Corporate
Note moyenne
3,7
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226 critiques spectateurs

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carpdiem72
carpdiem72

14 abonnés 408 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2020
film fort qui dénonce ce qui ce passe malheureusement dans de nombreuses entreprises .
l 'histoire est bien faite , et on s'imprègne très vite de ce qui ce passe dans ce genre d'endroit .
Paul Roux
Paul Roux

13 abonnés 81 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 novembre 2017
« Les personnages sont fictifs, les méthodes de management sont réelles », nous avertit-on dès le début de «Corporate». Les méthodes utilisées au siège parisien d’une multinationale consistent à pousser des employés à démissionner. Ce qui présente l’avantage de réduire le personnel, mais à faible coup, l’entreprise n’ayant pas à payer les indemnités de licenciement, particulièrement lourdes en France.

Pour parvenir à « dégraisser » ainsi le personnel, les Ressources humaines recrutent ce qu’on appelle dans le métier une « killeuse», une experte du « management par la terreur ». Elle s’appelle Émilie Tesson-Hansen. Derrière ses beaux yeux gris, se cache une femme froide et implacable, capable de pousser à la démission les éléments jugés indésirables.

Mais l’un d’eux se montre particulièrement récalcitrant. Tant et si bien que l’affaire tourne mal, qu’une enquête est ouverte par l’inspection du travail et qu’un scandale menace d’éclabousser l’entreprise. Inquiète, la hiérarchie risque de se retourner contre son exécutrice des basses œuvres. Mais la « killeuse » n’est pas du genre à se laisser tuer, d’où une kyrielle de rebondissements.

C’est bien tourné et bien joué, notamment par Céline Sallette, impeccable dans son rôle de requin. Comme l’écrit «20 Minutes», c’est plus terrifiant que bien des films d’horreur. Certains ont cependant jugé «Corporate» peu vraisemblable, plutôt caricatural et un brin manichéen, reprochant à Nicolas Silhol d’avoir voulu faire du cinéma-choc au détriment d’une réalité, qui serait plus nuancée.

Je crois que ces critiques ne sont malheureusement pas fondées. Un dossier récent et très fouillé d’«Envoyé spécial» montrait plutôt que de grandes sociétés françaises excellent à réduire leur personnel sans licencier. Outre la méthode décrite dans ce long métrage, les entreprises montent systématiquement des dossiers disciplinaires pour congédier des employées sans avoir à débourser d’indemnités de licenciement. C’est proprement scandaleux !

