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Patjob
43 abonnés
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3,5
Publiée le 22 février 2026
Sur un argument très simple, les retrouvailles quinze ans après de deux amoureux adolescents, Jonas Trueba a réalisé un film sentimental délicat et subtil. Du moins dans deux premiers actes, séparés par une balade urbaine en moto en clin d’œil à Nanni Moretti. Dans l’un comme dans l’autre, il parvient à faire ressentir des sentiments complexes, grâce à d’excellents dialogues qui laissent entendre plus qu’ils ne disent réellement, et à des silences, des regards et des expressions. La proximité de la caméra, qui colle souvent aux personnages, est en adéquation avec celle du cinéaste. Le dernier acte n’est pas du même tonneau, la subtilité laissant place à un traitement plus convenu, frisant parfois la bluette. Il n’en demeure pas moins (la conclusion ramenant au premier acte) que l’on sort (du moins moi) de ce film avec ce sentiment de nostalgie que génèrent les questions que l’on se pose sur son propre passé et sur les autres directions qu’aurait pu prendre la vie.
Tout commence par des retrouvailles. Ils se sont aimés au lycée quand ils avaient 15 ans et s’étaient jurés de s’aimer pour la vie. C’est une quinzaine d’années plus tard que Manuela et Olmo reprennent un verre à Madrid. Une folle soirée va faire remonter des souvenirs. Le film se compose en deux parties : la folle soirée, où le réalisateur fait trainer les séquences en longueurs. Et une seconde partie, celle des souvenirs où se retrouve dans le passé de l’adolescence. Là c’est sans grand intérêt. Jonas Trueba nous a habitué à plus original dans ses long métrages plus récents…
Bon,je devais être dans un mauvais jour...mon âme de midinette était aux abonnés absents et c'est rare ! J'aurais aimé être émue, je me suis plutôt ennuyée . Les acteurs sont beaux, font bien le job, mais que c'est long !
Quelle torture..tout est pauvre : les dialogues, les situations. Tout est creux, vide. Reste Francisco Carril, toujours génial. Sans lui l’ennui aurait été mortel !
D'une lenteur exaspérante trop long. je n'ai pu tenir jusqu'au bout ! aucun intérêt,séquences ennuyeuses, les dialogues creux et sans intérêt et le jeu des acteursindigent les critiques de la presse dithyrambiques sont incompréhensibles.
Il y a dans La Reconquista une grâce indéniable : celle d’un film qui ausculte le premier amour avec une délicatesse rare, en faisant dialoguer passé et présent le temps d’une nuit. Jonás Trueba orchestre ces retrouvailles en deux mouvements : la déambulation nocturne de deux trentenaires qui se retrouvent, puis le flashback de leur relation amoureuse adolescente, pour interroger ce que le temps fait aux sentiments.
La mise en scène se révèle très précise : silences, hésitations, dialogues qui semblent improvisés mais qui sont en fait d'une précision redoutable. Le film capte la mélancolie sans la forcer, et l’actrice principale impose une vraie présence, à la fois fragile et déterminée. Mais pour que ce type de dispositif fonctionne pleinement, il faut que le duo sur les épaules duquel repose le film soit parfaitement casté. Or, l’acteur masculin, assez fade, peine à dégager la moindre densité émotionnelle. Le voir se contenter d'écouter, impassible, en grignotant des cacahuètes durant de longues scènes, finit par freiner toute identification ou frétillement émotionnel.
Aussi, l'on ne peut s’empêcher d’être régulièrement agacé par la manière ostentatoire dont Trueba impose son rythme. Cette lenteur, ces séquences étirées à l’extrême semblent parfois relever davantage d’une posture que d’une nécessité. Le concert auquel va assister le duo où deux chansons consécutives sont livrées dans leur intégralité, ou les plans interminables de ce groupe d'adolescents marchant dans un parc, filmés de face puis de dos en boucle, mettent la patience du spectateur à rude épreuve.
Pour la deuxième partie, l'on peut également déplorer que le réalisateur projette de manière peu réaliste des attitudes et des dialogues très adultes et peu crédibles pour une relation adolescente (quel ado dit à sa petite amie "j'aime t'entendre manger" ?).
Bref, si la Reconquista déroule une très jolie histoire, proposant une réflexion délicate sur le temps, le regret et la possibilité ou non de rallumer une flamme, de micro-détails viennent régulièrement faire sortir du récit et empêcher l'émotion et la mélancolie recherchées et attendues.
Il y a dans "La reconquista", de Jonás Trueba, quelque chose de délicatement suspendu. Deux anciens amants se retrouvent dans les rues de Madrid, et la ville, baignée d’une lumière presque irréelle, devient le théâtre d’un amour qui a fleuri trop tôt, s’est défait, puis hésite à renaître. À partir d’un fil narratif ténu, le film dissèque les élans, les silences et les vertiges du sentiment amoureux avec une douceur mélancolique. Tout n’atteint pas la même intensité, mais cette errance sentimentale touche par sa sincérité fragile.
