Happy End
Note moyenne
2,4
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100 critiques spectateurs

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jeff21
jeff21

76 abonnés 296 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 octobre 2017
Le pessimisme déconcertant de Haneke fait agoniser d'ennuis le spectateur que je suis. Sa vision noire de la société et de la famille s'impose avec ce film où les acteurs pataugent dans ce scénario incertain. mais fallait il quitter la salle de cinéma avant la fin fut elle heureuse ? !
mhemo3
mhemo3

3 abonnés 9 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 juin 2017
Certainement pas le meilleur Haneke. Je me suis ennuyée, mais ennuyée.... Depuis que Dolan a utilisé le format carré tout le monde y va de ses images étriquées. Autant c'était une réussite avec lui, autant là....
Bref. C'est long, c'est lent. Une mention à la petite Fantine Harduin, qui n'a pas un personnage facile qu'elle interprète admirablement bien. Les autres acteurs sont tous bons d'ailleurs, il n'y a rien a leur reprocher. Mais je n'ai pas aimé ce film. Les commentaires n'engagent que moi, c'est vraiment mon resssenti perso.
Si vous aimez n'hésitez pas à m'expliquer pourquoi, je pense que je suis complètement passée à côté de ce film
DRI75
DRI75

18 abonnés 169 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 octobre 2017
Une Isabelle Huppert qui semble s’emmerder dans son rôle et un Jean-Louis Trintignant qui n’est plus dans le coup … et un Michael Haneke qui aimerait être encore vu et reconnu comme Daniel Defoe l’est avec « Robinson Crusoé » qu’il écrivit au 18ème siècle. Mais on est encore bien loin, encore trop loin du chef-d’œuvre… C’est plutôt du niveau de Facebook, vite fait, mal fait. Haneke s’agit, brasse du vent…
Ennuyeux, grotesque, stupide, sans aucune valeur.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 octobre 2017
C’est peu dire que j’avais détesté Amour. Mais il faudrait peut être que je le revois. Je ne partais donc pas très confiant pour ce Happy End (reparti bredouille de Cannes cette année). Mais une bande-annonce intrigante et un casting quatre étoiles ont eu raison de moi. Pour être honnête, j’y allais surtout pour en dire du mal. Et voilà, j’ai beaucoup aimé. En sortant de la salle, on se dit que le film est vide. Fascinant mais vide. Quelques moments dans la vie d’une famille bourgeoise de province où l’on ne comprends pas les motivations des personnages et où l’on éprouve aucune empathie pour eux. Mais le film fait son travail de sape après. Il est beaucoup plus profond qu’il n’y paraît. Il est même plein de questions et de propos essentiels sur la famille, l’amour, la vieillesse, la mort. C’est sec et froid, mais aussi émouvant et poignant, parfois dérangeant et sous un calme apparent, c’est bouillonnant, oscillant entre drame, humour et une certaine perversité latente. La mise en scène peut paraître empesée mais elle est à la limite de la virtuosité sans jamais en faire trop. Tout comme le scénario, parfaitement écrit, même si les dialogues peuvent paraître lourds. L’interprétation suit le mouvement. Elle peut sembler tout aussi guindée. Mais colle parfaitement à l’ensemble. On retrouve Trintignant et Huppert, père et fille tout comme dans Amour (dont ce film pourrait être une vraie suite), impeccables. Mathieu Kassovitz et Toby Jones sont également très biens alors que Franz Rogowski et la jeune Fantine Harduin sont de belles révélations. Contre toute attente, aussi plein que vide, ce nouveau Haneke m’a finalement fasciné. Puissant, perturbant et glaçant. Un grand moment.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 octobre 2017
Peut-on imaginer filmographie plus sinistre, plus glauque et, en fin de compte, plus insignifiante que celle de Michael Haneke ? Pour qui ce cinéaste prend-il les spectateurs ? Une scène du tout début de ce nouveau film me paraît symptomatique. On y voit, filmé sur un écran de smartphone, un cochon d’Inde, le film étant accompagné de commentaires écrits qui nous apprennent que son auteur a mélangé une bonne dose de médicaments dérobés à sa mère à la nourriture de l’animal. Résultat : celui-ci finit par se figer dans une raideur qui semble fatale. La suite de l’histoire nous apprend que ce n’est pas seulement aux animaux que l’auteur de la vidéo fait absorber des médicaments. Quoi qu’il en soit, cela révèle le projet que poursuit absurdement, de film en film, un cinéaste qui ne tourne pas pour son plaisir ni pour transmettre quoi que ce soit, mais plutôt pour tester les spectateurs qui ne sont, à ses yeux, pas davantage que des cobayes devant ingurgiter des doses de morbidité, d’inanité et de dépravation afin d’analyser leurs réactions !
Misérables spectateurs que nous sommes, que nous a donc concocté cette fois-ci le terrible docteur Haneke ? Rassurons-nous, son petit ballet de personnages frustrés n’a rien de ragoûtant et l’on aura tôt fait de n’y plus songer ! Que nous importe ces pantins aux instincts à la fois suicidaires et meurtriers dont l’un se complaît à échanger des propos salaces avec sa maîtresse sur Facebook et l’autre reconnaît qu’il a étouffé son épouse malade (comme dans le sinistre « Amour » de 2012) ! Tous ces personnages ne sont que vacuité, ils nous indiffèrent, ils ne sont que prétextes à essayer de sauver les apparences. La seule vraie tentative de donner un peu de caractère au film arrive tout à la fin, quand surgissent, au cours d’un repas de fête, quelques migrants qui semblent aussi incongrus qu’un chien dans un jeu de quilles. Or cette scène, comme par hasard, tourne court, Haneke ne sachant que faire de ces intrus ! C’est bien la preuve, si besoin est, que ce cinéaste n’a rien à nous dire, ses films n’ayant d’autre raison d’être que de lui permettre d’exorciser ses pitoyables démons ! 1/10
Guiciné
Guiciné

