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Jonathan P
73 abonnés
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4,0
Publiée le 4 septembre 2018
Alain Guiraudie est de retour 4 ans après L'inconnu du lac . Un film qui va en déranger plus d'un mais aussi rendre des gens heureux comme moi, une comédie savoureuse en tout point. Une couleur, un style, la patte Guiraudie se reconnaît très vite, il a l'art de sublimer les paysages. Dans ce film, il est question d'être père, d'élever seul son fils, mais aussi des choix au quel on doit faire face en fin de vie. Alors il est vrai on rencontre peu souvent des scénaristes aussi fou que le personnage de Léo, mais cela fait du bien de retrouver une telle fraîcheur au niveau du scénario. Le casting de gueule est également absolument incroyable. C'est un véritable coup de cœur pour une comédie française qui ose se que seul Guiraudie a le secret, parler dans un même film de sexe de paternité et de sujet aussi polémique que l'euthanasie. Un film singulier dans le paysage français qui tant tôt nous fait rire tant tôt nous choque.
Un homme sans futur se rend en Lozère, histoire de croiser la créature qui le fascine et lui fait peur, le loup. Sur son chemin, il rencontre une bergère avec qui il va peut-être construire cet avenir. Mais il croisera aussi son père, un jeune homme, une sorte de chaman, un sans-abri et un vieillard. Tout ce périple va être déterminent pour sa vie et celle-ci ne sera pas de tout repos, malgré les amples paysages montagnards. Alain Giraudie nous a déjà prouvé son audace à de multiples occasions, mais son Rester Vertical surpasse toutes exhibitions. Ainsi, nous assistons avec un mélange de beauté et de dégoût à un accouchement ou encore un rapport sexuel non-conventionnel. Si le cinéaste nous choque et nous prend souvent à l’estomac, il réussit à insuffler à son histoire, un véritable conte métaphorique. Ce long-métrage a beau être démonstratif, il avance pourtant avec pudeur quant à la véritable orientation de cet homme qui se cherche et qui n’arrive pas à avancer. Rester Vertical est donc une œuvre de non-genre qui a su prendre le meilleur de chacun en nous faisant peur, rire, écœurer et pleurer. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Très sincèrement, je suis restée perplexe devant ce film. J'aime les films dérangeants, s'ils racontent ou dénoncent quelque chose. J'aime les films sans queue ni tête, s'ils aspirent à la recherche de la beauté par exemple. Mais que cherche ici Alain Guiraudie ? Qu'apportent ces scènes crues à répétition ? Je n'ai pas compris ce film, peut-être suis-je passée à coté car je sais qu'il est loué par la majorité des critiques. Je n'ai tout simplement ressenti aucune émotion devant cette oeuvre, à part peut-être de l'ennui. Dommage.
alain guiraudie est un grand cinéaste si j'en juge par les critiques de la presse et des spectateurs , bon pour moi qui n'avais vu aucun de ses films précédents ,je le mettrais dans la lignée des frères larrieu ou de dumont ( ma loute de sinistre mémoire ) des cinéastes à la mode mais que je ne n'aime pas du tout ! son film se traîne par les déplacements du héros , les personnages sont plus que bizarres , les situations souvent abracadabrantes , et guiraudie se montre courageux ( !!! ) en multipliant les scènes de sexe souvent navrantes . a fuir !
J'avais beaucoup aimé Le roi de l'évasion et encore plus L'inconnu du lac. Après le succès critique et public de ce dernier on attendait donc beaucoup de ce nouveau Alain Guiraudie. Comme d'habitude, c'est à ne pas mettre dans toutes les mains. Comme d'habitude, c'est particulier et ça sort des sentiers battus. Il faut bien reconnaître ça au film. C'est toujours aussi dépouillé niveau mise en scène, techniquement simple (la photo n'est pas très belle), et toujours sans musique. Mais il y a beaucoup plus de défauts que d'habitude aussi. C'est très lent (ce qui n'est pas un défaut en soi, mais lent égal parfois ennui aussi), surtout la première moitié. Cela s'arrange un peu par la suite, la dernière demi-heure est presque prenante. Et la dernière scène est très belle. Il aurait pu, par contre, nous épargner la scène de l'accouchement en gros plan, quel intérêt ? Le gros problème par rapport aux deux précédents films du réalisateur est qu'on s'ennuie beaucoup. Cela manque cruellement de rythme et il n'y a pas une once d’émotion. Et pas vraiment d'humour non plus (contrairement au Roi de l'évasion). Niveau casting, ce n'est pas particulièrement bien joué. Les acteurs sont peu ou pas connus. Ils ne dégagent pas grand chose, ils sont tous assez amorphes et ne rendent pas leurs personnages attachants. Le seul à sortir son épingle du jeu est Christian Bouillette dans le rôle du vieil homme. Bref, si l'esprit Guiraudie est bien là, la mayonnaise (où il mélange beaucoup plus de thèmes que d'ordinaire : solitude, misère sociale, sexualité, suicide, filiation...), cette fois, ne prend pas. Contrairement à ses autres films, ce nouveau Giraudie ne m'a pas remué. Je me suis bien ennuyé, je suis donc extrêmement déçu...