«Corporate» s’inscrit brillamment dans une longue tradition de films qui, des «Temps modernes» à «La loi du marché» en passant par «Wall Street» et «In the Air», dénonce la déshumanisation du marché du travail et de la finance.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2017
Céline Sallette joue ici une responsable RH qui ne fait pas de sentiments avec son personnel jusqu'au jour où elle doit faire face au suicide d'un employé auquel elle n'est pas étrangère. C'est un film saisissant sur le monde de l'entreprise où chacun cherche à se dédouaner de ce drame dans une ambiance suffocante. Céline Sallette est parfaite (comme souvent) dans ce rôle de "killeuse" qui va prendre conscience au fil du film de la gravité de la situation et trouver une alliée inattendue avec cette inspectrice du travail. Un thriller psychologique dans l'ère du temps très convaincant.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2019
Film à la fois pertinent et percutant, Corporate frappe l’esprit en lui révélant une série de schémas à l’œuvre dans le monde de l’entreprise et, plus largement, dans notre rapport quotidien à la communication (avec les autres, avec nous-mêmes). Plus de productivité pour un résultat toujours plus important et qui, paradoxalement, ne satisfait jamais. Même le suicide devient objet protocolaire : on dresse une liste avec cellule de crise, annonce dans les médias, organisation des soutiens et gestion administrative. En creux, une dénonciation de ces applications qui encouragent la concurrence et sécrètent la dopamine (voir à ce titre la grandiose mini-série d’Arte, Dopamine). Les larmes dérangent. Comme la sueur d’ailleurs. Il faut tuer l’humain pour ne consacrer que le robotique. Car le propre d’un système conçu sur le mode d’une machine est d’aliéner celui qui s’y active, de lui ôter ce qui fait de lui un humain. Le monde de l’entreprise incarne, tel un microcosme, cette civilisation des machines dépeinte par Georges Bernanos, un monde qui défend le principe de primauté de l’action contre la liberté de penser. Mais un système machinal intériorisé, que viennent relancer ordinateur, portables et réseaux. Ainsi, les égarements d’Émilie surprennent son entourage et agacent son patron. Elle doit rester joignable. Elle doit répondre aux appels. À mesure qu’elle recouvre une partie de sa liberté et de son humanité, ses déplacements se font plus incertains, sa parole se libère. Portrait complexe d’une aliénée qui, en se libérant, se destine à s’enfermer dans des procédures douloureuses et dont elle ne sortira pas indemne. Mais élevée moralement. Corporate capte la tache, et se demande jusqu’où cette tache est prête à s’étendre. Une tache de sang curieusement aseptisée par la géométrie des espaces. La mise en scène refuse l’art et saisit la froideur architecturée et pauvre des locaux : de nombreux champs/contre-champs organisent les séquences de dialogues, preuve par le montage que le verbe ne peut déclencher que rivalités et suspicions. Cette esthétique du conflit et de l’automate figé dans une série de postures joue de son refus de toute esthétique artistique pour faire naître une forme. Les coups et les volte-face génèrent les étincelles d’une révolte balbutiante. Et la grande force de l’œuvre réside justement dans ce louvoiement perpétuel entre un sauvetage et la nécessité d’un naufrage. Il y a d’abord le refus affiché par le protagoniste principal d’endosser seul les responsabilités, à tel point que les dynamiques de révélation ne sont, en réalité, motivées que par un souci d’auto-préservation, d’individualisme triomphant. Moralité ? On ne sort jamais du système corporatiste. Du moins, on y reste attaché. Sauf si l’on réussit à renoncer à sa propre réussite, à tuer son orgueil, à avouer sa culpabilité. Alors, Corporate dépasse le simple constat en plaçant sa foi dans la parole libérée. Dans l’humain, en somme. Œuvre de constat et œuvre de combat, Corporate se vit comme un coup de poing balancé en pleine figure, brise les écrans qui nous tiennent si souvent à distance de la réalité contemporaine.
Mathieu B.
Mathieu B.

43 abonnés 832 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 octobre 2019
L'histoire intéressante d'Emilie Tesson-Hansen, une cadre des ressources humaines dans un groupe alimentaire, frappée de plein fouet par le suicide d'un salarié dont elle était en charge. On découvre au fil du film les méthodes de management contestables (et condamnables) utilisées par Emilie qui ne se doutait pas que cela pourrait pousser un salarié au suicide. Dans un premier temps, elle assume et continue en essayant de se convaincre qu'elle n'a fait que son travail. Sa direction met en place une cellule de communication de crise mais doit cependant faire face à une enquête de l'inspection du travail qui interroge tous les salariés individuellement, ce qui crée une ambiance très tendue. Emilie reste très "corporate" jusqu'à ce qu'elle prenne conscience qu'elle risque une peine de prison et que sa direction ne la couvrira pas, bien au contraire. Lambert Wilson incarne bien Stéphane Froncart, le directeur général de la société qui ne fait preuve d'aucune compassion et qui se désolidarise d'Emilie dès que la situation se complique. Quant à Céline Sallette, elle est bluffante dans la peau d'Emilie Tesson-Hansen, d'une froideur et d'un professionnalisme extraordinaires, elle est antipathique pendant la première partie du film, mais l'évolution de son personnage la rend de plus en plus attachante au fil des minutes. C'est bien réalisé, et le scénario est bien écrit, avec des dialogues souvent très succincts. On parle peu, et à vrai dire, moins on parle, mieux c'est. On sent la culture du secret, certaines choses ne peuvent être révélées et cette atmosphère pesante et nauséabonde est présente tout au long du film. La fin n'est pas inintéressante non plus. A vrai, dire, je me demandais bien comment tout cela allait se terminer. Et je n'ai pas été déçu !
Yves S
Yves S

