Rares sont les films ayant su vraiment parler de l'école concrètement, des élèves, des professeurs, de la difficulté de ce métier d'enseignant souvent déconsidéré, mal payé, poussant au désespoir même les plus déterminés d'entre eux. « Primaire » en fait partie : situation familiale intenable d'un élève spoiler: (à ce titre, la scène avec la toujours excellente Laure Calamy en dit quand même beaucoup) , relations professionnelles parfois difficiles, approche différente de la vocation, inclusion d'enfants handicapés... Tous ces sujets sont abordés avec plus ou moins de profondeur, de cohérence, ayant peut-être tendance à noircir inutilement le trait ou au contraire, faire naître l'espoir au moment où l'on y croit plus. Mais pourquoi pas : la vie est faite de ces choses et il faut bien avoir quelques motifs de satisfaction pour se convaincre de ne pas tout laisser tomber. Dommage que la forme, presque semi-documentaire, manque clairement d'ampleur pour amener le film vers une plus grande puissance émotionnelle, le scénario ne pouvant, en définitive, s'empêcher de tomber dans une forme d'optimisme pas forcément représentative de la réalité, cette volonté de dédouaner presque entièrement spoiler: le comportement odieux du fils de l'héroïne m'ayant paru pour le moins étonnant, tout comme l'intégration de cette sous-intrigue amoureuse sans grand intérêt avec Vincent Elbaz . Reste une œuvre très honorable, intelligente et sincère dans sa démarche : une belle déclaration d'amour à la profession, joliment incarnée, notamment par une Sara Forestier aussi crédible qu'inattendue.
Une bonne surprise pour moi qui redécouvre Sara Forestier dans le rôle d'une institutrice. On a impression de retourner sur les bancs de l'école et dans ses coulisses. La primaire paraît loin mais les bêtises, le chahut et les railleries des camarades sont ici tous authentiques. Sachant qu'il n'est pas toujours facile de comprendre ce que vit chaque élève lorsqu'il rentre chez lui. L'histoire de la mère de Sacha et de l'argent de poche est tout bonnement incroyable !
Le film met bien en évidence les limites du métier d'enseignant. Elle prend à cœur son métier et elle voit qu'elle est seule contre tous. La violence des paroles de son fils la fait réagir davantage que les paroles de ses collègues. Qui a raison? Le juste milieu sans doute. C'est tout le problème de ce métier face aux parents désarmés.
Chronique autour d’une petite école primaire dans la région grenobloise. L’ambiance semble détendue, mais tout n’est pas facile pour Florence, enseignante trentenaire. Entre son divorce en cours, son enfant qu’elle a dans sa propre classe de CM2, une inspection à venir, et un nouveau venu qui semble délaissé par ses parents, les choses s’accumulent… Enième film sur le thème de l’éducation et la difficulté d’enseigner, « Primaire » n’apporte pas grand-chose de neuf, et souffre d’une construction un peu bancale. On a du mal à voir où le film veut aller, tant toutes les sous-intrigues finissent par rester secondaire. Néanmoins, il faut dire que les acteurs incarnant les enfants sont naturels et attachants. Mais surtout, le film est bien porté par Sara Forestier, dont le personnage est le dénominateur commun au cœur du récit. L’actrice livre une jolie prestation, sans elle l’ensemble serait clairement beaucoup plus fade.
La vie à l'école vue de l'intérieur. Une chronique séduisante et touchante qui fait un peu téléfilm, portée par l'interprétation vibrante de Sarah Forestier.
Si il en fait parfois trop, Primaire rend bien compte du fait que le métier d’enseignant peut être à la fois merveilleux et formateur mais aussi prenant et destructeur. Sara Forestier donne beaucoup d’énergie et transmet la passion dévorante de son personnage.
Un scénario formaté pour plaire à un grand et large public. Plusieurs angles, peut-être finalement trop nombreux : l'enseignement (ici primaire, avec les fondamentaux comme la lecture et l'écriture), les élèves en difficulté, la critique de la pédagogie officielle et imposée avec son verbiage et son système, la tenue de la classe, la violence physique et/ou verbale des enfants entre-eux, parfois sans limite. Des enseignants qui ont la foi ou sont désabusés. Ceux qui entendent rester dans le rôle qui est le leur. Etre professeure des écoles (puisque le propos est ici tenu au féminin) ce n'est pas être la mère de l'enfant, ni assistante sociale. Mais être professeure des écoles c'est aussi parfois avoir un gamin du même âge à la maison, à éduquer dans et hors du système. Pas facile quand le gamin en question est dans la classe de sa mère, qu'il habite avec elle (elle est séparée du père) dans un appartement de fonction au sein même de l'école et qu'ainsi toutes les frontières entres les différentes sphères ont tendance à s'effacer (spoiler: ce que l'enfant en question finira par mal vivre poussant l'héroïne à devoir se remettre en question) . A la différence d'autres films à succès sur l'enseignement, proches du reportage documentaire ou s'en revendiquant, les aspects militants ne sont ici qu'effleurés. Une immersion avec son lot de bons sentiments.
