Detroit
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Bashirou Hamza
Bashirou Hamza

10 abonnés 44 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 février 2018
Instantané des émeutes raciales étatsuniennes de 1967... Tournage excellent. atmoshère bien rendu. les diverses tensions perceptibles. C'était il y a 50 ans mais on ne dirait pas que la situation raciale et la violence policière américaine envers les noirs... Bien on dirait que ça n'a pas beaucoup changé...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 février 2018
un film annoncer comme "chef Douvres" mais qui na rien d'un chef Douvres, et je me demande un chef Douvres on quoi, on costume et deco catastrophique, ou on jeu d'acteur qui ne vau pas un clou, ou cette histoire et cette situation étirer et allonger pendant 2 heures....et c'est quoi déjà la conclusion final ou la moral de ce film? rien, nada.... je crois que même si on est dans les années soixante,il est fort improbable que des gens (aussi stupide) qui tire à blanc sur des soldat aurons exister.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 janvier 2018
« Detroit » est un film qui dénonce une situation persistante et latente aux États-Unis, le racisme envers la communauté noire. À travers un événement violent et meurtrier, on peut percevoir la haine des différentes communautés et le positionnement des autorités et des détenteurs de la force publique. On peut observer les dérives de certains policiers et on ne peut qu’être compatissant envers la souffrance physique et les blessures morales des victimes. Malheureusement, Kathryn Bigelow se perd avec une mise en scène asthmatique et un développement interminable. La distribution offre divers niveaux de prestations. La photographie est fatigante avec des prises de vue caméra à l’épaule, parfois proches de la nausée. On est bien plus proche du documentaire que du divertissement.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 janvier 2018
une claque ! brillamment réalisé, on est embarqué dans ce huit clos où les bas fonds de l'âme humaine prennent toute leur ampleur
Januzaz
Januzaz

3 abonnés 78 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2018
Detroit, le nouvel opus de Kathryn Bigelow qui encore une fois, est réalisé avec sobriété mais d’une efficacité redoutable.
Troublant, révoltant, frustrant, jamais un film n’avait permis de sentir aussi « noir » dans cette période remplie d’injustice et de tensions sociétales. Le film, bien que souvent ponctué de haut et de bas (des développements d’intrigues secondaires bancales mais nécessaire au développement des personnages) s’enchaîne avec un rythme haletant.
La réalisatrice arrive à la perfection à nous replonger dans l’Amérique des années 60, chaque néon, voitures, poussière et costumes nous insère avec une force incroyable au coeur de cette période si singulière. Le choix de l’étalonnage n’y est pas pour rien, et rajoute un effet rétro assez bien choisi sans en faire trop. Grand talent de sa part.
Quand au choix du montage, il s’avère minutieusement travaillé pour orchestré en 2h14 un film intense et prenant.
Les seuls reproches pouvant être fait sont purement techniques et relèvent de la mise en scène. Premièrement, la surabondance de la streetcam et des gros plans. Si cela est bien trouvé de temps en temps, la surdose de plans qui sursautent avec un effet caméra amateur sans stabilisation optique devient vite fatiguant visuellement et surtout très redondant, et les gros plans laissants apparaître quelques perte de mise au point (floue) sont assez désagréables pour une production de ce calibre. Mais cela reste de l’ordre du détail technique, qui n’enlève en rien l’énorme prise de conscience dont Detroit réalise l’exploit avec force.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 janvier 2018
Detroit relate les émeutes de 1967 et, plus particulièrement, les tensions existantes entre les afro-américains et la police. Kathryn Bigelow se lance donc sur une pente glissante tant le sujet est sensible et difficile à traiter. Le film débute par une séquence dessinée tout à fait la bienvenue et permet de contextualiser l’époque et de réellement commencer la film avec des bases concrètes sur où veut nous amener Bigelow.

