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Anonyme M Ciné
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5,0
Publiée le 3 novembre 2022
chef d'oeuvre absolue incompris. voyage dans l'espace, dificulté, soufrance, émotion et drame, sensation fortes, découverte, effet spéciaux extraordinaire pour début 2000, acteurs et actrices incroyable, bande son a couper le soufle, scénario impressionnant, mise en scène étonnante.
J'ai toujours été rétissante à regarder ce film, n'en ayant entendu que du mal, et pourtant je me suis lancée et en définitive, ce n'est pas mauvais. C'est même loin de l'être. Alors oui, nous ne flirtons pas avec le chef d’œuvre 2001 l'Odyssée de l'Espace (auquel il a été souvent comparé), mais il y a une idée dans le scénario et un petit quelque chose dans la mise en scène qui font, que même si certains acteurs cabotinent, qu'il y a parfois un peu de lourdeur dans tout cela, on ne décroche pas. Le film est, il est vrai, un peu prétentieux et la fin assez grandiloquente, mais nous ne sommes pas dans le bide annoncé. Pas le meilleur de De Palma, mais pas le plus mauvais non plus.
Difficile de faire un film de science-fiction sans citer «2001 : A space odyssey». Ainsi lorsqu’en 2000, Brian De Palma réalise «Mission to Mars» (USA), les références au chef-d’œuvre de Kubrick affluent pour permettre au scénario (signé entre autres par le scénariste de «Predator») de rehausser son niveau. La différence foncière entre le film de De Palma et de Kubrick est que le premier repose sur une hégémonie des signes par rapport à l’intelligence tandis que le second opère une correspondance entre l’intime et l’infini. De Palma, a contrario de ce qui a été dit en différents lieux, conserve son goût pour le signe malgré le spectacle envahissant auquel se prête la science-fiction. Devant l’immensité imposée par les scènes sur Mars, De Palma se permet des gros-plans sur les visages pour mieux souligner l’affect angoissant de la séquence. La musique d’Ennio Morricone, qui emprunte en l’occurrence à John Williams certains de ses accords émotionnels, affirme encore davantage le sentimentalisme du film. L’émotion qui articule le récit permet en même temps de préfigurer les instants de suspense. La séquence de l’espace où la seconde mission est sommée de quitter la fusée pour rejoindre une capsule de secours, merveilleux exemple d’angoisse simple, s’ouvre sur une scène de danse dans laquelle s’exprime le sentiment de l’amitié et se clos sur une scène dramatique dans laquelle s’exprime l’amour. Entre ces deux espaces de sentiments, De Palma intercale une séquence de grand suspense. Celui-ci est bien plus important que l’exemple lambda d’un film d’Hitchcock car il se déroule dans l’étendue illimité de l’espace. Cette seule séquence définit la structure du film comme une œuvre de suspense où la science-fiction n’est qu’un McGuffin. La folle hypothèse défendue par le dénouement ébranle la maestria dont fait parfois montre De Palma. La dénonciation de la facticité des images passe là malheureusement par une élucubration.
Réalisé par le prestigieux Brian de Palma (Carrie, Scarface, Mission impossible), Mission to Mars est un film de science fiction dans lequel la NASA envoie pour la première fois en 2020 une équipe d'astronautes sur Mars, qui va vite se retrouver confrontée à un phénomène surnaturel mortel avant qu'une équipe de secours ne soit envoyée à leur recherche. Très convenu dans son synopsis, le film l'est malheureusement aussi dans sa trame scénaristique et dans sa réalisation semblant avoir des années de retard au niveau des effets spéciaux. Le jeu d'acteur est à peine plus inspiré que celui d'Independance Day et les clichés sans saveur se multiplient entre l'au revoir aux familles, les problèmes pendant le voyage spatial, les cinquante termes techniques utilisés à tout-va, l'utilisation de la gravité pour danser sans apesanteur spoiler: ou encore l'adieu du camarade qui refuse qu'on risque sa vie pour venir le sauver . Gary Sinise (Forrest Gump, Apollo 13, La ligne verte) a un personnage tout banal sans réel charisme et les autres ne sont pas tellement mieux. La fin est intéressante spoiler: avec la trouvaille d'un vaisseau extra-terrestre montrant les planètes qui tournent autour du soleil, mais retombe vite dans le convenu spoiler: avec l'apparition d'un hologramme extraterrestre et le plaisir du personnage principal de rester dedans par curiosité. Beaucoup de longueurs et peu de réels bons passages pour un film plutôt moyen.
