En 1967 eurent lieu dans la ville de Detroit des émeutes raciales qui firent plusieurs dizaines de morts, entraînèrent la proclamation de l'état d'urgence et plongèrent "Motor City" dans une atmosphère de guerre civile. Cinquante ans après ces événements, Kathryn Bigelow choisit de revenir sur un épisode particulièrement sombre de ces cinq jours, spoiler: à savoir l'assassinat par des policiers racistes de trois noirs après un interrogatoire expéditif à la violence inouïe. La cinéaste, qui s'est spécialisée ces dernières années dans les longs-métrages sur les terrain de guerre, retranscrit à merveille l'ambiance quasi-insurrectionnelle régnant dans la ville à ce moment-là. Sa mise en scène nerveuse et proche des corps ne nous épargne rien de la sauvagerie de cet événement, au cours d'une séquence à la longueur impressionnante, parfois à la limite du soutenable, et qui fait un écho terriblement évident aux États-Unis actuels. Les acteurs sont superbes.
Detroit est un film fort qui démarre en docu-fiction avec des insertions d’images prises à l’époque en 1967 pour mieux ancrer le film dans la réalité. La remarquable et longue séquence dans le Algiers Motel tient le spectateur en haleine tout en montrant en une succession de plans très courts et saccadés le processus de destruction mentale et physique des noirs qui se sont malencontreusement trouvés là par quelques officiers de la police locale dont le chef à la gueule de bambin est le pire des racistes. Peu de choses à nous apprendre ici, mais ce film vaut plus par la mise en images qui est des plus réussie. A voir plus sur le plan esthétique et technique que sur le plan théorique.
Caméra maniérée et pleine de postures, nauséeuse à la technique m'as-tu-vu dès les premiers plans et pendant 2H15, éléments d'intrigues incompréhensibles de bêtise ( et on ne parle pas des éléments véridiques de l'histoire, mais bien du scénario), personnages caricaturaux des deux côtés, catéchisme appuyé du propos, Bigelow touche le fond à tous les niveaux. Les seuls moments qui auraient dû lancer le film sont coupés, ou n'ont juste pas été écrits, il semble que les scénariste n'aient jamais relu leur script, et que les monteurs soient aveugles. John Boyega est toujours un plaisir à voir, c'est le seul et unique point positif de ce film repoussant. A fuir
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3,5
Publiée le 29 novembre 2017
En 1967, Detroit est le théâtre de tensions raciales et d'émeutes très violentes qui plongent la ville dans le chaos. Une ville mise à feu et à sang dans laquelle l'escalade de la violence va mener à une tragédie celle de l'Algiers Motel. Après la traque de Ben Laden dans l'excellent "Zero Dark Thirty", Kathryn Bigelow et Mark Boal s'intéressent à cette affaire difficile à traiter, car tout est basé sur des témoignages ou documents disponibles et pas sur des faits établis comme on nous l'explique. Pendant une longue introduction, la réalisatrice dresse le portrait de nombreux personnages comme les jeunes qui rêvent de gloire, les flics racistes ou les jeunes filles frivoles qui ne cherchent qu'à s'amuser. Elle ne s'intéresse pas vraiment aux émeutes, mais à ce qu'il s'est passé dans ce motel ce qui d'une certaine façon est la conséquence de tout ce qu'il y a eu avant avec tous ces personnages qui vont être les victimes ou témoins de ce massacre. La partie centrale du film est excellente. On y voit de la violence gratuite, une haine même pas cachée, une tension psychologique très forte et surtout de l'injustice. Cette partie en huis clos quasi tournée en temps réel est oppressante, intense et percutante, c'est le paroxysme du long-métrage. Les acteurs sont tous bons, mais un seul sort vraiment du lot et c'est Will Poulter qui est vraiment excellent. "Detroit" est un bon film, c'est juste dommage que toutes les parties ne se valent pas, car que ce soit la mise en place ou l'épilogue trop bref et bâclé, on est loin d'atteindre le niveau de la partie centrale.
Le nouveau Bigelow tient ses promesses. La tension est forte d'un bout à l'autre, et comme pour ses autres films, le déroulement minutieux des faits, qui aurait pu fatiguer à trop enfoncer le clou, nous immerge complètement dans l'action.
