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Sudhir
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2,5
Publiée le 4 mars 2018
Des acteurs (Collin et Nicole) mous volontairement ? Étrangement on est capté par l'ambiance malgré des incohérences. L'idée de base est bonne ce cerf manque sacrément de nerfs.
Film d'auteur, dérangeant et glaçant certes mais très belle relecture du mythe d'Iphigenie, réflexion sur la responsabilité, la culpabilité, la justice, la famille... Les personnages sont antipathiques à souhait et la fin peut choquer ,mais l'esthétique froide est remarquable . Colin Farrell est tout simplement fabuleux dans un rôle complexe et déplaisant.
Les frères Grimm ont écrit des contes, présentés comme contes pour enfants, pleins de cruautés et d’horreurs, qui sont des représentations d’angoisses profondes. Ce sont des contes pour adultes de nature comparables qu’écrit et réalise Yorgos Lanthimos, avec « The lobster », puis cette « Mise à mort du cerf sacré ». Dans ce film au titre mystérieux, mais évocateur de son ambiance et de sa symbolique, nous voilà face à une histoire cauchemardesque, dans laquelle l’homme va être conduit à un des actes les plus abominables qui soient, dépassé par une force inconnue dont la nature nous échappe, et dont on ne sait s’il s’agit d’une vengeance ou d’une forme de justice immanente. Le film relève en ce sens de la tragédie et de la mythologie (Iphigénie), convoquant en même temps l’horreur absolue et une dimension mystique. Les ambiguïtés conservées (qui est un assassin ? ; Martin est-il le mal ou son simple messager ?) participent au trouble et au malaise engendrés par le film. La réalisation est conforme à la démarche, tant par ses plans puissants et surprenants que par ses travellings avant ou arrière vertigineux et labyrinthiques. Certains trouveront que Lanthimos va trop loin, ce qui confèrerait au film un caractère malsain. Il ne peut en tous cas laisser indifférent, et laisse à coup sûr à ceux qui ne le rejettent pas une empreinte indélébile.
Un thriller d'horreur psychologique métaphorique, qui traite de l'amitié toxique et comment une telle relation est destructrice pour notre équilibre psychologique, et l'intégrité physique de notre couple et de notre foyer.
Un film complexe et surréaliste, inspiré de la tragédie grecque antique “Iphigénie en Aulide” d'Euripide, qui a été nominé pour la Palme d'Or au Festival de Cannes 2017 et a remporté le Prix du meilleur scénario.
Une reconnaissance bien méritée du talent d’auteur de Yorgos Lanthimos, tant en termes scénaristiques que de réalisation.
Colin Farrell, Nicole Kidman, Barry Keoghan, Raffey Cassidy et Sunny Suljic offrent tous des moments intenses et des performances impressionnantes.
Avant tout je dois dire que "the lobster" ne m'a pas plu, celui ci est un peu mieux mais la musique pas adapter à l'action ,stridente sans raison juste pour provoquer de l'inconfort sonore dans un scène qui n'en a pas besoin, la mise en scène décousue qui donne un manque de réel sens au film et entraine une impression de brouillon, l' enchainement de scène mal tramé et le manque d'émotions voulu me rend indifférent a ce qui se passe... quand je regarde mon portable lors d '1 film c'est mauvais signe je me suis ennuyer
Ce film n’a ni queue ni tête. Musique dramatique pour faire passer la sauce ketchup psycho fantastique....une fois encore je me suis fais berner par la récompense du festival de Canne qui décidément a ses propres critères d’intellos. Infanticide
Quel étrange objet que celui-là, qui n’est pas sans rappeler, plongés dans notre époque contemporaine, les films de la nouvelle vague, aux dialogues hyper-réalistes, semblant dénoncer l’incommunicabilité entre les individus, paumés ou évoluant dans un univers complètement artificiel (à l’image des coeurs dont il est question?) aux émotions quasi absentes (comme sous anesthésie générale). On pense aussi naturellement à Théorème de Pasolini, cette emprise malsaine que fait peser un jeune garçon sur son entourage, une petite famille de la haute bourgeoisie.
Ce genre d’exercice nécessite plusieurs impératifs pour ne pas sombrer dans la caricature intellectualisante.