18 abonnés 11 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 avril 2017
Thriller psychologique et polar social grinçant sur le monde de l’entreprise et les horribles DRH aux stratégies délétères et qui mènent des campagnes de réduction des effectifs par tous les moyens, y compris ceux de pression psychologiques sur les personnes. Un bon premier film

voir ma critique complète dans frenchtouch2
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 avril 2017
Voilà un film Français de qualité et qui plus est un très bon Thriller.
Brillant.
Ce film dépeint merveilleusement le monde actuel et plus précisément celui du travail.
Cette machine infernale composée de tant de perversité, de manipulations en tous genres, de machiavélisme et où l'individualisme règne en maître.
Qu'est ce que c'est dérangeant mais tellement réaliste.
Les acteurs que je ne connaissais pas -hormis le sublime Lambert Wilson - sont merveilleux et jouent d'une justesse incroyable, notamment l'inspectrice du travail.
Je trouve juste dommage que les médias n'ont pas assez parlé de ce film qui aurait trouvé et touché un plus large public.
Enfin, plus largement, ce film nous amène à nous poser des questions essentielles relatives à l'éthique et la morale dans le monde du travail...
Psah
Psah

12 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 avril 2017
Allez voir cette (remarquable, tenue, bien jouée) "leçon de management", ou l'art d'éliminer les salariés jugés pas assez compétitifs avec sourire et onctuosité (Ah ! la rhétorique savante et orwellienne de la technocratie ! Les "accompagnements" ... vers la sortie ! Et la main sur le coeur ... Réjouissez-vous, amis enseignants, c'est en train d'arriver aussi dans l'Education Nationale ... Gérer les "ressources humaines" (!), ça n'a pas de prix.)
Et continuez à me dire que nous ne vivons pas dans un société autoritaire (si je dis "fasciste", je vais encore me faire engueuler, par ceux qui croient que c'est une question d'uniforme et de façon de tendre le bras ...) : qui méprise l'Homme, le broie sans état d'âme (sans âme) quand ça arrange "l'élite".
Réquisitoire impeccable, après le "I, Daniel Blake" de Ken Loach, contre l'inhumanité (je dirais : l'inhumanisme) "libérale", qui tombe à pic en cette période d'élections : c'est vraiment ça, le modèle de société qui vous branche, que vous voulez proroger et aggraver ...?
Ykarpathakis157

6 193 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 novembre 2020
Vous avez affaire ici à un autre film déprimant sur le problème éternel du harcèlement et de la tension excessive dans les grandes entreprises. Le hachoir à viande, les abattoirs humains de l'ère moderne où les employés et les dirigeants sont considérés comme des animaux, du bétail et des biens consommables. Après La Loi du marché et Carole Matthieu et bien d'autres films depuis une dizaine d'années maintenant il y a Corporate. Si vous êtes vous-même dans une misère profonde à cause de votre travail et ou d'un manager ou au bord du tunnel mortel limitez-vous à sauter par la fenêtre de votre bureau du dixième étage. Ne regardez pas ce film exceptionnelle mais réaliste qui n'est pas pour tous les publics. Lambert Wilson n'a jamais été aussi formidable qu'en dirigeant méchant et impitoyable et Céline Salette est géniale en tant que responsable des ressources humaines. Corporate est un pur bijou...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 13 avril 2017
bon film qui fais vraiment reflechir sur le stresse au travaille et sur les pressions mise sur les salariés
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 avril 2017
Un film épatant -utile,  Indispensable,  dans la grande lignée du film de "dénonciation", où les US excellent (dénoncer le lobby du tabac, celui des armes, celui du gaz de schiste.....), mais dont la voie à été ouverte en France par Costa Gavras et Yves Boisset. Si le film de Nicolas Sihol est remarquable, c'est  qu'il a plus de subtilité en nous présentant une héroïne plutôt antipathique et dont le revirement final est loin de n'être motivé que par le désir de justice,
          Disons tout de suite que Céline Sallette est exceptionnelle. Il serait temps que l'actrice sorte du cocon des films d'auteur; en plus, elle est belle! Quel regard! Avec sa silhouette athlétique et ses épaules de déménageur, elle impose une beauté originale et authentique.
          Émilie, donc, est  DRH au sein d'une multinationale. Elle a été appelée à ce poste par un ancien prof, Stéphane, (Lambert Wilson très bien aussi), qui supputait ses talents de killeuse....... Le gentil mari anglais a suivi, il s'occupe du fiston...... Tout pour la brillante carrière de madame!
          Parfaite en tout, costume strict sur stillettos et chemisier impeccable (elle a toujours dans sa voiture un chemisier de rechange tout droit sorti du pressing et des lingettes déodorantes -exactement ce genre de petits détails qui font qu'une scène sonne juste!)
          Le groupe à besoin de dégraisser, de 10% environ, pas question que cela lui coûte quelque chose en indemnités de licenciement. Alors on pousse les gens choisis à se mettre en "mobilité" , et on leur propose des postes impossibles, sans hésiter à utiliser leur vie privée. X est responsable d'une mère malade? Il suffit de ne lui proposer que des destinations lointaines!  Il finira bien par s'en aller. Émilie est responsable du job, qu'elle exécute sans aucun état d'âme, juste le plaisir d'être indispensable à la boite et très bien payée pour cela.
          Jusqu'au jour ou un des placardisés se suicide en se jetant par une fenêtre, juste au milieu de la cour de ces merveilleux locaux modernes, designs..... Ca doit faire tache.... Choc parmi le personnel. Stéphane a, naturellement, les paroles hypocrites qui conviennent. Mais le comité d'entreprise, les délégués du personnel se mobilisent; commencent à dénoncer les méthodes de management; à l'Inspectrice du travail (Violaine Fumeau) toute prête à bouffer du patron, on parle. Et le piège se referme sur Émilie, c'est elle la responsable, ce sont ses méthodes qui sont en cause. Cette inspectrice du travail, assez vulgaire dans sa mise, Émilie l'accueille avec l'arrogance et le mépris de ceux qui ont de gros salaires envers les gagne-petits.....  Jusqu'à ce qu'elle se rende compte que tout le monde lui tourne le dos, que Stéphane l'a complètement lâchée et la charge (il ne s'est pas rendue compte qu'elle n'était pas capable de faire le job...),  même son meilleur ami (et amoureux transi, Stéphane De Groodt) lui fait comprendre que ce n'est plus possible. Et Émilie se dit: si je dois tomber, je ne tomberai pas toute seule!
          Tout ceci est criant de vérité. Tout sonne juste. Le personnage d'Emilie qui n'ouvre les yeux qu'à partir du moment où sa propre vie est remise en cause, c'est un personnage formidable parce que, lui aussi, il est totalement juste! C'aurait été tellement facile de faire croire que le retournement de la jeune femme est juste du à sa culpabilité -un mort sur la conscience, quand même.... Et on aime que le réalisateur n'ait pas cède à cette facilité la.
          Donc film passionnant, intelligent, on oserait dire: éducatif, à voir absolument!
JEANRENE43
JEANRENE43

