Procédé assez intéressant - vraies scènes avec acteurs tournées - puis ensuite travaillées en animation !! On s'y fait très vite, et convient tout à fait au peintre illustre et à sa manière toute particulière de peindre !! C'est étonnamment vivant et les contrastes de lumières excellents !! J'ai beaucoup apprécié les scènes d'Auvers / Oise (certains savent pourquoi ?!*) Texte un peu trop monocorde sauf quand il s'agit de Marguerite (Gachet) ou Adeline (Ravoux). J'ai par contre moins aimé cette pseudo enquête policière qui n'en est pas une !!! Suicide ou assassinat ? Je tombe un peu de l'armoire... Pourquoi avoir voulu mêler ces inepties et laisser aux amateurs, la beauté de l’œuvre initiale à travers cette agréable fresque techniquement parlant !! **
Il faut souligner l'esthétisme de ce film entièrement peint à la main (une première) qui retrace en 1891 la quête de vérité d'Armand Roulin sur le suicide à 37 ans de ce génie incompris de son époque. Même si l'intrigue n'est pas des plus passionnantes, on ne peut qu'être émerveillé au gré de toutes ces toiles de l'artiste qui parsèment ce film d'animation. Un projet un peu fou qui au final donne un résultat plus qu'agréable et l'envie de redécouvrir les toiles du hollandais tourmenté.
D'abord, la qualité propre du scénario . . . ce n'est pas vraiment le but recherché ici. Ce film est par instants, superbe de beauté, quoi que parfois aussi un peu criard, au niveau de certains décors ou paysages où les animations sont par trop appuyées, à mon sens même superflues. Très bel hommage au Peintre, à sa peinture et à cet amour fraternel qui unissait Vincent & Théo. Manque tout de même quelques toiles essentielles de la période Arles puis St Rémy-de-Provence, qui pouvaient elles aussi servir le propos (le Pont de Langlois - Oliviers avec Ciel Jaune & Soleil ou évidemment ses Tournesols.....). Les flash-backs Noir & Blanc font quant à eux irrésistiblement penser à la technique de "Rotoscopie" (utilisée sur "A Scanner Darkly"). Bref, un film à ne surtout pas rater pour les amoureux de Vincent Van GOGH.
Je suis allé voir ce film un peu par hasard sans vraiment savoir à quoi je m'attendais. Je fus admirablement bien surpris car c'est très beau. LA réalisation est très sobre, le dessin par dessus les acteurs donne une image unis=que qui nous plonge complètement dans l'histoire de cet homme qui recherche le frère de Van Gogh. C'est comme un voyage initiatique où le héros superpose sa recherche du peintre sur sa propre histoire. On apprend plein de choses sur les derniers jours de la vie de Van Gogh. Ce film a été fait en 8 ans je crois avec des recherches méticuleuse et surtout 40 techniciens travaillant d'arrache-pied sur cette technique très pointu du dessin sur un film. Vraiment je conseille fortement !!!
Bravo au travail des artistes qui se sont démenés pour nous rendre un film en visuel d’une rare qualité. Par cette idée géniale de faire revivre les toiles de Van Gogh par le truchement de l’animation relève non seulement d’une idée de génie innovatrice mais qui à pu être réalisée grâce au fabuleux talent de nombreux artistes ayant repeint chaque image dans le style de Van Gogh.
L’inconvénient est que tout comme les tableaux de l’artiste, cette profusion de couleurs fatigue l’oeil. Contrairement à une visite dans un Musée ou l’on peut par intermittence regarder ailleurs, le spectateur dans la salle, lui, ne peut en faire autant, sans risquer de perdre une scène. J’avoue donc avoir été gênée par la vivacité des couleurs. Mais de belles images ne peuvent pallier à la pauvreté du scénario. Beaucoup trop de longueurs et de dialogues soporifique.
