Il y a deux films dans "Hostile". Deux intrigues séparées par une apocalypse. D'un côté, on est face à un drame romantique et de l'autre à de la post-apo horrifique. Le principal problème vient justement du fait que les deux se mélangent très mal. Pire, ces flashbacks intensifs viennent casser la dynamique de ce long métrage et notamment l'ambiance normalement angoissante des passages futuristes. Rien ne prend si ce n'est ce sentiment d'ennui qui apparait rapidement. Quant au twist final que plusieurs spectateurs ont apprécié, je n'ai pu m'empêcher de sourire face à son ridicule.
Un film de genre intéressant de la part de Mathieu Turi qui a la bonne, ou la mauvaise, idée de scinder son métrage en deux partie voire deux univers totalement différents mais qui prendront sens sur la fin. La partie est post-apo est aussi sobre que bonne avec un visuel intéressant et une tension palpable. La partie romance est forcément moins palpitante mais demeure intéressante puisque l'histoire en elle-même sort quelque peu des sentiers battus. Le mix des deux peut surprendre, pourtant ça matche plutôt bien et la scène finale est tout de même bien pensée tandis que les comédiens assurent pas mal. On aurait aimé une partie post-apo plus étendue et plus fouillée mais Turi rend tout de même un bon boulot et l'ensemble apparaît maîtrisé, une bonne surprise pour ma part.
Je m'attendais vraiment a un film nul. Puis finalement il en devient presque poétique. Au début, on a un peu de mal avec les nombreux flashback, mais tout est bien construit pour nous donner cette fin surprenante mais malheureusement peu crédible. Les acteurs sont à ma grande surprise bon ainsi que la réalisation. A voir si vous aimez les 8 clos en mode post apocalypse avec un soupçon de romantisme et de "monstre chelou".
Premier long métrage de Mathieu Turi qui démontrait déjà un certain talent pour la mise en scène et la direction d'acteurs. Malgré quelques invraisemblances scénaristiques, le film va droit au but sans s'encombrer d'explications qui auraient pourtant largement trouvé leur place (le film ne dure que 1h20) et auraient sans doute permis de créer plus d'empathie pour les personnages : aucune information sur les causes et les conséquences de ce monde post-apocalyptique et sur les raisons de la mutation génétique des humains, par exemple. Raisons qui sont pourtant indispensables pour donner du poids à un twist final qui manque du coup cruellement de crédibilité, même si on le voit arriver à des kilomètres. La romance entre Grégory Fitoussi (l'inoubliable procureur de la série "Engrenages") et Brittany Ashworth n'est quant à elle pas suffisamment exposée dans les flash-back, participant à ce manque de crédibilité de l'ensemble. En bref, une histoire qui pâtit de certaines lacunes scénaristiques, qui se regarde tout de même sans déplaisir, mais qui sera vite oubliée.
Et bien pour moi ce fut une belle découverte. Hostile est un premier film très prometteur, très bien mis en scène avec une magnifique photo. Le début du film et sa mise en place même s’ils sont très influencés par Mad Max m’ont bluffé et m’ont impliqué d’entrée. Alors oui c’est loin d’être parfait, il y a quelques facilités d’écriture et au niveau des flashbacks l’histoire entre Juliette et Jack est assez malsaine. Mais malgré cela j’ai plutôt aimé ce film et je suis curieux de la suite pour ce réalisateur.
C’est par le conflit que l’on sonne la charge, quitte à prendre le risque fou de voir s’écrouler le monde une seconde fois. Mathieu Turi est à l’image de son premier long-métrage, qui a conscient de ce qu’il est et qui nécessite de poser ses repères afin de retrouver sa route. Son expérience sur quelques blockbusters hollywoodiens le ramène pourtant à un nouveau point de départ, où il finit par croiser ses deux premiers courts-métrages, par instinct et par curiosité, sans doute. Son cinéma sonne avant tout comme expérimental à ce stade, bien que l’on ait conscience des pistes cahoteuses qu’il emprunte. Et il serait vain d’assimiler les deux temporalités présentées à deux films distincts, tout comme il serait présomptueux de ranger cette forme hybride dans le panier de l’horreur trop facilement.
Du western à la science-fiction et de la romance au drame, ce ne sont que des échantillons qui entretiennent le mouvement dans une structure qui n’intensifie pas pour rien ses flashbacks. Juliette (Brittany Ashworth) en a cruellement besoin. Cette guerrière, qui semble avoir toujours vagabondé sur une route déserte, reconnaîtra ses débuts difficiles dans la misère d’un New York obscur. Et c'est à la superposition de ses souvenirs que son présent prendra sens, que sa lutte pour la survie lui laisse de l’espoir pour renaître aux côtés de ses fantômes. Mais dans l’immédiat, c’est une personne affamée qui entre dans une demeure qui n’est pas la sienne et qui préfère constamment les détours, comme si toute forme de communications lui semblerait toxique et agressive. Ce que le richissime Jack (Grégory Fitoussi) vient lui proposer, c’est pourtant une séance d’observation, au chevet d’une peinture de Francis Bacon sur la beauté à travers la laideur. On se marche un peu sur les pieds avec une citation qui s’étire davantage sur la boutade que sur le premier degré de son illustration. D’une certaine manière, cette partie-là sonde la quintessence de son « Broken », mais ne parvient jamais à atteindre sa justesse ou sa sensibilité.