C'aurait pu être certainement un grand film, mais il manque de fougue, du souffle qui accompagne les épopées. L'histoire est simple mais intéressante, le problème est que l'on a dû mal à y croire ! C'est mal joué, on ne vit pas les situations censées être dramatiques, le doublage en est également la cause, les textes sont lus sans véritable intonation. On pense plutôt suivre les épisodes d'une série au budget limité...
1er film de science-fiction du grandissime Brian De Palma mais pas une grande réussite. Le film se laisse toutefois apprécié car le réalisateur et les acteurs maitrisent leur sujet. Cependant, on est vite déçu de l'avancée du scénario et des invraisemblances inévitables. L'histoire se déroule sur Mars où la 1ère équipe envoyé sur la planète va être décimé lors d'une sortie par un phénomène inexpliqué. Une seconde équipe est envoyé sur les lieux pour trouver éventuellement un survivant. L'histoire s'inspire du cliché célèbre du "visage de Mars", célèbre photo prise en 1976 de la planète. Bref : Mission to Mars est une mission en partie raté.
De Palma réalise sa première incursion dans la science fiction, car il faut le dire, même si son genre de prédilection est le thriller, le monsieur est un peu touche à tout : le film de gangster, le fantastique-horreur et l'OVNI total avec Phantom of Paradise. Bon, pour faire court : Mission to Mars est raté. Mission to Mars a une gueule de téléfilm. Les acteurs nous congratulent d'un jeu fade et stéréotypé, aucun ne réussit à se hisser au dessus de cette lamentable soupe de fadeur, l'histoire ressemble à un épisode de série qui promet gros pour la suite tout en traînant en longueur sur un mystère à la noix pendant 1h40. Les moyens sont par contre beaucoup plus importants, ce qui donne de bons effets spéciaux en image de synthèse qui peuvent encore passer aujourd'hui si l'on n'est pas un fana de numérique. Bah, c'est déjà ça me dirais vous...sauf que leur utilisation consiste en la création de grands décors épique de space opéra (la planète Mars balayée par les vents, un énorme vaisseau qui sera le siège d'une idiote plaisanterie de De Palma qui s'amuse à re-filmer la scène de la centrifugeuse de 2001 : L'Odyssée de l'espace, rien que pour faire joujou avec sa caméra chérie...c'est à se taper la tête contre un mur...) qui se révèlent désespérément vide. Alors c'est que ces paysages fantastiques servent de cadre mémorable à huis clos renversant façon The Thing ? Non. Alors le film est avant tout contemplatif et on reste bouche bée devant une beauté plastique à toute épreuve qui enterre les défauts précédemment cités ? Non plus. Enfin, c'est en partie le seul intérêt de Mission to Mars : une photographie correcte et une caméra qui se promène gentiment. On entendra un peu la musique d'Ennio Morricone, qui assure une bonne ambiance. Pour le reste, tout s'articule sur du pur remplissage jusqu'au final en conclusion banale déjà vue des centaines de fois. C'est d'autant plus rageant qu'on sent un petit talent sous-jacent qui pointe le bout de son nez quelquefois, lors de la mort de Woodrow la tension se fait sentir à une moindre échelle (le rythme est trop lent pour être vraiment asphyxié). Seulement c'est mis à profit pour un pitch inutile, et exploité à des niveaux qui n'apportent rien à l'histoire.
