Tempête de sable
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schemaman
schemaman

24 abonnés 289 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2017
Entrer dans la vie d'une communauté bédouine du désert israëlien du Neguev et chose peu banale. Le faire sur un film réalisé par une israëlienne montre que ce cinéma sociologique moyen-oriental est passionant (Wajda, la saison des femmes, les citronniers, le voyage de la chorale....). Ici le drame du mariage forcé, et arrangé, la soumission intégrale à l'homme (répudiation) et enfin le rôle du père (ce sont les hommes qui, entre eux, discutent des conditions du divorce, c'est le père qui vient chercher sa fille répudiée, c'est le mari qui répudie sa femme qui ne lui obéit pas....) font ... rêver....ou plutôt inquiètent terriblement. Le drame monte progressivement en tension tout au long du film. A voir en se demandant s'il faudrait qu'on fasse changer les choses ou qu'on laisse ces femmes dans l'ignorance de la condition féminine ailleurs. Il est certain que le film ne plaide pas pour les traditions arabes que certains essaient d'imposer ici en France.
Domnique T
Domnique T

80 abonnés 245 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2017
Une évocation délicate et pertinente de quelques problèmes encore très largement rependus ; soumission des hommes aux diktats culturels, soumissions des femmes à leur maris, mariages arrangés ! Mais le film évite allégrement le manichéisme avec des personnages principaux que l'on voit évoluer au long du film. Le père qui devient de moins en moins sympathique en même temps que sa première épouse devient de moins en moins docile. La fille ainée cristallise toutes les tensions sur ses épaules. Le jeu des acteur(es) est irréprochable.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 février 2017
La première (et non des moindres) qualité du film (25 janvier 2017) de Elite ZEXER est la façon de nous montrer sans manichéisme le poid culturel de traditions ancestrales. Traditions qui pèsent lourdement sur la vie des personnages. Filmé avec une grande justesse et une grande pudeur . A voir ! Ne serait ce pour essayer de comprendre pourquoi l'émancipation des femmes (et même des hommes) est parfois si difficile .
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2017
Une réalisatrice israélienne avec des acteurs arabes s'exprimant en dialecte bédouin forgent obligatoirement un film à part. Et totalement abouti dans l’acceptation de ce regard qui en appelle bien d’autres à l’intérieur de ce village bédouin israélien qui s’apprêter à célébrer les secondes noces d’un de ses habitants. Au-delà de la frustration de la première femme, toute une revendication souterraine se met en place pour la gente féminine qui malgré quelques velléités n’arrive pas à s'émanciper. Un sort toujours peu enviable quand l’aînée de la famille tente une échappée solitaire qui lui sera fatale. Ce qu’observe silencieusement sa petite sœur, point d’ancrage d’une réalisatrice dont la force est la manière dont elle conduit les regards. Une mise en scène des regards sublimée par un final malheureusement guère engageant pour le sort de ces femmes. Les comédiens sont au diapason de cette belle œuvre cinématographique : Lamis Ammar, Ruba Blal, Hitham Omari...
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L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 janvier 2017
La grande qualité de Tempête de sable s’impose sur la longueur, alors que le spectateur découvre avec précision les conventions qui étouffent cette famille. Le regard adopté par le cinéaste s’en tient à une observation clinique des événements, lui évitant tout jugement moralisateur, de l’absence de la musique à l’interprétation minimaliste des acteurs.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 août 2017
La réalisatrice, Elite Zexer, nous dresse un portrait de femme à travers Layla (Lamis Ammar), jeune adulte d'un village bédouin en Israël. Grand prix du jury au festival de Sundance, cette "tempête de sable" m'a parfois laissé perplexe, tant la réalisatrice insiste continuellement sur les traditions ancestrales de cette famille au point d'y trouver un discours redondant. On retiendra quand même de ce film, un bel hommage à ces femmes éprises de liberté dans une société où les hommes règnent en maître. spoiler: La scène finale est quant à elle sublime
.
ATHMOS.ONER
ATHMOS.ONER

