Baccalauréat
Note moyenne
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Dominique V.
Dominique V.

17 abonnés 227 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2016
Un film toujours en mouvement, très condensé sur quelques jours, brillant dans sa mise en scène et son interprétation, filmé au plus près des personnages et de leurs problématiques.
Mais aussi un film très sombre et désespéré sur la Roumanie d'aujourd'hui et ses habitants si... "serviables".
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 058 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2017
L'engrenage dans lequel se trouve pris un homme qui veut à toutes forces permettre à sa fille de quitter la Roumanie pour faire de hautes études en Angleterre, afin d'y mener une vie différente de la sienne, est décrit avec une grande finesse psychologique. Il n'y a pas de bons et de méchants dans ce film, sauf peut-être le proviseur hypocrite, mais des femmes et des hommes qui cherchent à s'en tirer dans un pays pauvre en proie à la corruption. Le film souffre néanmoins de quelques faiblesses, par exemple il se disperse un peu avec quelques scènes inutiles qui n'ajoutent rien et ne trouvent pas d'explication. Le propos est aussi un peu naïf. Un homme ayant vécu dans un pays occidental saurait que la corruption n'est pas l'apanage de la Roumanie et qu'il n'existe pas de pays "normaux". Il y a seulement des pays plus riches que d'autres, où la corruption prend d'autres formes et où il existe un peu plus d'espace pour se tenir à l'écart des combines, du moins pour une partie de la population. En dépit de cette idéologie naïve et de son final moraliste, Baccalaureat est néanmoins un excellent film qui émeut et tient en haleine.
PaulGe G
PaulGe G

124 abonnés 607 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 janvier 2017
la mise en scene résolument statique (palme à Cannes) est l' atout majeur de ce film qui nous transporte dans le monde de l'après dictature roumaine qui essaye de s'en sortir mais qui reste accroché a ses démons. les dialogues d'une grande simplicité sont sincères et poignants , l'action mené de bout en bout par un comédien génial , une histoire d'aujourd'hui , un film bouleversant et pourtant plein d'espoir qui airait mérité la palme d'or
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 1 janvier 2018
Ah ces films issus de l’Europe de l’Est… J’en frissonne encore de déprime ! Ne m’y fais vraiment pas. « Baccalauréat » est avant tout le combat d’un père qui veut le meilleur pour sa fille. Il veut qu’elle aille étudier dans une grande université britannique. Il veut qu’elle réussisse sa vie loin de la Roumanie, son pays. Il veut que sa fille n’évolue pas dans une société corrompue ; il invite sa fille à s’ouvrir vers d’autres horizons. Il veut, il veut, il veut… Pour ça, sa fille doit avoir 18/20 au baccalauréat. Ce devrait être une formalité puisqu’elle travaille très bien. Seulement, un accident vient enrayer la machine dessinée, conçue par le papa. Un accident qui remet aussi en question les perspectives toutes tracées d’avenir de sa fille. A l’accident s’ajoutent, un jeune homme qu’elle aime et l’idée déplaisante de s’en séparer ; la découverte d’un père qui a une relation extra conjugale et un langage qu’il n’avait pas l’habitude de tenir comme « compromission », comme « petits arrangements ». Un choc pour sa fille. Son père semble prêt à tout pour qu’elle obtienne la fameuse note passeport pour l’Angleterre. Elle qui a été élevée loin de ces mentalités qui gangrènent le pays. Son père et sa mère ont vécu à l’étranger, sont revenus après la chute du communisme le coeur plein d’espoir, des rêves de changements de société empreints de justice et d’honnêteté. La désillusion est totale pour eux et pour leur génération. Voilà pourquoi son père lui a écrit un scénario qu’elle doit jouer. Désillusion aussi pour elle. Cristian Mungiu nous dit que la Roumanie est corrompue, elle décide des choix de son peuple. Quid du comportement du père ? Le père décide des choix de sa fille. Le père est soudainement à l’image du pays : corrompu. N’entraîne-t-il pas par voie de conséquence sa fille, Eliza, à l’être aussi en acceptant l’idée et en participant discrètement afin que des examinateurs favorisent sa note ?! Acceptera-t-elle le deal ? Acceptera-t-elle de fuir son pays comme le veut son père ? « Baccalauréat » joue sur l’ambiguïté, sur l’ironie du sort, sur les scrupules, sur la fragilité des certitudes. Moi qui suis hermétique aux films de l’Europe de l’Est, je dois avouer, et ce pour la deuxième fois avec Cristian Mungiu, être agréablement surpris. A aucun moment je n’ai trouvé le film long et bavard. I Aucun dialogue ne m’a paru futile. Je préfère qu’il soit bavard que de subir des plans infiniment longs et figés. Les acteurs jouent leur partition avec sincérité, à suivre évidemment en V.O. Maintenant, que l'on soit bien d'accord : ça reste un film déprimant !
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2016
Eliza fait la fierté de Romeo, son père. Elle se prépare à quitter la Roumanie pour aller suivre des études supérieures à Londres. Mais à la veille de passer le baccalauréat, elle est victime d’une agression. Si elle ne se présente pas à son examen, si elle n’y obtient pas de notes suffisantes, ce sont tous ses espoirs et ceux de son père qui s’effondrent. Une solution existe toutefois. Mais elle suppose que Romeo et Eliza fassent taire leurs scrupules.