Manuela et Olmo se sont aimés quand ils étaient au collège, ils se retrouvent vingt ans plus tard. Le temps passe et efface les mots écrits hier ou alors une simple lettre peut-elle réactiver une passion d’adolescents? En trois longues séquences ce pensum exténuant et verbeux essaie de savoir si un premier amour est éternel. Ce film espagnol a mis du temps à traverser la frontière mais ça ne m’aurait pas dérangé qu’il s’arrête dans les Pyrénées.
Film en 3 parties, la 3ème donnant un sens à la 1ère (qui dégage beaucoup de sensualité et de séduction). Une très bonne interprétation, de beaux acteurs, un beau couple
Manuela et Olmo se sont passionnément aimés à quinze ans. La vie les a séparés. Ils se retrouvent avec nostalgie quinze ans plus tard.
Jonás Trueba est un réalisateur espagnol à l’aura grandissante. Il est devenu célèbre avec "Eva en août" et a confirmé son talent avec ses films suivants : "Qui à part nous" (pour ceux qui ont tenu pendant ses trois heures quarante), Venez voir et "Septembre sans attendre". Avant ces trois films-là, Jonas Trueba avait réalisé en 2016 "La reconquista" (avec ou sans majuscule ?) resté inédit en France. C’est le premier film tourné avec son actrice fétiche Itsaso Arana, devenue depuis sa compagne à la ville.
Son sujet est de ceux qui me touchent infiniment : la nostalgie des premières amours. Son pitch, son titre, sa première moitié semblent dérouler un scénario assez prévisible : Manuela et Olmo se retrouvent après une longue séparation, se remémorent leur ancienne relation et, alors que la nuit avance, se convainquent de l’erreur commise en se séparant. Mais le scénario n’emprunte pas cette voie (trop ?) attendue. Il en emprunte une autre au petit matin quand Olmo reprend son scooter, quitte Manuela et rentre chez lui où l’attend sa femme. C’est alors que s’ouvre la seconde moitié du film – que laissait augurer la moitié haute de l’affiche : un long flashback mettant en scène les deux tourtereaux quinze ans plus tôt.
Le tour que prend le film a certes l’avantage d’éviter l’écueil d’un scénario trop prévisible. Mais le résultat n’est pas meilleur que ce qu’on escomptait. Au contraire, le film est déséquilibré entre ses deux pieds, ses deux époques et ses quatre acteurs. Peut-être aurait-il été mieux construit si le montage avait opté pour des allers-retours. Le parti pris est particulièrement languissant, conduisant à une seconde moitié interminable où on se demande à chaque plan si ce sera le dernier, le film ayant très bien pu se finir sur le long plan séquence d’Olmo rentrant chez lui en scooter.
Décidément, Jonás Trueba n’est pas ma came. Je n’aurai aimé aucun de ses films alors que la critique quasi-unanime s’accorde à en dire le plus grand bien. Pour preuve : Le Monde consacre encore à "La reconquista" une pleine page et intronise Trueba en « héritier putatif de Rohmer ». Rien moins….
Très intéressante et touchante chronique sur la rencontre, 15 ans après, de deux amoureux adolescents de 15 ans. La seconde partie, flash-back sur les adolescents est en particulier très réussie. Le premier amour, maladroit, les lettres , les engagements pour la vie dont on rira plus tard. Quelques longueurs peut-être mais dans l’ensemble un excellent film.
Très beau film filmé sur deux périodes ou le réalisateur nous plonge au coeur d'une relation amoureuse en prenant son temps avec une compréhension des sentiments des deux protagonistes qui se construit par petite touches, accélérée parfois par le biais de la lecture de lettres échangées.
Le jeu d'acteur est parfait et la correspondance entre les acteurs adolescents et trentenaires est totalement réussie, surtout pour le personnage féminin très attachant.
Il y a une indéniable proximité avec des films d'Emmanuel Mouret même si ça semble traité ici de manière plus sobre avec des bavardages moins démonstratif. Le résultat est une pierre polie presque parfaite ou le réalisateur a pris le parti de prendre tout son temps pour construire son histoire, sans toutefois s'éparpiller
L'effet induit peut-être aussi parfois une certaine forme d'ennui tant le temps s'allonge parfois ce qui peut donner un sentiment mitigé. Aucun regret pour ma part, mais les amateurs de scénarios épais et de montages serrés pourraient avoir du mal à aller jusqu'au bout..
Et bien pour ceux qui ont aimé les anos nuevos, les memes acteurs, le même réalisateur, film sorti en Espagne il y a 10 ans, peu de rythme mais de beaux dialogues et une belle histoire