Relevons toutefois que l’idée de départ est loin d’être mauvaise. Armand Rolin, se livre à une enquête personnelle au fur et à mesure de ses rencontres. Par ce biais, le spectateur est amené lui même a mieux connaitre le Maitre, ses fréquentations, ses états d’âme et par extension on comprend mieux son oeuvre. . L*enquête ouvre une perspective sur le décès de Vincent Van Gogh et sur le rôle équivoque du docteur .. Hélas, la pauvreté soporifique des dialogues fait que l’on a du mal à rester l’oeil ouvert. Une petite parenthèse aussi, puisque le film se déroule en France, même si les dialogues de la VO sont en anglais, il me semble que l’on n’écrivait pas encore ”open” sur la porte des bars ou des boutiques..
La Passion Van Gogh est une oeuvre titanesque et magnifique qui aurait cependant mérité un scénario moins sombre et plus captivant. Le film se destine avant tout aux admirateurs du travail de Van Gogh qui s’amuseront à reconnaître les 125 toiles reproduites plus ou moins intégralement ici. Ceux qui connaissent moins ne seront peut être pas aussi sensible à cette histoire qui aurait méritée d’être traitée de manière plus légère pour séduire les néophytes mais aussi un public plus jeune. Le gros problème du film est cependant son doublage français qui gâche la prestation d’un casting plein d’excellents acteurs dont on pourra pas juger le travail faute de pouvoir les entendre. [lire la critique complete sur freakingeek.com]
Pas évident d'accrocher aux dessins pour ma part. Le scénario suit une enquête sur la mort-suicide de Van Gogh à travers un personnage que j'ai trouvé personnellement ennuyeux. L'enquête est longue, trop longue. Les dialogue sont linéaires, bateaux... Bref, j'ai perdu mon temps.
Évocation des derniers jours de la vie de Van Gogh, à l’aide d’une animation éblouissante imitant le style du peintre, a contrario d’un récit moins emballant.
Visuellement grandiose et scénaristiquement passionnant. Une oeuvre audacieuse et très réussie. Les dessins sont sublimes, parfaitement maîtrisés, très travaillés et très réalistes. Un magnifique hommage à Van Gogh, dans le respect et la dignité de son œuvre et l'humain qu'il était.
La passion Van Gogh, en plus d'avoir un scénario intéressant même si parfois bancal, a une beauté esthétique et visuelle qui nous fait passer un agréable moment.
"La Passion Van Gogh" va d'ores et déjà marquer l'histoire du film d'animation en ce sens qu'il s'agit du premier long-métrage peint à la main. Adaptées d'oeuvres de Van Gogh lui-même, ce sont environ 65 000 toiles qui défilent dans le film. Le résultat constitue donc à lui seul un chef-d'oeuvre au niveau formel, qui justifie à lui seul son visionnage. Les toiles, merveilleuses, ainsi que la fluidité de l'animation, s'avèrent éblouissantes. L'inventivité des réalisateurs ne semble pas avoir de limites notamment dans l'alternance entre la couleur et le noir et blanc. Quel dommage donc que le rythme de l'intrigue ne suive pas. L'idée scénaristique était pourtant géniale. Les cinéastes Dorota Kobiela et Hugh Welchman reprennent en effet le propos de "Citizen Kane" dans lequel le protagoniste essaie de reconstituer la vie du peintre à partir de différents points de vue. C'est là que "La Passion Van Gogh" s'avère le plus inégal ; si certains entretiens sont passionnants, d'autres sont plus ennuyeux et n'apportent rien au scénario, hormis une prouesse visuelle de plus. À découvrir !