Un bon casting, tout d’abord. Colin Farrell et Barry Keoghan, qu’on retrouvera tous deux dans les Banshees d’Inisherin en demi-débiles attachants, sont excellents, le second imposant son phrasé et ses mimiques décalées avec un naturel hallucinant. Notons aussi la prestation de Raffey Cassidy (White Noise) qui dame le pion à l’expérimentée mais un peu fade Nicole Kidman (certes c’est son rôle qui veut ça mais ça manque de colonne vertébrale) et une Alicia Silverstone qui n’a jamais réellement brillé au cinéma.
Il faut ensuite une prise de vues irréprochable pour ne pas perdre le spectateur, la spectatrice, en chemin. La caméra de Yórgos Lánthimos remplit son devoir et nous happe dans des décors parfois violemment immaculés (les couloirs déserts de l’hôpital), parfois plus sombres (les maisons, la nuit), statiques malgré les contre-plongées et les travellings vertigineux. En parallèle à la réalisation, on regrettera une musique criarde, voire parasite quand elle nous dit à quel moment nous devons nous inquiéter. Ça fait tâche.
Le scénario enfin doit être en béton pour palier l’indigence volontaire des dialogues. Les questions que nous nous posons durant l’histoire permettent de combler le vide narratif et l’absence affichée d’émotions (si ce n’est chez Kim, la jeune fille tout juste pubère devant qui s’ouvre un nouvel univers). Tout au long du film, il est beaucoup question de sexualité sur un ton médical, cru mais sans la moindre note de vulgarité et sans démonstration. L’oeuvre traite aussi de pulsions de mort et d’impuissance, ces piliers du destin dans les tragédies grecques dont cette Mise à mort du cerf sacré s’inspire très largement, mêlant absurde, vacuité, froideur mais aussi quelques pointes d’humour.
Et si Euripide revenait près de 2500 ans plus tard ?
C’est un très gros morceau que vous venez de proposer monsieur Lanthimos, troisième œuvre que je visionne de la filmographie et j’aime vraiment beaucoup ce qui se passe. On a un scénario tout sauf commun, qui nous percute du début à la fin par une réalisation hypnotisante, j’étais tendu toute l’œuvre tellement l’ambiance est oppressante et c’est vraiment accentué avec la BO, puis que dire de Barry Keoghan…? C’est complètement dément ce qu’il vient de réaliser en terme de performance, il a tout pour devenir quelqu’un, il a rempli toutes les attentes ici, et pour l’accompagner on a Colin Farrell et Nicole Kidman qui sont juste tout bonnement plus qu’excellents aussi, l’œuvre a tout pour convaincre ! Dommage que la fin est pas réellement à la hauteur de cette épouvantable histoire, trop simplifié à mon goût.
Un envoutant film dérangeant , absolument tout dans ce film est réalisé avec beaucoup de soin . Les décors sont d'une simplicité et décrive une atmosphére pure et iconoclaste. Le gros point forts du film ce situe dans son ambiance glauque dans laquelle le moindre son est contrôler avec parcimonie . Le scénario est simple mais intéressant , pour ma part j’étaie totalement transportée dans ce film qui pour moi est une pépite . De ce fait j'avoue ne pas trop comprendre l'antipathie de la presse envers ce film !!!!! Je recommande a tout le monde .
L'ambiance et le style du film se démarque du tout venant, on assiste à une belle réalisation de plus le jeune Barry Keoghan à vraiment de la présence et sert de poil à gratter. En revanche je n'ai pas vraiment accroché sur le scénario pas à cause du coté absurde mais du fait qu'une fois l'idée du film dévoilé l' histoire ne présente plus vraiment d'intérêt.
