Les Gardiennes
Note moyenne
3,1
1436 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

218 critiques spectateurs

5
31 critiques
4
56 critiques
3
58 critiques
2
39 critiques
1
20 critiques
0
14 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 décembre 2017
Ce film est en tous points remarquables : l'histoire racontée, la réalisation et l'interprétation.
Tout est parfait et cela mérite la note maximale.
Après évidemment il faut aimer l'histoire racontée et apprécier la lenteur, l'observation.
Car il ne se passe pas grand chose et c'est très lent.
Mais c'est cela l'intérêt justement.
L'observation de la vie d'une ferme pendant la première guerre mondiale.
Les gens qui y habitent ou y travaillent, les alentours, la vie quotidienne, les animaux, la nature...
Tout est finement observé et bien analysé.
Notamment dans cette histoire, il est analysé la vie des femmes dont les maris, fils, frères sont partis à la guerre.
Il faut assurer toute la vie de la ferme, des champs, des bêtes et s'angoisser pour ses hommes partis au front.
Egalement dans cette histoire le personnage principal, si on peut dire, est une jeune femme de 20 ans orpheline qui va être employée pendant 3 ans.
L'histoire du film se focalise beaucoup sur son personnage.
Je précise aussi que le film est d'une très grande sobriété, d'une très grande simplicité, d'une très grande sensibilité.
J'ai trouvé que ce film fait beaucoup de bien et procure beaucoup d'émotions humainement.
Une perle à ne pas rater.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 avril 2022
Je ne puis que vous conseiller d’aller voir « Les gardiennes » de Xavier Beauvois qui nous avait déjà offert en 2010 un bijou : « Des hommes et des Dieux » !
En voyant la bande annonce, j’avais peur que ce film arrive un peu trop tard dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre et ne traite que de la nécessité pour les femmes d’assumer les travaux des champs, les hommes étant au front. Certes ce thème est parfaitement traité avec des scènes rurales parfaitement reconstituées en décor naturel et d’une grande beauté au fil des saisons et des années. Hortense (Nathalie Baye) est effectivement une excellente « gardienne de la ferme » dont elle arrive même à augmenter le rendement et à investir en la mécanisant (achat d’une faucheuse lieuse et d’un tracteur).
Mais cette « mère courage » dont on voit sur le visage la souffrance physique et morale, est également la « gardienne de la famille » … un peu comme « La veuve Couderc » de Pierre Granier-Deferre (1971). Son interprétation est remarquable et le fait que Laura Smet joue le rôle de sa fille vient à mon sens renforcer la relation entre les 2 femmes. Durant la grande guerre, les femmes ont en effet dû prendre la place des hommes aux champs … mais aussi au sein des familles. C’est donc un mérite de la part de » de Xavier Beauvois d’avoir su traiter cet impact de la guerre sur la vie des femmes aves les femmes des prisonniers, les veuves éplorées, les veuves banches, les enfants sans père … et même in fine à travers le personnage de Francine (Iris Bry qui est rayonnante très prometteuse dans ce premier rôle) le début de l’indépendance des femmes ?
Ce film est peut-être un peu trop long à aborder ce second versant du rôle des femmes (mais peut-être qu’il a fallu également du temps à ces femmes pour prendre conscience de ce rôle ?) et ne comporte - me semble-t-il – qu’un seul petit anachronisme, une scène en trop et une difficulté à comprendre qui est Marguerite au sein de la famille.
La caméra est superbe avec de très beaux travelings lents, des plans serrés sur les visages rendant inutiles tout dialogue, la musique est parfaite, la décoration léchée et pour ma part la photo est presque trop belle avec par exemple un peu trop de brume ou autre parfois …
Mais très sincèrement ce film mérite amplement 5 sur 5 … d’autant que j’y ai vu un petit clin d’œil à François Truffaut lorsque Francine qui est orpheline contemple avec son tuteur les photos de leurs disparus à la lumière des chandelles … comme dans « La chambre verte » (1978) … dont justement Nathalie Baye était l’actrice principale.
ogerardin
ogerardin

17 abonnés 176 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2017
Très bon film mettant en avant le travail des femmes pendant la guerre qui devaient assumer seules, l'absence du père , frère ou mari. Elles ne seront reconnues qu'en 1944 pour le droit de vote. Peu de dialogues mais tout est dit. Nathalie Baye est dure dans son rôle de patronne.
d0m
d0m