Alain Guiraudie nous emportait dans son dernier opus, "L'inconnu du Lac", dans une métaphore champêtre et estivale du SIDA, où le récit en rajoutait dans la crudité des rapports sexuels, particulièrement entre un jeune-homme très beau, et d'autres vieillissants, pour le moins peu attirants. Le réalisateur, cette fois, récidive avec un récit qui hésite entre deux extrémités provinciales, d'un côté la Lozère, les Grands Causses exactement, où les loups dévorent les moutons, et de l'autre, Brest, où les SDF dorment sous un même pont. Les lieux se résument en fait à, pour l'un un morceau de rue déserte, un peu de montagne et une ferme, de l'autre, la rue de Siam d'où l'on aperçoit la mer. Entre les deux, il y Léo, un quadragénaire énigmatique, qui fait des films, propose à des jeunes-gens trouvés sur les routes de Lozère de tourner dans ses œuvres (même si l'on devine immédiatement que le visage photogénique du garçon n'est pas sa seule motivation à le faire rentrer dans ses films), et se retrouve père d'un bébé que sa Dulcinée décide de lui abandonner. Là où "L'inconnu du lac" essayait de donner une cohérence générale au récit sur un mode quasi théâtral, le nouveau film de Guiraudie s'égare dans une myriade de sujets, totalement décousus les uns des autres, voire inutiles pour certains, où il est question de création artistique, d'hétérosexualité, de monoparentalité, d'homosexualité, de spiritualité, et de gérontophilie. Comme pour "L'inconnu du Lac", le réalisateur va trop loin dans la démonstration : les rapports sexuels, normalement dévolus à une intimité heureuse, deviennent écœurants. Les corps souffrent de déséquilibre, de mal-vivre et les dialogues, parfois complètement surréalistes, versent parfois dans la grossièreté. "Rester vertical" est un film où le spectateur souffre beaucoup, à force d'images corporelles violentes, pourtant très paradoxales avec la photographie, de très belle qualité, particulièrement quand il s'agit de filmer des espaces de campagne ou la rivière.
Voilà un film pesant, pédantesque et pour tout dire d’une lassitude extrême. Les nombreuses scènes de sexe licencieuses, prétentieusement provocantes et complaisantes n’arrangent rien à l’affaire. Elles mettent mal à l’aise, pas tant par leur vaine crudité – on est malheureusement habitués à pire – mais par l’inquiétude qu’elles suscitent au sujet de la santé morale de leur auteur. Pourtant le pire n’est peut-être pas là. En effet, le tout semble vaguement et de manière laborieuse de se raccrocher à des références mal assumées d’un cinéma misérabiliste, condescendant envers les “campagnards” et leurs mœurs particulières. Quant à la méchante racole qui pousse l’auteur à utiliser des prétextes politico-écolo-homo pour faire passer ses phantasmes, mieux vaut ne rien en dire. Ainsi, en plus d’être maladroit, ce film est insultant envers une frange importante des potentiels spectateurs.
Sa sélection au Festival de Cannes (et les nominations) rend bien compte du décalage croissant qui existe entre les people du jury qui se pensent les représentants de la mouvance branchée du moment et les simples spectateurs du monde réel. Consternant : à éviter !
Alain Guiraudie fait une proposition nouvelle. (...) Il y célèbre la liberté et le combat contre la peur, distillant une métaphore politique intéressante.
Ce film est une vraie bouffée d'air frais. Il y a chez Guiraudie une vraie proposition de cinéma. La liberté sexuelle des personnages ainsi que l'errance de Léo, les dialogues et les scènes crues m'évoque les films de Bernard Blier. Le ton général n'est pas celui du précédent film, ce qui risque d'en surprendre plus d'un. Les thèmes sont larges, dont le principal est la peur. Peur du loup, de vivre, de la mort, mais pas du sexe (vraiment très crû !). Et le plus génial est que les ressentis à la sortie sont très variés, engendrant de nombreuses discussions... Au fait, personne n'a encore entendu l'église s'offusquer de ce film ? Et que font donc les médias au vu de leurs derniers délires irresponsables sur le burkini pour n'avoir pas encore lancé de polémique sur ce film ? Et le dernier mérite de "rester vertical" est, au jour où j'écris cette critique, est de rester au frais...