Depuis une dizaine d’années, les réalisateurs roumains dressent de leur pays un tableau sinistre. Cristian Mungiu est le plus célèbre grâce à la notoriété que lui a conférée sa Palme d’or cannoise pour « 4 mois, 3 semaines, 2 jours » sans doute l’un des films les plus bouleversants de ces dix dernières années. Mais il n’est pas le seul. Rien qu’en 2016, on a vu « Illégitime » de Adien Sitaru ou « Sieranevada » de Cristi Puiu. Le premier est un coup de cœur, le second un coup de gueule ; mais l’un comme l’autre sont remarquables par leur âpreté. Il y a un article à écrire sur la Roumanie au prisme de son cinéma où il faudrait évoquer aussi l’image que donne de la Roumanie des réalisateurs étrangers telle que l’Allemande Maren Ade, la réalisatrice de Toni Erdman.

Cristian Mungiu réalise son troisième film en dix ans seulement. On y retrouve les mêmes qualités que dans « 4 mois… ». Une critique au scalpel de la société roumaine. Mais une critique jamais simpliste. Rarement aura été décrit avec autant de finesse le processus par lequel des relations de corruption se nouent. Il suffit d’une vie dure, de règles administratives obscures et idiotes… et d’une solidarité un peu trop envahissante. « J’ai besoin d’un petit service que tu as la gentillesse de me rendre et pour lequel je te serai ultérieurement redevable ». Rien de plus. Rien de moins aussi. Car tout se paie comme Romeo en fera la douloureuse expérience.

Le film le décrit pris au piège de ses petites compromissions. Il a peut-être le défaut de le laisser au milieu du gué, sans dénouer tous les fils de l’intrigue qu’il a tissés. L’aurait-il fait, il aurait encouru la critique d’être trop didactique. Ne le blâmons pas pour cela.
I'm A Rocket Man

390 abonnés 3 775 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 janvier 2019
Film qui part plutôt bien mais qui s'essouffle assez vite et ne parvient pas à passionner pendant deux heures. Les acteurs sont pourtant bons, le rythme est convenable (pour un film roumain je dis toujours) mais 2h c'est long et la fin nous laisse un brin pantois et ne nous livre pas toutes les réponses aux questions que l'on se pose. Dommage car ce film avait un vrai potentiel !
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 décembre 2016
Un papa poule qui souhaite le meilleur pour sa fille, quoi de plus normal ? Prêt à tout pour que sa chaire trouve une vie paisible dans une Europe occidentale idéalisée. Pas tant de frontières séparent la France de la Roumanie, mais Cristian Mungiu nous montre qu'il y a bien un monde entre. Le chemin de croix de ce papa super protecteur en dit long sur le climat qu'il pèse sur un tel pays. Je retiendrai une scène marquante, celle d'un père qui dit je t'aime à sa fille, la remerciant d'être ce qu'elle est et lui faisant comprendre que jusqu'ici, elle a encore les cartes en main. C'est un très beau portrait d'homme, homme du 21ème siècle qui se bat encore pour une liberté. Le cinéaste roumain ne cesse de montrer du doigt un état laborieux d'un pays qui survit. Moins démonstratif que le Sieranevada de Cristi Puiu sortie cet été, il est la locomotive d'un cinéma qui a faim de s'exprimer.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 décembre 2018
« Baccalauréat » du roumain Cristian Mungiu est un dilemme cornélien en ce sens que le père, homme honnête et ayant eu en son temps de fortes convictions politiques, doit choisir entre le maintien de son statut de chirurgien chef d’un hôpital et la nécessité d’égratigner son honneur et son intégrité pour « faciliter » les résultats du baccalauréat de sa fille, brillante élève mais agressée dans la rue la veille de l’examen et blessée à la main droite, alors qu’elle doit avoir absolument une mention très honorable pour pouvoir obtenir une bourse et aller faire ses études universitaires hors de la Roumaine et ainsi accéder à un autre mode de vie … que ses parents !
Le statut du père tombe bien en ce sens qu’il est « notable », ami (de lycée ?) avec un chef de la police … et qu’il a ainsi un accès trop facile aux pièces concernant l’agression de sa fille et qu’il « connaît » les gens qui peuvent intervenir.
L’opposition père – fille (en phase d’émancipation) est parfait bien rendue mais pour ma part je regrette le rôle effacé de la mère et l’absence de réelles discussions au sein de la famille sur le dilemme : « tricher ou non ?» ; tricher vis-à-vis de soi pour tricher au bac ?
Un film qui traduit le système roumain avec ses passe droits, ses dessous de table … et inversement l’amour / espérance de ce père pour un devenir meilleur pour sa fille.
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2023
Le sujet est épineux, l’approche est loin de toute attente, et c’est réussi.

