" Colette " est un biopic consacré à la célèbre écrivaine plutôt captivant. En effet en dépit d'une mise en scène académique et édulcoré de la vie de Colette, l'histoire s'avère instructive avec une belle reconstitution de Paris de la belle époque et un tandem Keira Knightley et Dominic West qui fonctionne bien.
Un biopic -en anglais- sur Colette, l'auteur française éprise de liberté et de modernité, avec une Keira Knightley en grande forme. Une critique plus détaillée et d'autres sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
Biographie assez classique d'une partie de la vie de Colette. Keira Knightley y excelle comme d'habitude. On sent que son jeu s'est musclé et elle propose ainsi une partition plus construite et fluide. Pourtant, l'ensemble parait parfois ampoulé malgré une reconstitution minutieuse et magnifique (costumes, décors…). Dominic West lui donne bien le change et permet d'avoir de l'empathie pour un personnage manipulateur (mais amoureux!). Leur relation fait le sel du film et leurs échanges sont souvent bien sentis. Le casting est bon, le scénario semble complet, explorant de nombreuses facettes du couple et de Colette, mais trop long. Finalement, l'adaptation dans la langue de Shakespaere ne choque pas tant. Sauf quand Colette écrit en...français! C'est un personnage haut en couleur, féministe avant l'heure, courageuse dans un siècle où la liberté de penser, de vivre sa sexualité ne devait pas être si évident. Une femme exceptionnelle à découvrir.
très bon film. couple d'écrivain qui deviennent célèbre l'histoire est très intéressante, acteur et actrices de tallent, mise en scène au top, bande son de qualité.
Bien joué et intéressant`; C'est juste dommage qu'une belle production française ne ce soit pas intéressé à Colette... Les voir tous parler anglais, ça fait un peu drôle quand on est français :-)
Ce biopic sur Colette évoque les années de sa vie qui vont de son mariage à sa véritable émancipation comme auteure . Marié à un mari manipulateur , séducteur et assez macho ( disons normal pour l'époque fin du 19 eme siècle ) elle en devient le nègre pour la célèbre série des Claudine signé Willy surnom de son mari . Le film se révèle très classique dans sa réalisation mais par son rythme et son scénario reste très plaisant et instructif . Keira Knightley est très convaincante que ce soit en épouse dévouée comme s'était la coutume que comme féministe d'avant garde .
Un beau film vu par une production anglo-américaine sur l’histoire biographique de cette femme de lettres française, du classicisme et sa couleur de la mise en scène fait anglo-saxonne, pourquoi pas ? Il n’y en a pas beaucoup venant du cinéma français que je connaisse, parlant de leurs personnages importants qui ont marqué son histoire littéraire. La vie entre Colette, son mari Willy qui lui doit tout dans l’écriture de ses fonctions prestigieuses, vivant et traversant une vie amoureuse à trois faite de contrariété qui ne se discuta pas. Ainsi fut la société bourgeoise pendant la Belle Époque, elle en soit choquée pour toquer à la porte du féminisme.
Voilà un biopic très réussi et très fidèle à la vie de Colette. Le duo de comédiens est troublant de justesse et de sincérité, le Paris du début du XXe siècle est bien recréé. Je trouve malgré tout dommage que ce film soit en anglais (sauf pour les écrits), mais c'est une difficulté surmontable dès les premières minutes du film passées, tant on est happé par l'ambiance du film et la vie de l'écrivaine.
La première surprise c’est d’entendre Colette, incarnée par l’actrice anglaise Keira Christina Knightley, rôle au demeurant qui lui va très bien et qu’elle incarne avec justesse, s’exprimer dans la langue de Shakespeare, dans une ambiance très British. Mais on ne peut pas non plus reprocher à un réalisateur britannique d’avoir réalisé un film sur l’une des plus grandes dames de la littérature française ! bien au contraire ; qu'il en soit remercié. Paul Westmoreland nous raconte donc, assez fidèlement, l’histoire rocambolesque des trente premières années d’une jeune paysanne bourguignonne qui a du talent, mais qui ne le sait pas encore ; elle va se trouver embarquée dans une vie romanesque, au coeur du tumulte des salons parisiens, séduite et tenue en laisse par un machiste peu scrupuleux et opportuniste, devenu son mari : Henry Gauthier-Villars, surnommé Willy, de quatre ans son aîné ; il va l'extraire de son cocon campagnard, devenant à la fois son mentor et son exploiteur, en la révélant à elle-même pour son propre profit, tout en faisant d’elle son nègre, sans hésiter à signer de son nom Willy les premiers romans de son épouse : ‘Claudine à l’école, Claudine à Paris, etc ..’ Mais c’est en fin de compte à ses dépends, à lui WILLY, qu’elle va devenir la femme moderne qui sommeille au fond d’elle-même, laissant s’épanouir tout le talent d’écrivaine qui révèle son caractère libre et rebelle, espiègle et sensuel, affichant sans complexe et en public sa bisexualité ; son baiser sur scène avec la marquise de Belbeuf va causer un énorme scandale. Elle va en fin de compte finir par briser ses chaînes, mettant fin à la complicité malsaine qu'elle entretient avec Willy, alors qu’ils s’accordent l’un et l’autre une grande liberté d’écarts extra-conjugaux ; elle va rompre avec ce mari imposteur, pour le plus grand soulagement des spectateurs qui n’en peuvent plus de la voir esclave de ce machiste. On peut regretter toutefois que ce film soit un peu trop académique, un peu trop lisse, un peu trop lent parfois, manquant d’audace et de piquant face au sulfureux personnage que fut Colette. Côté décors et costumes qui nous ramènent à la Belle-époque dans un Paris insouciant ou l’on se divertit beaucoup dans les salons à la mode, alors que la tour Eiffel a fait son apparition dès 1889, c’est parfaitement réussi. Un film très divertissant et instructif tout à la fois qui marque le début du féminisme, mouvement qui va contribuer à la libération de la femme, pour notre plus grande joie. J'ai beaucoup aimé ce film.