166 abonnés 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2016
La réalisatrice de « Tempête de sable » a passé 10 années auprès de la communauté Bédouine en Israël et c’est certainement ce qui fait que son film sonne si juste. Sur un thème déjà vu, Elite Zexer parvient à apporter un souffle nouveau, résolument féministe et engagé.
On découvre un pan de la société qui est méconnu des Israéliens, qui passent pourtant tous les jours autour du camp, sur des voies rapides. Nous voilà les témoins privilégiés des familles qui peuplent ce campement.
Comme les nouvelles générations ont de plus en plus accès à l’éducation et à internet, les traditions deviennent de plus en plus jaugées au sein des communautés et donc, possiblement critiquées même dans un système pourtant totalement défavorable à l’expression des femmes.
C’est qu’il en faut du courage pour oser mettre son grain de sable dans les rouages datés des traditions… Ruba Blal est juste parfaite comme porte drapeau d’une jeunesse qui ose questionner les règles avec ironie et discernement, mais qui est aussi déchirée par le poids des coutumes ancrées depuis des générations.
On s’attache à ces femmes qui vivent un second mariage d’un père / époux qui doit lutter pour sauver la face et préserver le paraitre si important dans cette communauté.
Joliment filmé, parsemé d’humour et de moments réjouissants, le film ne manque pas d’être réaliste même s’il est porteur d’un message d’espoir pour la condition des femmes.
Qu’il serait bon d’avoir une suite avec les futures générations !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 30 juin 2017
Drame social aux airs de déjà vu mais tirant son épingle du jeu par une absence de manichéisme et des personnages forts.
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2017
Un village de bédouins, dans le désert du Neguev.. Univers déshérité, une route de caillasse, des maisons de parpaings et de planches, enfouies dans la poussière, des escaliers faits de vieux pneus....

C'est la fête chez Suliman (Hitham Omari). La fête des femmes (les hommes festoient ailleurs, sous une tente): Suliman prend une deuxième épouse! Pour elle, il a construit une maison moderne et presque chic, accolée à la maison de la première épouse, Jamila (Ruba Blal), au sol défoncé et à l'ameublement sommaire. C'est Jamila qui reçoit; c'est elle qui a fait la cuisine et demain nettoiera et rangera. C'est elle qui accueille la nouvelle épouse, aussi jeune que grasse, choucroutée et engoncée dans un chou de mousseline blanche. Mais Jamila en a gros sur le coeur. On devine qu'avec Suliman, bel homme d'ailleurs, il y a eu de l'amour. Et on verra au cours d'un bref moment qu'il doit y en avoir encore. Alors pourquoi ce second mariage? Tout simplement parce que, comme dirait Jacques Seguéla, si à quarante ans on n'a pas une seconde épouse, c'est qu'on a raté sa vie......

Suliman a des relations étroites avec sa fille, l'aînée des quatre, Leyla (Lamis Ammar). Ils se parlent franchement; il lui apprend à conduire (ce n'est pas du goût de Jamila). Mieux, il l'autorise à aller à l'université! (ce n'est pas du goût de Jamila....

Le nouveau couple part en voyage de noces. Pendant ce temps, le générateur rend l'âme. Plus d'électricité dans la maison au moment où Jamila entame la grande lessive, tous ces vêtements que Suliman doit emporter propres dans la nouvelle maison..... et les provisions pourrissent dans le frigo.

A l'université, Layla a fait quelque chose de terrible. Elle a parlé à un garçon! Pire, elle lui a donné son numéro de téléphone. Quand Jamila le découvre, Jamila qui remâche sa frustration de femme abandonnée, elle se met dans une grande colère. La honte s'est abattue sur la maison! Le garçon est des plus honnête, il appartient à un village voisin, et il va voir Suliman pour demander Layla en mariage. Mais non. Suliman a déjà choisi quelqu'un d'autre, Mounir, en accord avec le village, et si sa volonté n'était pas respectée, ce serait la honte. Là, Jamila se révolte quand même -enfin!- parce ce miteux de Mounir ne lui paraît pas digne de sa fille, jolie et intelligente... et ose tenir tête à Suliman. Ce qui lui vaut une menace de répudiation, la voilà séparée de ses filles, reconduite chez ses parents...

C'est un cauchemar, cette existence. Jamila est prête à faire vivre à sa fille la même destinée que celle qu'elle a subie, pour respecter les traditions. Certes, elle se rebelle, évolue -mais elle évolue surtout parce qu'elle espérait pour sa fille une union plus prestigieuse. Suliman est prêt à sacrifier la fille dont il est fier, pour respecter les traditions. En fait, Suliman est un faible: il n'aura jamais, de sa vie, effectué un choix clair, un choix responsable. Il s'est borné à suivre les traditions, il s'est plié à tout ce qu'on -la communauté, l'habitude, l'immuabilité-attendait de lui. Islam veut dire soumission. Mais, ce film montre bien que cette soumission va bien au delà de la soumission à Dieu; c'est un abandon complet des désirs, des choix, de l'individualité, de la personnalité. Et même si on est focalisés sur le drame des deux femmes, c'est peut être Suliman le plus intéressant -on oserait presque dire le plus à plaindre! tant il est enfermé dans son système de pensée. Tant il est brimé par le système social qu'il défend.... On pense au roi Philippe II dans Don Carlos, opprimé par l'Inquisition qu'il a portée au pouvoir....

