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Un visiteur
5,0
Publiée le 18 novembre 2018
Très bon film, haletant jusqu'au bout, grâce à l'excellente interprétation de tous les acteurs. Très bien filmé, sans artifice inutile. Je recommande vivement !
Wow. Excellents acteurs, scénario et musique. Un drame - action - survival qui nous touche. Ton juste et assez objectif de la catastrophe du Kursk. Très bon film.
Très très bon film qui retrace la tragédie arrivée à ce sous-marin Russe en 2000. Politique, moyens, secrets, mésinformations, tous ces cocktails sont parfaitement relatés et font qu'on ne peut sortir insensible de la salle après avoir vu ce film...
De Thomas Vinterberg (2018) . Le film relate le naufrage du sous-marin nucléaire russe K-141 Koursk, survenu en mer de Barents le 12 août 2000. La force du film est de nous plonger au coeur d'un évènement aussi incroyable qu'aberrant dans sa gestion par les autorités russes où les travers de l'ancienne URSS sont bien montrés. De plus la force du film tant dans la reconstitution des évènements tient àaussi à la description politique du moment. Très bien interprétté notamment par Matthias Schoenaerts vraiement habité par so rôle de sous-marinnier et aussi Léa Seydoux en épouse affligée par le doute, la peur et la colère contre les autorités.
Russe n'est pas anglais. En août 2000, un sous-marin russe, échoué au fond de la mer, fait l'objet d'une bataille diplomatique, technique et finalement politique au mépris de l'humain. Il y avait là matière à faire un excellent film d'action doublé d'une réflexion sur l'espèce humaine. L'objectif est partiellement atteint. La faute d'abord à un choix du réalisateur et du producteur de faire parler tous les russes...en anglais ! La crédibilité s'en trouve immédiatement affaiblie et de nombreuses confusions entre les différentes parties prenantes existent. Le spectateur ressent aussi un manque de moyens pour réaliser le film et les trucages et effets spéciaux sont médiocres. Reste un casting parfait, notamment Léa Seydoux, qui fait de son mieux pour sauver le tout.
Un film qui dénonce l’entêtement soviétique dans sa prise de décision de sauvetage d’un de leur sous-marin tout comme l’obsolescence de leur matériel militaire... Très émouvant, j’ai pu découvrir cette histoire hélas vraie que je ne connaissais pas. Des acteurs exceptionnels. Bonne surprise avec la présence de Colin Firth en commandant de la British Navy.. Il peut vraiment tout jouer !
Le titre du film m'a fait hésiter car on connaît par avance la fin tragique. Malgré le fil directeur qui ne pouvait être que l'histoire d'une longue agonie de pauvres marins russes, on s'attache au personnage principal jusqu'à pouvoir s'identifier à ce courageux marin. On finit par aimer ces soldats russes et n'avoir que du mépris pour l'état major de la marine ex soviétique. Un bon film au goût amer.
De facture classique, le film nous plonge dans les événements qui ont menés à la perte du Koursk et à l'échec du sauvetage de ses marins. Passé la désagréable sensation produite par un casting international parlant uniquement anglais pour jouer les Russes et des effets spéciaux pour les décors parfois très visibles, le film nous entraîne plutôt bien avec sa triple vison: dans le sous marin, avec les famille à terre et sur les navires de surface. c'est convaincant à défaut d'être exceptionnel, on retiendra une belle scène d'apnée et un final intéressant en oubliant quelques manques ou facilités.
J'ai beaucoup aimé ce film. Certains diront que le rythme est plutôt lent, mais je trouve au contraire que le tempo est bien maîtrisé. Entre les moments d'actions, les moments où l'on voit les politiques, les moments de doutes des marins... Je trouve que l'on passe plutôt subtilement d'une scène à l'autre. On comprend bien les enjeux de l'époque et comment un tel scénario a pu se produire. N'étant pas un expert de la guerre froide, cela m'a permis de mieux comprendre certains aspects géopolitiques. Après la séance, le film m'a même donné envie d'en savoir plus sur le sujet et je me suis documenté sur le Koursk et la politique de l'époque.
Juste petits reproches : dommage que le sujet Poutine n'est pas traité (même si c'est volontaire), et qu'il manque quelques détails tout bêtes : on sait qu'il fait froid mais la température de l'eau aurait pu apporter une dimension dramatique à la situation, le nombre de jours qu'ils sont restés enfermés etc...
Bref, j'ai quand même passé un bon moment, où les acteurs sont touchants et assez justes.
Film terrifiant et glaçant comme les profondeurs du naufrage..... Glaçant comme le sacrifice d’une poignée d’hommes face à une nation souveraine..... Glaçant comme l’est cet honneur et cette dignité aberrante face à l’échec.... On sort de ce film meurtri par tant de bassesses et d’arcanes gouvernementales,sous couvert de secrets d’état,secrets défense. C’est le parcours de ces pauvres marins prisonniers d’une politique autarcique que l’on a laissés dépérir dans ces profondeurs glacées. Bravos à la performance des acteurs... eux ,ont su rétablir leurs dignités
Grosse surprise! Moi qui allait voir ce film avec beaucoup de réticence, après avoir vu la bande annonce assez sombre et masculine, j'ai été agréablement absorbée de bout en bout. Une histoire surréaliste mais vraie, d'une équipe de marins qui survit à l'explosion de leur sous-marin au fond de la mer, mais qui peine à être sauvé pour des raisons d'argent et de politique. On partage la peine des héros marins et de la famille, les personnages sont attachants et on a envie de les suivre dans leur survie et leur combat. De plus, fin est juste géniale.