Après une mise en contexte particulièrement dure où nous découvrons la ville de Detroit dans une ambiance post-apocalyptique, le film traite de l’affaire du Motel Algiers. Toute la force du film repose sur la tension ressentie dans cette scène. L’ambiance est clairement irrespirable, anxiogène et difficile à anticiper. Nous ressentons directement la réelle défiance existante entre noirs et blancs aux États-Unis.

Dans sa globalité, la mise en scène est excellente. Les cadrages sont bien pensés et nous incrustent régulièrement dans une zone interpersonnelle des personnages, ce qui amplifie clairement le côté anxiogène du film déjà évoqué.

En conclusion, Detroit est un excellent film traitant d’un sujet important et malheureusement toujours d’actualité. Impossible de ressortir insensible de la séance.
mat niro

467 abonnés 2 170 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2018
.Ce film retrace les relations tendues (c'est un euphémisme) dans la ville de Detroit aux Etats-Unis en 1967. On est d'emblée plongé dans les ghettos noirs avec une réalisation caméra à l'épaule qui ajoute encore un peu plus le côté anxiogène du film. On peut regretter la durée de la scène du sniper présumé dans le motel qui aurait gagné à être raccourcie quelque peu. Mise à part cela, la réalisatrice maîtrise son sujet grâce en partie aux archives pour reconstituer ces émeutes et dénoncer au passage les responsabilités de la police (Will Poulter est remarquable en petit flic raciste et tortionnaire). Un film coup de poing et nécessaire ans l'Amérique trumpiste.
Rodolphe V
Rodolphe V

5 abonnés 270 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 janvier 2018
Détroit est vraiment une œuvre très engagée qui traite des problèmes raciales qu’on connut les États-Unis en 1967 et en particulier dans la ville du titre.
Le film se divise en trois parties très distinctes : La première nous place dans le contexte de l’epoque, la deuxième raconte l’histoire vraie des événements qui se sont déroulé dans un motel et la troisièmes conclut la vie de nos personnages après le drame.
Clairement, l’intérêt premier est la seconde partie et elle est très bien amenée par la première qui permet d’avoir déjà mis un pied dans les conflits entre la police et les quartiers afro américain. Du coup, quand les événements du Motel démarre, j’etais happé. Cette partie là du long metrage est vraiment filmé de manière à se sentir impliqué, avec une caméra tenu à l’epaule qui bouge beaucoup. De plus, on a des effets de zoom et de dézoom qui peuvent être utile à l’action, mais devenir plus tard complètement superficiel, donnant l’impression que le réalisateur se force à les faire pour donner un style.
Cette scène au Motel est vraiment longue au point de tenir un tiers du film. Malheureusement, je trouve qu’elle part un peu en vrille à la fin, tournand en rond et donnant l’impression que le scénariste ne savait pas comment terminé ce passage. C’est vraiment dommage car elle est très intense et tiens en haleine une bonne demi heure avant de connaître une impression de redondance et de violence gratuite.
Concernant la dernière partie, elle m’a laissé assez neutre même si elle reste acceptable dans les questions qu’elle tente de nous poser.
Détroit aurait pu être vraiment meilleur si les scénaristes avaient su mieux terminer leur intrigue. Le personnage de John Boyega est un exemple parfait car son implication est très intéressante puis il devient complètement secondaire sans que l’on comprenne trop pourquoi. Et pour Will Poulter j’ai encore énormément de mal avec cet acteur et forcément son personnage m’a vraiment déplu, alors qu’a côté la présence d’Anthony Mackie et d’Hannah Murray donne vraiment du positif à ce long métrage.
Au final, je conseille tout de même ce Détroit qui est un bon film mais qui perd de sa superbe a cause de son manque de finition.
benitoberlon
benitoberlon

