Detroit
Note moyenne
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370 critiques spectateurs

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54 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 octobre 2017
Ce film est capable de tromper les attentes d’un spectateur entré dans la salle avec méfiance après avoir survolé les critiques. Non, ce n’est pas un chef d’œuvre mais on finit par s’installer dans le récit après avoir été pas mal malmené. Le rythme enlevé des scènes est maîtrisé par un schéma enchainant trois situations dont les perspectives varient. L’exposition montre la naissance d’une émeute urbaine, de l’étincelle à l’anomie : le cadre est large, les images fluides, juste ce qu’il faut pour ne pas s’endormir. Le drame se coagule ensuite dans l’espace clos d’un motel : tout devient lourd, dur, inutilement insupportable : envie de partir. Enfin, enquête et procès, retour aux fondamentaux de la démocratie américaine qui accouche cyniquement d’une injustice. On comprend pourquoi Larry Cleveland souhaite désormais vivre à bonne distance des lieux fréquentés par la police. La démonstration est convaincante et même si ce film dirigé par une femme blanche attribue peut-être trop de place à des good cops blancs pour contrebalancer l’action des mauvais (à Detroit en 1967, il faudrait voir cela de plus près…) peu importe le dosage noir – blanc dans la répartition des responsabilités. On a bien fait de rester jusqu’à la fin.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 janvier 2018
Indéniablement, K. Bigelow a de nouveau frappé très fort avec ce film. Loin de prôné la réconciliation béate ou de se borner à faire un film purement communautariste, elle ausculte les événements avec véhémence, nous immerge au coeur de ce drame avec une puissance cinématographique peu commune avant de nous assommer à travers un dernier acte qui cristallise toutes les tensions actuelles. En dépit des attaques concernant sa légitimité de femme blanche s'attaquant à un sujet qui ne devrait être l'apanage que des artistes afro-américains (le messager est plus important que le message chez les tenants de la bien-pensance), on oublie que Bigelow est une cinéastes incroyables, l'une des plus douées de l'industrie, tout sexe confondus. Du coup, la claque est immense, la mise en scène est viscérale, le propos est maîtrisé, parfois nuancé par quelques plans, les acteurs sont incroyables, le montage est sidérant, bref, c'est un grand film, tout simplement. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 octobre 2018
Un film intense et stressant, une plongée dans la haine raciale des années 60 sur fond de motown, de droits civiques et de guerre du Vietnam. Le film parvient à merveille à faire ressentir l'état d'esprit de l'époque dans toute sa complexité. Les acteurs sont formidables. Un grand film.
titicaca120

432 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2017
les émeutes de Détroit en 1967 résumées en un huis clos glaçant
dans un motel de la ville où trois policiers blancs font naitre un climat
de terreur absolue pour faire avouer la possession d'une arme factice
par un membre de la communauté noire.
fascinant et angoissant.
ned123
ned123

209 abonnés 1 762 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mars 2018
J'ai vu un film... qui prend le soin de nous placer dans la peau d'un Noir pendant les émeutes de Détroit en 1967, en revenant en détail sur un fait divers qui incrimine la police dans une prise d'otage et des exactions contre des hommes noirs qui fera 3 victimes. La réalisation est nerveuse, mais peut-il en être autrement avec Kathryn Bigelow qui maîtrise parfaitement son sujet, en tenant en haleine les spectateurs, et en les emmenant dans une tension énorme. Le casting est également très juste avec des rôles titres pour John Boyega et Will Poulter (qui lui, est un monument de cruauté et de violence). Le fait de voir ce film dans la peau d'un noir est aussi une forme de changement de perspective, car d'un coup, on peut aussi comprendre que la violence subie engendre une violence en retour... C'est une nuit d'horreur que nous traversons sans en sortir indemne. C'est aussi un effet miroir de notre société d'aujourd'hui, de plus en plus violente, de manière quasi-paroxysmique, avec en plus une forme d'hypocrisie sur la manière dont la justice est rendue... J'ai été emporté par le torrent de violence en espérant que le bon sens reprendrait ses droits... Eh bien, la réalité est bien plus terrible...
greg270582
greg270582

25 abonnés 41 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2017
Ce film montre les tensions raciales et les dérives de celles ci quand des événements exceptionnelles ont a lieu à l extérieur. Ce film nous prouve que les Etats Unis ont un vrai problème avec le racisme avec une armée complaisante et une justice clémente. Le film cherche plus à attiser les haines qu à véritablement les appaiser
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 décembre 2017
Le débat est ouvert, le sujet est fermé. La parole est ouverte, les yeux sont fermés. L’oppression, c’est un signe avant-gardiste d’agression, de persécution et de domination. La paix est un fardeau qui, comme le bien et le mal, est une question de point de vue. Kathryn Bigelow a la furieuse réputation d’aborder le genre de thème qui porte à réflexion, mais qui remet également en question l’essence même de l’humanité à travers la haine et la brutalité qu’il génère. Elle s’est tournée vers une Amérique en quête d’expansion dans « Démineurs ». Et dans le cas de « Zero Dark Thirty », la vengeance intervient en première ligne. Le point culminant de ses récentes œuvres reste la notion de justice. Elémentaire, impartiale, passive ? Il y a tant d’adjectifs qui peuvent définir ce pilier si instable et si imprévisible, venant d’une société où le système de justice et de respect est compromis.

