J'étais vraiment curieux de voir cette nouvelle adaptation cinématographique du roman présenté comme autobiographique d'Henri Charrière après le bijou de 1973 et son duo étincelant Steve McQueen / Dustin Hoffman. Les deux héros tirent ici leur épingle du jeu (Charlie Hunnam et Rami Malek) et l'histoire est fidèle à celle que l'on connait, rien à redire là-dessus. Mais même si techniquement le film tient la route, on est loin de retrouver l'émotion et l'intensité dramatique de la version des années 70. La réalisation est presque trop sage, c'est dommage. A voir tout de même pour replonger dans cette incroyable aventure humaine de cet homme accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis. --> Site CINEMADOURG <--
Henri Charrière dit Papillon a été condamné pour un meurtre qu'il a toujours nié aux travaux forcés à perpétuité en 1931. Déporté en 1933 en Guyane, il réussit à s'évader en 1944. Ses mémoires, publiées en 1969, sont un best-seller. Elles sont portées à l'écran en 1973 avec Steve MacQueen dans le rôle de Papillon et Dustin Hoffman dans celui Louis Delga, son camarade d'infortune.
Pourquoi diable avoir fait le remake du film culte de Franklin J. Schaffner ? Qui ne l'a pas déjà vu à l'occasion de l'une de ses innombrables rediffusions télévisuelles ? Qui ne se souvient pas des yeux bleus de Steve McQueen qui incarnait si bien la révolte contre l'erreur judiciaire - au même endroit où quarante ans plus tôt le capitaine Dreyfus avait été lui aussi injustement déporté - et la soif inextinguible de liberté ?
"Papillon" 2018 est une pâle copie du "Papillon" 1973. Plutôt que de s'en écarter, Michael Noer, un réalisateur danois auteur de deux films coups de poing "R" et "Northwest", dont il y a fort à craindre qu'il soit allé perdre son âme à Hollywood, se contente de le décalquer. Les deux acteurs, Charlie Hunman (le héros de "Sons of Anarchy") et Rami Malek, semblent moins avoir été choisis pour leur talent que pour leur ressemblance avec Steve McQueen et Dustin Hoffman.
Particulièrement horripilante pour l'auditoire français est l'américanisation des héros et des décors. Le film commence par une calamiteuse reconstitution en carton-pâte du Paris de l'entre-deux-guerres qui tire plus vers "Moulin rouge" que vers "Quai des brumes". Tous les héros, supposément français, y parlent un anglais parfait. Ensuite, c'est la déportation en Guyane, filmée dans les décors naturels de la Croatie et du Monténégro... Ceci étant dit, le film de 1973 avait été filmé à Hawaï et à la Jamaïque.
Le seul intérêt de ce film : nous donner envie de (re)revoir le chef d'œuvre de Franklin J. Schaffner.
Ce film raconte une histoire vraie qui s'est passée dans les années 30 concernant un monsieur accusé à tort de meurtre, envoyé au bagne et qui a réussi au bout de quelques années à s'en échapper. Un livre a été écrit par ce monsieur. C'est vraiment terrible et bouleversant. Le film est parfait et les deux acteurs principaux sont formidables. La première moitié du film est dure et éprouvante quand même.
L’un des meilleurs films de l’année 2018 sans hésitation. Quelle claque. N’ayant pas vu la première version, je découvre l’histoire avec ce long-métrage porté par Charlie Hunman et Rami Malek qui nous livre une performance incroyable tout au long au film. L’OST donne une profondeur au scène qui ne vous laissera pas de marbre. Je vous recommande énormément ce film
Nouvelle adaptation du roman de Henri Charrière qui, il faut le préciser, est en réalité un best-seller dans lequel l'auteur s'approprie des expériences d'autres co-détenus. Dès les premières minutes du film on sait que les promesses ne seront pas tenues. Le réalisateur fait fi du caractère un peu mytho de Charrière et en fait de surcroit une sorte d'Arsène Lupin des faubourgs. Bref, des détails qui peuvent avoir leur importance et surtout prouve que Michael Noer, sous couvert de véracité historique, s'autorise pourtant quelques écarts qui ne semblent pas pourtant essentiels à son récit. Dans le genre le réalisateur signe un film efficace et bien fait mais terriblement classique. Un bon film donc, divertissant et touchant mais qui est loin de valoir la version de Schaffner. Site : Selenie
Film avec quelques longueurs et qui n’est pas très clair voire incohérent sur certains passages. Rami Malik est excellent et Charlie et lui arrivent à nous vendre la relation des deux protagonistes.
bon film d'aventure sans prétention j'avoue que le scénario a quelques lacunes, et qu'à mon gout les personnages ne sont pas assez développés mais j'ai passé un bon moment de divertissement, on se laisse porter par l'histoire inspirée de faits réels Je recommande!!
