Derniers Avis : La Nuit a dévoré le monde - Page 2
La Nuit a dévoré le monde
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Dx M.
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3,0
Publiée le 4 février 2021
pas mal... un bon petit film de zombie original à Paris... un survival horror loin d un Walking Dead et autres qui a le mérite de pas en faire des tonnes... on suit ce personnage qui se réveille dans un Paris dévasté par des hordes de zombie et qui doit survivre avec les moyens du bord... il organise donc son quotidien dans un immeuble dans lequel il est le seul survivant... bref ce film est une bonne surprise mais il ne révolutionnera pas le genre...
L'idée de faire un film de zombies où il n'y pas de gros flingue et où le héros n'est pas ultra musclé et ne dégomme pas 852 zombies. Le problème de ce film c'est qu'il dure 1h30 mais semble durer le double. Il ne se passe absolument rien, les acteurs sont mauvais pour couronner le tout.
Un film de mort-vivant où le héros ne cherche pas à sauver le monde, où à se sauver lui-même... Enfin un film de "zombie" qui prône la réflexion selon moi. Que ce passerait-il si demain, si dans la nuit tout disparaissait pour vous, tout votre monde? Ce film est aussi bon techniquement pour sa photographie que pour le rôle principal porté avec sincérité. Il change fortement de ces films impersonnels où le héros manque de profondeur et d'émotions. Ce film c'est moins d'un heure trente où vous allez réfléchir à ce que vous feriez si demain vous perdiez tout, c'est un film poétique et léger, ne vous attendez pas à avoir peur avec des morts-vivants infâmes, ce n'est pas ce que vous trouverez en visionnant cet extrêmement bon métrage. Bon visionnage.
Un pitch classique : un Robinson Crusoé face à une invasion de zombies. Des questions classiques aussi : est-il le seul survivant ? Très vite le ton est donné avec des premiers indices hors-champ (spoiler: les cris lointains ), mais le parti pris du film n'est pas de faire sursauter à tout prix : les zombies n'apparaissent pas à un coin de mur, ils sont visibles, courent et ont de la force, mais le héros les attire, joue avec eux, leur parle... Bref, pas une opposition frontale entre eux et pas de tuerie de masse. Même si le film finit par user des ficelles un peu plus épaisses pour tenir son heure et demi et reprend quelques fois les mêmes chemins, il réussit à instiller régulièrement des ingrédients nouveaux nous maintenant pleinement investis. Le film a également le mérite de traiter de la folie du personnage de manière subtile plutôt que de lui faire pousser des cris incessants et de lui faire avoir des hallucinations morbides. "La nuit a dévoré le monde", parvient à renouveler le genre par son style plus que par son contenu, c'est certain, mais laisse l'agréable impression d'avoir assiste à un vrai morceau de cinéma, loin des simples joujoux spectaculaires et bankables.
Depuis quelques temps film d'horreur égal film de zombie. Tous les pays du monde a son film de zombie et là c'est catégorie film de zombie sans budget il fallait le faire on l'a fait c'est français , je crois qu'on est les rois de la catégorie sans budget l'erreur je pense c'est de l'avoir tourné dans une capitale avec un personnage qui n'a pas ou peu d'intérêt. Aucune surprise à attendre de ce film malheureusement.
La nuit a dévoré George et l'a recraché sans l'avoir digéré. Les quelques idées intéressantes du film (tentative de domestiquer le zombie, choix de la réclusion, danger d'aller vers l'autre...) sont reprises des différents films de zombies du mythique réalisateur. Bref, rien de neuf dans le cinéma français.
On peut crier au génie tant qu'on veut. On peut aimer la prise de risque made-in-France de faire un film de zombies alors le sujet est déjà pas mal exploité. Reste que c'est creux, très creux, on assiste à un parcours très linéaire d'un homme isolé dans un immeuble parisien qui se complait à être seul au monde, sans vouloir penser au lendemain. Et voilà, 1H30 de vide sans réelle progression, sans réelle réponse, avec un final sans réel fin. Anders Danielsen Lie est par moment attachant, il joue son rôle, mais on le sent lui aussi parfois un peu perdu, tout comme nous, devant ce manque cruel d'enjeux.
Si le film a un mérite, c'est celui d'avoir investi dans des effets spéciaux potables. Les rares films de genre Français sont souvent à la traine dans le domaine. Ici ce n'est pas le cas. La réalisation et l'interprétation sont correctes, au service d'un scénario minimaliste, quasi introspectif. Mais c'était le sujet : un héros solitaire bloqué dans son appartement par des hordes de zombies hostiles. L'adaptation du livre est plutôt bien pensée (à l'origine le héros était un auteur, ce qui aurait été plus compliqué à mettre en scène que le musicien du film), mais on y perd la majeure partie du nombrilisme et du mauvais esprit du roman. Ce qui est plutôt une bonne chose. Un zombie movie à Paris (la ville est d'ailleurs joliment filmée) qui n'est pas toujours passionnant mais qui vaut le coup d'oeil.
Je suis assez déçu de cette tentative de film de zombies intimiste. Bon je note que le film tient son concept de nous faire passer 1h30 avec un héros seul dans un appartement parisien, c'est déjà ça. Disons que le huis clos a un petit côté confinement tout à fait sympathique où on voit le type s'occuper, survivre, en faisant des choses bien moins extraordinaires que dans d'autres films du genre. En plus il n'est pas particulièrement doué, donc forcément ça ajoute encore un peu au côté réaliste du film.
