Les deux actrices (la blonde Bruni.... Tedeschi, et la brune Micaela Ramazzotti) ont l'une et l'autre beaucoup de talent : la première, le confirmant pour moi, que je connais bien, comme la seconde, que je découvrais. Le titre est emballant ("La Pazza Gioia" - assez mollement traduit en "Folles de joie", voulant mettre l'accent sur le duo). Mais c'est vraiment tout ce que l'on peut verser au crédit de ce film de Paolo Virzi. Avais vu de lui "Tutti i santi giorni" (déjà "traduit" de manière bâclée - en "Tous les jours que Dieu fait") - plutôt pas mal, et "Capitale umano" ("Les Opportunistes" - très construit, et plutôt emballant). Mais là où, sur une trame convenue dans le premier (les heurs et malheurs d'un couple en mal d'enfant), le (co)scénariste/réalisateur réussissait une "rom com" atypique, fourmillant de petits détails bien venus, parce que non attendus, le même ne fait que piétiner ici, en dépit (paradoxe !) d'un habillage frénétique (voire carrément hystérisé) dans un "road movie" sans surprise(s) sur les "péripéties" (dignes du plus banal des téléfilms), et sans style original pour amener lesdites... Ces "folles" promettaient donc beaucoup à l'exposition, mais s'enlisent bien vite dans les développements. Côté imagination, une bonne idée de départ eut d'ailleurs été de confier le rôle de la grande bourgeoise en rupture de ban à Micaela Ramazzotti, et celui de la "fille de mauvaise vie" (avec, bien entendu, un gamin perdu en route) à la grande bourgeoise turinoise VBT (dont la propre mère, Marisa Borini, incarne une nouvelle fois sa génitrice à l'écran).... La critique sociale visée aurait eu, assurément, plus de force..