Un documentaire à la fois captivant, hallucinant et inconfortable. Il y a d'abord le portrait d'une juge d'instruction belge, personnage pour le moins singulier, dont la fantaisie décalée, l'humour noir, l'intérêt morbide ou la désinvolture face à "ses" affaires sont tour à tour hilarants et inquiétants. Il y a ensuite le tableau social qui se dessine au fil des entretiens dans le bureau de la juge : scènes cocasses, surréalistes ou horribles, qui posent la question du regard (celui des réalisateurs, le nôtre), de sa décence dans un contexte intime, fragile, où la misère humaine se conjugue parfois de façon troublante avec la bouffonnerie cabotine (autoprotectrice ? insensible ?) de la juge. Misère humaine dont on nous donne ici une représentation non diversifiée (uniquement des cas issus d'une population immigrée), qui pose aussi question...
C'est bien mais pas exceptionnel, on sait que ça existe et c'est terrible, je ne trouve rien de constructif à ce genre de film/émission de style fait divers. En plus que des cas où les personnes sont des étrangères genre les belges blancs de souche sont impeccables. Désagréable.
Est ce normal de se demander si on respecte un homme dont on montre le cadavre exhumé en le nommant ? Une femme en plein délire schizophrène qui a tué son fils ? Qui donne l'autorisation de telles impudeurs ? La vérité est que les avocats commis d'office n'ouvrent pas la bouche et ne défendent pas les droits de leur client. Les pauvres ne méritent donc même pas d'être respectés après leur mort. Une honte pour cette juge et ce documentaire.
Tout simplement exceptionnel !! On retrouve l'atmosphère très chère au documentaire Strip-tease, les scènes sont simples et pleine d'humour. Attention, âmes sensibles s'abstenir, il y a quelques images qui peuvent être choquantes; le personnage principal étant une juge, ce documentaire tourne autour des affaires qu'elle rencontre au quotidien, ce ne sont donc pas la rubrique des chiens écrasés dont il est question ici.
Si je devais décrire ce que c'est que d'être la dernière d'écho-nasse (réflexion du son répercuté dans un panier de pêche oblong), je choisirais le personnage de Ni juge, ni soumise. Ce reportage nous montre à quel point elle est bête, méchante, raciste, perverse, lubrique, despotique, bureaucrate, désagréable. C'est la parfaite personnification de la bassesse humaine. Un trésor pour les policiers racistes. Je trouve scandaleux qu'on mette en scène une abjection pareille. J'espère vivement que cela se retournera contre elle. À vomir.
« Ni juge, ni soumisse » suit la juge d'instruction Anne Gruwez que ce soit lors les auditions, quand elle se déplacé sur les lieux d'un crime à bord de sa veille 2CV ou quand elle essaye de résoudre un double meurtre vieux de 20 ans. « Ce n'est pas du cinéma, c'est pire » dit la bande annonce. Tous est vrai mais on n'a pas l'impression de voir un documentaire, ni un film « classique » d’ailleurs. Il en ressort une sorte d'ovin comme seul les Belges ont le secret. Dans la ligné de « strip tease », Jean Libon et Yves Hinant posent leurs caméras pour capter des scènes surréalistes, parfois tragique, mais souvent très drôle, Toutefois quelques longueurs, le défilé des « clients », comme elle les appeles dans le bureau de la juge durant plus 1H30 est répétitif
La plongée dans une autre réalité , une autre dimension de notre société. Des acteurs de la vie juridique emprunts de compassion et de bienveillance face à des événements dignes des pires séries policières. Humour, ironie et vertiges de l'horreur alternent dans ce documentaire que je recommande vigoureusement
Surréalisme...ce film n'aurait sûrement pu être réalisé que dans un nombre très restreint de pays de par le monde ! Ainsi, le spectateur est à la fois voyeur, observateur et même réalisateur , le scénario étant laissé à son imagination... On est plongé sans ménagement dans la réalité de tous les jours d'une juge et de ses enquêteurs et, si l'on rit, c'est d'un rire nerveux. La juge-vedette n'a pas non-plus été épargnée par la vie, ce qui ne l'empêche pas de l'envisager finalement avec philosophie. Sa "garde-robe" quasi infinie de boucles d'oreille semble apporter une petite touche de dérision parfois bien nécessaire, sans parler de son ombrelle rose qui l'abrite pendant une exhumation ou encore de son rat domestique. Quand elle est en voiture, elle semble aussi goûter au doux plaisir de la transgression des règles en ne bouclant jamais sa ceinture et en utilisant le gyrophare bleu à tout propos. Les "clients" de la justice inspirent le plus souvent la compassion, si ce n'est l' effarement dans la séquence finale! Je suis fier d'être citoyen du pays du surréalisme, en dépit du capharnaum qui règne dans les archives du palais de justice. C'est cela aussi le surréalisme à la belge !