Par contre je trouve le film extrêmement mou et mal foutu. Disons que toutes les scènes où il y aurait dû y avoir de la tension, où les zombies auraient dû faire peur, représenter une menace on voit toutes les limites de la mise en scène de Dominique Rocher. Si le côté mollasson colle bien avec la routine du héros, ces scènes là ne tranchent pas réellement et on sent que le réalisateur aurait dû être plus incisif...
Et surtout, il faut le dire, ces scènes puent le manque de budget à plein nez.
On peut le pardonner, mais l'absence de tension non... Disons qu'on ne ressent pas cette menace extérieure et forcément c'est préjudiciable au film.
Enfin, on peut noter quelques bonnes idées, notamment le fait qu'il ne se passe quasiment rien et tenir 1h30 de rien, il fallait quand même réussir à le faire... Il y a juste un passage avec Golshifteh Farahani qui vient rompre la monotonie de la vie du héros mais qui est quand même bien prévisible, mais vu que ça reste « cohérent » on peut pardonner...
En fait le souci du film c'est qu'il n'est pas marquant pour un sous, il ne propose pas grand chose qui soit totalement abouti, notamment formellement et donc c'est un film plus frustrant qu'autre chose où l'on voit le bon potentiel gâché par une exécution maladroite.
Bon et je dois dire que la toute fin du film je la trouve assez grossière, non pas parce qu'elle ne résout rien, mais plutôt parce qu'elle se déclenche un peu n'importe comment. Vu que le personnage de parle pas (vu qu'il est tout seul) on ne peut que deviner ses intentions et il y a des fois où je me demande juste ce qui lui passe par la tête.
En somme c'est un film moyen, avare en émotions, avare en cinéma, malgré son excellent concept... Encore une fois, ça ne suffit pas.
Pas terrible. L'histoire n'est pas très prenante, les scènes de solitude et de détresse n'en finissent pas de se répéter sans avoir vraiment de nécessité. Il y a cependant des passages intéressants mais pas assez pour m’empêcher de m'ennuyer. Dommage, l'idée du lieu était bonne...
Un film de zombie à la française, c'est déjà curieux. Quand celui-ci opte pour une approche très minimaliste afin d'évoquer les problèmes de communication, c'est encore plus curieux. Alors que dire sinon que le résultat, en dépit d'un petit manque d'originalité dans les péripéties, s'avère à la hauteur des attentes? Quasiment sans dialogues, sans exagérer sur l'action et en plongeant peu à peu dans la psychologie de son personnage central quasi unique, le film se montre presque hypnotique et d'un cachet franchement singulier dans cet exercice. Il n'est pas exempt de maladresses mais est quand même efficace.
Film de zombies et huit clos dans un hosmanien parisien, en ces temps de confinement, c'est le film à voir. Parce que, sous ses airs de premier film fragile, se cache une vraie idée du questionnement de la solitude face à l'apocalypse. Anders Danielsen Lie y campe un personnage qui, à force de ruminer du chaos qui l'entour, en référence à cette scène ou il amorce un jogging dans l'immeuble, tombe peu à peu dans une folie liée à son emprisonnement et son extrême isolement. Novateur dans le genre de l'horreur, le film est une réussite d'ambition dans le scénario. Il manque du budget pour valoriser le tout, mais l'idée de base est très pertinente.
Se retrouver seul, du jour au lendemain, dans une ville envahie par des zombies agressifs. Un pitch peu novateur qui sent le déjà-vu à plein nez. Sauf que cette fois le projet ne lorgne pas du côté spectaculaire badasse, comme l'avait voulu les réalisateurs de "La Horde" avec un résultat décevant. "La nuit a dévoré le monde" n'est pas non plus un film bricolé avec des bouts de ficelle. Même si le budget semble limité, le réalisateur tire brillamment parti des contraintes. Son scénario suit le cheminement d'un personnage seul en imaginant les contours d'une ville française, que nous connaissons bien, désertée. Que ferions-nous ? que fera-t-il ? Si la première partie de "Je suis une légende" et du film original "Le survivant" exploitait ces problématiques, l'idée suivante était avant tout d'axer sur le spectacle et les effets spéciaux. Ce que ne fait pas cette "Nuit a dévoré le monde". Un rien est un évènement, une rencontre est un espoir. L'espace et la solitude sont parfaitement utilisés pour créer l'angoisse. Et la folie qui guette le héros est rendu crédible par le talent de son interprète, déjà excellent dans le superbe "Oslo, 31 août". La mélancolie qu'il dégage correspond parfaitement au climat du film. Un climat surnaturel et étrange tout en restant familier. Idéal pour situer l'histoire. Le film est une véritable réussite.
Pas mal dans l'ensemble si on se réfère à 28 jours plus tard, zombie et seul au monde. Un film four tous mais interresant pour un film français apocalyptique assez minimaliste mais efficace. On entre aussi dans l'aire de Shining par moment. Un huit clos avec de l'humour et du drame, du suspens.
Un survival français en milieu zombiesque qui vaut le coup d’œil déjà rien que pour ça, mais également pour sa sobriété et sa poésie. Malheureusement on s'ennuie aussi pas mal devant...