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 décembre 2017
C'est beau, très bien filmé, mais tellement lent, et on cherche l'intrigue longtemps, à comprendre aussi certains personnages : Marguerite, d'où elle sort ? Et le père, où est il ? Mais c'est beau !
PaulGe G
PaulGe G

124 abonnés 607 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 décembre 2017
un hommage aux femmes de 14-18. avec une mise en scène et des dialogues minimalistes, Xavier Bauvois nous offre une ode a la campagne des années d'horreur, avec un jeu tout en finesse,, un scénario,simple et lumineux, une musique tendre derrière des images superbes un vrai régal.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 7 décembre 2017
long , lent, sans dialogue...
bref dur de tenir jusqu'à la fin
un mauvais film français comme on sait en faire
Sylvain M.
Sylvain M.

13 abonnés 169 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 décembre 2017
C'est long, lent, un peu passionnel mais pas trop, peu original, pas toujours si bien joué que ça ... C'est néanmoins intéressant et les images sont belles.
Philippe G.
Philippe G.

30 abonnés 190 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2017
Hasard du calendrier, ce film avec Nathalie Baye et sa fille à la ville Laura Smet sort le jour de la mort de Johnny, ancien mari de la première et père de la seconde....Triste coïncidence s'il en est. Ceci dit, le film est bien foutu, pas de problème, un peu le genre de thématique que l'on peut par moment trouver dans des dramatiques télé sur les chaines nationales, histoire de faire pleurer dans les chaumières; une histoire de veuves et compagnes de soldats tandis que ces derniers sont en train de se faire charcuter sur le front. Avec bien sûr un cadre campagnard, pour apporter une petite note de rusticité. Interprétation impeccable mais un tant soit peu prévisible, réchauffée.
mat niro

462 abonnés 2 158 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 décembre 2017
Xavier Beauvois adapte ici sur grand écran le roman "Les gardiennes"d'Ernest Pérochon. L'histoire se déroule pendant la Grande Guerre où Nathalie Baye tient de main de fer une exploitation agricole limousine. Les travaux à la ferme et dans les champs occupent la caméra du réalisateur pendant une bonne partie du film. Heureusement, le personnage de Francine, incarnée par une actrice que je ne connaissais pas (Iris Bry) donne un peu de substance à cette oeuvre grâce à son idylle controversée avec Georges (Cyril Descours). C'est assez poussif dans l'ensemble et l'on ne retrouve que trop rarement l'émotion qui caractérise les films de ce cinéaste talentueux.
Jean-Claude L
Jean-Claude L

52 abonnés 289 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2017
Un très beau film sur l'histoire d'une famille de paysans avec la guerre qui va prendre leurs hommes et les femmes vont devoir assurer les tâches quotidiennes d'une exploitation comment vont elles s'y prendre et réussiront t elles à vous de voir, un très bon jeu d acteurs
missfanfan
missfanfan

111 abonnés 885 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2017
j'adore la manière de Xavier Bauvois de filmer les visages et la nature en gros plan bref très bon film et acteurs je n'ai pas vu le temps passer malgré la longueur du film
Topia
Topia

18 abonnés 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 décembre 2017
La chose est simple, Xavier Beauvois nous emporte dans un cinéma que l'on croyait disparu, celui ou le temps est d'importance. Car pour ceux qui pourrait penser que le réalisateur se perd dans le contemplatif l'on montre juste des personnages qui ont façonné le monde dans lequel nous évoluons aujourd'hui. Des femmes, et aussi certains hommes (ce mot devenu presque vulgaire) qui travaillent, car le labeur au cinéma n'existe plus. Ici Beauvois le montre avec justesse et tendresse. Portraits saisissants. c'est quoi 2h14 dans une vie ? Foncez !
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 décembre 2017
On sait depuis Des hommes et des Dieux que Xavier Beauvois est un réalisateur exceptionnel. Avec Les Gardiennes, il signe un long film contemplatif qui magnifie la terre et le courage des femmes.

        La grande guerre. Un hameau composé de deux fermes, celle où Hortense vit avec son vieux père et ses deux fils; celle où sa fille, Solange (Laura Smet) vit avec son époux Clovis (le toujours excellent Olivier Rabourdin) et Marguerite née d'une première union.