206 abonnés 1 338 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 octobre 2017
Un film d’une grande maîtrise, qui allie l’intelligence en mettant en valeur la profondeur des personnages, la mise en scène prend son temps et les silences sont importants et pourtant tout m’a semblé froid et dépourvu d’émotions. Une œuvre à part.
Dom Domi
Dom Domi

54 abonnés 360 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 septembre 2018
Un film fantastique à voir avec des yeux de détective.
Au début, tout semble obscur, puis, petit à petit, le puzzle se met en place et la mécanique déroule l'histoire pour nous donner les clefs de ce film extraordinaire.
Dans la suite des précédents films de Michael
Haneke, le thème du film que je laisse à chacun le soin de découvrir, continue à être exposé par un réalisateur formidablement intelligent et talentueux.
Une perle rare que ce film qui nous place dans cet espace particulier que certaines personnes ont eu
ou auront traversés avec des moments intenses.
Moments qui sont vécus par une jeune fille, une femme, un jeune homme et un vieillard...
Avec un point commun à ces 4 générations touchées, l'amour qui n'est pas donné ou refusé par ceux qui en ont la charge ou le rôle...
Mais j'en ai trop dit.
Un film d'anticipation fantastique qui donne aux films qui ont prétention à l'être, une image de garçons en culotte courte.
Quant au titre du film, il résume le talent et la sensibilité du réalisateur qui transpire de ce film, tout autant que celui des acteurs.
Fantastique, fabuleux, c'est trop ?
Non, là, c'est trop peu...
domi...
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2017
Une famille bourgeoise installée à Calais ignore les problèmes du monde actuel, trop concentrée sur ses soucis : une entreprise qui doit être gérée, une ex-femme dans le coma, un grand-père qui veut se suicider, un père qui vit une aventure sexuelle osée avec une maîtresse... Dans l'idée, c'est assez classique mais avec un cinéaste comme Michael Haneke aux commandes, c'est plus original : on se mange donc divers plans-séquences très longs qui ne montrent pas grand-chose, le regard est froid et toujours aussi misanthrope. Seulement voilà, on a connu Haneke plus acerbe. Ici, le cinéaste nous ressert un plat qu'il nous a déjà livré plusieurs fois. Sorte de best-of de ses films précédents (avec relations sexuelles perverses, envies de suicide, réflexion sur l'image), "Happy End" apparaît comme trop sage, presque trop guindé dans la filmographie du cinéaste. Si c'est long et parfois éprouvant, ce n'est pas mauvais pour autant. Le casting est évidemment impeccable et les thématiques sont intéressantes. "Happy End" semble cependant n'effleurer que la force de son sujet et verse dans quelques facilités venant parasiter un film que l'on aurait voulu plus irrévérencieux. Reste alors la justesse de la jeune Fantine Harduin et tout le charisme monstre de Jean-Louis Trintignant pour donner vie à quelques belles séquences dont une en particulier qui fait naître l'émotion et qui fait basculer le film vers quelque chose de tout à fait particulier jusqu'à la fin, assez réussie.
Claudine G
Claudine G

