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pidbuzz
9 critiques
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5,0
Publiée le 9 juillet 2017
Génial ! J'ai adoré ce film, pourtant basé sur un sujet délicat... On retrouve vraiment toutes les émotions dans ce film, tristesse, joies, doutes, humour... C'est vraiment bien joué en plus, bref j'ai vraiment adoré
Un film fort qui traite du deuil, des liens fraternels, de la transmission générationnelle et de l'affirmation de soi via le détachement de tout cela. Ecrit et joué très subtilement, c'est un magnifique Klapisch, plus grave que ses précédents films mais avec la vérité habituelle qui caractérise son oeuvre. Les forces et faiblesses des protagonistes de même que leur complexité sont intelligemment mises en scène avec une humanité bienveillante. On termine avec un sublime générique porté par la voix envoûtante de Camelia Jordana. J'ai beaucoup, beaucoup aimé...
Un beau film, sur le thème de la famille et des racines. Confrontation au passé pour l'un, à la peur de l'échec pour l'autre, à la nécessité de s'affirmer pour le troisième... autant de thèmes qui résonnent possiblement en chacun de nous.
C'est pas mal. Ce film ne casse pas des briques mais c'est bien du Klapisch et on le regarde facilement. Au début, j'ai cru que le film allait se transformer en documentaire paysan avec un tuto sur les vignobles mais non..Pio Marmai est fidèle à lui même et les autres acteurs sont crédibles. On passe un bon moment.A voir au moins une fois.
À la fois drôle , touchant et intime ce film est une déclaration d'amour à ces personnes et leur quotidien. Un scénario intéressant le tout sublimé par de très bon acteur. À voir !!
Un très beau moment. La Bourgogne est magnifiquement filmée, l'histoire est crédible et ce qui nous lie peut aussi être ce qui nous sépare, bien observé. Acteurs justes, belle chanson de C. Jordana.
Malgré de nombreuses critiques moyennes, nous sommes allés voir "Ce qui nous lie" car l'histoire et le lieu nous ont donné envie. Nous sommes sortis emballés par ce film : le scénario est très bien maîtrisé avec une parfaite alternance entre les moments un peu lourds des relations familiales et les moments où l'humour s'insinue avec beaucoup de finesse et de légèreté. Bref, nous avons beaucoup aimé le film, les acteurs, très complémentaires et généreux, et même l'histoire, pas si conventionnelle que ça, alors que de nombreux films ou séries ont déjà été tournés dans les vignobles. Alors merci pour ce très joli film touchant et drôle. Une excellente cuvée.
tout en gardant un fil conducteur très terre à terre, le réalisateur grâce à ses images, sa musique , sa science du filmage, ses acteurs nous enivre tel un bon vin courrez y.
Jean le fils aîné qui a la charge de sa sœur Juliette et de son frère Jérémy se sentant écrasé par le poids de son père quitte le vignoble familial « où les couleurs changent chaque jour mais où finalement rien ne change » pour arpenter le monde … pour finalement devenir viticulteur en Australie. Il revient en France une dizaine d’années plus tard car son père est mourant … et va bien sûr mourir juste avant le début des vendanges. Le notaire apprend alors aux 3 enfants que le père a légué sa maison et ses terres en indivision. Juliette est férue en œnologie comme Jean alors que son petit-frère, Jérémy est moins doué et sous la coupe de ses beaux-parents très autoritaires et caricaturaux, vignerons mais désireux de construire un espace de détente avec un spa dont le beau-fils « qui n’est pas fait pour ça (la vigne) » serait le gérant. Fort heureusement pour le film, Jean est un peu brouillé avec sa compagne australienne dont il a eu un fils comme par hasard le jour de la mort de sa grand-mère d’où son absence à l’enterrement … Jean va finalement rester un an, un année de répit et de réflexion (vendre ou ne pas vendre pour payer les droits de succession ?) va lui permettre de travailler la vigne familiale et comme « c’est en travaillant la terre qu’on lui appartient », il