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A la recherche du temps perdu et retrouvé
Vive la Movida !!! Ce film se déroule à Madrid, ville dans laquelle Manuela et Olmo, la trentaine, se retrouvent après 15 ans. Elle lui tend une lettre qu’il lui a écrit 15 ans auparavant lorsqu’ils étaient ados et vivaient leur premier amour. Le temps d’une nuit, dans les rues de leur ville, Manuela et Olmo se retrouvent comme ils se l’étaient promis dans leur tendre jeunesse.
Commençons par des références à la hauteur du film : Richard Linklater pour le travail autour d’une relation amoureuse sur le temps long type la trilogie des « Sunrise » ; et Maurice Pialat pour la manière dont il construit une fiction à partir de dialogues sortis de la banalité du quotidien et qui finissent par nous émouvoir par leurs pouvoirs d’identification forte.
Construit en trois parties, ce récit s’étire en trois actes sur trois périodes distinctes. Pour la première, à Noël, les deux trentenaires s’accordent un sursis dans leurs amours adolescentes. Dans la seconde, on y voit Olmo reprendre le cours de sa vie après cette nuit parenthèse de son adolescence et reprendre ses esprits. Dans la dernière, c’est un flash-back de 15 ans où le mystère de leurs correspondances est révélé et prend tout son sens. Avec beaucoup de délicatesse, Jonas Trueba ne brusque jamais ses personnages et le rythme ; certains s’y ennuieront d’autres, comme moi, se loveront dans cette histoire.
Cette histoire de reconquête montre au combien le premier amour nous poursuit, nous guide, nous impact et est parfois idéalisé. Ce film pose des questions intimes profondes comme « Qu’est ce qu’une première fois ? » ; « Son importance résiste-t-elle aux affres du temps ? » ; « Prévaut-elle vraiment sur les expériences futures, ne fait-elle pas l’objet d’une sacralisation qui s’effrite dès lors qu’on la regarde de plus près ? » ; et bien d’autres qui nous embarquent durant ces deux heures. Fan du sentiment mélancolique, ce film a été un bonheur de bout en bout car il a l’intelligence de ne jamais trancher entre ces deux personnages et surtout entre le recommencement ou la répétition d’un empêchement et sans nous laisser malgré tout sur notre fin. Que c’est délicat et d’une beauté désarmante ! C’est petit bijou espagnol tourné en 2016 et qui, mystère, aura dû attendre 2026 et des succès en France pour Truebas pour trouver un distributeur en France. Dire que le public français aurait pu passer au travers de ce magnifique film nous interrogeant sur notre rapport au temps.
Thierry Cheze : « La Reconquista se déploie alors en deux temps. D’abord la nuit qui suit cet échange où ils décident, dans une forme de parenthèse enchantée, de vivre l’avenir qu’ils s’étaient jurés de vivre et de vérifier si les occasions perdues peuvent se rattraper. Puis un flashback 15 plus tôt pour voir si la mélancolie du temps passé n’a pas enjolivé leurs souvenirs. Et comme dans la trilogie Before sunrise de Linklater, cette façon de disséquer le sentiment amoureux dans un geste où sensorialité et cérébralité ne font qu’un se révèle un pur délice. »
A voir absolument
TOUT-UN-CINEMA;
Vive la Movida !!! Ce film se déroule à Madrid, ville dans laquelle Manuela et Olmo, la trentaine, se retrouvent après 15 ans. Elle lui tend une lettre qu’il lui a écrit 15 ans auparavant lorsqu’ils étaient ados et vivaient leur premier amour. Le temps d’une nuit, dans les rues de leur ville, Manuela et Olmo se retrouvent comme ils se l’étaient promis dans leur tendre jeunesse.
Commençons par des références à la hauteur du film : Richard Linklater pour le travail autour d’une relation amoureuse sur le temps long type la trilogie des « Sunrise » ; et Maurice Pialat pour la manière dont il construit une fiction à partir de dialogues sortis de la banalité du quotidien et qui finissent par nous émouvoir par leurs pouvoirs d’identification forte.
