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floflo2204
98 abonnés
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5,0
Publiée le 23 mars 2017
Une chose semble évidente après avoir visionné le très attendu Moonlight, ce n'est pas un film que l'on vient de regarder mais un véritable chef-d'oeuvre du 7ème art. Barry Jenkins adapte avec un talent énorme ce roman rempli de beauté et de grâce tout en étant incroyablement puissant. On voyage à travers les différentes périodes de Chiron avec une fluidité évidente et une sensibilité très importante pour le développement du personnage. Bien qu'on aurait pu se questionner sur la lenteur de certaines périodes, il n'en reste pour le moins flagrant que le spectateur est immergé de la première à la dernière seconde dans une vie qui n'est pas la sienne mais dont il ne peut s'empêcher de ressentir chaque émotion. Le casting est splendide, les trois interprètes de Chiron sont extrêmement talentueux, tout comme Naomie Harris ou encore Janelle Monae. Celui qui surprend le plus reste cependant Mahershala Ali (découvert dans The Place Beyond The Pines pour ma part), il incarne avec une sensibilité terriblement propre à son personnage et qui lui sied à merveille Les décors du film sont somptueux, rien n'accroche l’œil immédiatement mais il est indéniable que chaque fond aura été choisi avec soin pour accompagner au mieux la vie du protagoniste. De même, la bande originale du long-métrage nous ravit à chaque instant, on est transportés avec une facilité extraordinaire à travers les affres de la vie de ce personnage et de toutes ses rencontres. Quant au scénario, on ne s'ennuie jamais. On nous transporte à travers une vie qui n'est pas la notre mais qui semble l'être, on se dit que ce n'est pas nous mais pourtant on ne peut s'empêcher de ressentir en même temps que tous les personnages à l'écran. Moonlight aura réussit en tout cas à parler avec brio de sujets méconnus tels que la vie homosexuelle dans le monde de la drogue. La réalisation de Barry Jenkins est somptueuse, on ne peut qu'approuver tous les choix faits en matière de plan, de direction artistique ou de photographie. On est complètement transportés par certaines scènes et notamment un magnifique plan final qui retient toute notre attention et qui nous hante longuement après. Moonlight s'impose dès lors comme le film que tout le monde attendait tout en étant l'un des meilleurs films de l'année et de loin.
Pas du tout aimé ce film qui est un amalgame de clichés le pauvre petit black qui se fait tabasser par les autres à l'école pour sa façon de marcher dit sa mère le petit déjà gay qui ne le sait pas encore au mec qui deviendra le caïd refoulant sa sexualité
beaucoup d'attentes autour de Moonlight, un drame qui évoque la différence et la difficulté de se construire une identité dans un environnement (familial, sociétal etc.) plutôt hostile. le récit, en trois étapes, permet de suivre le parcours dans la douleur de la vie de Chiron, sur un rythme à priori apathique. mais l'intensité émotionnelle est ailleurs, dans la retenue et palpable dans les silences, les non dits, les regards. en outre, les acteurs (d'enfant à adulte) et la manière de filmer très collée au personnage permettent de l'approcher et de le comprendre "au plus près". une œuvre toute en simplicité et touchante.
Chiron vit, avec sa mère droguée, à LIberty City, un quartier pauvre et violent de Miami. A l'école, les enfants le maltraitent.
Barry Jenkins trace, en trois volets, le portrait de Chiron de l'enfance à l'âge adulte. Dès les premiers plans, la réalisation part dans tous les sens, semblant ne pas être tout à fait maitrisée, prenant à certains instants des poses plus proches du gadget que d'un véritable parti-pris artistique réfléchi. Le récit ainsi mis en images semble terriblement artificiel. Jenkins s'empare d'un sujet fort et demeure à la surface préférant jouer avec sa caméra et les clichés que soigner les portraits de ses personnages. Ils sont ainsi dessinés à gros traits, parfois au bord de la caricature. Dans le dernier volet, le réalisateur pose soudainement sa caméra, sa réalisation devenant terriblement plan-plan. En bout de course, le film ne permet jamais à son personnage d'exister pleinement.
Très déçu par ce film après en avoir lu des critiques dithyrambiques. D'une part, c'est très lent et assez bavard, d'autre part les clichés accompagnés de grosses invraisemblances sont nombreux. Enfin, cette histoire est décousue et divisée en trois partie, dont la première est nettement la meilleure. La seule explication au succès médiatique de Moonlight est que ce film traite un sujet peu abordé : l'homosexualité et l'homophobie au sein de la population afro américaine. Bien intentionné sans doute, mais ça ne suffit pas à faire un bon film.
Moonlight de Barry Jenkins est un parcours initiatique sur fond de découverte de soi-même. On accompagne Chiron à travers trois époques charnières de sa vie. Un film impliqué, esthétique mais qui nous laisse mitigé... Suite de la critique sur Stop Ton Cinéma, bonne lecture !
Au final, ça faisait longtemps que je n'avais vu un film aussi nul : Après avoir consulté les critiques des spectateurs d'Allociné, c'est avec confiance que je suis allée voir ce film, pensant ressortir de la projection "transformé" dixit l'affiche sic..... Alors je ne sais plus quoi penser de la véracité et de l'objectivité des critiques des spectateurs. Ce film est une suite de clichés, ce serait un moindre mal si l'histoire était originale, si elle avait du "fond", mais c'est d'une platitude consternante. Peu de dialogue, mais heureusement car le peu qu'il y en a n'en fait pas regretter la rareté. Quand à l'originalité du traitement des images, que dire..... l'originalité n'est pas un gage de qualité. Au final, ça faisait longtemps que je n'avais vu un film aussi nul. J'espère que le site réservé aux critiques n'est pas "acheté" et que l'on peut encore y lire de vrais critiques de vrais spectateurs. Si la mienne venait à disparaître, j'aurai ma réponse
Un film qui commence très bien mais qui diminue en intensité en milieu. Le message et la manière de le transposer dans cette ambiance violente est audacieux et une véritable réussite avec des acteurs vraiment très bons qui font ressentir aux spectateurs les émotions engagées. Au niveau réalisation purement technique le film reste sobre sans réelle prise de risque. Un film original dans son histoire et touchant mais légèrement déséquilibré dans son intensité.
Cela aurait pu se dérouler n'importe où dans le monde d'hier et d'aujourd'hui. Le sujet traite du harcèlement dont sont victimes les enfants ''différents'', de la violence, de la lâcheté, de la bêtise humaine, de la trahison et du ''cheminement'' d'un afro-américain homosexuel qui n'a pas réussi à ''s'épanouir''... Et ? Film vide, anormalement mou et soporifique, qui n'apporte absolument rien. VIDE A conseiller aux insomniaques qui sombreront dans un sommeil profond en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. N U L
On se souvient de la rocambolesque remise de l’Oscar du Meilleur Film qu’a reçu ce long-métrage, preuve si l’en fallait une que la surprise de son élection a été totale. Il faut dire que ce dernier est très, très inhabituel dans la production américaine de films, y compris dans la catégorie des œuvres indépendantes. Un film où tous les personnages sont noirs, et où le personnage principal est en outre homosexuel, voilà une recette qui n’était pas faite pour triompher auprès d’une académie majoritairement blanche, masculine et hétérosexuelle. Pourtant, personnellement je ne l’ai pas trouvé si emballant que cela. Je l’ai beaucoup aimé, mais je n’ai pas pour autant pas été plus touché par ce que j’ai vu que cela. En fait, ce qui m’a dérangé c’est surtout la masse de non-dits qui parcourent le film, particulièrement le mutisme du personnage principal Chiron. Ça été compliqué, pour moi, d’être en empathie avec quelqu’un d’aussi incapable d’exprimer, plus que ses émotions, une communication avec les autres. Résultat, on perçoit bien sa souffrance, en tant qu’enfant élevé par une mère toxicomane qui se débat face à des enfants qui le rejettent sans qu’il sache pourquoi d’abord, puis avec des désirs qu’il ne peut ni exprimer, si surtout concrétiser, mais on regarde tout cela avec beaucoup de détachement, sans jamais entrer dans son univers. Ce mouvement perpétuel où tout le monde tourne autour du pot sans jamais (sauf à la toute fin) expliciter ce qui est le centre du film, à savoir la difficulté d’être gay quand on est noir et pauvre aux USA, finit par laisser le spectateur se détacher du destin de ce jeune homme. Alors, le film n’est pas sans intérêt, loin de là. D’abord, un film oscarisé sur un sujet si peu grand public avec que des acteurs noirs, c’est suffisamment rare pour être salué. Ensuite, la mise en scène et la beauté des images sont quand même de grande qualité. L’ensemble donne donc un film qui n’est pas prévisible et qui nous change des productions stéréotypées hollywoodiennes, rien que pour cela il faut vraiment un coup d’œil de la part d’un grand public pour qui, après tout, ces thématiques sont inhabituelles. Faites vous dont votre idée.
Certainement l'un des meilleurs film de l'année. Un roman d'apprentissage en trois parties qui raconte la construction d'un enfant qui devient homme dans des expériences souvent douloureuses. Les thèmes traités ne souffrent d'aucun cliché : la reproduction social, la pauvreté, la drogue et surtout l'homosexualité sont filmés avec justesse. Du beau cinéma qui crée de la poésie en filmant le guetto et fait d'un gangster movie une quête d'identité et poignante.
Je ne suis pas rentré du tout dans l'histoire. Je pense que l'histoire doit faire écho à des histoires réelles. Pour moi c'est un film calibré pour des prix. L'interprétation est bonne.
Une ode à la sensualité, à la virilité et à ce que chacun veut faire de sa vie. Un film excellemment joué et interprété, tout en délicatesse malgré les apparences. Une réussite sur tout les plans.