"Primaire" est à la limite du documentaire réaliste et Sara Forester incarne la maîtresse d'école perdue avec beaucoup d'intensité. Mais le film manque d'une trame claire, de fil conducteur pour pouvoir intéresser complètement et pour nous interroger. Le scénario ouvre plein de sujets sans vraiment en refermer un seul.
très jolie film, sara forestier joue très bien comme à son habitude. Le film semble très réaliste par contre les enfants ne jouent pas très bien ce qui est dommage .
pas le meilleur film dans le même genre j'ai vu mieux mais il reste bon dans l'ensemble avec un sujet très délicat à traiter mais bien fait. il est touchant et très réaliste, on peut tous à un moment donné du film se retrouvé à un moment de notre enfance vécu. "sarah forestier " joue superbement bien son rôle de femme dévouée forte et sensible à la fois de professeur d'une école primaire mettant en danger sa vie professionnelle et personnel en s'introduisant un peu trop dans le vie d'un ado en grande difficulté. voilà, il se laisse très bien voir une fois au moins.
Une belle surprise que ce film qui sur la papier n'avait pas grand chose pour lui : les péripéties d'une enseignante d'école primaire.
Une petite fille qui a réussit à dissimuler qu'elle ne sait toujours pas lire alors qu'elle est sur le point de quitter l'école maternelle, une autre avec un trouble psychologique qui a une assistante maternelle... et évidemment avec les parents d'élèves qui, bien qu'ils n'y connaissent rien au métier d'enseignant sont tous persuadés qu'ils peuvent lui apprendre comment elle devrait l'exercer.
A cela s'ajoutent les problèmes liés à sa vie privée et à son fils.
Une chronique dépeignant le quotidien d’une institutrice de primaire pleine de tendresse et aborde avec justesse les difficultés de l’enseignement. La caméra est toujours à hauteur d’enfant et le récit évoque avec une réelle habilité la tâche ardue qu’est d’apprentissage et ce grâce autant au naturel des enfants présents à l’écran qu’à l’énergie dont fait preuve Sara Forestier d’un naturel déconcertant dans la peau de cette enseignante passionnée par son métier mais dépassée.
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3,0
Publiée le 12 mai 2017
En plus de dresser le portrait d'une femme, Hélène Angel dresse celui d'une profession avec Florence qui est enseignante, mais qui a aussi le rôle d'une éducatrice et d'une assistante sociale. Cette mère de famille qui habite dans l'établissement voit l'école comme un espace de liberté alors que d'autres voient ça comme une prison surtout quand on y passe autant de temps... Le synopsis fait mention du petit Sacha, mais l'histoire est plus large et s'intéresse au quotidien de cette école et de toutes les petites histoires qu'il peut y avoir avec ces élèves très différents. Le film est plutôt réaliste et montre bien tous les aspects et difficultés du métier par contre, il manque des enjeux à cette histoire qui s'éparpille trop souvent, la faute à la réalisatrice qui veut traiter trop de choses et en fait également trop sur certaines scènes qui paraissent surjouées. C'est quand même des moments rares, car le film est naturel et dégage une vraie spontanéité notamment grâce aux enfants. Ça manque un peu d'émotion, mais le film est quand même pas mal grâce notamment à une superbe Sara Forestier.
Une réussite totale pour ce film superbement interprété et scénarisé. La mise en scène est vive et nous fait vivre intensément tous ces dialogues simple et juste qui font ressortir des émotions fortes. Bouleversant et impératif.
J'attendais impatiemment de voir Sara Forestier dans ce rôle de maîtresse d'école... et ben , bof bof.... Je m'attendais à plus d'intensité et plus d'émotion vu le sujet... Au final, ça ne décolle jamais vraiment ... Plusieurs sujets sont abordés mais pas suffisamment développés selon moi. Ce vaste sujet est abordé à travers cette prof et ses attentes, ses peurs, ses relations professionnelles et familiales ce qui n'est pas inintéressant. Mais finalement, ca ne décolle jamais vraiment ...d'où ma p'tite déception d'autant plus que j'ai trouvé Sarah forestier parfois moyennement convaincante dans ce rôle de prof... pas non plus à côté de la plaque mais c'est loin d'être sa meilleure performance. J'ai quand même passé un bon moment grâce à qq passages drôles et émouvants ....