Très beau dans sa première partie, malgré quelques effets faciles et à la mode et une bande originale surexploitée, 'Moonlight' se perd ensuite un peu en chemin, au même titre que son personnage principal. Il n'est certainement pas le grand film global que la critique américaine a salué mais, plus modestement, l'honnête et touchante chronique de la jeunesse d'un Afro-Américain un peu paumé.
C'est avec presque un an de retard, mais j'ai enfin vu Moonlight, et ça valait le coup d'attendre. J'avais peur que le film m'ai été sur-vendu, et ce n'est absolument pas le cas. Enfin, un film qui se passe dans une banlieue défavorisée américaine, et dont le principal sujet n'est pas le fait de vivre dans une banlieue défavorisée américaine. Justement, les troubles sociaux et la délinquance servent de toile de fond à cette histoire d'amour, c'est en arrière plan qu'on la devine, qu'on en distingue les contours, et elle ne croise l'histoire centrale qu'à quelques reprise. Cette manière de représenter la vie des quartiers s'avère être bien plus juste et efficace que si le film ne parlait que de ça. Il est impressionnant de constater comment les trois comédiens qui interprètent Chiron aux trois périodes de sa vie jouent ce rôle avec une harmonie rare, l'on croirait vraiment voir grandir le même jeune homme. Mention spéciale à Alex Hibbert qui, pour son âge, offre une prestation surprenante. Ce film, tant dans son écriture que dans sa réalisation est d'une justesse et d'une douceur sans pareil, l'émotion nait de petits détails, de mots cachés au détour d'une phrase, et elle n'en est que plus forte. Enfin, Moonlight se démarque également par une photographie sublime, presque onirique par moment, avec ses couleurs irréalistes qui donnent l'impression de se trouver dans un rêve ou dans un compte. Par ailleurs, la photographie, couplée à la bande originale, principalement constituée de musique classique donne au film une dimension baroque, étonnante et magnifique. Moonlight n'a certainement pas volé son oscar pour meilleur film, et est devenu au moment où je l'ai vu un classique instantané.
j'ai pas compris l'engouement pour ce film et son lot de récompenses ; un film lent ennuyeux qui ne va pas jusqu'au bout des choses. rien à dire de plus
Ayant suivi de loin les récompenses de Moonlight et en regardant les notes actuelles, j’ai regardé ce film avec la presque certitude de voir une réussite. Malheureusement ma déception fut à la hauteur de mes espérances. Oui Moonlight est bien réalisé, bien filmé et avec un casting réussi, mais la base d’un film c’est un scénario, une histoire ! Et malheureusement il est entièrement vide. On suit le parcours d’un enfant dans un quartier noir de Miami, raconté en 3 périodes de manière complètement haché sans lien entre elles, pas d’évolution de personnages, et dès le début on nous emmène … nulle part. Il n’y a aucun scénario, le film est mou, lent, bavard ou au contraire vide (en fonction des scènes) sans paroles, sans dialogues, sans portée. Au bout de 45 minutes (qui commencent à tirer en longueur) et le premier passage évoquant l’homosexualité, on commence à comprendre le but du film (oui je l’avais suivi d’assez loin pour ne pas même connnaitre le sujet). Mais une fois encore, si on veut parler d’homosexualité, il faut en parler, pas en faire une scène au milieu et une scène à la fin, car tourné ainsi c’est des banals moments de vie porté à l’écran. Est-ce que ça vaut un Oscar ? Non absolument pas. Est-ce que ça vaut un Oscar si ce sont des noirs qui sont homosexuels ? Eh bien non, non plus désolé. Moonlight c’est une tristesse, un film de 2h où il ne se passe quasi rien, avec quelques incohérences, et rien d’expliquer, avec 3 morceaux de vies indépendantes (comme si on pouvait résumer une vie avec si peu), mais Moonlight c’est aussi et surtout un film mou, où on attend longtemps que quelque chose se passe, pour finalement se rendre compte que la meilleure partie était la première. Fécilitations : avec un sujet tabou et des noirs au milieu, vous avez embobiné Hollywood et tous ceux qui suivent bêtement. Pour les autres, passer votre chemin.
Intense et surtout un vrai film dramatique. La dimension psychologie des personnages et les répercutions de leurs vécus à été bien penser. Un film intelligent présenter de manière intelligente.
je me suis rarement autant ennuyée devant un film, on attend , le rythme est lent, il y a des silences, des beaux plans et de la musique.... le sujet OK est nouveau, mais quelle épreuve !. je m'ennuierai moins en me baladant seule un soir d'hiver dans les rues désertes de Liberty City
Un film dramatique superbe et bouleversant de Barry Jenkins qui donne envie d’aimer. L’histoire de Chiron est particulièrement touchante et soulève beaucoup d'émotions sur différents sujets : la délinquance, les ghettos américain, la drogue, le rapport à la mère, la découverte de sa sexualité, l’homophobie ou encore le harcèlement. Ce fond est parfaitement servi par sa réalisation avec pendant une bonne partie du film un côté “caméra à l’épaule” au niveau de la mise en scène qui peut parfois être dérangeant mais qui nous rapproche du personnage et donc nous touche encore plus. La BO est magnifique et bien utilisée, les acteurs sont bons et la photographie est impeccable avec un bon travail sur les lumières et les couleurs.
Un film anti cliché qui raconte l’histoire d’un jeune garçon qui parait toute simple mais dont l’environnement la rend très compliquée pour ne pas dire impossible. Très bien interprété avec un petit bonus pour Mahershala Ali vraiment bluffant, bien mis en scène également. Moonlight est un film marquant même s’il connaît quelques longueurs.
Un sujet fort et un beau portrait d'un jeune noir en quête d'identité, un personnage loin des clichés. La réalisation est belle, mais prend un peu trop son temps. Les deux premières parties, malgré quelques longueurs, sont très intenses. La dernière est un peu plus faiblarde mais le film mérite à coup sûr qu'on s'y intéresse.
Moonlight, sujet original mais traité d'une façon très conventionnelle. spoiler: Une famille monoparental avec une mère qui sombre dans la drogue, une famille de substitution et la nouvelle figure du père, la persécution à l'école, les premiers émois sexuels et amoureux... Les années passent, le petit garçon fragile devient un homme robuste, il pardonne à sa mère et à son bourreau et retrouve son seul et unique "amour"...
Alors voilà oui c'est très bien joué à tous les niveaux, les expressions faciales etc... Ca se passe dans la communauté noire où je le pense que l'homosexualité n'est pas moins tabou que dans les autres communautés. Beaucoup d'ellipses, le film passe très vite et Chiron grandit et évolue très vite sans transitions. Niveau dialogue aucun personnage n'est un grand bavard mais les images parlent d'elles-mêmes et c'est ça la grande force de ce film. Je ne suis pas qualifié pour décerner les Oscars mais le film aurait mérité d'être plus creusé et moins linéaire.
Un film sur l'identité, loin des clichés, tout en finesse et en retenue. Les 3 séquences (enfance, adolescence, âge adulte) se répondent parfaitement (tout comme le montre si bien l'affiche du film). La réalisation est remarquable. Les acteurs sont impressionnants. La musique est splendide. Un grand film qui décloisonne, qui contourne tous les lieux communs et qui rend compte de toute la complexité d'un sujet si souvent mal traité.