Le principal défaut de "Mission to Mars" provient de son scénario, un peu léger, mais à part ça, la qualité est au rendez-vous et Brian De Palma démontre une fois de plus sa maestria. Si la science-fiction peut passer pour un genre inhabituel pour le cinéaste, il le filme à la manière d'un thriller et l'ambiance générale ne s'éloigne donc pas de ses films les plus connus. L'intrigue est vraiment intéressante, même si elle repose surtout sur des actions instantanées plutôt que sur la durée, c'est-à-dire que ce sont les moments de grande tension qui captivent vraiment le spectateur, plus que la mission des astronautes en elle-même, dont la conclusion est d'ailleurs un peu ridicule. Ainsi, les scènes dans l'espace, notamment celle du colmatage des brèches dans le vaisseau, sont particulièrement intenses et passionnantes, souvent composées de plans-séquences magistraux. L'ouverture du film consiste d'ailleurs en une série de plans-séquences qui, si elle est ici un peu vaine, donne tout de suite le ton. Enfin, l'esthétique, visiblement inspirée par "2001 : L'Odyssée de l'Espace", est vraiment réussie, donnant naissance à des plans visuellement étonnants, comme ces scènes de danse en apesanteur. En conclusion, on peut regretter que le scénario ne soit pas plus élaboré, en se concentrant davantage sur le suspense que sur la métaphysique didactique un peu pesante, par exemple, et que les personnages, bien qu'attachants, n'aient pas plus de profondeur, mais l'oeil de De Palma est constamment présent et ce regard un peu distant transmis par sa caméra virtuose prouve les facultés cinématographiques du réalisateur, parvenant sans cesse à transcender les plus banales scènes par sa maîtrise du langage cinématographique.
Film au scénario assez naif, lorgnant ostensiblement vers le ridicule dans sa partie finale, et pourtant assez sincère pour toucher et passer par dessus certains défauts d'écriture assez évidents. La mise en scène de De Palma n'est pas à son top, mais ce dernier insuffle assez de cinéma et de personnalité dans un matériau de base relativement faible pour relever son niveau de justesse. Un Gary Sinise insupportable, comme à son habitude, fait tache face à un casting de bon niveau.
Une daube immense pour un Brian De Palma qui ne fait plus de bons films depuis bien longtemps déja...Un film de science-fiction,une expédition sur Mars.Pourquoi pas?Mème si tout cela n'a rien d'original."Mission to Mars"en lui-mème est incroyablement raté.Alternant naiveté confondante et métaphysique ennuyeuse,il sombre corps et vaisseaux.Les rapports entre les personnages sont ridicules,et ne mettent pas en valeur des acteurs antipathiques dans l'ensemble.Et surtout,on ne voit que des images de synthèse.Le nec de l'informatique en 1999 a crée un vide spatial,un ET ou des molécules;mais cela relève du gadget plus que de l'intéret,les ficelles sont trop grosses.A éviter absolument.
Scenario risible, acteurs pas du tout inspirés, réalisation plate et baclée, et la musique de Ennio Morricone excessivement pathos ne fait que souligner l'abscence total d'émotion à l'image. C'est dire si ce film est un véritable échec. Comment certains peuvent-ils affirmer que l'on a frôlé le chef d'oeuvre avec ce nanard galactique? Et d'autres de théoriser sur le côté intellectuel et profond de ce film. Non mais on parle bien du même film là? Parce que intelligent et profond c'est exactement tout ce que n'est pas Mission to Mars.
Je me souviens encore de la sortie du cinéma (c'est dire). Un petit garçon demande à son père d'un ton dubitatif: "c'était bien comme film ?" en croisant le regard du père j'ai bien compris qu'il été du même avis que moi et :-).
Le pauvre Brian de Palma malgré tout son talent s’est planté en beauté. Qu’est-ce qui lui a pris de faire un film de SF ? visiblement il n’y connaît pas grand-chose. On aurait dû lui dire que depuis Clarke et Bradbury, le genre avait évolué. On dirait un film des années 70 avec son scénario vieillot et ses scènes en apesanteurs tirées tous droit du 2001 de Kubrick. C’est ma principale critique, cela sent le réchauffé et le scénario n’est pas terrible. Heureusement, Palma est un bon réalisateur et on arrive tant bien que mal à s’intéresser à cette aventure martienne mais franchement, c’est loin d’être inoubliable.
De Palma s'essouffle, sa virtuosité s'éreinte. Dans Mission to Mars, les pirouettes techniques ne suffisent plus (malgré deux ou trois scènes à détendre une corde de piano), et le spectateur se lasse du recyclage sans fin de tous ces vieux clichés spacio-homériques empruntés de-ci de-là à Kubrick ou Irving Pichel, les piliers du genre. De Palma épouse manifestement assez mal la science-fiction, et ne trouvant pas chaussure à son pied, ne peut que se contenter de ronger celles des autres...