Intéressant, surtout s'agissant d'un fait réel, belle démonstration du racisme dans les années 60, mais le film s'attarde trop sur les scènes de violence sans s'approfondir sur les raisons qui ont créé une telle situation.
Été 1967. Les États-Unis connaissent une vague d’émeutes sans précédent. Des jours d'émeutes se succèdent à Détroit après la fermeture d'un night club clandestin. La police et l'armée interviennent.
Les Etats-Unis sont certainement le pays du monde où le racisme est le plus institutionnalisé. Participant au concert des nations et défenseur du politiquement correct, l'administration américaine et les politiques ont toujours toléré des exactions vis à vis des populations non blanches des Etats-Unis, c'est écrit dans l'ADN des américains. L'année 2016 a rappelé que ce fléau était toujours actif, le nombre de personnes de couleur abattues de sang froid par des policiers s'étant multiplié. Cela n'a pas laissé la réalisatrice Kathryn Bigelow indifférente (Aux frontières de l'aube, démineurs ..) , si bien qu'elle a réalisé Detroit, qui revient sur une page d'histoire tragique des Etats Unis où populations noires et forces de l'ordre se sont affrontées avec son lot de meurtres et de pillages.
L'intention de revenir sur les faits est louable, le résultat à l'écran l'est beaucoup moins à mon avis. Kathryn Bigelow réalise en effet un film beaucoup trop long eu égard à ce qu'elle veut raconter, ce qui a eu pour effet de pas mal m'ennuyer au final. Le film est divisé en 3 partie: le contexte des émeutes raciales, l'intervention musclée dans une maison d'où seraient partis des coups de feu en direction de la police et les suites judiciaires décevantes suite à l'assassinat de sang froid de 3 jeunes afro américains par la police. La partie centrale du film montre des policiers cruels, injustes et racistes pendant plus d'une heure en huis clos. Par ailleurs et vu le contexte, l'attitude de certains protagonistes et futures victimes est incompréhensible, à commencer par le propriétaire du pistolet à blanc.
On sent bien chez la réalisatrice la volonté d'être redondante pour appuyer là où ça fait mal mais que de pellicule perdue pour un film finalement assez moralisateur et tellement américain....Enfin, la volonté de faire "authentique et documentaire" est bien là et, compte tenu de la moyenne du film, l'objectif est visiblement atteint.
Au casting, on retrouve notamment John Boyega et Will Poulter, spécialisé dans les rôles d'ados puceaux (Les Miller...), reconverti pour l'occasion en "policier redneck assassin".
J'aime le cinéma violent, politique et sans concession de Kathryn Bigelow. "Démineurs" et encore plus "Zero Dark Thirty" sont de grands films. "Détroit" me laisse un peu plus dubitatif. En soit, le film est réussi, âpre, dense. La tension en place, les acteurs sont concernés. Reste que l'on a l'impression que Bigelow ne fait que survoler son sujet, à l'image des scènes du procès, expédiées. Le format d'une série télé aurait sans doute été plus adapté...
De la violence, à détourner le regard de l’écran. c'est quelquefois insoutenable je vous préviens Oui c’est une histoire vraie. Oui c’est intéressant de savoir ce qu’il s’est passé à Détroit en 1967 ; oui en tant que non américaine je n’avais pas souvenir de cette histoire là. Mais que diable. C’est long, c’est cruel, bref je n’ai pas supporté. Pour moi ce n’est pas ça du cinéma !! Je suis déçue que K Bigelow soit passée à côté de son sujet. Car j'avais bien aimé Démineurs. !!!
Tres belle reconstitution d'evenements reels dans l'Amerique de la fin des 60's. Un tres bon casting qui incarne des personnages un peu caricaturaux, mais peut être que des "mechants" comme ceux là existent vraiment. Quelle attitude avoir pour s'en sortir? 3 options sont presentees mais aucunes ne semblent apaiser les victimes.
Des heurts violents interraciales se déroulent auxEtats-Unis dans les années 60. La ville de Détroit et de jeunes noirs vont se trouver pris au piège par de véritables flics sadiques. Si certains vont en perdre la vie,,les autres en seront pour toujours humiliés.
Toute la maîtrise de la réalisatrice est là, nous contant un fait réel, avec les documents qu'elle possédait de l'époque. C'est souvent très dur, mais au moins on se rend un peu compte de l'atmosphère qui régnait. Historiquement indispensable, et des acteurs formidables.