Construit en trois parties, ce récit s’étire en trois actes sur trois périodes distinctes. Pour la première, à Noël, les deux trentenaires s’accordent un sursis dans leurs amours adolescentes. Dans la seconde, on y voit Olmo reprendre le cours de sa vie après cette nuit parenthèse de son adolescence et reprendre ses esprits. Dans la dernière, c’est un flash-back de 15 ans où le mystère de leurs correspondances est révélé et prend tout son sens. Avec beaucoup de délicatesse, Jonas Trueba ne brusque jamais ses personnages et le rythme ; certains s’y ennuieront d’autres, comme moi, se loveront dans cette histoire.
Cette histoire de reconquête montre au combien le premier amour nous poursuit, nous guide, nous impact et est parfois idéalisé. Ce film pose des questions intimes profondes comme « Qu’est ce qu’une première fois ? » ; « Son importance résiste-t-elle aux affres du temps ? » ; « Prévaut-elle vraiment sur les expériences futures, ne fait-elle pas l’objet d’une sacralisation qui s’effrite dès lors qu’on la regarde de plus près ? » ; et bien d’autres qui nous embarquent durant ces deux heures. Fan du sentiment mélancolique, ce film a été un bonheur de bout en bout car il a l’intelligence de ne jamais trancher entre ces deux personnages et surtout entre le recommencement ou la répétition d’un empêchement et sans nous laisser malgré tout sur notre fin. Que c’est délicat et d’une beauté désarmante ! C’est petit bijou espagnol tourné en 2016 et qui, mystère, aura dû attendre 2026 et des succès en France pour Truebas pour trouver un distributeur en France. Dire que le public français aurait pu passer au travers de ce magnifique film nous interrogeant sur notre rapport au temps.
Thierry Cheze : « La Reconquista se déploie alors en deux temps. D’abord la nuit qui suit cet échange où ils décident, dans une forme de parenthèse enchantée, de vivre l’avenir qu’ils s’étaient jurés de vivre et de vérifier si les occasions perdues peuvent se rattraper. Puis un flashback 15 plus tôt pour voir si la mélancolie du temps passé n’a pas enjolivé leurs souvenirs. Et comme dans la trilogie Before sunrise de Linklater, cette façon de disséquer le sentiment amoureux dans un geste où sensorialité et cérébralité ne font qu’un se révèle un pur délice. »
A voir absolument
TOUT-UN-CINEMA;
L'idée est bonne mais quel ennui !
Des plans fixes très longs, l'histoire n'avance pas...
Les personnages sont sympas et on aurait aimé qu'il pousse les personnages, qu'on apprenne à les connaitre, qu'on s'attache.. Il manque bcp de choses!
Des plans fixes très longs, l'histoire n'avance pas...
Les personnages sont sympas et on aurait aimé qu'il pousse les personnages, qu'on apprenne à les connaitre, qu'on s'attache.. Il manque bcp de choses!
Lors des films les plus ennuyeux de toute l’histoire du cinema. Il ne se passe absolument rien entre ces deux acteurs qui n’échangent que des banalités à éviter à tout prix 
Trop lent et immobile. La réalisation est soporifique, dommage car le sujet était pourtant intéressant.
Un film qui n’a pas grand chose à dire hormis son petit discours en boucle sur le temps perdu et l’amour retrouvé
Sur un argument très simple, les retrouvailles quinze ans après de deux amoureux adolescents, Jonas Trueba a réalisé un film sentimental délicat et subtil. Du moins dans deux premiers actes, séparés par une balade urbaine en moto en clin d’œil à Nanni Moretti. Dans l’un comme dans l’autre, il parvient à faire ressentir des sentiments complexes, grâce à d’excellents dialogues qui laissent entendre plus qu’ils ne disent réellement, et à des silences, des regards et des expressions. La proximité de la caméra, qui colle souvent aux personnages, est en adéquation avec celle du cinéaste. Le dernier acte n’est pas du même tonneau, la subtilité laissant place à un traitement plus convenu, frisant parfois la bluette. Il n’en demeure pas moins (la conclusion ramenant au premier acte) que l’on sort (du moins moi) de ce film avec ce sentiment de nostalgie que génèrent les questions que l’on se pose sur son propre passé et sur les autres directions qu’aurait pu prendre la vie.
