Detroit
Note moyenne
4,1
5128 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

370 critiques spectateurs

5
54 critiques
4
167 critiques
3
97 critiques
2
32 critiques
1
11 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2018
Avec la puissance et l'intensité propre à sa réalisatrice, "Detroit" rentre dans le lard d'un sujet de société toujours prégnant autant aux États-Unis qu'en Europe. Elle prend le temps de poser le contexte, chose indispensable pour comprendre les faits dans leur globalité et non comme un simple fait divers; de faire vivre ses personnages avant d'entrer dans le vif du sujet. Une histoire effrayante, rendue possible par le poids d'un pays sectaire et violent. Où la police et son autorité légitime est employée comme à l'époque du Far-West. Une mentalité archaïque construite sur des bases déjà faussées.
Bigelow n'y va pas de main morte, mais c'est une évidence après des années de caricatures polies ou de films politiquement corrects. Un film rentre-dedans sans filtre superbement mis en scène.
lejojoducoin
lejojoducoin

26 abonnés 876 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2018
Même si la scène du Motel, avec l'interrogatoire plus que musclé, traîne quelque peu en longueur, le film et la retranscription des tensions raciales de l'époque sont d'un froid réalisme, et on ne peut être que stupéfait face à de telles actes. La noirceur et la dramaturgie de l'époque sont vraiment bien retranscrites, notamment à travers les chanteurs du groupe de musique, dont l'épilogue reste incroyable. Les interprétations sont convaincantes et ce film mérite qu'on s'y arrête.
kevinsolstice
kevinsolstice

83 abonnés 1 932 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2018
Un film dont la violence pure et gratuite, tout comme ses conséquences, font froid dans le dos, d’autant plus que tel un documentaire, tout nous est dépeint sans concession aucune, et dont les images d’archives insérées intelligemment renforcent encore la crédibilité de ces actes inqualifiables ! Une histoire bouleversante, véritable témoignage du racisme et de la barbarie humaine à ne pas louper.
moket

663 abonnés 4 717 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 octobre 2018
Un film intense et stressant, une plongée dans la haine raciale des années 60 sur fond de motown, de droits civiques et de guerre du Vietnam. Le film parvient à merveille à faire ressentir l'état d'esprit de l'époque dans toute sa complexité. Les acteurs sont formidables. Un grand film.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 5 octobre 2018
Kathryn Bigelow que l'on à découvert avec ses oeuvres Point Break, extrême limite, K-19, le piège des profondeurs ou encore Zero Dark Thirty réalise en 2017 : Détroit.

1967, de nombreuses émeutes émerges de la ville : Incendies, pillages, violence avec armes dont le but est de protester contre la ségrégation aux États-Unis. Un groupes d'Afro-Americains se réfugient dans un hôtel à proximité qui se retrouvent rapidement encerclé par la police Blanche, c'est le début d'une longue nuit infernale qui provoqua la mort de trois personnes...
Inspirés de faits réels, la réalisatrice s'inspire des émeutes marquantes dans toute la ville de Détroit du 23 juillet au 27 juillet 1967 et qui dureront 5 jours, provoquant la mort de 43 personnes et faisant environ 500 blessés.

Ce film met en immersion assez rapidement le spectateur dans un enfer très réaliste presque sous forme de docu-fiction avec des images choquantes, des documents, archives d'époques et belles scènes bien filmés. On assiste à un huit clos en seconde partie du film qui se concentre essentiellement dans l’hôtel et dont la tension est présente tout au long du film.
Un rythme prenant et un suspens qui est clairement au rendez-vous avec des acteurs tous bons et auquel on retrouve Will Poulter en policier sadique et brutal.

Une œuvre intéressante sur la ségrégation en Amérique dont la réalisatrice à mis le spectateur à l’épreuve en lui montrant des images particulièrement difficiles laissant place aux émotions sur un événement tragique des années 60 et encore d'actualité malheureusement. Bien
yannick R.
yannick R.

119 abonnés 966 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 septembre 2018
Un film coup de poing sur l'Amérique de l'époque, Detroit est passionnant, révoltant et indispensable.
manuher
manuher

7 abonnés 241 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2018
Un film sur les événements de révolte survenus à Détroit dans les années 70 sur fond de racisme. Une belle reconstitution que l'on espère sincère et sans parti pris.
La scène du Motel est un peu longue à mon gout, surtout pour un film de plus de 2h, on se dit que cela aurait pu être raccourci et éviter des scènes répétitives assez malsaines..
shindu77
shindu77

116 abonnés 1 697 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2018
Ce film est très intéressant. Il montre une partie violente des États-Unis à travers ces émeutes et le racisme envers les noirs de la part de la police. À la fois choc, très bien construit et avec un casting de qualité.
bobmorane63
bobmorane63