Nul besoin de revenir sur les grandes lignes de l’Histoire, mais un bref historique s’impose. Depuis l’esclavage des noirs, la condition du peuple défavorisé devient l’objet de nombreux débats. La Guerre de Sécession est un reste un patrimoine culturel qui a encore de l’impact sur l’ouverture d’esprit d’aujourd’hui. Malgré cela, le drame présenté se déroule au nord, là où la plupart fuyait la ségrégation. Les conditions économiques les rattrapent alors, mais l’urbanisation également. Leur regroupement leur a permis d’installer un micro système afin de préserver une culture solidaire. Et au-delà de cette surface, on y trouve de la peur. Cette sensation induit ainsi la révolte qui s’ensuit.

Une fois la trame principale initiée, Bigelow consacre toute sa narration dans les faits et perd un point de vue intellectuel, essentiel à la sensibilisation. La morale à elle seule ne convainc pas suffisamment pour porter un discours blanc au sommet du plan sociétal. On omet d’évoque l’activisme noir avant le soulèvement de Detroit. Ce sont des détails d’une grande importance, alors que l’on contextualise la situation uniquement par le biais d’images d’archive. La terreur est à l’écran, mais elle reste superficielle face à la réalité des choses. Ce qui s’est passé à l’Algiers Motel n’est qu’un exemple méconnu, où le doute persiste sur les circonstances dramatiques qui en résultent. Tout l’art est de rendre compte de ce rapport malaisant à la violence, très bien maîtrisé par Bigelow. Nous faisons face à un cas de racisme primaire, vulgaire et choquant. Il se pourrait que les blancs d’aujourd’hui ne soient pas prêts à affronter une réalité qui passe aux oubliettes. Le fait d’avoir déterrer tout cela est une forme de provocation médiatique, succédant à celle exercée Martin Luther King.

Le cas de force de l’ordre abusant de leur pouvoir pour répandre la terreur n’est qu’un cas isolé dans ce récit peu abouti. La réalisatrice ne scrute que la surface des faits sans en tirer tout le potentiel qu’ils dégagent. La communauté noire n’est pas explicitement montrée. On se permet de développer des individus noirs à la place, laissant plus de place à la profondeur humaine. Le choix est justifié et un huis-clos se met en place, étouffant les victimes d’un drame pourtant arbitraire. Tout le propos se concentre sur une bavure policière dont les réactions sont contrastées. D’une part nous avons des membres du groupe Dramatics qui n’évoque pas plus de charme qu’on l’aurait souhaité. D’autre part, le groupe de policiers blancs, auteurs des actes dramatiques qui demeurent intouchables jusqu’à l’acte de trop. On extrapole aisément la situation à toute personne avec une arme braquée sur la tempe. Lorsque notre vie est en jeu, on réagit différemment bien entendu, mais tout se recoupe au niveau de la peur que l’on ressent et c’est là que tout le mépris et la motivation raciste prend son envol.

Bigelow possède de bonnes intentions et nul n’en doutera. La maladresse se ressent dans la facilité d’écriture qu’elle emprunte, sachant ses compétences qu’elle a pu développer. « Detroit » marque tout de même le pas et signe un discours malaisant, ne laissant qu’une communauté blanche perplexe et mal dans leur peau. Le caractère extrémiste des personnages y est pour quelque chose, ainsi que cette mise en scène si immersive et si forte émotionnellement. Malgré cet effort, l’ensemble ne tient pas sa composition en place et on passe souvent à côté de quelque chose de plus percutant, de plus grande ampleur. On souligne tout de même un profond respect contre l’oppression, à l’image de la séquence d’ouverture patrimoniale. On en ressort frustrer, certes, mais le visionnage aura le mérite d’être efficace, malgré la clôture survolée selon quelques aspects scénaristiques.
lionelb30