Trop en longueur et chansons gavantes
Xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
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ce film est un bijou de sensibilité.
tout est parfait : l'histoire et la façon de la filmer, les de la jouer, la musique de la sublimer...
tout est parfait : l'histoire et la façon de la filmer, les de la jouer, la musique de la sublimer...
Tout commence par des retrouvailles. Ils se sont aimés au lycée quand ils avaient 15 ans et s’étaient jurés de s’aimer pour la vie. C’est une quinzaine d’années plus tard que Manuela et Olmo reprennent un verre à Madrid. Une folle soirée va faire remonter des souvenirs. Le film se compose en deux parties : la folle soirée, où le réalisateur fait trainer les séquences en longueurs. Et une seconde partie, celle des souvenirs où se retrouve dans le passé de l’adolescence. Là c’est sans grand intérêt. Jonas Trueba nous a habitué à plus original dans ses long métrages plus récents…
Bon,je devais être dans un mauvais jour...mon âme de midinette était aux abonnés absents et c'est rare ! J'aurais aimé être émue, je me suis plutôt ennuyée . Les acteurs sont beaux, font bien le job, mais que c'est long !
Quelle torture..tout est pauvre : les dialogues, les situations. Tout est creux, vide. Reste Francisco Carril, toujours génial. Sans lui l’ennui aurait été mortel !
D'une lenteur exaspérante trop long. je n'ai pu tenir jusqu'au bout !
aucun intérêt,séquences ennuyeuses, les dialogues creux et sans intérêt et le jeu des acteursindigent
les critiques de la presse dithyrambiques sont incompréhensibles.
aucun intérêt,séquences ennuyeuses, les dialogues creux et sans intérêt et le jeu des acteursindigent
les critiques de la presse dithyrambiques sont incompréhensibles.
LA RECONQUISTA - Jonás Trueba | ⭐ 7/10
Il y a dans La Reconquista une grâce indéniable : celle d’un film qui ausculte le premier amour avec une délicatesse rare, en faisant dialoguer passé et présent le temps d’une nuit. Jonás Trueba orchestre ces retrouvailles en deux mouvements : la déambulation nocturne de deux trentenaires qui se retrouvent, puis le flashback de leur relation amoureuse adolescente, pour interroger ce que le temps fait aux sentiments.
La mise en scène se révèle très précise : silences, hésitations, dialogues qui semblent improvisés mais qui sont en fait d'une précision redoutable. Le film capte la mélancolie sans la forcer, et l’actrice principale impose une vraie présence, à la fois fragile et déterminée. Mais pour que ce type de dispositif fonctionne pleinement, il faut que le duo sur les épaules duquel repose le film soit parfaitement casté. Or, l’acteur masculin, assez fade, peine à dégager la moindre densité émotionnelle. Le voir se contenter d'écouter, impassible, en grignotant des cacahuètes durant de longues scènes, finit par freiner toute identification ou frétillement émotionnel.
Aussi, l'on ne peut s’empêcher d’être régulièrement agacé par la manière ostentatoire dont Trueba impose son rythme. Cette lenteur, ces séquences étirées à l’extrême semblent parfois relever davantage d’une posture que d’une nécessité. Le concert auquel va assister le duo où deux chansons consécutives sont livrées dans leur intégralité, ou les plans interminables de ce groupe d'adolescents marchant dans un parc, filmés de face puis de dos en boucle, mettent la patience du spectateur à rude épreuve.