229 abonnés 518 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 octobre 2017
Au départ, un éboulement de chantier peut donner suite à un intérêt certain, on imagine très bien la colère des ouvriers, la responsabilité de la direction, voire un procès. Que nenni !! L'action de ce film qui vient d'images d'un portable d'une fillette de 13 ans, mal dans sa peau et qui se sent mal aimée, obligée de vivre chez son père, à la suite de la disparition de sa mère, va nous faire découvrir la suite. Des plans sans fin sur des visages vides d'expression, d'une longueur infinie, un scénario d'une banalité affligeante, les adjectifs me manquent pour combler le vide qui était en moi lors de la séance. Il n'y a qu'à la fin où un sursaut d'intérêt m'est apparu. Comment une actrice de renom comme I. Huppert a t-elle pu accepter de jouer dans ce film qui est, je suis désolée de cette expression, un pur navet ?
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 octobre 2017
Avouons que le film désorienté des les premières images, une volonté de casser le discours, de ne pas rendre cohérent ce que l'on voit. Puis peu à peu le puzzle se reconstitué. La force défilé tient entre ses deux personnages aux extrêmes de l'âge: le grand-père (Trintignant, superbe) et sa petite fille. Après tous les autres personnages ne sont pas aussi convaincants, certaines scènes sont "plaquées), mais Hanche à sa petite idée,,sur ce Happy End, et même si l'irruption finale des migrants au repas de fiançailles fait un peu" gauche Insoumise" bien pensante, la dernière image, happy end, est jubilatoire. Un Haneke mineur....mais tellement au dessus du marigot franchouillard et narcissique !
Jean-Philippe B.
Jean-Philippe B.