535 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 octobre 2017
Base sur des faits reels donc interressant ,histoire presque banale dans l'histoire raciale americaine mais toujours bon de se rememorer. Le film lui est a certains moments assez prenant mais pas toujours et surtout un mauvais doublage fait perdre en tension.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2019
J'avais depuis longtemps coché Détroit parmi ma liste de film à voir. L’occasion aussi de retrouver quelques très bons films de Kathryn Bigelow comme Point Break, The Hurt Locker et Zero Dark Thirty tous vu le mois dernier. Ce dernier possède d'ailleurs quelques similitudes avec cette liste. Angoissant, très violent, immersif ... Les adjectifs ne manquent pas lorsqu'il s'agit d'évoquer la dureté du cinéma de la réalisatrice. Cette création est une nouvelle fois très âpre et malmène ces protagonistes et nous spectateurs avec. Detroit est un long métrage essentiel et crucial, un film à voir !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 avril 2018
L’excellente réalisatrice de « Hurt Locker » complète sa filmographie respectable avec Detroit, qui hérite de quelques-unes des caractéristiques récurrentes de ses ainés : une tension à couper au couteau, un style visuel agité mais également très maitrisé, et globalement, une expérience intense qui laissera la plupart des spectateurs groggys. Le thème principal étant ici le racisme aux USA, vous n’échapperez pas à des scènes révoltantes, écœurantes, et surtout criantes de réalisme. En résumé, Detroit fait partie des films les plus marquants sur le sujet, avec un traitement sans concession qui a le mérite de remettre certaines vieilles pendules à l’heure et qui reste malheureusement toujours d’actualité. Ames sensibles s’abstenir !
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 septembre 2020
Un tres bon drame historique sur les violences policieres envers les noirs americains pendant les emeutes de l'ete 1967 dans la ville de Detroit.
Min S
Min S

68 abonnés 473 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 octobre 2017
Ce film je le trouve léger par rapport à la violence raciale de l’époque.
il y a des longueurs aussi.
En tout cas il m’a donné envie de m’intéresser à l’histoire sur la ville de Détroit.
Je le conseille bien sûr !
Gko
Gko

36 abonnés 64 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 octobre 2017
Filmage remarquable, qui profite à la tension. Mais dialogues lourds et direction d’acteurs un peu grotesque : c’est surjoué. Du coup au lieu d’être en colère par empathie pour les victimes noires on ricane à cause des méchants policiers blancs tellement ils font caricaturaux.
D’ailleurs j’apprends que Kathryn a INVENTÉ le personnage du flic sadique , elle aurait mieux fait de répartir ses initiatives sur les 3 policiers c’eût été plus crédible.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 211 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 septembre 2018
La réalisatrice Kathryn Bigelow dépeint de façon poignante l'atmosphère des quartiers de Détroit dan une Amérique des années 60 de la haine raciale envers les noirs !! Lé début du film est filmé de façon descriptive les émeutes de la communauté Afro-Américaine et les altercations avec la police et les militaires , le pillage des magasins, des cailloux jetés sur les forces de l'ordre. Puis l'histoire commence avec des personnages dispersés, deux chanteurs noirs en quète de succès annulant un concert et dispersés dans les émeutes, un vigile évitant les matraquages dans le magasin ou il travaille, un policier raciste envers les noirs qui camouffle une bavure. Ces personnages vont se croiser au même moment dans un motel avec deux femmes blanches et des délinquants qui font une farce aux forces de l'ordre en tirant des balles à blanc ce qui va ètre fatale durant les 3/4 du film avec des policiers corrompus faisant une enquète musclée entre meurtres et camouflages. Ce long métrage est fait comme un coup de poing reçu au ventre avec des moments intenses qui donne la rage. Kathryn Bigelow restitue le climat de l'Amérique des années 60 sur la haine raciale peut ètre pour lever un débat aujourd'hui avec la politique de Donald Trump. Les acteurs sot excellents, la mise en scène maitrisée, je le recommande.
hallyday85
hallyday85

16 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 octobre 2017
Détroit est le nouveau film de la réalisatrice Katryn Bigelow a qui l'on doit notamment Démineurs et Zéro Dark Thirty. Été 1967 les émeutes raciales font rage dans la ville de Detroit sur fond de contestation politique et ségrégationniste.Ce film coup de poing de Katryn Bigelow s'articule clairement autour de 3 parties distinctes :la première partie introductive nous montre les causes des emeutes que la police ne parvint pas à juguler plusieurs jours durant ;la seconde vraiment haletante et sans temps morts a trait aux événements dramatiques du Motel Algiers et du face à face terrible entre la police majoritairement raciste et de jeunes noirs pris au piege; suivie d'une troisième partie évoquant les conséquences judiciaires et le procès qui suivit ces tragiques événements qui n'est cependany pas développé comme on pouvait s'y attendre. La mise en scène est immersive durant cette nuit tragique et le fait de multiplier les points de vue fait qu'on ne ressort pas indemne de ce face à face interminable et terriblement tendu pour les nerfs.La tension est donc a son paroxysme durant cette nuit ce qui constitue le point fort du film. Le scenario est bien développé introduit bien les principaux protagonistes dans leur vie ordinaire avant que celle ci ne bascule définitivement. Côté casting on a droit à une distribution de choix :Will Poulter en flic raciste et impitoyable convaincu du bien fondé de ses prises de position ;John Boyega en agent de sécurité qui essaiera d'apaiser la situation tant qu'il le pourra et Algee Smith chanteur de rythm and blues qui sera marqué a vie par ces événements. Au final Détroit s'avère être un huis clos captivant ,brutal,impressionnant et au réalisme époustouflant. Indispensable. 4,5/5
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