71 abonnés 971 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 janvier 2018
Terrible quand on se dit que ça a existé...
Un petit bémol : la scène du motel démarre sur les chapeaux de roues, malheureusement, elle s'étire dans la longueur, lui faisant perdre son intensité.
Bon film et bonne claque pour se rappeler que la vie était loin d’être facile pour les gens avec la peau noir dans les années 60!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 janvier 2018
Quel film! Quelle histoire! Quelle mise en scène! Je ne suis pas un fin connaisseur de la ségrégation raciale mais force est de constater que la tragédie et la dramaturgie qu'elle suscita a été magistralement respectée dans ce film. Tout y est: la tragédie humaine (que l'on se souvienne de la petite fille qui regardait simplement à travers le volet et le destin qu'elle eut...), la dramaturgie scénique: nous tenir en haleine dans un baraquement quelconque suite à un coup de pistolet en plastique donné par pur amusement relève de la prouesse (coup de coeur à cet égard au marshall noir du district et aux 2 virtueuses protistuées), la dramaturgie juridique: en effet, là où la réalisation aurait pu se contenter de la scénographie humaine, nous avons droit en plus à une mise en scène du procès absolument captivante et poignante de réalisme. En découle alors une réflexion sur les droits et la justice humaine aux Etats-Unis... Enfin, une mise en perspective délicieuse et pleine d'espoir sur le pouvoir cathartique de la musique chez les Noirs (Le chef des Fanatics cherchant à être chanteur dans un choeur quelconque d'un village quelconque en dit long des meurtrissures irréversibles qu'a pu causer la ségrégation raciale dans la chaire et dans le coeur de ces hommes noirs pétris d'humilité et d'humanité finalement.... Bravo aux architectes de ce chef-d'oeuvre auquel j'aurais mis 5 étoiles s'il ne souffrait pas juste du défaut d'aborder un sujet historique pour lequel ma vie personnelle n'a aucun rapport ou lui est intimement liée.
ronny1
ronny1

56 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 janvier 2018
Physiquement et moralement éprouvant pour le spectateur, DETROIT est la deuxième incursion de Kathryn Bigelow dans les émeutes raciales et le racisme des forces de l’ordre qui les accompagne, après « Strange Days » (certes film de science fiction, mais inspiré par les évènements de L.A. en 1992 suite à l’affaire Rodney King). Elle porte cette fois sur des faits réels qui se sont produit cinquante ans en arrière. Le film commence par un générique en forme de dessin animé (plutôt laid mais très didactique) qui montre d’emblée la construction de la mosaïque communautariste des USA assortie d’une volonté d’apartheid officiellement en contradiction avec la constitution américaine, mais néanmoins bien réelle dans les faits.
La première demi heure du film utilise la caméra à l’épaule pour accentuer le côté à la fois documentaire et incontrôlé de l’engrenage des évènements. Heureusement, ce procédé à la mode, plutôt pénible pour le spectateur, (utilisé souvent par des cinéastes pour masquer leur absence de technique) est parfaitement justifié ici. Il renforce le malaise éprouvé face à l’arbitraire et l’over-reacting des forces de l’ordre vis à vis de la communauté noire et de sa musique (Motown contraction de Motor Town, le surnom de détroit) sur laquelle dansent néanmoins les blancs chics dans les clubs huppés.
Mais le meilleur (cinématographiquement parlant) est à venir. Après un jeu imbécile qui se termine par un crétin qui tire sur la garde civile avec un jouet, commence une autre partie : torture et massacre, qui rejoint par sa minutie chirurgicale le film d’horreur. Le bal est mené par un sergent au physique d’adolescent poupin (Will Poulter), ce qui le rend doublement effrayant. Mais c’est dans la troisième partie que le film prend toute sa dimension politique. Le procès organisé pour innocenter les criminels de la police, malgré les efforts des enquêteurs pour les faire plonger, montre à quel degré de bassesse la violence d’état est arrivée. Car c’est de cela qu’il s’agit : Bigelow dénonce cette violence inhérente à la société américaine, sur fond de racisme intra communautaire (la transgression est symbolisée par deux jeunes filles blanches qui seront humiliées et agressées), et comme les allemands au football, à la fin c’est toujours les WASP qui gagnent. Et cela sans retenue, comme le découvrira Melvyn Dismukes (John Boyega tout en nuance), un agent de sécurité traité de Tom par sa communauté, qui tentera en vain de limiter les dégâts, spoiler: mais n’empêchera rien
. Traité de suspect par les inspecteurs qui veulent le faire parler pour faire plonger la bande de flics racistes, il préfèrera se taire, car il sait que c’est inutile, comme le montrera le verdict des jurés du procès.
Du générique fondateur, jusqu’au choix de Larry (Algee Smith) spoiler: qui ne veut pas chanter pour les clubs où dansent les blancs (dans le gospel il est chez lui)
, le constat de la fracture est telle, qu’aucun optimisme laisse entrevoir une infime sortie de ce chaos larvé, prêt à exploser à chaque occasion.
Magnifiquement photographié et bénéficiant d’une direction d’acteur superlative, DETROIT est assurément le meilleur film de la cinéaste et aussi le plus important.
Le critique du NEW YORKER parle de pornographie à propos de ce film, oubliant que si c’est peut être obscène, c’est malheureusement la réalité. Quant aux polémistes qui dénient à Kathryn Bigelow le droit de faire ce film sous prétexte qu’elle n’est pas afro-américaine (ségrégation, quand tu nous tient !), ils devraient nous expliquer pourquoi cette histoire est restée hors des écrans pendant cinquante ans. Par ce que ça ne peut pas se reproduire ? Sérieusement ?
Uther Zendrest
Uther Zendrest