2 abonnés 17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 octobre 2017
Je vais au cinéma pour être surpris, pour me prendre des claques et voir ou ressentir qq chose que je n’ai jamais vu ou vécu avant. Ce film m’a fait tout ça et plus, une intrigue dérangeante très bien menée, le réalisateur dirige ses acteurs d’une main de maître, chaque détail est important, chaque son, chaque pause, chaque silence... Les acteurs sont incroyablement justes et surprenants... Du grand cinéma juste et inventif comme on aimerait en voir plus souvent...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 octobre 2017
Venant d’Haneke, un titre pareil ne peut qu’inspirer méfiance. De fait, Happy End est particulièrement sombre et grinçant ! Du premier au dernier plan qui montrent Eve, 13 ans, en train de filmer avec son smartphone. Elle filme d’abord, sa mère dans sa banalité quotidienne. Le commentaire joint est sans appel : elle ne l’aime pas. Du coup, maman finira comme son hamster. La cruauté de la fillette s’achève quand elle suit sans broncher son grand-père en fauteuil, qui a décidé de se laisser glisser vers la mort.
Entre ces deux scènes, Eve est recueillie par sa tante dans la grande maison du Nord. Anne qui a succédé au patriarche à la tête de l’entreprise familiale. A côté, un oncle semble très perturbé par l’enjeu. Quant à son papa, remarié mais pas rangé des femmes, il est tout sauf fiable. Les névroses familiales craquent sous le vernis des apparences. En observatrice impitoyable, Eve assiste aux dérèglements du monde des adultes et permet en même temps d’attribuer à chacun sa véritable place. Jolie scène de banquet de bourgeois de Calais ou s’invitent les migrants de la Jungle !
Dans ce sommet de cynisme, Haneke revisite quelques grands thèmes de sa filmo, des blessures de l’enfance à l’angoisse de fin de vie. Avec des références à La Pianiste, à Caché et à surtout à Amour où on retrouve à l’œuvre le même magnifique tandem Trintignant-Huppert. Là encore, zéro empathie entre les êtres, même si le jeu de massacre se déroule en territoire feutré. Happy End est un continuum. Et si la structure du film paraît assez complexe, comme désynchronisée, le puzzle de notre lassitude existentielle finit par se mettre en place avec une éblouissante clarté.
nadège P.
nadège P.

149 abonnés 538 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 octobre 2017
Je trouve que ce réalisateur fait toujours d'excellents films dramatiques.
Celui-ci c'est encore le cas.
Le scénario est solide, bien écrit et les acteurs sont parfaits.
C'est une histoire de famille avec tout ce que cela comporte : souffrance, égoîsme, faux semblants, mensonges...
J'ai été captivée et j'ai aimé.
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 octobre 2017
Happy End a été fraîchement accueilli à Cannes. Haneke ne peut tout de même pas remporter une Palme d'Or à chaque fois qu'il concourt. Le film a tout pour déplaire à ceux qui n'aiment pas habituellement son cinéma puisqu'il en est une sorte de condensé, un Best of ou Worst of, c'est selon les goûts. A la façon d'un rongeur, et derrières des images douces et calmes, Haneke instille son venin (son cynisme diront certains) dès le début de Happy End dans une radiographie sombre d'une famille de grands bourgeois de Calais. Ce sont soit des monstres, soit des désabusés voire des suicidaires (les trois, c'est possible aussi), de la plus jeune (Fantine Harduin, une révélation) au plus âgé (Trintignant, impeccable). Une belle galerie de perturbés que fidèle à son habitude le cinéaste autrichien dissèque froidement, cliniquement, en lâchant quelques ricanements sardoniques, de temps à autre. Un humour dont on chercherait vainement un qualificatif pour le caractériser, au-delà de noir. Ce portrait de groupe avec failles est vaguement déplaisant par le plaisir évident qui est pris par Haneke à traquer la part animale de chacun des humains qu'il met en scène. C'est un éternel recommencement pour un réalisateur qui se recycle en permanence même si certains n'y verront que redite. Dans ce grand bal de l'hypocrisie, l'habituée Isabelle Huppert excelle et le nouveau Mathieu Kassovitz semble comme un poisson dans l'eau trouble. La violence, longtemps souterraine, se montre davantage dans les dernières scènes, elle n'en reste pas moins comme tamisée comme par une sorte de politesse assassine. On peut ne pas aimer du tout mais il faut reconnaître au cinéaste une maîtrise absolue dans cette façon d'enfoncer un clou sans relâche jusqu'à la saturation (et la libération ?). Cruel, même avec anesthésie !
Gko
Gko

36 abonnés 64 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2017
Une comédie accablante pour notre plus grand plaisir. La communicabilité et le désespoir comme ressorts comiques. Des plans fixes subtils, des cadrages remarquables. Des plans séquences de haute volée, et une direction d'acteurs impec. Et même un petit coté nouvelle vague pour le travail du son. Moi qui ne suis pas un inconditionnel de Haneke, j'ai savouré ces déboires de personnages affligeants. Superbe.
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