Rester Vertical
Note moyenne
2,6
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100 critiques spectateurs

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4 critiques
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28 critiques
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GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 avril 2026
Pour son cinquième long-métrage, Alain Guiraudie livre une nouvelle fable ancrée dans les profondeurs de la France rurale. Sorti en 2016, ce film présente une ambiance naturaliste tout autant sincère que crue. Après avoir rencontré une jeune femme (India Hair) vivant sur le causse du Massif central, un écrivain totalement fauché (Damien Bonnard) se retrouve seul à élever leur bébé. Son avenir dans cette région désertique s’articule autour d’une réflexion sur la paternité, la misère sociale, la solitude et la sexualité. Et comme toujours avec le réalisateur, on a le droit à des scènes d’amour sans filtre et gratuites. Bref, une errance spirituelle confuse qui finit par devenir anecdotique.
Stéphane C
Stéphane C

75 abonnés 389 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2016
Un film assez hallucinant dont la radicalité ne devrait pas convenir à tout le monde. Tout est inquiétant dans ces causses de Lozère, immenses plateaux peuplés ici de gens pittoresques désillusionnés - il y en a pour tous les goûts -, et où le temps semble s'être définitivement arrêté ... Certaines scènes sont déconseillées aux âmes prudes !
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 825 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 août 2021
Encore un film bien singulier de la part de Guiraudie avec Léo un scénariste en vadrouille à la recherche dont on ne sait quoi et sur qui la paternité va tomber comme ça, un peu par hasard. Tout comme la plupart de ses protagonistes ruraux et homosexuels, le film est sordide, cynique, cru avec des séquences pouvant parfois rappeler le cinéma de Bertrand Blier mais en tout cas, on ne sait jamais à quoi s’attendre avec ce réalisateur bien loin de ce qui se fait en France ! On est également bien surpris avec ses personnages bien étranges (cf. l’espèce de guérisseuse exerçant en pleine forêt reculée et interprétée par Laure Calamy) et ça nous change !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 10 septembre 2017
Que veut nous dire ou plus précisément que veut me dire Guiraudie ? Un panier garni de thèmes empilés comme l’inventaire de Prévert ? A savoir : de l’importance d’une femme au foyer pour s’occuper des tâches ingrates surtout quand on est vieux ? de l’homme qui peut aussi se faire un enfant seul ? de l’homme qui n’a pas besoin de s’enquiquiner avec une femme pour élever un enfant seul ? de la dépression post-natale ? de la réinsertion du loup et du souci donné aux bergers ? de la précarité des paysans qui peu à peu désertent les champs ? de la déchéance sociale qui peut conduire à la mendicité dans les villes ? du sexe homo et des désirs inavoués, refoulés de l’homme des villes et de l’homme des champs ? de la naissance et de la mort ? de« L’euthanasie sexualisé ! » A ce propos, spoiler: sodomiser un vieux pour l’accompagner dans ses tous derniers instants qui précèdent la mort après avoir bu un breuvage mortel, c’est (dé)culotté !
Quelle audace ! Rien ne me choque dans l’art, je l’ai toujours dit et écrit, ce qui ne signifie pas que j’aime pour autant, mais cette séquence vaut son pesant de stupéfaction ! Il est légitime de s’interroger sur la justification de cette scène. Le don de Léo est extrêmement radical. Et si « Rester Vertical » rimait avec « radical ». Guiraudie n’a jamais été ma tasse de thé, et ça tombe bien, je n’aime pas le thé, mais je dois avouer qu’il a gagné puisque j’ai été assez intrigué par ce qu’il me proposait. Je me suis laissé aller parfois à reculons, parfois confiant. Au final, je ne peux pas dire que je déteste et encore moins j’aime. Ca reste une expérience intrigante. Avec comme fil rouge le loup et sa symbolique.« Rester vertical » c’est évidemment rester debout, ne pas céder à la peur, c’est vaincre les obstacles et c’est le sexe en érection ; c’est se sentir vivant, douloureusement vivant…
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 septembre 2019
Film du malaise, Rester vertical est la confirmation d’un talent décidément très singulier du cinéma d’auteur français. Alain Guiraudie ne cherche jamais à plaire au spectateur en multipliant les échappées narratives, les ellipses et les séquences choc que l’on n’est pas près d’oublier. Il se joue des tabous et ne cesse de filmer ce que les autres refusent de voir. Il fait également preuve d’un vrai sens de la poésie en filmant la nature avec passion. Son incursion dans le monde paysan ne peut en aucun cas laisser indifférent et son cinéma, décidément radical, ne peut plaire à tout le monde. C’est sa principale qualité.
P.  de Melun
P. de Melun