248 abonnés 2 227 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 septembre 2018
La réalisatrice Kathryn Bigelow dépeint de façon poignante l'atmosphère des quartiers de Détroit dan une Amérique des années 60 de la haine raciale envers les noirs !! Lé début du film est filmé de façon descriptive les émeutes de la communauté Afro-Américaine et les altercations avec la police et les militaires , le pillage des magasins, des cailloux jetés sur les forces de l'ordre. Puis l'histoire commence avec des personnages dispersés, deux chanteurs noirs en quète de succès annulant un concert et dispersés dans les émeutes, un vigile évitant les matraquages dans le magasin ou il travaille, un policier raciste envers les noirs qui camouffle une bavure. Ces personnages vont se croiser au même moment dans un motel avec deux femmes blanches et des délinquants qui font une farce aux forces de l'ordre en tirant des balles à blanc ce qui va ètre fatale durant les 3/4 du film avec des policiers corrompus faisant une enquète musclée entre meurtres et camouflages. Ce long métrage est fait comme un coup de poing reçu au ventre avec des moments intenses qui donne la rage. Kathryn Bigelow restitue le climat de l'Amérique des années 60 sur la haine raciale peut ètre pour lever un débat aujourd'hui avec la politique de Donald Trump. Les acteurs sot excellents, la mise en scène maitrisée, je le recommande.
Marc L.
Marc L.

69 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2018
Adepte des films coup-de-poing et des sujets qui fâchent (mais pas suffisamment pour faire fuir les bailleurs de fonds) Kathryn Bigelow récidive sans complexe avec ‘Detroit’. La première demi-heure du film est clairement ce qu’il y a de mieux à en tirer : les émeutes raciales de juillet 1967 à Detroit, comme si vous étiez. Caméra à l’épaule, dans un style nerveux à la Paul Greengrass, Bigelow multiplie les approches sur le vif, les instantanés sur des micro-événements concordants afin d’établir un climat d’ensemble, qui fait parfaitement ressortir la tension larvée qui régnait entre la population noire et les forces de police majoritairement blanches dans cette métropole jusque là considérée comme un modèle de cohabitation harmonieuse entre les communautés, de sorte qu’il suffira d’une simple perquisition dans un bar clandestin pour mettre le feu aux poudres et plonger la ville dans une orgie de destructions et de pillages durant plusieurs jours. Revenu à un format plus didactique et mémoriel, ‘Detroit’ se concentre ensuite sur les faits précis qui se déroulèrent à l’Algiers motel, où des membres de la police et de la garde nationale passèrent leur nerfs sur une dizaine de jeunes noirs et sur deux blanches, allant jusqu’à tuer trois d’entre eux au cours de leurs tentatives de leur faire avouer une possession d’arme qui n’existait pas, et se termine sur les conséquences judiciaires, ou plutôt l’absence de conséquences judiciaires, de ce triple lynchage commis par les forces de l’ordre. Bigelow a conscience de marcher sur des oeufs : il lui fut reproché - par des journalistes blancs, ceci dit ! - de ne pas avoir la “bonne couleur� pour évoquer ce pan de l’histoire afro-américaine. Tout en évitant toute lecture trop binaire de l’événement (tous les flics ne sont pas des pourris, tous les Noirs ne sont pas des victimes) la réalisatrice fait ce qu’elle peut pour montrer que ce fait divers n’avait rien d’une bavure isolée mais était la conséquence logique d’un système où la ségrégation raciale était d’autant plus exacerbée qu’elle était tue et officiellement inexistante. Visuellement, Bigelow étire le martyr du groupe de suspects, interrogés, frappés, soumis à des jeux pervers dans le but de leur faire avouer des crimes qu’ils n’ont pas commis jusqu’à la limite du soutenable mais pas au-delà : il s’agit avant tout de faire ressentir au spectateur l’impuissance de ces jeunes gens, de simples musiciens qui rentraient chez eux, face à l’arbitraire de policiers motivés par bien autre chose que de faire respecter la loi, comme on le découvre grâce à un travail de caractérisation progressif des personnages mené à la perfection, et dont ressort la figure passionnante de Melvin Dismukes, vigile noir coincé entre ses obligations professionnelles et sa juste analyse des excès auxquels se livre la police, que son impossibilité à choisir un camp conduira à être rejeté par les deux camps. Bien entendu, autant on est impressionné par la reconstitution fiévreuse d’une atmosphère de guérilla urbaine, autant on se retrouve quand même ici dans un schéma plus prévisible qui, à l’instar de ‘12 years a slave’ ou même ‘La liste de Schindler’ peut poser la question de la représentation graphique de la violence en guise d’électrochoc. Reste que si, passé la première demi-heure, le film cesse d’être un reportage de guerre, se pose et s’inscrit dans la tradition, version âpre tout de même, de classicisme mémoriel du cinéma américain, avec sa sortie involontairement calée entre l’émergence du mouvement ‘Black lives matter’ et l’élection à la présidence d’un homme qui aurait tendance à encourager des comportements identiques à ceux dénoncés dans le film, ‘Detroit’ n’aurait pas pu sortir à un meilleur moment...
DimDim72
DimDim72