Limite chef-d'eouvre; ce film est très honorable car non seulement il rend hommage à ces hommes morts inutilement mais de surcroît il est particulièrement réussi : il est sobre, efficace, bouleversant. On vit vraiment cette histoire horrible, et moi qui suis claustrophobe............ Je me suis fais 'un peu' de mal. A voir au ciné.
Kursk suit le tragique destin de l’équipage du sous-marin russe éponyme, qui à la suite d’un accident de torpille nucléaire, échoue au fond de la mer de Barents dans l’Océan Arctique le 12 août 2000. 23 hommes réussirent à survivre aux explosions et se réfugièrent dans le dernier sas du submersible en attendant désespérément que les secours arrivent …
spoiler: Il y a 18 ans l'affaire du Koursk avait tenu en émoi le monde entier. Alors que 23 des 118 hommes d'équipages luttent pour survivre, les opérations de sauvetages russes échouent lamentablement et toute aide internationale est rejetée. 9 jours plus tard, la Russie accepte l'aide des Britanniques et des Norvégiens, mais il est finalement trop tard, il n'y a aucun survivants.
Réalisé par le danois Thomas Vinterberg (La Chasse 2012) et adapté de l’oeuvre de Robert Moore ; A Time to Die : The Untold Story of the Kursk Tragedy, le film dramatise cependant le récit en s’éloignant de certaines vérités. Le personnage incarné par Mathias Schoenaerts n’avait par exemple pas d’enfants. Le réalisateur a voulu dresser le portrait de chacun des marins du Koursk et des 71 enfants qu’ils ont laissés derrière eux en combinant plusieurs réalités.
Le casting est européen, Mathias Schoenaerts retrouve son réalisateur après Loin De La Foule Déchainée (2015), Colin Firth incarne un commodore de la Royal Navy, Max Von Sydow un colonel russe et Léa Seydoux la femme du héros. Cette dernière est peut-être la seule à sur-jouer dans certaines scènes dramatiques. Le reste des acteurs sont impliqués et à la hauteur bien qu’il soit déstabilisant au premier abord de retrouver Schoenaerts et Sydow doublés par d’autres professionnels que par eux-mêmes. Mais il n’y quasiment rien à reprocher sur la justesse de chacun.
A l’origine Vladimir Poutine devait apparaître dans quelques scènes du film mais son rôle ne fut au final jamais casté. Luc Besson (producteur du film), souhaitait recentrer l’action sur le naufrage et éviter la question politique. Lors de l’accident, le président Poutine venait de prendre ses fonctions et se reposait calmement dans sa demeure au bord de la Mer Noire. Son absence de réactivité avait alors suscité d’importantes critiques à travers le monde. A l’époque, les causes de l’accident étaient encore inconnues et plusieurs hypothèses furent évoquées ; explosion d’une torpille, collision avec un sous-marin étranger, explosion d’une mine marine de la seconde guerre mondiale. Toutes ces théories seront balayées après le renflouage du Koursk le 8 octobre 2001. Cependant, des controverses existent toujours … Pour cela je vous renvoie vers le documentaire de Jean-Michel Carré : Koursk, un sous-marin en eaux troubles.
Tourné essentiellement en Belgique, le tournage s’est également déroulé dans les bases militaires de Brest et de Cherbourg. Le sous-marin français Le Redoutable a également servi de décors pour quelques scènes intérieures.
Thomas Vinterberg s’aventure ici dans un film de commande mais va légèrement au-delà en s’appropriant l’histoire. Il insuffle aux spectateurs des scènes de tensions assez insoutenables notamment lorsque la caméra suit deux marins nageant dans les sas immergés pendant quelques minutes. Son film est aussi très informatif bien que quelques libertés aient été prises comme soulignées plus haut. Le début du récit est conventionnel et recherche l’empathie du spectateur mais d’une façon relativement humble et solennelle. Si le rythme assez lent de la première heure peine à nous emporter, tout s’accélère par la suite ; l’implication des délégations étrangères pour sauver le reste de l’équipage, les solutions envisagées, la détresse des familles par rapport à la non réactivité des officiels russes et enfin la survie et la démence des marins à bord du Koursk. Le film met aussi bien en évidence les raisons pour lesquelles la tragédie aurait pu être évitée et surtout la gestion accablante de cette catastrophe. Les Russes ont touché le fond dans tous les sens du terme …
Si Kursk présente quelques défauts de rythme et repose sur des formules académiques, il en ressort une histoire relativement poignante, sincère et sobre. Une catastrophe humaine à visée pédagogique espérons-le.