Le film ne gâche pourtant pas trop son temps, mais il se précipite parfois dans des couloirs trop restrictifs, afin de laisser les plus grandes émotions fleurir après leur éclosion. Si le jeu du chat et la souris s’avère efficace au contact d’un monstre humanoïde, interprété par Javier Botet dont le costume de synthèse continue de le mener à la fortune, nous tournons trop rapidement la page avant que l’anxiété n’arrive à son apogée. Cela se confirme un peu plus dans ce qui manque d’être injecté dans cette balade mentale, où la détermination ne suffit plus. Turi ne cache donc pas son envie de laisser le lyrisme s’investir, mais sa timidité lui entrave bien des envolées, bien des péripéties, que ce soit dans le monde d’avant ou celui d’après. Le drame romantique n’a pas à bouder dans son coin et captive par bien des clichés, mais on le surmonte peu à peu pour se rapprocher de la fracture physique et mentale d’une Julie tourmentée et en manque de confiance en soi. Les intentions sont des plus généreuses et des plus chaleureuses, pourvus qu’elles puissent saisir l’instant, dès lors que l’on décide de regarder vers l’avant ou l’arrière.
Finalement, « Hostile » n’est certainement pas un mauvais film, mais plutôt une mauvaise appréciation de genres qui se répondent plus qu’ils ne cherchent à se marier. L’exercice est délicat, mais le réalisateur français peut profiter de cette audace pour développer les va-et-vient, qui donne parfois l’impression d’avoir oublié qu’on y a laissé une héroïne blessée dans sa voiture ou dans sa forteresse de solitude aux côtés de son amant. Nous y croyons à un moment donné à cette ascension ou à ce soutien qui la guette, mais qui arrive un poil trop tard pour qu’une fabuleuse histoire d’une vie nous invite à partager cette mélancolie. Ce qui témoigne d’une inégalité narrative, scénaristique et d’acting dans son ensemble rassure malgré tout pour la suite, à l’image de son précédent court, qui nous a laissés sur notre faim, aux portes d’une délivrance que Turi ouvrira un jour.
Film franco-belge, mais où est passé l’humour belge ha ha Ceci dit, le début semblant bien se passer avec des retours en arrière, on se demande où cela va nous mener Hélas, la continuité me laisse dubitative, pas assez d’explications sur tout, on reste à l’instar de bien des films sur notre faim
Un film de genre farnçais encore plombé par du blabla existentialiste! C'est vraiment le mal français de vouloir à tout prix donner un sens à ce qui ne pourrait être que du divertissemnt. Passé ce constat, il faut avouer que le réalisateur s'en sort plutôt bien et que le film reste agréable à suivre même s'il n'est pas foncièrement haletant. Visiblement, pour un premier film Turi prouve qu'il sait manier une caméra et mettre en scène. Il faudra suivre ses prochaines productions.
Hostile s'articule comme un semi huis-clôt, en extérieur, ce qui le rend intéressant de prime abord. Mais malgré certaines scènes angoissantes (spoiler: quand le monstre attrape a femme par dessus ), je lui reproche comme pour "Burried" de manquer d'intrigue et de se laisser aller au tartinage visuel.
Franco-Belge, cet courte aventure horrifique ne s'avère être qu'un 8 clos, ce qui limite gravement le champ d'action du film, puis avec les trop nombreux passages montrant l'avant catastrophe planétaire, le film prend très largement l'aspect d'une romance qui part à la dérive totale. Globalement rien d'excellent dans ce film mais je n'peux pas donner ma mention toute spéciale à Brittany Ashworth qui, pendant les passages d'avant et bien sûr d'après cataclysme, aura livrée une magistrale performance, une interprétation en V.O. puisque le film n'était pas en V.F. que j'ai juste adoré toute en fluidité. Sa prestation dans le 4X4 était certes très lente et banale mais très bonne. Pour conclure, son face à face avec cette créature non humaine en toute fin de film fut, d'une mise en scène et d'un jeu sublime, pour des prises impeccable.
Pas terrible du tout, Dans le positif l'actrice principale est plutôt douée, et la scène finale est pas mal, mais à part ça... il y a une histoire assez intéressante à suivre mais elle n''est pas très captivante. Les créatures sont très mal faites