Le succès grandissant de ses films n’a rien arrangé à la prétention du cinéma de Yorgós Lanthimós, dont la mise en scène à l’habituelle froideur hautaine s’agrémente désormais sans problèmes de quelques outrances baroques. Après une poignée de films qui dénonçaient les travers de la société moderne sous couvert de fables à la facture grotesque, le réalisateur grec aborde aujourd’hui le Thriller - même si tous ses films précédents étaient également, d’une certaine manière, des Thrillers - , avec un scénario qui repose sur le concept classique de l’intrus qui s’insinue petit à petit au sein d’une famille idéale. Cette ‘Mise à mort du cerf sacré’ démarre sur de solides bases hitchcockiennes, avec le faisceau habituel d’interrogations sur les non-dits et les rapports souterrains qui unissent les personnages, et plus précisément sur les raisons qui poussent un chirurgien de renom à prendre sous son aile ce jeune homme trop poli pour être honnête. Fidèle à sa réputation, Lanthimós dynamite méthodiquement toutes les prétentions réalistes de son propre scénario, qui ne serait dès lors qu’une démonstration de logique absurde de plus à mettre à son crédit. Très vite, on est déstabilisé par l’apparente absence d’affect des personnages, le ton monocorde de leurs voix, les considérations triviales qui parsèment leurs conversations au moment où celles-ci semblent pourtant le moins s’y prêter : tout semble conçu pour qu’on cesse très vite de croire à la possible réalité du film et pour porter l’estocade au plus vite à la suspension d’incrédulité...d’autant plus que la menace qui pèse sur la famille, lorsqu’on découvre sa nature réelle, n’a rien de rationnel ni d’explicable. On n’a alors plus affaire à un Thriller mais à une adaptation moderne des règles de la Tragédie grecque avec son incontournable mélange de fatalité et de châtiment immanent qui n’a d’autre vocation que de montrer que l’homme, aussi violemment qu’il puisse lutter et se débattre, ne peut rien contre les forces qui le dépassent et déterminent son destin. Un pareil grand écart semble difficile à assumer, même pour son auteur, qui semble parfois manquer de ressource pour apporter à son film des développements satisfaisants. Si on peine à cerner les ambitions de Lanthimós, y compris au terme du film, son étrangeté et son atmosphère très particulière joueraient plutôt en sa faveur...même si pas plus ici qu’ailleurs, la posture et les effets de manche ne sont les ingrédients miracles pour accoucher d’un chef d’oeuvre, et la radicalité de cette ‘Mise à mort de cerf sacré’ la rendra sans doute rébarbative aux yeux de nombreux spectateurs.
Dès que le rideau du mystère tombe!, le film n'a plus grand intérêt. Tous les recours prises par nos deux protagonistes (interprétés - comme du jamais vu - par un Collin Farrell époustouflant! (caractéristique de l'univers de l'auteur) et une Nicole Kidman toujours aussi jouissive) ont été totalement inutile, voir absurde!. Le radicalisme consternant de cet esprit grec voudrait nous faire croire en l'inéluctabilité devant la banalité quotidienne de nos vies insensées, le sentiment d'impuissance devant les choses qui transcendent notre existence et qui exige un sacrifice inimaginable auquel la petitesse de notre être en serait ébranlée! à jamais, que la lâcheté peut conduire jusqu'à la pire ignominie... Essayant - par là - de nous rappeler la tragique satire grecque dans sa profondeur la plus implacable!. Sauf qu'à force de trop vouloir en faire sans trop en dire, Lánthimos laisse derrière lui un abîme assez creux qui ressemble plus à un acte suicidaire qu'à une proposition cinématographique: elle donnerait presque des vertiges de dégoût et de rancœur qui vous laisseront perplexe. Dommage!, car le film donnait une fière allure durant ses premières heures. Il était prêt à séduire devant une bonne dose de terreur psychologique qui s'approcherait des films anecdotiques de la vague de ces nouveaux esprits prometteurs tel qu'un Ari Aster avec ses problèmes héréditaires... Ce qui nous a laissé fasciné, tant dans son approche glaciale et sinistre que par la gratuité de sa mise en scène à l'effigie d'un Stanley Kubrick. Le cinéaste Yórgos Lánthimos ne se complaît pas pour autant dans cette mise en abîme de la morale humaine, qu'il s'enveloppe lui même dans une facticité ahurissante, que même ses contemporains en sortiraient un peu gêner. Il dépouille son récit de tout soupçon de réalisme et ne lui donne jamais le temps de respirer. Et cela rend l'ensemble un peu trop poussif! allant jusqu'à l'absurde, voir un peu trop... convenu - pour être banale - à défaut d'être transcendant.
Un lien étrange et inquiétant "unit" un chirurgien (Colin Farell presque méconnaissable) à un adolescent (fascinant Barry Keoghan) Le drame avance pas à pas et nul n'en sortira indemne. L'homme est insignifiant face à "l'ordre des choses".,. la tragédie grecque n'est pas loin. Le cadrage, magnifique, et la musique choisie avec soin contribuent à nous le faire entendre. Un très grand Lanthimos, un très grand film, tout court.
Il y a parfois des films dont on ne sait pas trop quoi penser, et "mise à mort du cerf sacré" en fait partie. La mise en scène est tantôt grandiose, tantôt pénible (pourquoi ces ralentis?). Le scénario complètement invraisemblable réussit cependant à ne pas tomber dans le n'importe quoi comme dans le récent "Mother!". Un ovni cinématographique à découvrir si on aime être dérouté.