va évoluer entre son souhait initial de réclamer sa part pour éponger les dettes contractées en Australie, et son souci de maintenir la tradition familiale. Bref un grand retour aux valeurs bien françaises de la terre – cultivée bien entendue de façon « bio » - avec des flash-back sur l’enfance très lourds (superposition entre des scènes actuelles et anciennes) … et beaucoup de mélo en allant même jusqu’à mettre côte à côte dans une scène Jean et son père plus jeune et même un dialogue entre Jean adulte qui va finalement repartir en Australie, et Jean enfant qui reste sur ses terres auprès de sa sœur et de son frère. Très lourd également la symbolique de l’arbre (du savoir œnologique ?) dans lequel Jean et Juliette sont montés mais où Jérémy va se blesser « par la faute de son grand frère ». Très lourd la lettre qu’on retrouve dans la poche d’une gabardine du père, une lettre qui n’a jamais été envoyée à Jean mais où son père comprenait le pourquoi du départ de son fils aîné et lui pardonné. Très lourd aussi le jour du départ de Jean qui coïncide pile avec le début des nouvelles vendanges décidées cette fois par Juliette qui s’est affirmée dans son métier, et le déménagement de Jérémy qui habitait une petite maison près de ses beaux-parents. Je serai donc méchant en disant que c’est un excellent documentaire didactique… sur la vigne, les vendanges, la vinification et le vin avec une photo remarquable mais – je pense – bien retravaillée par les logiciels de traitement des images numériques … mais avec une psychologie très basique ! On est très loin de la fraîcheur naturelle de « L’auberge espagnole ». Au fait, les droits de succession ont été payés tout simplement par le vente des réserves de vin du domaine … en Australie où on fait du « vin frais qui ne se conserve que 2 ou 3 ans » !
Klapisch gagne en maturité sans perdre sa fraîcheur et le jeu très fin des acteurs. Les sentiments sont plus forts que le temps et les personnages ne sont pas prisonniers d'un destin. On pleure et on rit: c'est du bonheur.
J'étais curieuse, oui c'est un vilain défaut, c'était la fête du cinéma : je suis allée voir ce téléfilm, plutôt pas mal au demeurant, émouvant avec cette histoire inquiète de la vie des jeunes face à la mort des anciens. Globalement c'est creux, avec des ficelles aussi grosses que les cordes de la balançoire et le personnage principal est mal brossé.L'autre frère et la sœur rattrapent un peu le coup. On est loin du compte quand même : non ce n'est pas un bon film, ce n'est pas du cinéma, c'est du divertissement qui ira très bien à la télé.
Bjr joli film soigné de C. Klapisch qui réussit à faire un film qui se passe presque exclusivement dans les vignes et le vin sans "barber" un non initié. Car tout est en rondeur, dialogues, attitudes on sent la maîtrise, le cadrage, la mise en scène....rien à redire on sent l'homme de cinéma. Les acteurs, P. Marmaï en tête que j'adore car c'est le genre d'acteur dont on se souvient plus de certaines scènes que du nom du film dans lequel il a tourné!!, sont excellents et donnent corps au scénario qui toutefois peine un peu à repartir au 3/4 du film. L'ensemble reste agréable à voir.
Un style reconnaissable entre mille. Cédric Klapisch a su donner à son cinéma ce regard si unique. Il film le temps qui passe, qui use mais qui aussi donne à l'homme cet esprit de contradiction. Une imperfection qui permet d'être le connecteur logique au réel. Et c'est sûrement pour ça qu'il nous touche autant. Il est vrai que Romain Duris manque forcément un peu, car il incarnait à la perfection ce que le cinéaste voulait transposé à l'écran. Mais il a trouvé en Pio Marmaï un acteur généreux emprunt de doute et de solitude qui sait incarné des personnages. Un successeur ? On espère. Ce qui nous lie n'est néanmoins pas un majeur du cinéaste, qui débauche un scénario beaucoup trop complexe pour que son cinéma s'exprime véritablement. Je pense qu'il cherchait plus un prétexte pour filmer ces années qui défilent avec amertume plutôt qu'autre chose.