Moonlight
Note moyenne
4,0
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534 critiques spectateurs

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86 critiques
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183 critiques
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143 critiques
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65 critiques
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Mildrey Mandengue
Mildrey Mandengue

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 mai 2026
Film rempli de stéréotypes. C’est plus une propagande très politisée ; on s’ennuie dès les premières minutes en se demandant où le scénario nous mène.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mai 2026
Avec Moonlight, Barry Jenkins compose un récit initiatique d’une grande sensibilité, où la construction identitaire se joue autant dans les silences que dans les dialogues. La structure en trois chapitres permet de saisir avec finesse les fractures intimes de Chiron, tiraillé entre violence sociale, solitude affective et impossibilité d’assumer pleinement son désir. Jenkins sublime chaque instant par une mise en scène sensorielle d’une grande élégance, portée par des couleurs nocturnes et une caméra constamment attentive aux visages et aux corps. Le film évite remarquablement tout misérabilisme, préférant explorer la fragilité émotionnelle masculine avec une pudeur et une douceur presque hypnotiques. Malgré quelques transitions elliptiques qui peuvent laisser une impression d’inachèvement, Moonlight demeure une œuvre profondément humaine.
Arthur Bradol
Arthur Bradol

1 abonné 148 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 janvier 2026
Moonlight est un film particulièrement puissant, qui possède un rythme si singulier mais si entrainant... La maitrise de Barry Jenkins à la réalisation est grandiose, les enchainements entre plans larges pour montrer la solitude et les plans rapprochés pour montrer la paix intérieur et la tristesse, nous permet en tant que spectateur de vraiment ressentir un panel d'émotions, ce qui est essentiel au vu de l'intrigue.

La présence du grand Mahershala Ali est courte mais sismique. Il est finalement celui qui autorise le film, celui qui va aider, s'occuper de notre personnage principal. Il est le seul à l'écouter, à l'aimer sans le juger, sans le persécuter, et à cet age c'est merveilleux et ça permet à Chiron de garder la tête à la surface malgré sa tristesse. Sa manière de s'approprier le silence entre lui et l'enfant est surprenant, il arrive, de part son écoute, à être inspirant et touchant. Bien qu'il est le vendeur de drogue de la mère de Chiron, on ne peut qu'éprouver de l'admiration et du respect pour cette figure, qui malgré elle et ses activités, est rempli d'humanité.

Ce film m'a vaguement rappelé l'oeuvre Le Secret de Brokeback Mountain. Je dit cela dans la manière de montrer les conséquences et les terribles repercussions que peuvent avoir la discrimination et l'homophobie dans des milieux conservateurs. Pour le premier c'est les cowboys, dans l'autre c'est les banlieues américaines. On réalise l'impact horrifique et destructeur que cela entraine. Ça va venir détruire toute confiance en sa personnalité, toutes possibilités de s'exprimer et de s'affirmer, finalement on condamne la vie d'un autre. On le voit bien avec Chiron qui n'a finalement jamais réussi à se trouver, il dû jouer un rôle pour survivre, et seule une personne lui permet de se retrouver et de se comprendre, ce qui semble lui faire un bien unique et est émotionnellement puissant.

J'ai donc vraiment apprécié le rythme du film remarquablement accompagné par une bande son éloquente. On sent vraiment une légèreté, cette sensation de naviguer sur l'ocean sans jamais voir le rivage, on est finalement dans la tête de Chiron, dans son état d'esprit. Certes, ce qu'il vit est terrible et innommable, mais avec ce rapport au calme apporté par l'eau et cet échappatoire unique, on est jamais sous tension trop longtemps. L'un des détails qui m'a marqué fut le sourire de Chiron, il ne l'exprime que lorsqu'il est en présence de Juan et de Kevin, finalement les seuls moments où il se sent vivre, les moments où il respire et se laisse aller au bonheur. Magnifique oeuvre !!
Diabloxrt
Diabloxrt