J'ai beaucoup aimé la puissance des emotions dans les scenes sans dialogue qui soulignent la detresse et la déshumanisation du pagne avec pudeur. Les acteurs Charlie Hunnam et Rami Malek m'ont permis de me plonger dans cette version de Papillon, de la resentir sans être parasitée par l'exellence de Steve MacQueen et de Dustin Hoffman dans la version de 1973. Je le conseille vivement.
Cette nouvelle mouture de « Papillon » après celle avec Steve McQueen & Dustin Hoffmann, est tout à fait honorable. Elle s’écarte plus ou moins de l’autobiographie d’Henri Charrière mais donne quand même une vague idée de ce qu’a pu être sa vie au bagne. Le film est réussi, c’est une belle et cruelle épopée. Maintenant, qu’on ne s’y trompe pas, tout cela reste une fiction. Papillon était bel et bien un petit malfrat de la pègre parisienne des années folles, et non l’homme héroïque, sympathique, sans aucun défaut ni aucune faiblesse, dépeint dans le film.
un film au final assez ennuyeux sauvé par la richesse du décor. Concernant les comédiens ce n’est pas non plus tout à fait ça légèrement à côté de l’ambiance insufflé par le scénario. Traitement narratif long avec peu de profondeur.
Il ne faut pas se mentir, sans être d’une durée excessive (un peu moins de deux heures) le long-métrage nous a pourtant paru bien long. On aurait tendance à pointer du doigt le réalisateur Michael Noer qui rend une copie bien sage sans chercher à personnifier le récit. Les événements s’enchaînent sans qu’on se sente impliqué émotionnellement, la caméra traitant, hors quelques exceptions, le tout avec une certaine froideur. Quant au duo composé de Charlie Hunnam et Rami Malek, ils jouent systématiquement la même partition depuis Sons of Anarchy (Hunnam) et Mr Robot (Malek).
Michael Noer prend un soin particulier à décrire l’univers de l’île, les conditions extrêmes de détention et la violence de l’endroit. Les prisonniers étaient maltraités psychologiquement et physiquement. Les premières scènes décrivent l’arrivée des prisonniers, leur façon d’appréhender la prison, de comprendre les conditions de vie (de survie). Avec aussi la rencontre de Papillon et de Louis dega un homme plus fragile, convoité pour son argent par les autres prisonniers. L’argent étant un des seuls moyens de survie et/ou de maintien en vie. uis ensuite le film se concentre sur le personnage de Papillon et ses périodes d’isolement entrecoupées par ses tentatives d’évasion. Quelques scènes auraient pu être raccourcies.
Par contre, le réalisateur le fait au détriment des personnages. On ne sait rien de leur état psychologique. On imagine qu’ils doivent souffrir psychologiquement mais rien ne transparait. On nous décrit les souffrances physiques, les punitions affligées. Par contre, on ne compatit à aucun moment. Reste l’admiration pour le personnage (réel) d’ Henri Charrière face à sa détermination et son courage pour sortir de cet enfer.
Quant au casting, Charlie Hunnam prend la relève de Steve McQueen et ce n’est pas chose facile. Même si avec un homme comme Henri Charrière, l’interprète a peut-être un peu moins d’importance. Quoiqu’il en soit Charlie Hunnam (au physique parfait) ne déclenche aucune empathie, ses expressions étant limitées. Rami Malek joue Dega. Il est meilleur. Il joue parfaitement ce personnage fragile, un peu lunaire
Le film est intense. Le réalisateur arrive à transmettre la noirceur et la violence du lieu. Le destin d’Henri Charrière est impressionnant. Sa détermination et son courage sont admirables
Ceux qui n’ont pas vu le film de 73, c’est encore mieux on évite la comparaison.
Parmi les plus puissants et poignants longs métrages sur le thème de la prison, il y a le chef d'oeuvre culte "Papillon" de 1973 que je place personnellement au-dessus de films comme "La ligne verte" ou "Midnight express" et proposer une nouvelle adaptation du roman autobiographique d'Henri Charrière relève du pari audacieux mais risqué. Si la comparaison avec la version de Franklin Schaffner est bien sûr inévitable, cette mouture du méconnu réalisateur danois Michael Noer est très loin d'être mauvaise, plutôt agréable à suivre, impeccablement rythmée malgré quelques petites longueurs. Une mise en scène qui demeure très académique. Un ensemble qui vaut avant tout pour ces thématiques autour de l'enfermement, de l'indomptabilité, de l'amitié entre prisonniers et pour ce superbe face-à-face entre deux excellentes valeurs montantes du cinéma contemporain, Charlie Hunnam et sa gestuelle si facilement reconnaissable et Rami Malek, que j'ai découvert il y a seulement quelques jours dans "Bohemian Rhapsody", qui livrent tous deux une excellents prestation même s'ils n'ont pas le charisme des monstres sacrés que sont Steve McQueen et Dustin Hoffman. Entièrement satisfaisant.