Allons droit au but, s'il n'y avait pas l'éblouissante mise en image, ce film m'aurait sans doute laissé froid, même s'il a le mérite de scénariser une théorie alternative - sérieuse - sur la mort de Van Gogh. Visuellement c'est la grande claque et un pur bonheur : on a l'impression d'être plongé pendant une heure trente dans la peinture de Van Gogh, l'alternance entre la couleur et le noir et blanc pour les flash-backs est aussi du plus bel effet. Le procédé s'inspire de ce que - à ma connaissance, mais ce n'est sans doute pas le seul - seul Richard Linklater a fait dans "Waking Life" et "A Scanner Darkly", à savoir traiter intégralement l'image du film pour lui donner un aspect de peinture. II n'y a que Kurosawa qui était parvenu à immerger à ce point ses spectateurs dans les œuvres de Van Gogh dans le plus beau segment de son film "Rêves" (film que je n'avais pas trop aimé dans sa globalité), sauf qu'ici presque chaque image pourrait être un tableau du maître. Mais parlons quand même du scénario qui, s'il est irréprochable en terme de contenu, est assez pauvre en terme de technique de narration : le personnage qui enquête va voir A qui lui dit d'aller parler à B qui lui dit d'aller parler à C, Il y a quand même quelques moments d'émotion, tout particulièrement lors de la dernière longue discussion avec le docteur Gachet. Alors c'est vrai qu'ici on se laisse plus impressionner par la forme et que le fond n'est pas forcément à la hauteur de l'écrin, tout comme pour beaucoup d'autres films reconnus qui misent avant tout sur l'expérience visuelle.
Une magnifique plongée visuelle dans l'univers irisé de Van Gogh! Cependant les dialogues s'encombrent de faciles morales assommantes tandis que l'enquête se rapproche de Cold Case (qui la plie tout de même en 45 minutes), ce qui est d'autant plus dommage que les expressions et gestuelles des comédiens se retranscrivent avec brio sans pour autant procurer une réelle émotion. A réserver aux fans du peintre et à ceux qui éprouvent de la curiosité au sujet des hypothèses sur sa mort.
Avec La Passion Van Gogh, Dorota Kobiela et Hugh Welchman coécrivent et coréalisent une merveille de film d'animation. L'histoire se déroule à Arles en 1891, et nous fait suivre Armand, qui sous la requête de son père Joseph Roulin, est chargé de remettre une lettre à Théo van Gogh, le frère du célèbre peintre Vincent, qui s'est donné la mort. Ce scénario nous immerge, pendant environ une heure et demie, dans un récit captivant. La narration, sous forme d'enquête, nous conte les derniers instants de l'existence de l'artiste en se rendant dans le village où il s'est donnée la mort, auprès des derniers habitants l'ayant côtoyé, afin d'en apprendre d'avantage sur ce qui s'est passé avant qu'il ne rende son dernier souffle. L'intrigue est captivante, nous en apprenant plus sur le peintre à travers ces témoignages fidèlement retracés grâce aux plus de huit cent véritables correspondances écrites par le maître. Si tout cela est aussi passionnant, c'est en grande partie à la faveur de personnages appréciables, ayant chacun une anecdote à raconter sur sa relation avec l'homme au cœur des débats. Des protagonistes s'exprimant dans un phrasé raffiné, particulièrement agréable à entendre. On se laisse véritablement porter par leurs voix envoûtantes, procurant de belles émotions à travers leurs échanges. Si le fond est grandement intéressant, l'œuvre est sublimée par son esthétisme extraordinaire. La direction artistique est tout bonnement somptueuse, honorant totalement l'esprit du peintre. On a sous les yeux de véritables tableaux animés, reprenant les plus grandes peintures de l'artiste, afin de servir de cadre aux rencontres. Le travail abattu par les équipes derrière le projet est remarquable et admirable, puisqu'ils ont repris plus de cent-vingt tableaux peints par van Gogh pour y faire évoluer leur histoire. Les couleurs sont variés, à l'image des lieux traversés, et l'utilisation du noir et blanc pour les flashbacks est pertinent puisqu'il permet de parfaitement comprendre la temporalité. L'ensemble est superbement réalisé par le binôme, qui joue avec tous ces éléments pour nous offrir un visuel tout simplement grandiose. Ce charmant visuel est en plus accompagné par une très agréable b.o. signée Clint Mansell. Ses notes, tantôt douces, tantôt gravissimes, nous font parfaitement ressentir les sentiments, et collent à merveille aux images. Ce suicide, laissant planer quelques doutes, s'achève sur une jolie fin, venant mettre un terme à La Passion Van Gogh, qui, en conclusion, est une œuvre devant absolument être découverte tant elle est magnifique visuellement et intéressante narrativement.