        Nathalie Baye est magnifique, sous son chignon gris, dans ce rôle de femme d'acier, dure pour elle même, dure pour les autres. Les trois hommes sont partis, il faut des bras en plus, ce seront ceux de Francine, fille de l'Assistance -mais qui a son certificat d'études!- (Iris Bry, une merveilleuse débutante), courageuse et travailleuse comme un homme. Ce n'est pas parce qu'Hortense l'estime qu'elle laisserait son fils Georges (Cyril Descours) s'enticher d'elle: elle a d'autres projets pour lui, qui renforceront la cohésion et la puissance de la famille.

        C'est la succession des saisons pendant ces cinq longues années. Les moissons, la mise en gerbes, avec des images à la Millet; les hivers rudes où il faut fendre le bois.Ces terres vallonnées sont magnifiquement filmées, des tableaux: Millet, Corot.... Et nous admirons le soin méticuleux qu'a pris le réalisateur pour nous montrer les vrais travaux des champs, le labourage avec un attelage de boeufs, les semailles, utilisant des charrettes et des outils d'époque -ou très bien reconstitués. Nous découvrirons même dans une autre ferme la fabrication du charbon de bois... Témoignage d'un temps sans pitié...

        Il y a les permissions trop rares où, bien loin de se reposer, l'homme fait sa part aux champs. Et pourtant, il n'est plus lui même, hanté par la barbarie qu'il vient de vivre et où il va replonger. Il y a Solange qui supporte mal d'être une femme sans hommes. Surtout avec ces sémillants jeunes soldats américains qui, en attente de leur affectation, vibrionnent autour de la ferme.

        Il y a ces terribles jours où le maire du village, tout noir dans son beau costume des dimanches, vient annoncer la terrible nouvelle, mais qui? Constant l'instituteur (Nicolas Giraud) qui a été promu lieutenant ou Georges le paysan? Moments bouleversants

        Le temps prend son temps. le temps du film se déroule, immuable et majestueux. Comme il a du paraître long, ce temps, à ceux qui le vivaient.

        Non seulement les femmes ont préservé l'exploitation, l'ont portée à bout de bras pendant quatre longues années, mais elles 'ont modernisée: ce sont elles qui ont acheté une moissonneuse -puis un tracteur!

        Film exceptionnel qu'il faut voir absolument.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 6 décembre 2017
Tout est propret, la ferme, les costumes, les deux acteurs qui s'en tirent sont les deux non professionnels Iris Bry et Gilbert Bonneau. Quelques envolées visuelles pendant la moisson....mais le tout respire le téléfilm. Dommage c'était un beau sujet. Il y a des lenteurs "pleines"... ce film est long,long et vide de chair et d' émotion !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 décembre 2017
Xavier Beauvois signe avec ce film son nouveau chef d'oeuvre après "Des Hommes et des Dieux". Il peint en un peu plus de deux heures une fresque monumentale, contant la dure vie des femmes à l'arrière pendant la Première Guerre Mondiale. Je dis "fresque" car oui, chaque plan est une véritable peinture non sans rappeler le romantisme exacerbé des toiles de Caspar David Friedrich ou le lyrisme d'Émile Bernard. Cette photographie est bien évidemment l'oeuvre de Caroline Champetier au sommet de son art comme John Alcott le fut à la sortie de "Barry Lindon". Enfin, les histoires d'amours se font et se défont au rythme de la musique de Michel Legrand.

Trop souvent oubliées au cinéma et dans nos livres d'histoire, Xavier Beauvois redonne aux femmes leur place essentielle pendant la Grande Guerre. Les hommes sont alors relégués au second plan et l'horreur du front est remplacé par l'insoutenable attente du retour des soldats. Ces derniers sont représentés traumatisés, usés par le temps et la guerre à l'image de Henri ou Georges alors que les femmes sont fortes et courageuses menées par Hortense Sandrail qui dirige seule sa maison d'une main de fer.

Les performances de Laura Smet et Nathalie Baye sont remarquables mais c'est surtout la jeune Iris Bry qui crève l'écran. Cette néophyte, qui était encore libraire il y a quelques mois de cela, incarne à la perfection ces jeunes femmes laissées seules, dérivant à la recherche d'une place dans ce monde. Son jeu naturel et profond marque sans aucun doute le début d'une belle et prolifique carrière.

Cette histoire intégralement tournée en décors naturels est une véritable claque à tout ces films en carton-pâte débordant de mauvais effets spéciaux et fonds vert. Xavier Beauvois revient aux fondamentaux du cinéma délivrant une histoire touchante avec une réalisation parfaitement maîtrisée. C'est un cinéma naturaliste et intimiste qui ne laissera personne indifférent.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse