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etoile2503
11 abonnés
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3,5
Publiée le 3 octobre 2017
très jolie histoire de Cedric Klaplisch, belle représentation des vignes et du métier de vigneron elle est belle notre Bourgogne. La réalité du métier de vigneron et du partage des biens au sein des familles en cas de problème familial. Ambiance des vendanges et de la paulée. J'ai beaucoup aimé et je conseille à tous
Ah les rapports dans les fratries! Pas facile de s'entendre au moment de l'héritage et de la mort des parents. Un film qui ne restera sans doute pas dans les mémoires du cinéma. Des moments intéressants quand même sur la culture de la vigne (bio bien-sûr !)
Le film commence avec le retour de Jean au bercail, dans la ferme vinicole qu'il a quittée cinq ans plus tôt pour aller faire le tour du monde, laissant sa sœur Juliette et son frère Jérémie avec ses parents.
Jean est revenu car son père se meurt. Les héritiers doivent se partager l'héritage. Vendra ? Vendra pas ?
Le défaut de "Ce qui nous lie" est qu'on sait dès les premières images comment le film finira. Bien évidemment, Jean, Juliette et Jérémie vont s'engueuler. Mais bien évidemment ils se réconcilieront et trouveront une solution qui saura ménager les intérêts de chacun : Jean et ses désirs d'exotisme, Juliette et son génie hérité de son père pour le vin, Jérémie et sa belle-famille compliquée.
Autre défaut, le tire-larmisme revendiqué de la moindre scène. Mais un tire-larmisme auquel, malgré qu'on en ait, on se laisse prendre, mouillant volontiers un coin de mouchoir lorsque Jean retrouve le fils qu'il a eu à l'autre bout du monde avec une jolie Australienne ou lorsque Juliette se laisse embras(s)er par un joli vendangeur.
Car Cédric Klapisch sait y faire. Il n'a pas signé quelques uns des meilleurs films français de ces trente dernières années pour rien : "Le Péril jeune", "Un air de famille", "L'Auberge espagnole"... Il sait donner vie à ses personnages, occuper un décor, filmer les groupes. Il n'est jamais meilleur que dans des scènes purement gratuites d'humour burlesque : ici celles où les héros gentiment alcoolisés laissent s'exprimer leurs refoulements.
Même si on trouvera convenue l'histoire de ce retour au bercail d'un fils prodige, on se laissera prendre au jeu de sa bien-pensance si reposante (si si ! c'est une critique positive !)
"Ce qui nous lie", s'il n'est pas réalisé par un inconnu, est tout de même une nouvelle fois une belle surprise du cinéma français. Sur fond de vendange et de Bourgogne, 3 frères et sœurs, réunis par un triste événement, vont apprendre à sa connaître, à vivre et travailler ensemble, mais vont également se révéler et mûrir, pour le meilleur. Interprétés par des acteurs attachants, cette production se veut d'une sincérité vraie. Cerise sur le gâteau, c'est très drôle, vraiment !
Très belle histoire, et très belle réalisation. les images sont magnifiques, et on suit les personnages dans ce tournant important qui les fait évoluer. à conseiller
J'aime bien Cédric Klapisch, depuis toujours. J'étais même prêt à lui accorder une troisième étoile, malgré un sujet ne m'intéressant quand même pas beaucoup. Je partais logiquement avec un handicap, mais cela doit être aussi la force des bons réalisateurs : parvenir à nous intéresser (au moins durant la durée du film) à ce qui nous est étranger. Et de ce point de vue le compte n'y est pas vraiment, au contraire (pour ne citer qu'eux) de « Rush » (avec la Formule 1) et « Foxcatcher » sur la lutte. Heureusement, d'une certaine manière ce n'est pas non plus ce qui semble intéresser le plus Klapisch, puisque ce sont vraiment les relations humaines et les différents enjeux autour du vignoble qui sont au cœur du récit. Malgré un personnage caricatural et inutile, les autres sont assez bien pensés et écrits, le réalisateur prenant le soin de rendre un minimum complexes et nuancés les liens unissant les trois frères et sœur, chacun ayant ses raisons (plutôt valables) pour justifier sa situation, celui d'Ana Girardot restant le plus attachant et le mieux interprété. Les seconds rôles n'ont pas le même intérêt (à une ou deux exceptions, peut-être), participant toutefois un minimum à l'univers que le réalisateur construit ici. Reste qu'il n'y a pas vraiment de saveur, de passion autour d'une histoire pas mal fagotée mais ne proposant rien non plus de vraiment original ou salutaire. D'ailleurs, avec le recul je me dis que malgré les qualités évoquées précédemment, « Ce qui nous lie » ne m'a pas apporté grand-chose. Le portrait de cette famille est honorable, le contexte aussi mais pas au point de me « plaire », à l'arrivée aucune scène marquante ne me venant vraiment à l'esprit. Bref, l'auteur de « L'Auberge espagnole » a beau livrer une copie honorable, la viticulture et moi, cela continuera à faire deux, et les éléments plus positifs de l'œuvre ne suffiront hélas pas à me faire changer d'avis.