11 abonnés 154 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mai 2017
Un excellent film pour illustrer le harcèlement moral. Derrière une communication humaniste, de solidarité, de cohésion, des méthodes strictement à l'opposé: l'art de faire admettre que le collaborateur doit démissionner pour éviter le licenciement...
pleasant
pleasant

9 abonnés 51 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 février 2018
Ce film part d'une excellente intention, celle de dénoncer certaines méthodes de management "modernes", notamment destinées à pousser vers la sortie des salariés dont on ne veut plus. Mais malheureusement le film est parsemé de situations et de dialogues peu crédibles... On entrevoit tout de même comment les "éléments de langages" peuvent être manipulés pour camouffler la violence infligée à certains salariés, mais l'ensemble reste bien médiocre. Le film percutant sur le harcèlement managérial au travail reste à faire.
Julien B.
Julien B.

9 abonnés 235 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juin 2018
Enfin un peu de cinéma français réaliste et non cu-cul, dans la lignée de "La loi du marché" ou "Violence des échanges en milieu tempéré".
Ce film illustre très bien l'idéologie qui s'impose actuellement dans le monde du travail, qui transforme l'exploitation en "risques psychosociaux", qui qualifie l'hypocrisie de "bien-être au travail" et autres horreurs issues du management à l'anglo-saxonne.
Dans tout ça les individus sont achetés par l'argent et les promesses de promotion ou sont rejetés cyniquement, quitte à en mourir. Mais du moment que l'image de l'entreprise est sauve... (qui a dit "Orange" ??).
Merci au réalisateur qui mériterait largement être imité.
amafu
amafu

10 abonnés 180 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2017
Un film intéressant, car sujet assez peu traité dans le cinéma français. On voit à quel point Emilie, l'héroïne, est prise entre les objectifs à atteindre pour être performante et conserver sa place (se débarrasser de certains salariés sans les licencier) et sa conscience qui était en sommeil, et qui se réveille lorsque le drame survient, quitte à perdre son poste. Ses hésitations, son sentiment de culpabilité ses révoltes sont fort bien montrées, et le rôle est très bien tenu par Céline Salette ainsi d'ailleurs que par tous les autres acteurs.
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