79 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 décembre 2019
Un film étrange qui ne laisse pas indifférent. Selon sa propre perception, on peut y trouver des clés de décryptage différentes. La première est l’histoire d’un paumé qui s’enfonce dans sa vie, faite de hasard et de décadence, le tout accentué d’images crues pouvant choquer. C’est glauque et triste sur le fond avec un réaliste implacable que la caméra ne cherche pas à cacher. On peut y voir également un parallèle entre une nature sauvage qui s’autorégule et la vie de tout à chacun, difficile, âpre, parfois frisant la misère où seuls les plus forts, les plus intelligents parviennent à s’en sortir. Les autres sont engloutis par les affres de l’existence dans un misérabilisme social brutal. D’autres messages peuvent également y être entraperçus, comme l'abandon de la ruralité en France au profit des métropoles. Bref, un film qui dérange avec des images de sexe qui peuvent nuire ou surprendre le spectateur qui est ainsi averti.
raphaelK
raphaelK

16 abonnés 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2018
Un film rare, qu’il faut aborder sans des yeux de spectateurs habitués au grand spectacle, mais simplement avec ce qu’il faut de surréalisme, de détours et de beauté froide.
vincent L.
vincent L.

240 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juillet 2017
J'avais adoré "l'inconnu du lac" avec le prometteur et talentueux Pierre Deladonchamps.
"Rester vertical" utilise plusieurs métaphores pour nous faire prendre conscience de l'existence, l'utilité du sexe, la réalisation ou pas d'une vie harmonieuse.
Dans ce film, volontairement, les personnages se cherchent puis se perdent.
Des images chocs, frontales, fortes, dérangeantes. Comme la vie...
Un cercle vicieux qui finit toujours de la même manière, par une déchéance physique et moral jusqu'à la mort.
Alors autant la vivre joyeuse...
Mais pour le loup traqué sans cesse, il faut toujours et inlassablement rester vertical
Bravo Mr Guiraudie !
Christoo H
Christoo H

2 abonnés 44 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juillet 2017
J'ai vu tous les longs métrages de Guiraudie et je pense que Rester Vertical est un des meilleurs alors que j'avais trouvé l'inconnu du lac franchement raté. Ce film comporte beaucoup d'éléments visuels et poétiques délicieux et le ton est un poil différent de celui auquel Guiraudie nous a habitué, c'est moins capillotracté ! Là ou le bas blesse vraiment c'est dans l'interprétation du rôle principal, Damien Bonnard ne fait pas le job, il ne sait jamais ou se placer et il n'a pas la gueule de l'emploi, il ne peut donc jamais s'approprier son rôle, j'aurais bien vu un Aurélien Recoing jeune pour le remplacer. Mention particulière pour les scènes avec Mirande (Laure Calamy), d'une poésie spirituelle infinie, Cameron et Cronenberg peuvent aller se rhabiller !
Vixounet
Vixounet