Cristian Mungiu fait preuve de maîtrise et de justesse avec un scénario béton et des comédiens exceptionnels. La gestion du rythme est impressionnante, notamment par rapport à la mise en scène caractéristique de Mungiu : peu de mouvements, des plans longs voire séquences et précisément composés, des instants de vides.

Son meilleur film finalement.

"On voit la paille dans l’œil du voisin mais pas la poutre dans le sien."
DarkAkuma02
DarkAkuma02

61 abonnés 506 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 décembre 2016
En Roumanie, la fille d'un médecin se fait agresser la veille du premier jour des épreuves du baccalauréat. Son père s'inquiète des conséquences sur cet examen lourd d'enjeux, une bourse étant destinée à sa fille pour étudier en Angleterre en fonction de ses résultats.
J'ai trouvé ce film captivant car l'histoire a réussi à maintenir mon attention. Toutefois, j'estime qu'il est un petit peu frustrants car divers éléments demeurent sans réponse, notamment spoiler: les raisons des différentes incivilités dont est victime le médecin ou ce qui est relatif à l'individu ayant agressé sa fille, restant sans conclusion
. Concernant les thématiques abordées, le récit démontre principalement le regard pessimiste que peuvent avoir certains citoyens sur la vie et leur avenir en Roumanie ainsi que l'influence que peuvent avoir les relations dans cette société avec une corruption qui paraît omniprésente.
momo M.
momo M.

50 abonnés 284 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2016
moins fort que "4 moins 3 semaines 2 jours", ce film de Mungiu continue de nous parler de la Roumanie. Mais l'action se passe de nos jours et le système reste pourri par la compromission. Ce brave père de famille, va se livrer à des tas de magouilles afin que sa fille obtienne le Bac avec une note suffisante pour obtenir une bourse qui lui permettra de quitter le pays et de vivre en Angleterre. Ce rêve d'une Angleterre idéalisée est celui du père et non de la fille. Ce père surprotecteur persuadé que sa fille ne pourra pas se débrouiller dans un pays comme la Roumanie où chacun doit se livrer à des compromissions pour s'en sortir. Le scénario est bien construit et le film s'il ne nous transporte pas dans l'émotion n'est jamais ennuyeux
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 janvier 2017
Il y a beaucoup de portes d’entrée dans ce film qui parle de l’éducation parentale à travers la responsabilité que peuvent prendre les adultes pour l’avenir de leurs enfants. Un thème universel rapporté ici dans le climat social de l’après communisme roumain. L’ère Ceausescu n’a pas été digérée. Ce qui ressert le propos du réalisateur arc bouté sur son idée d’indépendance (sociale, économique, culturelle…) liée à une liberté encore timide que les générations de l’après Ceausescu n’ont pas su établir. Roméo, le papa héros de ce récit en est l’illustration parfaite, et assumée par un homme qui ne veut pas voir sa fille pâtir de ses échecs. Il fera tout, honnêtement et sincèrement pour lui permettre d’accéder à une autre vie jusqu’au jour où les circonstances le placeront devant les réalités de son monde fait de compromissions et de corruption. A la culpabilité individuelle d’un homme se joint celle de tout un peuple dont l’assistance à personne en danger demeure encore inexistante.Le réalisateur voit dans la jeunesse de son pays le seul exutoire à son désespoir. Le très beau sourire de Maria-Victoria Dragus, la jeune héroïne accompagne la fin de ce très grand film, social et politique, mais aussi film noir digne d’un beau film policier. Du bel ouvrage ….
Pour en savoir plus
David B.
David B.