Tout d'abord, il y a cette magnifique trouvaille du titre du film, qui renvoie à la "lie", c'est-à-dire aux résidus de la vigne, mais aussi de l'histoire singulière de chacun -ses souvenirs, ses remémorations, reconstructions, fabulations... Mais, ce qui nous lie renvoie également aux liens familiaux, liens fraternels, liens de filiation. En somme, ce dont on hérite, ce qui nous est légués par nos ancêtres. Ce nous nous lie, c'est également ce qui nous ligote, nous emprisonne et dont on se dépêtre (ou pas) au cours de notre vie et des événements, que nous sommes appelés à traverser, à affronter. Ce film raconte le temps qui passe, la succession des saisons et la métamorphose des paysages bien moins perceptible en milieu urbain. L'univers viticole, c'est le temps météorologique débusqué par le regard sur le ciel, plutôt que plongé dans la météo de l'iphone. C'est aussi le temps de maturation du raisin. Il y a enfin l'enfermement familial, dont il est nécessaire de s'extraire. Sigmund Freud a théorisé le mécanisme de la libre association contribuant au processus de la psychanalyse. Ce que vivent les différents protagonistes du film m'a beaucoup fait penser à ce qui se passe au cours d'une analyse : comment conflictualiser, extérioriser les conflits internes, s'affirmer par touches successives en apprenant à dire non (mais aussi oui) et finalement se déterminer dans des choix le plus en adéquation avec son éthique personnelle : "ne pas céder sur son désir".
Heureuse surprise que ce film de Cédric Klapish dont les dernières livraisons étaient répétitives voire indigestes. Même si une voix off inutile car redondante et des flash back un peu trop illustratifs viennent alourdir la narration, ce nouveau film sur la transmission et la fraternité (au sens premier du terme) fonctionne grâce, en priorité, à un trio d'acteurs confondants de naturel, de complicité et de complémentarité (mention spéciale à François Civil, jeune talent sous utilisé jusqu'à présent). La mise en scène, dès le générique superbe, magnifie l'alternance des saisons et sait donner de l'ampleur aux sublimes paysages vinicoles de la Bourgogne. Une jolie saga familiale qui sait allier émotion, humour, tendresse qui s'avère, au final, moins calibrée qu'attendu.
En oubliant quelques ficelles tirées par le tonneau de raisin (la lettre retrouvée dans la poche, le coup de sang du saisonnier des vandanges face à la patronne en manque d'assurance ...) le film de Klapisch est un cru satisfaisant pour mon palais bien exigeant. Les longs métrage français ne brillant pas vraiment par leurs scénarios actuellement (et quand je pense que les Tuches 3 se tourne...pire, trouve le financement) je remercie le réalisateur de mettre en avant quelques nouveaux visages, même si "fille de" il y a, "fille de" il y aura toujours ... Le film est drôle, touchant, émouvant et les paysages jolis. L'histoire familiale est également très limitée mais il n'en demeure pas moins que le titre est respecté tant la relation entre frères et soeur est mise en valeur. Il manque juste une chose pour mériter mon étoile supplémentaire : le pourquoi de la fuite du fils aîné. Jamais vraiment claire ni explicitée puisque les flash-back respirent bonheur familial et apprentissage viticole. Bon ! Laissons notre imagination travailler. Il y a donc cette lettre fameuse qui arrive à un moment donné, censée nous expliquer le pourquoi du comment ...mais me concernant reste insuffisant. Je ne boude pas mon plaisir pour autant car j'ai ri beaucoup avec le duo pio marmaï et François civil (les impros), me suis émue face à Eric Caravaca toujours génial. Jean Marie Winling épatant. La scène de fin de vandange en totale roue libre, super réussie. Dans cette industrie ciné malmenée par des financiers plus intéressés par la rentabilité et la tête d'affiche que le film proprement dit, je conseille une bonne nuit d'ivresse au bourgogne alligoté afin de remettre les idées en place et prendre un peu moins le spectateur pour un con. Klapisch prend encore soin du public, c'est déjà bien.
Quelle déception. On dirait un premier film comportant toutes les erreurs à soigneusement éviter en terme de mise en scène. Tout est souligné, sur-souligné, stabiloté : on vous montre, on vous dit, on vit redit avec une voix off profondément creuse et clichée. Les dialogues sont mal sentis, selon moi injouables. Ce qui explique la médiocrité des acteurs. Il n'y a aucune finesse. Le pompon étant la scène de la lettre reçue du père. Rien n'est crédible, les scènes s'enchaînent mal et plusieurs choses effleurées pendant "l'intrigue" restent en suspens. Seuls restent les plans sur les vignes et le caractère quelque peu documentaire sur la fabrication du vin qui peuvent susciter un intérêt...
Film très sympa qui se perd un peu parfois dans une histoire assez plate. Les acteurs sont bons et les paysages magnifiques. On rentre avec plaisir dans ce monde viticole.
La première fois que j'ai visionnée la bande annonce, je me suis dit que ce n'était pas un film pour moi. Et à force de la visionner, d'entendre la chanson de Camélia Jordana et de voir les trois acteurs assister à des émissions, ma curiosité à pris le dessus. Ayant du attendre plusieurs semaines avant de le voir, mon impatience grandissait. Pour autant aucune attente particulière, juste envie de découvrir cette fresque réalisée au fil des saisons et du vin. Pio Marmai m'avait laissé un souvenir impérissable depuis que je l'avais découvert dans "Nos futurs", et j'avais grande hâte de le retrouver. Je n'ai pas été déçue et ce fut un plaisir de découvrir Ana Girardot et François Civil. Tous trois ont réussi à construire une fraternité de fratrie qui fait plaisir à voir. Une fratrie qui se reconstruit après dix ans d'absence, de nombreuses épreuves et un héritage qui donne du poids. Jean, Juliette et Jérémie revendiquent leur terre et c'est ce qui va les rapprocher. La fresque de Cédric Klapisch est magnifiquement réalisé, nos offrant des plans sublimes. J'en ai un en tête en particulier, seul Pio Marmai apparait de face à l'écran puis Ana Girardot et François Civil apparaissent de profil, de chaque côté de l'acteur. J'ai été bluffée ! Et tous ses plans sur le paysage, les vignes, c'est sublime ! La bande originale est également magnifique. Un grand moment de cinéma auquel je ne regrette pas d'avoir participé.