Un vrai bonheur ! On retrouve l'esprit de "Strip-tease" qu'on aimait tant (si si on l'aimait je vous assure) les mêmes rires et malaises quand on voit de quoi on rigole et à quel point tout cela va loin ! On suit une juge dans une cold case ainsi que dans plusieurs entretiens avec des ex ou futurs prisonniers et c'est un délice. Son humour un peu noir et sa personnalité sont un vrai plaisir à voir. Ce film est vraiment excellent et je le conseille évidemment surtout à ceux qui aimait l'emission.
Strip Tease (l'émission culte) transposée au cinéma, la juge est crainte de vérité et de sincérité même si ces répliques peuvent choquer. PLV : plongée dans le vrai monde
un juge au quotidien qui reçoit des protagonistes pas toujours clean. chacun défend son point de vue et sa façon de faire. je ne trouve pas la juge cynique bien au contraire elle est souvent charitable. après il est vrai que la large représentation des accusés est étrangère.
film à éviter absolument. Très décevant. La juge est particulièrement irrespectueuse à l'égard des personnes qui se retrouvent dans son cabinet (que ce soit les avocats ou les justiciables). Les passages choisis sont manifestement caricaturaux et remplis de clichés et de préjugés (notamment à l'égard des autres cultures). Je suis fort surprise que les personnes filmées aient donné leur consentement au vu de la manière dont on se moque d'elles. Le danger de ce film est de laisser croire qu'il s'agisse de la réalité .
Divinement, extraordinairement, drôlement, terriblement horrible... Cette juge durant tout ce documentaire est à la fois pétrie d'humour, pince sans rire, impitoyable mais aussi emplie de compassion et de bonté. Nous sommes restés tenu "en haleine" tout du long, avec de réguliers éclats de rire même dans le presque pire, enfin pas pour le final qui lui reste parmi le pire du pire! A voir et.... à revoir.
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4,0
Publiée le 24 avril 2020
Souvenez vous de cette musique de gènèrique (le gènial Combo belge) et de de cette èmission culte diffusèe sur France 3 au dèbut des 90's où l'on y dècouvrait des personnages hors du commun. "Strip-tease" marque son grand retour...mais au cinèma avec un formidable film documentaire qui reprend tous les codes de l'èmission en y suivant une vraie juge d'instruction bruxelloise! Avec Anne Gruwez, la rèalitè est plus forte que la fiction! Et son discours, pas politiquement correct, expliquant à des dètenus (qui jouent la prison ou la privation de libertè immèdiate) ses quatre vèritès! Avec elle tout peut arriver et absolument rien ne la dèsarçonne! Une juge hors norme qui roule en 2 CV pour se rendre au bureau en ècoutant du Vladimir Cosma! Jean Libon et Yves Hinant ont su exploiter à l'ècran le naturel comique et sèrieux de Gruwez malgrè la complexitè et la diversitè des sujets abordès! Cèsar du meilleur film documentaire et ce n'est que justice tant "Ni juge, ni soumise" va de surprise en surprise spoiler: avec par exemple cette exhumation complètement surrèaliste ...