Pour la deuxième partie, l'on peut également déplorer que le réalisateur projette de manière peu réaliste des attitudes et des dialogues très adultes et peu crédibles pour une relation adolescente (quel ado dit à sa petite amie "j'aime t'entendre manger" ?).
Bref, si la Reconquista déroule une très jolie histoire, proposant une réflexion délicate sur le temps, le regret et la possibilité ou non de rallumer une flamme, de micro-détails viennent régulièrement faire sortir du récit et empêcher l'émotion et la mélancolie recherchées et attendues.
Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Il y a dans La Reconquista une grâce indéniable : celle d’un film qui ausculte le premier amour avec une délicatesse rare, en faisant dialoguer passé et présent le temps d’une nuit. Jonás Trueba orchestre ces retrouvailles en deux mouvements : la déambulation nocturne de deux trentenaires qui se retrouvent, puis le flashback de leur relation amoureuse adolescente, pour interroger ce que le temps fait aux sentiments.
La mise en scène se révèle très précise : silences, hésitations, dialogues qui semblent improvisés mais qui sont en fait d'une précision redoutable. Le film capte la mélancolie sans la forcer, et l’actrice principale impose une vraie présence, à la fois fragile et déterminée. Mais pour que ce type de dispositif fonctionne pleinement, il faut que le duo sur les épaules duquel repose le film soit parfaitement casté. Or, l’acteur masculin, assez fade, peine à dégager la moindre densité émotionnelle. Le voir se contenter d'écouter, impassible, en grignotant des cacahuètes durant de longues scènes, finit par freiner toute identification ou frétillement émotionnel.
Aussi, l'on ne peut s’empêcher d’être régulièrement agacé par la manière ostentatoire dont Trueba impose son rythme. Cette lenteur, ces séquences étirées à l’extrême semblent parfois relever davantage d’une posture que d’une nécessité. Le concert auquel va assister le duo où deux chansons consécutives sont livrées dans leur intégralité, ou les plans interminables de ce groupe d'adolescents marchant dans un parc, filmés de face puis de dos en boucle, mettent la patience du spectateur à rude épreuve.
Pour la deuxième partie, l'on peut également déplorer que le réalisateur projette de manière peu réaliste des attitudes et des dialogues très adultes et peu crédibles pour une relation adolescente (quel ado dit à sa petite amie "j'aime t'entendre manger" ?).
Bref, si la Reconquista déroule une très jolie histoire, proposant une réflexion délicate sur le temps, le regret et la possibilité ou non de rallumer une flamme, de micro-détails viennent régulièrement faire sortir du récit et empêcher l'émotion et la mélancolie recherchées et attendues.
Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Il y a dans "La reconquista", de Jonás Trueba, quelque chose de délicatement suspendu. Deux anciens amants se retrouvent dans les rues de Madrid, et la ville, baignée d’une lumière presque irréelle, devient le théâtre d’un amour qui a fleuri trop tôt, s’est défait, puis hésite à renaître. À partir d’un fil narratif ténu, le film dissèque les élans, les silences et les vertiges du sentiment amoureux avec une douceur mélancolique. Tout n’atteint pas la même intensité, mais cette errance sentimentale touche par sa sincérité fragile.
Manuela et Olmo se sont aimés quand ils étaient au collège, ils se retrouvent vingt ans plus tard.
Le temps passe et efface les mots écrits hier ou alors une simple lettre peut-elle réactiver une passion d’adolescents?
En trois longues séquences ce pensum exténuant et verbeux essaie de savoir si un premier amour est éternel.
Ce film espagnol a mis du temps à traverser la frontière mais ça ne m’aurait pas dérangé qu’il s’arrête dans les Pyrénées.
Le temps passe et efface les mots écrits hier ou alors une simple lettre peut-elle réactiver une passion d’adolescents?
En trois longues séquences ce pensum exténuant et verbeux essaie de savoir si un premier amour est éternel.
Ce film espagnol a mis du temps à traverser la frontière mais ça ne m’aurait pas dérangé qu’il s’arrête dans les Pyrénées.
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