Si les femmes ne se révoltent pas, qui le fera? La dernière image nous ouvre un espoir: c'est Tasnim (Khadija Alakel), la deuxième soeur; c'est encore une petite fille (une douzaine d'années? qui ne doit pas être loin d'être pubère), qui court partout en jean et tête nue; dans cette dernière image elle regarde Layla à travers les barreaux -mais elle, elle est à l'extérieur. On a l'impression que celle là, avec son physique de taurillon, elle ne se laissera pas brider.... Espérons!

Le film est réalisé par une jeune femme israélienne, Elite Zexer, qui dit s'y être complètement immergée. Ce qui, d'une certaine façon, me gêne un peu. N'y a t-il dont personne, dans la communauté palestinienne, qui puisse traiter un tel sujet disons, plus de l'intérieur? Faut il donc qu'il y ait des cinéastes israéliens engagés, comme l'excellent Eran Riklis, pour parler des problèmes des palestiniens? Ici, les jeunes femmes sont des actrices arabes ayant appris le dialecte bédouin pour les besoins du film, car naturellement, aucune femme de la région ne se serait exposée devant une caméra..

Le film a été primé, dans son pays comme au festival de Sundance. .. Il est à voir parce qu'il est beau, passionnant -et qu'on aimerait qu'il permette à certains yeux de s'ouvrir....;
isakkk
isakkk

17 abonnés 212 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2017
À la découverte de la vie de ces pauvres femmes bédouines au fond du désert, c'est inimaginable de constater ses vies sans aucune liberté de penser, à la merci des hommes... affreux
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 janvier 2017
Le cinéma du Moyen Orient a décidé de ne plus fermer les yeux sur la condition de la femme dans la société...cela nous a valu Wadja de Al Mansour et Mustang de Gamze Ergüven, autant de voix fortes face à une ancestrale tradition patriarcale…les réalisateurs israéliens ont repris le thème, que ce soit Le cœur à ses raisons de Rama Burshtein ou Les Voisins de Dieu de Meni Yaesh…la condition de la femme israéliennes des milieux orthodoxes n’ayant rien à envier à ses voisins…Là c’est une réalisatrice israélienne qui se penche sur une famille bédouine du désert du Néguev…Suliman le chef de famille est relativement prospère pour prendre une seconde épouse…sa femme Jalila accepte, résigné … c’est la loi…la fille ainée du couple Leila aime un étudiant de sa faculté…la mère empêche sa fille de le revoir, c’est la règle …d’autant que son mari a décidé de donner sa fille à un homme de la tribu que sa mère juge indigne de sa fille…les trois personnages sont mus par des forces qui les dépassent, la tradition et l’honneur…dans le long combat entre contraintes sociales et aspirations individuelles, le film n’apporte rien de neuf… le film est tourné caméra à l’épaule ce qui donne parfois le tournis, la mise en scène est laborieuse, l’interprétation compassée.. …le village a plus l’air d’un bidonville qu’ un véritable lieu de résidence…nous sommes à la frontière de la Jordanie mais en territoire israélien… et Israël semble laisser ces tribus dans un moyen âge contemporain…d’Israël il n’en ai pas question, sauf peut-être lors du mariage, une conversation d’hommes qui parlent de maisons à raser…Le film a reçu le prix du jury au festival de Sundance…il est loin d’avoir la force d’un Mustang…je suis resté sur ma faim
bendelette
bendelette

34 abonnés 281 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 décembre 2018
Un climat oppressant,je ne peux m'empêcher d'en vouloir à ces femmes de se laisser faire,alors que c'est au père que je devrais en vouloir....Si ce film décrit des situations réelles,pour moi,c'est l'horreur.
I'm A Rocket Man

390 abonnés 3 775 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 avril 2018
Film au thème fort et choquant (la condition de la femme dans la communauté bédouine) qui se révèle être trop lent et trop froid pour susciter la moindre émotion. C'est très réaliste mais très décevant aussi car on s'ennuie trop vite. Laborieux !
Padami N.
Padami N.

63 abonnés 514 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 janvier 2017
film sur la communauté bedouine au sud d Israël donne l impression au début d un reportage fiction. mais la relation fille/mère et leur regards sur le père évolu plus vite que la tribu et leur traditions. pourquoi prendre le risque d envoyé sa fille a l université si elle doit rester dans la tribu .
LeMagduCiné
LeMagduCiné

71 abonnés 626 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 janvier 2017
Si Tempête de sable est incontestablement une critique virulente d’une société gangrenée par des siècles de patriarcat, modèle de société dominant partout dans le monde, la cinéaste propose une vision très noire de la condition féminine. Sans tomber dans l’angélisme et le happy end consensuel, présenter des personnages féminins forts, dont la préoccupation principale ne serait pas l’hyménée (la plus grande faiblesse de Layla qui en tant que jeune femme éduquée aurait pu présenter des motivations autrement plus complexes et nuancées que se limiter à cette opposition amoureuse rancie) est un acte tout autant essentiel que la condamnation corrosive opérée par Elite Zexer. [...]
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