80 abonnés 1 879 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 janvier 2026
Récompensé de l'oscar du meilleur film de l'année en 2017, "Moonlight" est un projet qu'il faut donc forcément avoir vu. Réalisé par Barry Jenkins, je dois reconnaître que le long-métrage explore un sujet assez peu mis en avant jusque-là, à savoir l'homosexualité au sein d'une communauté afro-américaine. Et honnêtement, rien que par ce prisme, le film vaut le coup d'œil. Il explore cela sans beaucoup de tabous, et il assume totalement son sujet. Cette volonté, on la doit donc forcément à l'équipe du film, que ce soit par la caméra du réalisateur ou par le talent des acteurs. Visuellement, tout d'abord, le long-métrage explore une mise en scène très légère et aidée par une palette de couleurs très précises. Dans la grande majorité, c'est le bleu qui domine l'écran, un symbole d'apaisement, comme pour démontrer quand le personnage s'assume ou non. C'est pour cela que j'ai aimé la belle présence de l'eau dans beaucoup de séquences, ce dernier étant totalement lui-même à ses côtés. À l'inverse de ces lumières blanches, ou bien rouges, très vives en intérieur avec sa mère, pour symboliser un mal-être. En bref, les codes couleurs sont très intéressants à analyser ici, et le travail visuel est donc impeccable. De même, je trouve que chaque interprète de Chiron s'avère vraiment intéressant. Mais, pour le coup, celui qui m'a le plus impressionné est bel et bien Trevante Rhodes. J'ai beaucoup aimé le décalage qu'il créait entre ce physique très imposant et la tendresse de ses sentiments. Dans sa globalité, le film est donc une vraie réussite dans ce qu'il explore, et je pense qu'il pourra parler à pas mal de mondes. Maintenant, je n'irai pas jusqu'à dire que je le reverrai avec grand plaisir. En ce qui me concerne, même si j'ai été surpris par son approche, je ne peux pas dire que le déroulé de l'histoire m'est vraiment étonné. À chaque moment important, je savais déjà comment cela allait se concrétiser, le film n'étant pas empreint d'une grande subtilité. Mais à la limite, ce n'est pas grave, car je n'échangerais aucune subtilité supplémentaire contre un autre changement radical dans la réalisation de ce projet. Même s'il n'a pas été très marquant pour moi, il reste très réussi, et c'est le plus important. Pour conclure, un film qui méritait son oscar.
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

4 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 novembre 2025
Un drame intime, visuellement sublime et profondément humain. Moonlight raconte avec délicatesse la construction d’un homme à travers trois âges, porté par une mise en scène poétique et des performances d’acteurs bouleversantes.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 novembre 2025
Pur produit du cinéma indépendant américain, ce long-métrage de Barry Jenkins obtient néanmoins l’Oscar du meilleur film en 2017. Découpée en trois périodes (l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte), l’histoire retrace le parcours d’un garçon noir vivant dans les quartiers défavorisés de Miami. Le caractère tortueux de son cheminement s’accompagne d’une homosexualité refoulée. Malgré la richesse des thèmes abordés, tout est présenté avec justesse et subtilité. Il n’y a aucune fausse note. Au-delà de l’approche sociologique, on découvre le portrait d’un homme se construisant une carapace pour survivre à la violence du ghetto. Bref, un drame intimiste tout en nuance.
Meziane Mahieu
Meziane Mahieu