Chef d'oeuvre, film rare et touchant. Guiraudie nous invite à jouer avec le surréalisme et la magie dans une France profonde et rurale. Dialogues et comédiens brillants. Il utilise un humour drôle et triste à la fois. Le film est assez palpitant surtout dès que tu comprends que tout peut arriver....
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2,0
Publiée le 21 juillet 2019
Dans "L'inconnu du lac", l'atypique Alain Guiraudie nous avait introduit le silure, poisson monstrueux et mythologique qui donne naissance à des lègendes urbaines! Dans "Rester vertical", le cinèaste met de nouveau une bête mythologique et bien rèelle : le loup, animal qui s'associe aux contes de notre enfance et aux peurs ancestrales! Hasard ou coïncidence ? En tout cas Guiraudie aime bien jouer avec le vraisemblable et l'invraisemblable, le sexe et la mort! Reste que son film entre lègende et rèalitè est lent en partant malheureusement dans toutes les directions! L'interprètation comprend surtout Damien Bonnard et India Hair, deux comèdiens prometteurs du cinèma français, volontairement dèphasès par rapport à la rèalitè! Des images saisissantes (le bèbè, l'agneau...) mais aussi des scènes crus pour public averti! spoiler: On reste dubitatif sur les traitements de la thèrapeute de la forêt ou de l'euthanasie sexualisè avec ce pauvre vieillard mourant! La scène finale est en revanche très belle...
Voici un film magistral. Il y a une dimension phallicisante dans ce titre. Néanmoins, c'est de l'origine du monde, dont nous partons. Après tout, la peinture n'est-elle pas l'ancêtre lointain du cinéma ? Guiraudie brouille les codes établis du masculin et du féminin. Etre parent, ce n'est pas une affaire de sexe : un homme peut être maternant, une femme peut ne pas investir son bébé. Ce n'est pas une affaire d'anatomie. Non l'anatomie, ce n'est pas le destin, il y a de la marge possible, de la nuance, de la contradiction aux allants de soi. Marie abandonne père et fils. Léo s'engage dans une continuité maternante. Guiraudie brouille les pistes, il nous contraint à envisager la réalité comme ne pouvant se réduire à des slogans. L'homosexualité masculine, comme dans "L'inconnu du lac", est représentée au travers de personnages inhabituels. On peut être vieux, rustre, laid, vivre en milieu rural et avoir une sexualité tournée vers le même sexe. Il y a de la banalité dans cette homosexualité, au sens où il peut s'agir de n'importe qui et non pas de personnalités prévisibles dans un statut à part. Là où Philippe Lioret questionne ce qu'il peut en être de la paternité, Guiraudie nous montre une femme désinvestie de la maternité, qui laisse la place au père en abandonnant la piste. Qu'est-ce qu'une mère ? Qu'est-ce qu'un père ? Vastes questionset les réponses peuvent être multiples...
Léo, scénariste, est en recherche d'inspiration en Lozère. Il rencontre une bergère qui chasse le loup. Léo lui fait un enfant. La bergère s'en va, le bébé reste, l'inspiration ne vient pas et l'argent vient à manquer. Toute la Lozère veut se taper Léo dont un homme âgé en fin de vie. Ça tombe bien Léo aime rendre service. Le film est aussi passionnant et raffiné que ce pitch. C'est dire.
très bonne surprise pour mon premier film de la rentrée! parabole presque pasolinienne.c'est âpre et drôle à la fois.les joies de la paternité en solo,l'euthanasie,le rude monde rural, l'angoisse de la page blanche,pas mal de choses y sont évoquées avec moulte détours.constat: la vie n'est pas une ligne droite et pas facile de rester vertical! touchant damien bonnard dans le rôle principal et seconds rôles excellents. magnifiques paysages entre causses, marais poitevin, villes de brest et séverac le château. je crois que c'est le premier film de guiraudie que je vois...(pourtant on avait beaucoup parlé de "l'homme du lac" entres autres)...trop rare ce genre de film!
"Le roi de l'évasion" m'avait fait rire avec son anti-héros et son ton complètement décalé. "L'inconnu du lac" m'avait tenu en haleine avec son ambiance particulière et son histoire. Le dernier film de Guiraudie m'a laissé au bord du chemin et pendant tout le film, je me suis demandé quel était le public visé. L'histoire, même si elle brasse de nombreux thèmes sans jamais les approfondir, est inintéressante au possible et mal ficelée. Les scènes crues ne sont ici que provocation et ne sont, pour moi, absolument pas justifiées. Les acteurs sont quand même bien en-dessous des 2 précédents films. Et surtout, on s'ennuie comme pas possible. Restent quelques beaux paysages et la scène finale avec les loups. C'est peu, surtout pour un film sélectionné à Cannes.