9 abonnés 274 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 août 2018
Un film réussi qui reconstitue les émeutes raciales à Détroit en 1967. Il montre avec sobriété et réalisme, à l'échelle d'un hôtel, les causes des émeutes de 1967 et l'état de la société américaine de l'époque. Le film évite le piège du militantisme et de la mièvrerie, ce qui n'est pas évident sur ce genre de sujets. Pour autant, les évènements sont montrés par le petit bout de la lorgnette.
Les acteurs sont jeunes et jouent bien. Et le tout est très bien filmé : on se sent plongés au milieu de l'action.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 juillet 2018
Redécouverte du cinéma de Kathryn Bigelow bien longtemps après Point Break et découverte personnelle d'un pan d'histoire de ce motel Algiers pendant les émeutes de 1967 de Detroit qui méritent effectivement une publicité fusse t'elle tardive, tant cette histoire est atroce et non relatée dans les livres d'histoire.

spoiler: j'ai beaucoup aimé: l'introduction en peinture animée et la mise en perspective de la tension raciale qui installe le climat pour mieux appréhender la seconde partie (le motel notamment). J'ai moins aimé le traitement de la (in) justice, la scène des tribunaux et des interrogatoires policiers, les écueils non évités d'une ambivalence blanc/noir, policier/civil, le rôle du personnage un peu trop 'héros" de Dismukes (John Boyega), le coté grand méchant de Krauss (Will Poulter) que l'on doit détester (même si son jeu est absolument juste) et celui qu'on doit aimer pour sa moralité Larry (Algee Smith) une scène: l'annonce téléphonique de la mort de Jacob Latimore à son père, incrédule et ponctuée par la mère de ce dernier


La camera est nerveuse, la photo, le grain nous plonge bien dans l'ambiance de ces années soixante mêlant parfois des archives, des lumières, des détails décors ou des mise en perspective (tv, néons de motel, vêtement, coupes de cheveu, moustaches & autres favoris...)
Le détour sur le monde de la Motown, du casting qui dessine aussi sa dualité (musique noire pour les blanc) est un autre fil intéressant du scénario qui allège un peu le pathos général de l'histoire en apportant un vrai éclairage sur cette période, cette ville de Détroit. A noter d'ailleurs l'existence d'un groupe post-Punk-Gospel Algiers qui donne aussi un autre écho à cette histoire.

Résultat plutôt convaincant d'un point de vue esthétique, bien documenté coté scénario et vraiment saisissant en termes d'ambiance, de rythme... Un petit regret sur cette ambivalence déjà évoquée un peu trop caricaturale et naïve à mon goût. Mais par contre la redécouverte d'une grande cinéaste.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 9 novembre 2018
Avec des images d’archive par cette introduction marquante qui est pas mal, l’époque des émeutes raciales aux États Unis est un sujet fort intéressant, l’impunité des flics racistes fut scandaleuse, des jurés blancs défendant les leurs ne peut être qu’une injuste verdict, en plus d’autre facteur aggravant comme la corruption. L’approche de la fin annonce un message ciblé, ce n’est qu’une interprétation de la situation d’un point de vue, il ne manquerait plus que de la pertinence pour la réalisation.
NarnoNarno
NarnoNarno

51 abonnés 722 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 mai 2018
Alors que “Detroit“ démarre chaudement sur fond d’émeutes raciales dans la ville éponyme, K.Bigelow donne le ton dès les premières images. En introduisant plusieurs personnages évoluant dans une étouffante atmosphère, filmée à l’épaule ou retranscrite à base d’archives, “Detroit“ joue la carte du réalisme cru en exposant le contexte global insurrectionnel, et oscille en zoomant sur ses personnages plongés malgré eux dans ce contexte de ségrégation implacable. Puis l’intrigue se resserre et se concentre dans un motel, le film-chorale se transforme en huis-clos infernal où les personnages comme les spectateurs n’en sortiront pas indemnes. Il n’y a aucun misérabilisme dans le traitement sans concession des évènements relatés par K.Bigelow. La réalisatrice impose un rythme, des cadrages, des images chocs, et instaure un climat asphyxiant nauséabond accentué par la véracité des faits mais « romancés » intelligemment pour éviter l’aspect documentaire et en faire une véritable fiction qui bouscule et dérange. Entre les comédiens qui reçoivent les coups, comme ceux qui les donnent, le casting impressionne, et W.Poulter décroche un rôle de méchant qui marquera longtemps les esprits. K.Bigelow boxe à nouveau dans la cour des grands réalisateurs de ces 20 dernières années, “Detroit“ est d’autant plus percutant que sa réalisatrice donne ses coups sans gants, sans far et sans paillettes, avec suffisamment de recul pour en faire un film lucide et poignant, dont les résonances restent actuelles. “Detroit“ est sans détour, l’uppercut est fatal.
Serpiko77
Serpiko77

77 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2018
Un film choc, dérangeant, essentiel. et malheureusement d'une certaine façon toujours d'actualité. La très talentueuse réalisatrice Kathryn Bigelow reconstitue cette nuit d'horreur à la perfection, à mi-chemin entre reportage et film d'horreur, l'impression d'être nous même oppressé est bien réelle.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse