Moonlight
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162 abonnés 580 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 février 2017
Quand Spike Lee rencontre Céline Sciamma

La relève du bon cinéma Afro-américain. Barry Jenkins prend le temps de nous raconter la vie de Chiron, en trois parties : enfance, adolescence et âge adulte. Il filme avec lenteur et raffinement. Une touche de modernité éclaire le film.

La transformation du petit Chiron » dit « Little » est spectaculaire. Son parcours, bien que convenu, nous touche particulièrement. Enfant maltraité avec une mère camée jusqu’aux os, harcelé à l’école, bousculé et méprisé par ses camarades. Seul Kevin semble vouloir le défendre et on comprendra plus tard pourquoi. Il rencontre Juan, dealer de quartier, et ce dernier s’attache à ce petit bonhomme jusqu’à vouloir le guider. Mahershala Ali est magnifique d’humanité.

Puis l’adolescence, Juan a disparu. Chiron est toujours maltraité au Lycée et, encore une fois, Kevin tente de le défendre. Ces deux là vont s’aimer brièvement sur une plage un soir. C’est pour Chiron une révélation.

Troisième partie à Atlanta. Après des passages en maisons de redressement et en taule Chiron, d’enfant chétif, s’est transformé en adulte tout en muscle. Il est devenu comme Juan, son mentor, un dealer craint et respecté par tout le quartier. L’amour lui revient après tant d’année. La fin est subtile et délicate.

Pas de racolage dans le cinéma de Jenkins mais un regard différent, innovant sur la culture « ghetto » Afro-américaine, sans jamais vouloir la caricaturer. Un « Wire » du 21ème siècle.

On remarque André Holland dans le rôle de Kevin adulte, il est superbe de douceur.
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 février 2017
Comment au sein de la communauté noire la maltraitance peut être à l'oeuvre. Le caïdat de quelques uns permet le déploiement de la violence en toute impunité. L'homophobie n'est pas étrangère à ce climat. Lorsqu'au lycée une violence collective s'exerce contre un élève, la seule réponse protectrice proposée par la direction de l'établissement est que l'élève malmené porte plainte. Un jeune garçon, dont la mère est toxicomane grandit avec le sentiment trouble de son identité sexuelle. "C'est quoi une tapette ?" demande-t-il à celui qui l'a recueilli quand il se faisait poursuivre par d'autre enfants de son âge. "C'est un terme dévalorisant que l'on emploie pour qualifier les homosexuels. Tu ne dois pas accepter qu'on assigne à une place à ton âge, tu verras plus tard, ça n'est pas le moment, c'est trop tôt". Réponse engagée, qui fait émerger le sujet chez ce jeune garçon introverti au regard puissant. Comment la tendresse peut-elle circuler lorsqu'on vit seul avec une mère dévastée par le crack ? De la tendresse à l'émergence pulsionnelle, comment faire le tri dans les éprouvés ? Il y a une extrême sensualité qui circule entre l'homme qui initie le jeune garçon à la nage. Aucune ambiguïté dans ce corps-à-corps masculin, mais une expérience sans doute déterminante dans le devenir de ce garçon. Pourquoi l'accès aux filles reste-t-il barré à ce garçon ? La figure maternelle barre toute accès au sexe féminin. Comment se construire avec l'absence d'un père ? Quel beau film sur le déterminisme, sur l'inéluctable difficulté à se tenir dans une position digne malgré tout. Comment s'opère le harcèlement scolaire ? Quelle est la typologie de la victime ? Voici un film, qui nous donne du grain à moudre sur toutes ces questions...
Killian L
Killian L

54 abonnés 287 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 février 2017
Moonlight représente le quotidien tres réaliste d'un petit garçon (que l'on voit grandir) assez rejeté pendant l'ère de la drogue a Miami.
Tout d'abord je dois dire que je ressors de la salle franchement tres agréablement surpris.
J'ai beaucoup aimé le début, la relation qui se construit entre ce dealeur au cœur bienveillant et cet enfant, cherchant a fuir son quotidien (sa mère surtout).
C'est plein d'émotions, le film se base essentiellement sur ça... on suit le quotidien difficile de ce petit garçon qui finalement grandit dans des conditions plus que difficiles... rejeté, malchanceux ...
Ce film dénonce aussi la méchanceté des jeunes face à la différence et l'impact que ces mentalités peuvent avoir dessus.
Un peu déçu par la très faible exploitation du personnage de Teresa qui, selon moi, aurait pu être bien plus intéressant en exploitant plus profondément sa relation avec Chiron!
Malgré ca, ce film empreint de réalisme nous immerge totalement
Le scénario est assez mou (car c'est le ton du film) mais toujours captivant.
Je suis aussi tres impressionné par le jeu des acteurs qui contribue a rendre Moonlight si réaliste.
Ca restera une tres bonne surprise de ce debut d'année et les nominations ne sont finalement pas une surprise, mais méritées !
Roger O.
Roger O.

15 abonnés 37 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2017
Sous la lune, les garçons noirs ont l'air bleu.
C'est le titre de la pièce de Tarrel Alvin Mc Craney d'où est tiré le film de Barry Jenkins: trois moments (enfance, adolescence, âge adulte) dans la vie de Chiron, interprété par trois acteurs différents. Un film sensible, émouvant, qui évite le pathos mais pas toujours les clichés ou les mouvements de caméra inutiles. Il illustre de manière parfois naïve la fausseté du célèbre dicton: "L'habit ne fait pas le moine". Ici, il le fait: le gamin qui découvre son homosexualité est malingre et en butte à la violence de ses camarades; l'homme qui la cache a revêtu le costume, la musculature (et les dents) du rappeur gangsta. Tout est donc dans l'apparence: la remarque est juste mais un peu limitée.
Plus intéressante est la réflexion sur la filiation:  l'enfant Chiron (que l'on surnomme à cet âge de sa vie Little) doté d'une mère droguée, s'est trouvé un père de substitution en la personne d'un dealer costaud mais gentil, bienveillant: il imitera cet homme tant dans son allure physique que dans son comportement de "dur". De même, c'est ce gangsta au cœur tendre qui le conduit sur la plage où, plus tard, au clair de lune, il découvrira le plaisir physique avec Kevin.
La plus belle des trois grandes séquences du film est la dernière, lorsque Chiron et Kevin (interprété par André Holland, le médecin noir de The Knick, la série de Soderbergh) se retrouvent. Toute en finesse et complexité, elle est poignante comme le souvenir d'un unique moment heureux et le regret d'une vie peut-être gâchée.

L'ensemble est loin d'être déshonorant mais manque de profondeur: on craint aussi, qu'après les cow-boys de Brockeback Mountain, on ait droit prochainement à un couple de boxeurs ou de footballeurs...
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2017
Précédé d'une réputation de petit film indépendant formidable ( mais produit par Brad Pitt), auréolé du Golden Globe du meilleur film dramatique et pourvu d'un scénario aux apparences gonflées, "Moonlight " joue des coudes pour s'imposer devant des productions plus clinquantes ou joyeuses ( en l'occurrence le mièvre "La la land" ou "Jackie") . Il faut bien tous les qualificatifs arborés fièrement sur l'affiche pour faire courir le public se poser devant un film se déroulant dans un quartier noir de Miami et suivre l'histoire d'une jeune garçon sensible, vivant seul avec une mère droguée et prostituée mais qui sera pris en charge par un dealer. Sur cette base pas franchement aimable, on s'attend donc à un film bien plombant et doublé de cette image sombre tirant sur le vert, spécialité des films dramatiques en recherche d'Oscars.
D'entrée, nous sommes accueillis avec une image lumineuse, claire et ensoleillée, magnifiquement cadrée, très léchée. Surpris, je me suis plongé avec une curiosité accrue dans cette histoire. Le film s'intéresse donc à Chiron, jeune noir fragile, risée de ses camarades de classe car aussi chétif et doux que taiseux. Divisé en trois parties, "Moonlight" va donc s'intéresser à trois moments signifiants de sa vie, un dans l'enfance, un dans l'adolescence et un dernier à l'âge adulte, pièces maîtresses pour nous conter un parcours sur les difficultés à assumer une certaine différence encore un peu incertaine, puis de la découverte de son homosexualité et enfin de son acceptation. Ce canevas, somme toute assez banal, mais se déroulant en milieu franchement hostile, a sans doute joué dans le déluge de dithyrambes accompagnant sa sortie.
Pour ma part, le film a peiné à me convaincre totalement. Dans la belle imagerie proposée, les personnages évoluent dans un monde assez minimaliste quant à l'environnement, comme si l'on était dans un théâtre tragique jouant surtout sur l'épure. Le Miami des bas-fonds apparaît bien aéré et peu peuplé. Du coup, le dealer de la première partie se prenant d'affection pour ce gosse mal dans sa peau fait figure de ficelle romanesque un peu grosse. Cependant, le jeu tout en finesse des acteurs et la mise en scène très intimiste arrivent finalement à faire accepter le tout. Lorsque se termine la deuxième partie, plus conventionnelle sur les désarrois de l'adolescence, mais avec une séquence de découverte du sexe entre garçons tout en délicatesse, mon état de spectateur restait assez épaté par la mise en scène mais pas tout à fait convaincu par le parti-pris un peu conventionnel du scénario. La dernière partie confirma mes doutes quant aux quelques facilités de l'histoire mais m'a quand même scotché par la mise en scène des retrouvailles des deux protagonistes de la deuxième partie, grand moment d'intensité dramatique où les deux comédiens, magistralement dirigés, parviennent à nous faire ressentir mille émotions, même les plus ténues.
La fin sur le blog
John Henry
John Henry

127 abonnés 732 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2017
Moonlight laisse une impression toute en contrastes, magnfiquement filmé, très bien écrit, somptueusement interprété, dans ce film de silences et d'ambiances, il a manqué un je ne sais quoi, un élément ou l'autre, une étincelle pour tout enlever, embraser ce magnifique portrait à revers des stéréotypes et des clichés. A force de jouer sur la pudeur et la retenue de little/chiron/black, moonlight ne trouve son point d'orgue que bien plus tard, dans la réflexion et l'intellectualisation. Or le cinéma doit avant tout parler à nos pulsions et nos instincts.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 4 mars 2017
Entre le petit garçon noir et ses larmoyantes mésaventures et le petit indien de Slumdog 2 (Lion) , mon coeur balance... bon je vais revoir Oliver Twist ou Barry Lindon, ou même la petite maison dans la prairie...tiens ! Moonlight aurait pu durer 1/2 heure : c'était suffisant. Les clichés sont là ! les images : ennuyeuses. L'émotion : à l'arrache. Ou peut-être dans la coming-out black touch ? Seule la musique est interessante.
Alice025

1 895 abonnés 1 511 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2017
Moonlight, 8 nominations aux Oscars, un synopsis intéressant, de très bonnes notes, je me suis laissée tenter par ce film, qui se révèle très bon même si j'aurais espéré être un peu plus touchée que prévu. L'histoire se déroule en trois parties, sur la vie d'un jeune homme, enfant, adolescent puis adulte, tout simplement. Un film assez dur par moment, élevée par une mère junkie, victimisée à l'école, se découvrant une homosexualité qu'il a énormément de mal à assumer. Plusieurs sujets qui sont bien traités, plus que d'autres, et malgré une certaine lenteur, on s'attache à sa personne. C'est un beau film assez touchant, mais je garde tout de même une petite déception sur la fin. J'aurais aimé quelque chose d'un peu plus percutant, la dernière partie m'a ému mais pas autant que les deux premières parties, je suis un peu restée sur ma faim. Cela reste néanmoins un bon film qui mérite d'être vu, rien que pour faire évoluer les mentalités.
I'm A Rocket Man

