900 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
100 critiques spectateurs
5
7 critiques
4
19 critiques
3
24 critiques
2
23 critiques
1
16 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
philippefleury
5 abonnés
111 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 2 septembre 2018
Qu'il, est dur de mourir ! La fin choisie par Trintignant de se laisser glisser dans la mer sur une rampe à bateau assis sur sa chaise roulante sous le regard (voire la complicité) de sa petite fille que la mort hante est très poétique. Film émouvant sur la condition des hommes et des familles où tout finit par se déliter à cause des égoïsmes individuels. La fluidité de la caméra est impressionnante. On a presque toujours la sensation viscérale d'être là.
Happy end nous emmene dans le nord chez une famille bourgeoise qui traverse quelques épisodes difficiles : Entre un grand père gâteux suicidaire, une fille en pré crise d'adolescence, un fils en crise post adolescence, un père (Kassovitz) un peu volage (mais tout en laissant plané le doute), une mère à l'hopital, seule la sœur (Isabelle Hubert) semble être la plus équilibrée de tous. Bref, un film assez noir où tous les malheurs s'accumulent et aucune sortie ne semble se dessiner, l'histoire n'ayant ni réellement début, ni de fin (plus qu'ambiguë). spoiler: On ne sait finalement si
1) le grand père réussit ou non son suicide (puisqu'on entend l'intervention de la famille)
2) Si c'est un bien ou non vu qu'il n' plus gout à la vie
3) L'attitude effrayante de la petite fille qui le pousse le plus naturellement du monde. A moins qu'elle aussi, ayant des tendances suicidaires, ait compris le désarroi de son Grand père
On assiste, impuissant donc, à ces différentes sinistres tranches de leur vie, sans que cela ne forme réellement une "histoire".
Dès l'intro lourde et malsaine, on sent bien que ça va être très spécial et la suite ne va pas décevoir, une grande bourgeoisie infâme et infecte, personnages monstrueux et tous assez abjects. Rien n'est bon là dedans, tout y es négatif, les gens, les situations, la famille, tout ! De la pure haine de l'humain made in Haneke, une sorte de sadisme qui semble le faire jouir. C'est lent et long, assez ennuyeux malgré que ce soit bien interprété.
Haneke finit sa carrière avec son film le plus “funny“, enfin à sa façon à lui.
Ça faisait un petit moment que je n'avais pas vu un de ses films et bien ses plans fixes ne m'avaient absolument pas manqué. Chaque plan est angoissant, on ne sait jamais si on va ressortir indemne de cette expérience. Il réussit à rendre un repas banal, un rendez-vous chez le coiffeur, un concert... en des événements terrifiants.
Ce côté angoissant tient aussi dans le jeu des acteurs, tous tiennent la corde.
Un film qui nous décrit tout cet amour que ne possède pas la bourgeoisie, des gens déconnectés à la société. La gamine est la seule de la famille qui est connectée au monde avec son smartphone. La seule à comprendre les enjeux de la société. La seule à ne pas être empoisonné par l'appât de l'argent. La seule à nous regarder. Une famille condamnée à vivre sous l'étiquette de la bourgeoisie
Le cinéma d'Haneke manque cruellement aujourd'hui.
Un film sans aucun intérêt. Haneke est arrivé au bout (pour ne pas dire au fond) de son processus de mise en scène qui n'a jamais été aussi vain et prétentieux.
Film passionnant, qui m'a rappelé 'Les opportunistes', de Paolo Virzi. Happy end, ou l'histoire de la faillite d'une famille bourgeoise de Calais, et à travers elle, de tout un pays finalement ... Tout s'écroule, les chantiers, les couples, les comptes en banque, la santé etc, non par hasard, mais parce que tout au long du film on comprend que la génération aux commandes, cinquantenaire (Huppert, Kassovitz), est tout simplement incapable de gérer aussi bien les familles que les entreprises. Aussi, une très émouvante complicité née entre le grand-père et la petite-fille. Le personnage de Pierre (Franz Rogowski) est également très intéressant, et fait figure de transition entre les deux groupes : il essaye de faire face et de s'adapter aux règles du jeu dictées par sa mère (Huppert), avant de lâcher la partie. A ce titre, la scène finale est juste parfaite, et condense en quelques minutes tous les enjeux dramatiques du film. A voir!
Quel ennui! Je veux bien croire que le style empirique, la froideur des plans, le temps qui s étiré en longueur pour rien servent à dénoncer , à refléter une société bourgeoise sans relief mais le trait est un peu grossier. Comme on s ennuie dans ce film! Aucun personnage n est attachant, pire on les hait! Particulièrement la jeune fille matricide.
Film complétement décousu, on a du mal à suivre... Par contre, la prestation de Jean Louis Trintignant est intéressante et courageuse, sinon film sans grand intérêt..