4 abonnés 321 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 janvier 2018
Un film qui malheuresement traîne en longueur et en tension. Insuffisant, alors que le sujet était pourtant passionnant, le film bien casté, et bien produit.
7eme critique

625 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 janvier 2018
Kathryn Bigelow nous livre une nuit d'angoisse à Detroit !
Des flics de la ville, menés par un jeune raciste déterminé, exercent une violence physique mais aussi et surtout psychologique sur les noirs avec un petit jeu malsain qui ne manquera pas de déraper. Le film proposera ensuite une partie procès, au détriment du rebondissement malin que l'on aurait souhaité (et qui ne sera envisagé qu'un bref instant), à savoir réussir à faire accuser le gardien noir (incarné par John Boyega) de tous les meurtres ; ce qui aurait donné davantage d'ampleur, de force, et de subtilité à ce scénario en dénonçant une maligne et cruelle corruption des forces de l'ordre. Malheureusement, "Detroit" relatant un fait réel, le film ne prendra pas de liberté avec son scénario, et dénoncera tout simplement une énième et classique injustice sur le sujet du racisme, sans aucune innovation, de quoi nous offrir une sensation de déjà vu. "Detroit" est long à se mettre en place, ça trainera pas mal dans sa partie de présentation (d'autant plus que l'on se moquera de tout ce préambule inutile sur ce groupe de chanteurs, le film ne gagnant rien à s'y attarder, si ce n'est faire fuir son public avant même de le laisser découvrir le cœur de son sujet), ainsi que lors de cette fameuse nuit interminable, où un côté rébarbatif se fera ressentir, avant de nous laisser sur notre "fin". En résumé, "Detroit" excelle dans son travail de retranscription sur ces années 60, mais restera un film plutôt classique, aussi bien sur le fond que sur la forme, et certainement pas assez poignant pour se démarquer de ses confrères dans le registre du racisme, de la corruption ou encore de l'injustice.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 janvier 2018
Rythmé, puissant, étouffant, intense, et surtout atrocement vrai. "Monumental" peut-être pas, mais à voir certainement.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 décembre 2018
J’ai vraiment bien aimé le travail de Bigelow et son approche documentaire qui permet une immersion totale et prend tout son sens quand le film démarre dans sa deuxième partie, la tension est bien travaillée, le casting est impeccable et l’histoire encore d’actualité est terrible de cruauté ne laissant aucun répit à ces personnages mêlé dans sa fin pour montrer encore que ce genre de comportement existe toujours.3,5/5. Ça m’a fait plaisir de revoir cassie de skins
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