393 abonnés 3 820 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 février 2017
Superbe film qui retrace le parcours d'un black américain mal dans sa peau de son enfance jusqu'à l'âge adulte...Même si la 1ère partie ne m'a pas vraiment convaincu, je dois dire que le restant du film m'a complètement envoûté !! C'est beau, triste, dur et terriblement réaliste !! La fin est belle et touchante et les acteurs hyper justes !! Un petit bijou de tolérance et d'intelligence !!
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2017
Sans doute pas le chef d’œuvre tant vanté par la presse, Moonlight n’en est pas moins une vraie révélation tant ce deuxième long-métrage de Barry Jenkins fait preuve d’une sensibilité à fleur de peau. Jamais tenté par le glauque, le réalisateur parvient à rendre humain l’intégralité des personnages, même ceux que nous serions prêts à condamner a priori par leurs agissements. Même si la violence fait irruption de temps à autre et que le contexte est surtout moralement violent, le traitement du film est marqué par une tendresse constante et une forme de douceur qui confine souvent à la poésie pure. De plus, les acteurs sont magnifiquement dirigés et la réalisation est virtuose, mais sans jamais se faire démonstrative. Bref, une superbe réussite qui mérite vraiment d’être vue par le plus grand nombre.
velocio

1 543 abonnés 3 519 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 février 2017
Du réalisateur américain Barry Jenkins, la France, jusqu'à présent, ne connaissait rien du tout, son premier long métrage, "Medecine for melancholy", n'ayant pas été distribué dans notre pays. Et voilà le deuxième, "Moonlight", qui enflamme les festivals du monde entier, qui se voit attribué très récemment le Golden Globe du meilleur film dramatique et qui va devoir sans doute ouvrir son sac à récompenses lors des prochains Oscars où il fait l'objet de 8 "nominations". "Moonlight" raconte l'histoire de Chiron, un afro-américain d'un quartier craignos de Miami, en se focalisant sur 3 périodes de son existence. En fait, ce film, probablement quelque peu autobiographique, cherche à raconter la construction d'un jeune noir américain, qui vit dans un quartier difficile, siège d'un important trafic de drogue, et dans lequel il est difficile de vivre une homosexualité épanouie ! On ne peut que complimenter l'ensemble des comédiens à l'exception, peut-être, de Naomie Harris, l'interprète de la mère de Chiron. Peut-être, car quels critères peut on honnêtement utiliser pour juger de la performance d'une comédienne interprétant le rôle d'une droguée ? Faut-il pour autant présenter ce film comme un authentique chef d'œuvre, comme cela semble le cas dans de nombreux médias ? Sûrement pas, car si certaines scènes du film sont très fortes, d'autres témouvantes, il y a quand même à regretter de nombreux défauts, le plus flagrant étant son côté à la fois lisse et un peu prétentieux, en complète contradiction avec le sujet du film. Parmi les films récents traitant de la découverte de leur homosexualité par des adolescents, j'avoue avoir préféré le film espagnol "Fronteras", beaucoup plus modeste mais beaucoup plus attachant. Quant à la musique de Nicholas Britell, par moment j'avais l'impression d'entendre du Arvo Pärt, par moment le groupe de jazz suédois E.S.T.. Mais ça, ce sont des compliments !
Olivier Husson
Olivier Husson

5 abonnés 10 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 février 2017
nul nul nul, et trop de clichés
mélo et pathos en plus
seule l'image est soignée mais ne suffit pas
spoiler:
emma emma
emma emma

47 abonnés 58 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 février 2017
Moonlight n'est pas le grand film attendu. J'avais pas aimé la bande-annonce (quelque chose entre un clip de hip hop un peu trop léché et une pub "Schweppes") mais j'avais peur de louper un chef d'oeuvre à cause de mes à priori à 2 balles, et puis 8 nominations aux Oscars… J'y suis donc allée, pleine d'entrain, prête à ramasser une grande baffe…. Bon. Ça démarre pourtant assez fort, avec une première partie pleine de promesses, quand Chiron a une dizaine d'années (et quand la caméra veut bien se stabiliser un peu, merci..) Mais la photo est un peu fade, et ce parti-pris esthétique m'a parfois éloignée du propos, car trop artificiel (la vie est moche, donc l'image est grise.. Même la mer évoque davantage la Mer du Nord que les Bahamas, alors qu'on est à Miami.. Ok, admettons). Pour les 2 autres parties, en revanche, ça se gâte. L'histoire se met à stagner, l'ensemble devient mou, et l'évolution du personnage quasi inexistante, ou pire, pas très intéressante. Un peu à l'image de la dentition en or de Black: ça en jette, mais c'est beaucoup d'esbroufe. Alors après, j'admets que les acteurs sont tous déments, vraiment tous, et que les 2 nommés aux oscars mériteraient bien la statuette, mais là où je m'attendais à prendre une méga baffe de cinéma, Barry Jenkins s'est contenté de me balancer 2-3 pichenettes. Décevant mais 2,5 quand-même pour les acteurs.
JEANRENE43
JEANRENE43