4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 octobre 2016
Que l'on adooore ou que l'on soit outré et que l'on sorte au milieu de la séance, le moins que l'on puisse dire c'est que « Rester vertical » ne laisse pas indifférent. À la sortie de la salle, il y avait les gens scandalisés d'avoir vu des gros plans de sexes en action et d'accouchement, les personnes touchées par la misère humaine, les dubitatifs cherchant un sens...
Le sexe ne me gène pas, je trouve moins pornographique une scène érotique entre gens consentants que la moindre tuerie d'un film d'action. Mais il semblerait qu'un phallus en érection soit plus dangereux que l'apologie des armes à feu.
Je n'ai pas ressenti la misère aussi profondément que d'autres spectateurs ; ou plutôt je ne crois pas qu'il s'agisse du propos principal du film. spoiler: Bien sûr le protagoniste est dans la mouise, emprunte de l'argent à des fantômes de son passé, d'une vie antérieure (le personnage du réalisateur), il traîne ses guêtres d'hôtels en soupentes. Mais la marginalisation de Léo tout au long du film semble le conduire, à la fin, à un équilibre hors de la morale acceptable et dans lequel l'argent ne serait nécessaire que pour pouvoir être avec son fils. C'est la seule véritable misère du personnage, cette douloureuse absence.

Le propos principal me semble plutôt la grande fresque d'une morale réfractaire : il y a une grande liberté sexuelle dans l'écriture de Guiraudie : spoiler: lorsque Léo rejette Jean-Louis, ce n'est pas par hétérosexualité stricte ou par homophobie (comme il le prouvera plus tard), c'est parce qu'il ne veut pas coucher avec le grand-père de son fils, ce qui est malgré tout une restriction morale qui aurait aussi pu être discutée ; l'euthanasie semble aussi normale, d'un point de vue morale, que l'homosexualité pour Léo, il ne s'en défend pas auprès des gendarmes ; aussi normale que la sexualité des vieux (sujet qui me semble aujourd'hui plus tabou que l'homosexualité) : et Marcel, le vieux raciste homophobe, meurt sodomisé et digne dans son suicide.
L'égalité des genres semble également acquise, au moins pour l'auteur, parfois contre ses personnes. spoiler: Et malgré les tirades misogynes du vieux et un relent de morale réac de la part de Léo, Marie est très claire : si une femme peut s'occuper d'un bébé, un homme en est capable, ça coule de source.

Cette morale parallèle se confronte au moins trois autres fois à la morale dominante contre qui elle ne peut lutter :
spoiler: D'abord, alors que Léo n'a plus un sous, plus de toit et qu'il s'apprête à dormir sous le pont des clochards, il se fait dépouiller par ces derniers, rebuts du monde ordinaire et cependant intégrés à celui-ci. Les clochards, bien qu'à la marge, s'intègrent au monde que Léo fuit et il pensait, à tort, trouver auprès d'eux des compagnons hors-l'éthique. Ensuite, lorsque Léo découvre l'article du journal dans lequel il est décrit comme nécrophile, sodomite, homosexuel et meurtrier après avoir aidé Marcel à mourir dignement. La morale dominante le pousse définitivement à vivre isolé. Enfin, lorsque les services sociaux décident de ne plus le laisser s'occuper de son fils. Si Léo fait parfois preuve de quelques négligences et si l'amour paternel, bien présent, est un peu envahissant, son bébé mange à sa faim, n'ai jamais maltraité et on imagine qu'il pourrait s'épanouir dans ce monde bohème pour devenir, qui sait, un ami des frères Fortin dans « La vie sauvage », un neveu du « Captain Fantastic ».
Le monde dominant, ordinaire sort victorieux mais n'a pu empêcher l'émergence d'une morale parallèle, d'un monde dans le monde, avec ses propres valeurs.

¿ Et les loups dans tout ça ? Le film ne peut pas être vu au premier degré, il y a trop de détails surréalistes pour y croire. Les loups entrent dans un ensemble allégorique où je me plais à imaginer qu'ils représenteraient la morale, le monde que Léo fuit presque involontairement durant tout le film sans réussir, même dans la scène finale, à s'en débarrasser complétement. « Attends, tu vas tout faire rater, j'y suis presque ». Cette morale le suit, le tue métaphoriquement, comme le loup tue réellement, il est sur le point de la dompter mais face à elle, il ne peut, finalement que rester droit, sans jamais tomber ou même de se courber, vertical.
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