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Un visiteur
3,5
Publiée le 3 novembre 2017
Paula, 31 ans, a l’air un peu paumée, mais sympa. Quand elle rentre à Paris après un séjour au Mexique, elle apprend que son jules la quitte et que sa mère ne veut plus la voir. La voilà donc sans domicile, sans job et sans le sou. Juste encombrée d’un gros matou sur les bras. Forcément les premières scènes de Jeune Femme ne sont pas gaies. Mais comme Paula assure qu’elle « sait s’adapter à tout », elle fait bonne figure et on la croit. Avant de se rendre à l’évidence : elle est coincée entre ses engagements et ses renoncements ! Elle va bien vendre de la lingerie féminine, puis échanger du baby-sitting contre une piaule, mais son caractère direct et son côté foutraque ne résistent pas dans la durée. Et puis son bagout finit par épuiser les plus patients… Bref, Paula est une fille « borderline », comme d’autres avant elle : Frances Ha, Geni de Tous veulent le meilleur pour elle, Agathe de Queen of Montreuil ou Anna de Baden Baden. Toutes apprenties de la vie, qui se prennent « vents et râteaux » et se relèvent en souriant. Velléitaires têtues, fragiles perdantes. Pour son premier film, Léonor Serraille a réalisé un joli portrait de femme, touchant et plein de charme. Un portrait tout en rupture de ton où l’humour sert à dédramatiser le désordre intérieur de son héroïne. « Je suis attachée à ces tempéraments à la fois forts et vulnérables, dit-elle, trahis par leurs qualités, sublimés par leurs failles ». Paula, c’est Laetitia Dosch, actrice expressive et sincère. Scénario bien balisé, dialogues dynamiques et mise en scène brillante. Bref, la jeune réalisatrice a réussi avec panache son coup d’essai.
Honnêtement je ne vois pas vraiment l'intérêt d'un tel film. C'est vraiment plat. Sans pour autant être creux. Mais c'est plat et le scénario (qui n'est d'ailleurs pas vraiment un scénario) monotone. On a une héroïne aux yeux verons (probablement la pour pimenter un peu le personnage) menteuse, folle, parfois attachante qui se révèle petit à petit sans pour autant nous paraître charismatique puisque l'on ne s'y attache pas. Et en tant que spectateur c'était un frein, puisque je me suis donc détaché de sa vie, sans être affecté émotionnellement par ce qui lui arrivait. C'est sûrement pour ça que je m'en foutais du film, en fait. J'en ai marre de ce genre de film sélectionné pour Cannes juste parce que c'est la vie d'une parisienne avec parfois des blancs et à d'autres moments quelques visages blasés en gros plan, on veut du neuf. Je ne comprends pas une telle note pour ce film. Je déconseille si vous voulez vous changer les esprits, vraiment !
" jeune femme " caméra d'or au dernier festival de cannes est une comédie sociale rafraîchissante. En effet nous y suivons le parcours chaotique d'une jeune femme qui vient d'arriver à paris le film décrit bien la violence urbaine, la précarité et la violence des relations sociales. Le film doit beaucoup à laetia dosch génialisme dans le rôle principale.
malgré une interprétation sans faille, je me suis ennuyé sévère! à aucun moment, je n'ai réussi à apprécier ou même avoir un peu d'empathie pour ce personnage de femme boulet qui fait n'importe quoi, se comporte mal envers tout le monde, y compris les inconnus. un peu d'humour aurait pu sauver le film de la lassitude, mais il en est complètement dépourvu. y'a quoi d'autre à l'affiche?
L’héroïne a l’avantage de ne pas se laisser abattre et sa capacité à se réinventer donne lieu à quelques sympathiques moments mais on se demande ce qui a bien pu valoir la Caméra d’or à un film aussi anecdotique.
Franchement, je ne comprends pas les critiques dithyrambiques à la sortie du film et la Caméra d'or à Cannes. Le personnage est assez mal aimable, voir horripilant, ce qui est sans doute voulu, très vite on se fout donc de ce qu'il peut bien lui arrivé. Un bel ennui. Pour l'avoir vu dans d'autres films, je trouve que Laetitia Dosch joue toujours un peu de la même façon le même genre de rôle. Reparti bredouille des César 2018, normal...
Film résolument moderne, on s’attache au personnage principal qui s’accroche à la vie et reprend sa liberté malgré les difficultés. Film très réaliste qui brosse différents portraits de personnages de notre société : le personnage principal, jeune femme pommée qui se bat pour rester en vie et trouver ses marques dans un environnement hostile, la jeune femme aisée qui élève seule sa fille, l’Africain, diplômé d’économie qui survit à Paris grâce à son job de vigile, l’intellectuel, égoïste qui use de son pouvoir et traite ses proches (sa femme) comme des objets... Le film fait pourtant place à un optimisme qui fait du bien.
j ' ai mis deux étoiles pour l ' interprète principale qui assume brillamment un rôle difficile , mais sinon quel pensum ! un personnage " particulier "que l ' on suit pendant tout le film dans ses incohérences et ses dérives , tout cela sans grand intérêt comme aurait pu le dire mon voisin qui ronflait gentiment !