11 abonnés 154 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mars 2017
Moonlight un film qui a reçu une pluie de récompenses dont l'oscar du meilleur film il y a quelques jours. Au risque de paraître hermétique à l'art cinématographique, j'avoue ne pas comprendre tous ces prix et le plébiscite des critiques de presse suivi par les spectateurs. Ce film raconte l'histoire d'un jeune enfant noir harcelé et violenté par d'autres à l'école puis au collège ; mal protégé par sa mère droguée et prostituée. Il est pris d'affection par le kaïd des dealers du secteur et il devient à son tour un kaïd. Je préfère de beaucoup le destin réel du dramaturge à l'origine de l'idée du scénario de même le destin du réalisateur qui ont connu la même violence au collège et qui se sortent de l'argent facile mais risqué de la drogue. Que veut-on plébisciter ? La fatalité intergenerationnelle de l'enfer des dealers ? L'impuissance de l'école à changer le cours des destins ? Réveiller les consciences des dirigeants américains ? J'avoue ne pas avoir perçu le message sauf à considérer qu'il n'y en a pas et que c'est seulement l'hitoire houleuse d'un enfant noir jusqu'à sa maturité.
S5Clem
S5Clem

101 abonnés 548 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 mai 2019
Quel film vide, long, policé, superficiel, presque inutile. Beaucoup d'autres films ont déjà traité les problématiques de l'amour (homosexuel ou non), du ghetto, ou des deux, et de bien meilleure façon. C'est quoi le délire de la notation là, il suffit de vous mettre une histoire d'amour entre hommes noirs dans un ghetto pour que vous vous enflammiez en éloges ? C'est pathétique redescendez sur Terre sérieusement, y'a RIEN dans ce film (à part le jeu d'acteur, qui est excellent ça d'accord). Dès les premières minutes on comprend tout d'où veut nous mener le scénario si on a lu le synopsis. 2 heures de vide, on n'est jamais surpris, on s’ennuie, ça se veut philosophique ça n'en est rien, c'est tellement bête qu'on anticipe chacune des scènes à venir 15 minutes avant qu'elles se déroulent. C'est long, mou-mou, ça veut surfer sur une ambiance ghetto-craignos alors que c'est politiquement correct au possible. D'ailleurs le ghetto est tellement caricaturé qu'il pique les yeux. Un véritable film de rien, spoiler: où un gosse martyrisé et dont la mère est une camée avec option prostitution (quelle trouvaille du scénariste bravo), va devenir une bête de muscu pour éviter d'assumer sa fragilité, et qui va se rendre compte 10 piges plus tard que son seul ami à ses 16ans (qui lui en colle une pour suivre le groupe, quelle trouvaille du scénariste encore une fois, superbe !) et en fait l'amour de sa vie et réciproquement
. Plus idiot comme scénario on trouvera pas sincèrement.. Et encore si on avait cherché à faire une histoire de ça, mais non, rien, aucun effort intellectuel pour essayer d'en sortir quelque chose à la fin (autre que spoiler: "oooh trop mignon le gros steak de 100kilos de stéroïdes dans les bras de son cuistot"
). Mais alors là ça plait, le bobo est content, satisfait, on lui dit c'est une merveille et il acquiesce sans sourcilier. On lui colle un scénario déjà vu 1 million de fois mais à la sauce "amour entre hommes" et il lui en faut pas plus. Faîtes vous un Romeo Juliet à la place, c'est la "même" problématique abordée mais au moins l'histoire est valable. Remplacez les 2 mecs dans ce film par un gars et une fille et il n'aurait jamais remporté la moindre récompense ni la moindre étoile ici... apparemment il suffit de ça pour que les gens perdent tous sens critique sur la qualité d'un film, pas vraiment rassurant
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