3 abonnés 85 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 octobre 2025
Très bon film sur l'acceptation de son homosexualité dans un milieu difficile. Les acteurs transpirent le réel. Très bonne mise en scène malgré quelques longueurs pas forcément utiles
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 septembre 2025
Justement récompensé aux Oscars « Moonlight » raconte trois étapes de la vie d’un afro-américain tiraillé par sa quête d’identité sexuelle. Un sujet rarement exploré que l’homosexualité des noirs de quartier sensible et le film fait preuve d’une justesse imparable et également d’une sensibilité mordante mais subtile. Ce premier long-métrage du réalisateur Barry Jenkins relève un cinéaste à la vision forte et ce portrait de cet homme cherchant sa place dans un monde formaté par les préjugés est poignant.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2025
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre face à ce film, réalisé par Barry Jenkins et sorti en 2016, mais face à tous les prix qu'il a raflé et à sa note spectateurs/presse particulièrement élevée, c'était un peu un passage obligé, même si je n'aime pas trop non plus ne me fier qu'à ce genre d'éléments. Mais bref, quand même curieux de voir un film mêlant questionnement sur la sexualité et violence des ghettos américains, j'y suis quand même allé et j'ai donc été très agréablement surpris ! Même si j'avoue avoir eu du mal à accrocher à la première partie - le film étant divisé en trois chapitres : l'enfance, l'adolescence et l'âge adulte - sur Chiron enfant, j'ai mis du temps à comprendre où le film voulait vraiment aller et trouvait qu'il abordait un peu tout et n'importe quoi en même temps. Mais c'est en réalité une première partie nécessaire pour bien comprendre la suite et surtout pour correctement cerner le mode et le contexte de vie de cet enfant qui va se construire principalement dans la violence et le rejet. Violence et rejet qui ne vont d'ailleurs pas cesser à l'adolescence mais au contraire s'intensifier, de même que le questionnement sur la sexualité. Thème qui parait d'ailleurs effacé, en retrait par rapport au reste même si c'est encore une fois nécessaire. Pour le faire grossièrement, on est un peu dans un hood movie, genre très populaire dans les années 90, mais avec en plus ici cet aspect LGBT qui n'était certainement pas présent dans les films de l'époque qui se concentraient avant tout sur la représentation violente mais malheureusement réaliste de ces ghettos régis et habités par des gangs afro-américains. Bref, c'est donc dans cette ambiance que baigne le film, Chiron a par ailleurs une mère droguée et trouve refuge chez le dealer de cette dernière ; difficile de se construire avec tout ça. Et c'est justement là qu'intervient cette homosexualité latente, qui n'est jamais abordée de manière frontale mais beaucoup plus subtilement au travers le parcours d'un enfant marginal qui doit évoluer en se pliant aux règles de la société et, la société pour lui, c'est donc le quartier. C'est ainsi que s'endurcir à tout prix et chercher à devenir quelqu'un d'autre au lieu de chercher à être soi-même n'est plus une option, c'est tout simplement une technique de survie ; même si le pote de Chiron a prouvé que l'on pouvait s'écarter de ce milieu, non sans difficulté. Dans le film, tout est en retenue, si bien que le silence en devient un personnage à part entière ; les non-dits étant beaucoup plus éloquents que les dialogues. De même que pour les regards qui sont particulièrement parlants, autant gamin quand il regarde sa mère qu'adolescent quand il se fait frapper qu'adulte dans la scène du restaurant, d'ailleurs très émouvante. Il en est de même pour la mise en scène, tout en retenue, qui sait capter ces non-dits, ces moments magiques (la scène de la plage, le cours de natation, les moments avec Teresa, la fin etc.) autant que les moments les plus violents (la scène de la chaise, les scènes avec la mère défoncée, le harcèlement etc.). "Moonlight" est donc un film très riche qui dit beaucoup plus qu'il ne montre et qui a, à mon sens, mérité tous ses prix et critiques élogieuses.
Matt
Matt

