemption.
Film qui démarre très bien mais ensuite on a le droit à quelques longueurs et c'est dommage. ILS auraint du écourter un peu sans doute pour en faire un film parfait. Les acteurs sont plutôt bons. Et l'actrice magnifique.
Un film de super-héros italien jouissif, consistant et innovateur qui met à terre l'ensemble des productions Marvel de ces dernières années. Un pur film de genre qui raconte une histoire forte, sensible et touchante. A la fois, film de genre, de gangster, de super-héros et d'amour, le réalisateur mélange les genres et offre une œuvre profondément humaine, poignante et divertissante.
La structure du récit et la construction de la narration sont parfaites, les codes sont utilisés de manière brillante et le réalisateur nous prend à revers à chaque fois qu'on ne s'y attend pas. En peignant des personnages touchants et incarnés de manière subtils, le réalisateur peint une italie en déliquescence qui tente de se frayer un chemin pour s'extirper de sa condition.
Compte tenu de son faible budget, le film offre tout de même des situations et des scènes très intéressantes voires épiques. Claudio Santamaria est parfait dans le rôle du gentil qui suscite autant l'adhésion que la répulsion. Le méchant interprété par Luca Marinelli est charismatique, grandiloquent et travaillé. Une grande réussite ! Enfin Ilenia Pasorelli offre une prestation complexe et bouleversante.
Bref, le prototype du petit film de super-héros qui renouvelle un genre ultra codé tout simplement en construisant un vrai récit dans un environnement italien très bien mise en valeur à travers une vraie thématique au sens profond. On l'appelle Jeeg Robot est une énorme réussite.
Le mythe du super-héros a toujours fait rêver les foules. A une époque où mondialisation et internationalisation des échanges culturels sont de mises, un être doué de pouvoirs incroyables et défendant la veuve et l'orphelin, ça fait forcément rêver. Mais a côté des Avengers et autre Homme de fer, il existe une sorte de contre-culture évoquant la figure du super-héros dans ce qu'elle a de plus intimiste. "Incassable" bien sûr mais aussi "Kick-Ass" d'une certaine manière, sont des oeuvres qui ont fait le choix de porter aux nues leurs protagonistes pour explorer la part humaine de ces personnages incroyables. "On l'appelle Jeeg Robot", qui a la particularité d'être un film italien mais aussi une première pour le réalisateur Gabriele Mainetti, s'intéresse au destin d'Enzo, petit malfrat propulsé méga-criminel du jour au lendemain après avoir fait trempette avec des produits toxiques. Départ classique pour un film qui a le mérite d'explorer de façon originale les notions de bien et de mal. Ici, Enzo est le reflet d'une société portée par la peur et le désespoir dans une Rome minée par les attentats et tenue d'une main de fer par les familles mafieuses. Au milieu de toute cette violence, Alessia, jeune dingo transposant son univers à travers le prisme d'un manga japonais, fait figure d'innocence incarnée et va croiser la route d'Enzo. Entre consommation excessive de crèmes vanilles et visionnages compulsifs de pornos, le héros de cette histoire est constamment en équilibre entre perversité et pureté enfantine. Car ce n'est pas la force qui sauvera la ville de Rome mais bien une espèce de retour aux choses simples que sont l'imagination et l'amour dénué d'arrières pensées. Mainetti nous dépeint un monde baignant dans la perversion, à l'image de son méchant outrancier, et s'écarte en cela des enjeux habituels du film de super-héros où méchant veut détruire Terre et héros doit sauver tout le monde. Ici, c'est la lutte de l'âme qui est au centre de cette histoire et le film place ses enjeux dramatiques dans un contexte beaucoup plus réaliste et humain que les grosses écuries Marvel. L'ensemble est vraiment bien foutu et, malgré une fin qui se laisse rattraper par les archétypes du genre, il est intéressant de voir à quel point Mainetti a réussi le parfait dosage entre exploration des caractères et pur film de genre. On attend la suite de la carrière du bonhomme avec impatience.
Présenté comme un film de super-héros, Jeeg Robot est surtout un drame sordide qui vient dépoussiérer le genre et qui ressuscite par la même occasion le cinéma populaire italien qui semblait assoupi ces dernières années. Certes, l’histoire reprend des thèmes classiques avec son héros doté de pouvoirs à cause de fûts chimiques, avec son méchant mégalo qui veut faire sauter une bombe en plein Rome. Toutefois, le traitement de l’intrigue n’a rien de banal puisque le cinéaste prend son temps pour filmer la Rome des bas quartiers, avec ses taudis, ses mafieux minables et sa population délaissée et sans avenir. Le personnage principal est lui-même un marginal qui reprendra goût très progressivement à la vie. En gros, le ton n’est pas à la gaudriole et le film est loin des divertissements américains. On note des excès de violence et même du gore à l’occasion. Toutefois, le rythme est parfois languissant et le temps paraît parfois long dans ce film de deux heures un peu trop étirées. Le montage, en étant resserré aurait pu être bien plus percutant.
Film de super-héros au titre improbable, cette petite trouvaille italienne puise sa source dans l'originalité la plus totale, au moins pour le genre en tout cas. Dès les premières minutes c'est un petit vent de fraîcheur qui s'abat sur le spectateur avec un esprit décalé et un anti-héros qui s'avère rapidement attachant. Néanmoins , sur la longueur, l'ensemble a sérieusement tendance à s'étioler. La drame prend une place peut être un petit trop importante et le temps se fait parfois bien long. Certaines scènes n'apportent pas grand chose non plus et d'autres apparaissent quelque peu gênantes, d'autant que les acteurs ne sont pas tous à la hauteur, par ailleurs le personnage féminin du métrage n'apporte pas grand chose et pour finir, bon nombre d'incohérences viennent plomber un peu l'ambiance. A côté de ça, les effets spéciaux sont intéressants et on trouve une multitude de bonnes idées à la mise en scène, sans oublier son petit lot d'effets gores. L'essai est louable et relativement convaincant mais ça manque de punch au final et le manque de budget ressort clairement à certains moments, à voir une fois au moins pour l'aspect décalé et l'acteur principal qui tient bien la barre.
Très beau film. Les images sont belles, la caractérisation des personnages profonde. Émotion, violence, folie on en frissonne :) Il nous touche a différent degrés, je recommande Jeeg Robot les yeux fermés.
Jeeg Robot tente de décaler les codes stéréotypés du film de super héros. Pour autant, à part un changement dans la dimension spatiale, rien de bien surprenant n'apparaît. Les personnages lorgnent vers la caricature, l'histoire aurait gagné à être d'avantage concise, et les scènes d'action, tres réussies, ne sont pas assez présentes. Finalement On l'appelle Jeeg Robot est une série B un peu amusante, mais vite ennuyeuse.
Très bon film, réalisé, interprété comme un manga, convaicant et très bien réussi. Avec notament un super casting (de très bon acteurs jouent dans ce film) , sinon les personnages de l'histoire sont à la fois originales et attachants. film assez long ce qui est un .