Ce film retrace la rencontre d'une jeune paysanne, Gabrielle Sidonie Colette, et de son époux Willy. Le parcours de l'écrivaine est remarquablement retranscrit avec une Keira Knightey sublime tout d'abord dans sa soumission à son mari puis dans son émancipation la conduisant avouer son homosexualité. L'ensemble est ponctué d'un humour "british" dans le Paris de la belle époque et ce biopic (parfois un peu trop lisse) fait redécouvrir le parcours d'une grande auteure féministe avant l'heure.
Je vais sûrement vous paraître inculte, mais je ne connaissais pas du tout cette écrivaine que ce film m’a fait découvrir avec plaisir. On aura une histoire que j’ai trouvée passionnante sur la vie d’une femme pas comme les autres. Outre ses qualités d’auteures, elle était d’une énergie et d’une intelligence considérables. C’est un vrai délice de la voir évoluer dans ce monde parisien qui la rejette, pour ensuite l’apprivoiser et enfin le dompter. On aura un récit à son image, plein de vitalité et de malice. Keira Knightley rayonne dans ce rôle. Son regard est vif et nous transmet beaucoup de choses. Son compagnon à l’écran, Dominic West, brille aussi par son interprétation. Dans un tout autre registre, il rajoute du panache à ce film. Grâce à eux, mais aussi aux décors et costumes très soignés, nous sommes véritablement transportés au début du XXème siècle. On sent beaucoup d’élégance, et cette période historique qui habituellement ne m’attire pas trop au cinéma, va ici me ravir. Mais au-delà de la simple biographie de cette écrivaine, c’est sa portée qui est forte. Comment une femme s’est-elle affirmée dans une époque où elle n’avait pas à priori pas son mot à dire. La manière impressionnante dont elle a su imposer son talent et ses convictions, est un véritable exemple. COLETTE ne raconte pas seulement avec brio l’histoire d’une artiste, mais celle d’une révolutionnaire de la penser.
Le film se déroule entre 1892 et 1910, c’est-à-dire depuis les premières rencontres de Gabrielle COLETTE (Keira KNIGHTLEY, 34 ans), âgée de 19 ans, avec l’écrivain en vogue, Henry Gauthier-Villars dit Willy, 33 ans, dans son village natal de Saint-Sauveur-en-Puisaye (Yonne) et leur séparation suivie de son premier livre écrit seule, « La vagabonde », sur sa vie d’artiste de music-hall. Le récit est chronologique et décrit un couple atypique, non seulement par la différence d’âge (14 ans) mais aussi par la liberté sexuelle de chacun : Willy, grand séducteur volage, n’hésitant pas à employer des « nègres » littéraires, y compris sa femme, égoïste, narcissique, cachotier, dépensier mais ayant le sens du commerce (spoiler: cf. assimilation du merchandising avec le lancement de savons, d’eaux de toilettes, de cigarettes sous la marque « Claudine » ) et Gabrielle, dont le talent d’écrivain et d’artiste s’affirme au fil du temps, attirée aussi par les femmes [spoiler: cf. scènes cocasses où le couple partage sexuellement mais successivement une américaine vivant à Paris, nourrissant aussi leur création littéraire et relations charnelles et professionnelles (dans un spectacle de danse à thème égyptien au Moulin Rouge qui fait scandale) avec la marquise de Morny (fille du duc, demi-frère de Napoléon III) dite Missy, connue pour son attirance pour les femmes et le port du pantalon ]. C’est un film académique bien réalisé, notamment les scènes de spectacles (accompagnement musical d’Erik Satie et de Camille Saint-Saëns) et la reconstitution de la vie de la fin du XIXe-début XXe siècle ; il constitue une belle réflexion sur la création littéraire (influence de Willy sur Colette et réciproquement), sur la trahison [spoiler: cf. la vente des droits d’auteurs de la série « Claudine » par Willy pour 5 000 F, sans en informer sa femme : « Leurs romans étaient leurs enfants et ils les ont perdus : Claudine est morte » ] sans oublier le mode de vie libre de Colette, en avance sur son temps.