26 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2025
Très puissant, un scénario qui change de l’ordinaire et qui grâce à ça et aux acteurs et leurs jeux pointilleux, décroche l’oscar du meilleur film en 2017
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 février 2025
Donc c’est ça le fameux Moonlight? 3 Oscars remportés, 3 scandales. Quelle déception! Je n’ai ressenti quasiment aucune émotion, faute à un parti pris narratif qui a anéanti le rythme du métrage pour moi. Cela alterne entre de très belles idées de mise en scène, soit dans de profondes symboliques, soit pour plonger dans un univers précis, et d’autres moments très mal filmés, très maladroits qui semblent avoir été réalisés par quelqu’un d’autre. Je suis déçu alors que l’ambiance du film me parle beaucoup, forcément, avec son côté hood américain et des influences du Sud des Etats-Unis très bien digérées. Mais le montage par exemple était tellement désastreux, sauf dans la géniale « séquence des portes qui s’ouvrent » à l’école, et certains personnages ont vu leur développement complètement gâché par le scénario, je pense particulièrement aux personnages féminins. Quel dommage quand je vois le niveau du casting qui est vraiment extraordinaire, chapeau bas, sincèrement. Après quoi d’autres, quatre ou cinq plans intéressants dans leur composition mais jamais rien d’incroyable non plus. C'est une histoire qui ne raconte pas grand chose de captivant alors que le potentiel était dingue. 11/20
Shortsam
Shortsam

6 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2025
Alors franchement 4 étoiles Pour se film magnifique dur rue qui parle d un sujet complexe dans les ghettos ...j aurais pu mettre 5 etoiles car Ali Mahershala est top mais je trouve que le développement du personnage adulte est trop court.
TdB
TdB

4 abonnés 64 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2025
Moonlight est un film souvent âpre. Le sujet de l'homosexualité dans le milieu pauvre et gangréné par la drogue est vraiment très intéressant et superbement porté à l'écran par Barry Jenkins.
L'évolution de son personnage est déroutante et extrêmement forte quand on constate à quel point il y a deux personnes antagonistes dans une même personne.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2024
Porté par un casting magistral, Barry Jenkins offre une œuvre d’émancipation montrant la beauté sauvage et la monstruosité urbaine, masculine et maternelle.

En trois actes, séparés par des années et des silences, le film éclaire le parcours de Chiron, jeune homme noir qui, sous le poids du regard des autres, peine à se découvrir. À travers lui, le film dévoile les blessures laissées par un racisme systémique, une homophobie insidieuse, les codes d'une masculinité toxique enracinée et le manque de figure parentale.

Chiron est un être de silence, non par volonté mais par contrainte, évoluant dans un monde qui refuse de lui offrir les mots ou les espaces pour affirmer son identité. Ce silence, toutefois, s’ouvre par instants, comme une clairière au cœur du chaos. Un baiser échangé sur le sable, une caresse fugace, un instant suspendu qui, malgré les années, les épreuves et la dureté de la vie, continuera de le hanter, de l’habiter en secret. Une simple chanson, émergeant un soir, suffira à raviver ce souvenir, à ranimer cette flamme enfouie.

En grandissant, Chiron construit une armure, devenant "Black," figure de gangster sculptée par la nécessité de survivre. Pourtant, cette façade de dureté se fissure face à Kevin, révélant une vulnérabilité profonde, une vérité que même le masque le plus épais ne peut dissimuler. Ainsi, le film déconstruit les apparences et redonne à l’intime sa force bouleversante, célébrant la résistance de l’âme face aux oppressions qui cherchent à l’éteindre.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 30 août 2024
D'un côté, Moonlight brille par son élégance. Jenkins déconstruit la vision viriliste du dealer de banlieue, à travers le portrait de Chiron. De l'autre, son mutisme opacifie sa personnalité : on ne connaît pas ses hobbies, et on entraperçoit à peine le réel de son quotidien. Tout est suggéré, hors-champ.

Cette réalisation est paradoxale, car elle prend une distance avec le personnage dont on tente, pourtant, de comprendre le ressenti en trois étapes de sa vie. Ce choix évite le jugement moral – a contrario de sa mère, présentée comme une toxicomane négligente, méprisée par Juan –, mais entrave notre empathie par la même occasion. Comme Chiron, on intériorise nos émotions. Position qu'on peut apprécier, cela étant, pour sa rareté dans le paysage cinématographique mainstream.
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