Le très mauvais film français par excellence : laid (d'une laideur rare), hystérique (ça hurle ça pète ça crie ça pleure), très mal filmé, sans éclairage, des gros plans moches, sans aucun plaisir, sans aucune beauté, sans aucune joie... (l'affiche est trompeuse, il n'ya qu'elle de plaisante)
Jeune femme est l’histoire de Paula qui, larguée par son compagnon après 10 ans de vie commune, se retrouve dans Paris à devoir chercher un toit, un boulot, bref une vie sociale, sauf que Paula est une anticonformiste, voire une bipolaire apparemment et que cela ne sera pas facile pour elle. On suit donc le parcours de cette jeune femme interprétée par la formidable Laeticia Dosch, qui mériterait un César tant elle est naturelle, et qui porte à elle seule tout le film. C’est bien le portrait d’une attachiante (attachante mais parfois difficile à vivre) qui malgré les aléas dont elle est en partie responsable arrive à rebondir à sa manière. Bien que caméra d’or au festival de Cannes, premier film de la réalisatrice Léonor Seraille, je suis allé voir ce film sans trop connaître et m’attendre à ce que je pouvais y voir et ce fût une bonne surprise. Ce film sur le parcours d’une femme de 30 ans, livrée à elle-même, qui essaie de se faire une place comme elle peut par des mensonges, des histoires, des délires, est rempli d’humanité par ses rencontres. J’ai également apprécié dans ce film la façon de traiter certains sujets par la suggestion laissant une part d’interprétation. A la fin du film, j’aurai bien aimé savoir ce qu’elle devient tant je me suis attaché au personnage.
"Jeune femme" suit le parcours du combattant d'une femme fraîchement de retour du Mexique après 10 ans de vie en couple là-bas, qui se retrouve plaquée, à la rue, sans vraie attache, barrée dans sa tête agaçant la plupart des personnes qu'elle côtoie. Le film n'a pas vraiment de fil conducteur on ne comprend pas trop où l'auteur veut nous emmener et d'ailleurs on ne nous emmène nul part. ça se laisse regarder mais je ne comprends pas les notes excellentes comme bien souvent je dois être quelqu'un d'à part qui n'a pas les mêmes goûts que les gens qui notent ici.
Il y a d’abord et avant tout la confirmation Laétitita Dosch qui depuis « Keeper » hantait le cinéma français dans l’attente de ce premier grand rôle. La voici exaltante et révoltée en femme aventureuse dans un Paris qu’elle n’aime pas et qui la rejette à travers un passé qu’elle ne peut ranimer. Alors il lui faut réapprendre à vie et pour ce redémarrage, la caméra de Léonor Serraille lui sert de tuteur exemplaire. La réalisatrice, dans un premier film, la délivre ainsi de son surplus de raisonnable pour mieux la perdre là où elle entend aller Il faut savoir se perdre, nous dit-elle, savoir s’abandonner et abandonner son histoire pour mieux retrouver l’empreinte de ses pas. Ce n’est pas forcément facile à suivre, encore moins à vivre pour cette héroïne qui a malgré tout bien de la chance de s’être acoquinée avec une telle actrice. Laétitita Dosch, Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Un bon film, une femme fragile en situation vulnérable... avec une déficience intellectuelle ? Ou tout simplement une fille moderne ? En tout cas sa vie n’est pas toute rose et elle va avancer à sa manière.
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3,5
Publiée le 13 mars 2018
Pour son premier film, Léonor Serraille a fait un très beau cadeau à Laetitia Dosch avec ce superbe rôle qui lui permet de s'exprimer totalement. Le film repose entièrement sur les épaules de cette actrice qui est bluffante et qui a logiquement été nominée pour le César du Meilleur jeune espoir féminin. C'est l'histoire qui veut ça, mais elle a eu toutes les libertés nécessaires pour s'épanouir dans ce rôle et pour montrer tout son talent. Dans ce film, on suit la descente aux enfers de cette jeune femme qui semble dans un premier temps plus triste de la perte de son confort que celle de son petit-ami... Dans un style parfois proche de celui d'un documentaire, on assiste à quelques instants de vie sur Paula qui se reconstruit sous nos yeux grâce aux nombreuses rencontres qu'elle fait qui permettent également d'introduire des personnages secondaires pour la plupart attachants et bienveillants. Cette épopée un brin féministe sur l'émancipation d'une femme est dynamique et rafraîchissante à l'image Laetitia Dosch qui incarne merveilleusement bien cette jeune femme perdue, mais pleine de ressources. Bien que simple et sans surprise, ce film qui oscille entre drame et comédie est très agréable.
Une comédie mélancolique et fantasque qui dresse le portrait d’une héroïne insaisissable qui tente de se reconstruire suite à une rupture sentimentale. Malgré quelques défauts (normal pour un premier long métrage), un film atypique remarquablement mis en scène, illuminé par l’interprétation grandiose de Laëtitia Dosch, et récompensé par la Caméra d’or à Cannes en 2017.