54 abonnés 592 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 avril 2017
Les valeurs sont ce qu'il y a de plus précieux. Les oublier, les perdre et tout faut le camp. Une belle illustration mais bien trop lente et longue...
Roger O.
Roger O.

15 abonnés 37 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2017
En Roumanie, la pratique du tiers-temps (1/3 de temps supplémentaire par rapport à celui imparti à tous pour l'épreuve) accordé aux candidat(e)s au bac présentant un handicap physique permanent ou momentané n'existe pas. La jeune Eliza a été agressée la veille de l'examen et, blessée, il lui est impossible d'écrire à la vitesse qui lui permettrait de terminer son devoir correctement. Or, elle a absolument besoin de son bac pour obtenir une bourse d'études dans de prestigieuses universités anglaises où elle a été admise grâce à ses excellents résultats au lycée. Comment décrocher son bac avec une moyenne supérieure à 18/20 alors que l'on est dans l'incapacité accidentelle de rendre une copie réellement satisfaisante?
Voilà l'enjeu du dernier film de Cristian Mungiu, le réalisateur de 4 mois, 3 semaines et 2 jours et d' Au-delà des collines: Romeo, le père d'Eliza, va tout faire pour permettre à sa fille d'obtenir ce précieux passeport qui permettrait de quitter un pays dans lequel il avait, un moment, placé tous ses espoirs mais où ne règne plus maintenant qu'une corruption généralisée, banalisée.
La famille vit dans un pauvre appartement d'une cité sordide où, pour des raisons obscures, les vitres des fenêtres sont régulièrement brisées. En veut-on à ce médecin et pourquoi? Lui semble persuadé qu'il est suivi, menacé.
Le policier auprès de qui Romeo va porter plainte à propos de l'agression de sa fille lui conseille de s'adresser à un personnage influent qui a besoin d'un rein : le médecin pourrait sans doute placer son dossier au-dessus de la pile des candidats à la greffe. Au cours de ses démarches, Romeo va rencontrer le responsable du centre d'examen qui se propose de désanonymer par un signe la copie d'Eliza afin que le correcteur la repère et la surévalue. 
Toutes ces opérations apparaissent aux yeux des protagonistes comme des services rendus, des gestes de bienveillance auxquels on répond par d'autres gestes de bienveillance. Nulle volonté de nuire; au contraire, le désir de faire plaisir en échange d'un cadeau à venir ou déjà offert.  Un rein contre une bonne note.
Il faut ajouter que Romeo a une maîtresse, que celle-ci a un enfant mutique, qu'un des personnages transvase d'un bocal à l'autre les billes qui représentent les jours vécus et ceux qui lui restent à vivre, que le père soupçonne un moment le petit ami de sa fille d'avoir assisté à l'agression d'Eliza et de ne pas avoir réagi, qu'un chien est heurté par une voiture, etc, etc. A un moment, on a l'impression que la barque est un peu trop chargée et que la volonté de démonstration finit par se retourner contre le désir de peindre une humanité engluée dans une société pourrie. Sans mettre en doute l'authenticité des faits décrits, on peut éprouver un certain ennui à voir s'accumuler sur les personnages une telle somme de malheurs. La mise en scène, récompensée à Cannes, accentue l'impression d'étouffement désespéré, par une suite de longs plans séquences où les acteurs sont systématiquement filmés de profil. Il est alors difficile de s'intéresser vraiment à des personnages dont on ne capte pas le regard.
Restent des questions intéressantes: quand s'arrête la volonté d'être solidaire de son prochain et quand débute la corruption? où se situe la frontière entre la manipulation acceptable entre êtres humains et le délit? Eliza n'a-t-elle pas fini par obtenir du temps supplémentaire en pleurant devant son examinateur?
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2016
C’est un film à la thématique très riche, abordant des questions tout aussi bien universelles que particulières à la Roumanie d’aujourd’hui. Le tout est filmé, raconté avec finesse et très dialogué, joué avec réalisme. Si pour obtenir quelque chose, la corruption semble régner en Roumanie, la liberté d’expression n’est elle pas abolie et Cristian Mungiu en use avec intelligence et sans jugement.

Il montre une partie de la complexité dont relève la vie (et ses rêves déçus) en Roumanie depuis la chute de Ceaucescu, à travers une histoire à portée plus large : celle de parents dont le couple chavire, rêvant une vie meilleure que la leur pour leur fille.

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