Mise à Mort du Cerf Sacré
Note moyenne
3,3
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202 critiques spectateurs

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FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 décembre 2017
"The Lobster" fut ma première expérience avec Yorgos Lanthimos ce réalisateur si particulier. J'avais apprécié le film même si je l'avais trouvé inégal notamment lors de la seconde partie. Avec "The Killing of a Sacred Deer", il nous fait vivre une fois de plus une expérience bizarre et troublante, une sorte de lente agonie. L'histoire est beaucoup moins originale, elle est même très simple une fois les enjeux dévoilés, mais elle est tout aussi prenante, voire même fascinante. C'est presque étrange d'être aussi captivé par quelque chose de si "banal" voir absurde. On retrouve la patte du réalisateur avec son ambiance particulière, sa mise en scène carrée et sa direction qui bride les acteurs qui donnent l'impression d'être des robots (en vo) ce qui est voulu. Tout ça accentue cet univers très froid dépourvu d'émotions ce qui contraste avec le fond de l'histoire qui normalement devrait faire réagir n'importe qui avec toutes sortes de sentiments comme la colère, la haine, la tristesse ou le doute. Je ne parle pas de l'histoire, car pour moi, ce n'est pas le plus important tout comme la décision finale d'ailleurs. J'ai aimé tout ce qu'il y a autour à savoir la tension dans le récit, l'ambiance anxiogène, la superbe mise en scène ainsi que ce jeu morbide volontairement trop sage. Bref, c'est un très bon film avec des acteurs vraiment convaincants.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 octobre 2020
Un thriller dérangeant à l'atmosphère glaçante et envoûtante et à la mise en scène d'un esthétisme sublime. La dernière partie est assez déroutante.
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 octobre 2018
Il faut parfois se fier à son intuition : dès la première image j'ai su que le film allait être très long... Je ne m'imaginais juste pas à quel point ! Prétentieux et suffisant, il semble n'être qu'un mode d'emploi "comment caricaturer le cinéma d'auteur pour les nuls": partir d'un postulat étrange, en faire quelque chose de vaguement métaphorique, mettre en scène de manière aseptisée, agrémenter de scènes dérangeantes voire glauques, ne pas oublier la musique grandiloquente supposée cultiver le mystère, multiplier les longs silences, prétendre y mettre des dialogues intelligents, surtout ne pas apporter le début d'une explication, proposer des rôles "à contre emploi" à des comédiens de renom et surtout avoir l'air trop intelligent pour le commun des mortels...
Gentilbordelais

402 abonnés 3 540 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 octobre 2018
un drame psychologique troublant qui se déroule dans un cadre volontairement aseptisé, avec des dialogues et des postures qui le sont tout autant. un scénario finalement peu accessible (dû aux aspects fantasmagoriques) où les atouts sont surtout une ambiance qui se fait de plus en plus pesante et une manière de filmée très élégante. après the lobster un réalisateur qui aime à dérouter le spectateur pendant et après la projection...
Clémentine K.
Clémentine K.

243 abonnés 1 430 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mars 2018
Un film très particulier mais vraiment pas mal! L’aspect aseptisé, très froid et le jeu très robotique des acteurs créent une vraie atmosphère glaçante. D’où la réussite de ce film. Il ne fait pas peur mais fait froid dans le dos à sa manière. Malheureusement je n’ai pas forcément compris le message sous cette histoire alors que dans Mother ce message est dévoilé à la fin.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 226 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2018
Le nouveau film de Yorgos Lanthimos confirme l’univers particulier du cinéaste grec et son originalité.
Reparti curieusement avec le Prix du scénario à Cannes, le film séduit plus sur la forme que sur le fond.
Car, cette histoire de vengeance, empreinte de faits irrationnels et incontrôlables n’est pas toujours convaincante, manquant de rigueur et d’explication.
C’est sur la forme que le film parvient à captiver : mise en scène froide dans des décors dépouillés à l’extrême (on n’est pas loin du « Caché » de Haneke par exemple).
L’interprétation y est aussi pour beaucoup : les 3 enfants sont très justes dans des rôles vraiment pas évidents. Les 2 stars américaines sont inspirées et sont rentrés dans l’univers du cinéaste avec conviction : Colin Farell, déjà dans le précédent film du cinéaste grec est prenant en père dépassé par le drame irrationnel qui le frappe. Nicole Kidman, de nouveau très troublante, est aussi inspirée ne épouse sacrifiée que dans le « Eyes wide shut » de Kubrick.
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 novembre 2017
Depuis quelques mois, Steven, chirurgien marié 2 enfants, a pris en sympathie Martin, un jeune garçon qui a perdu son père. Martin s’immisce progressivement au sein de la famille et devient de plus en plus menaçant, jusqu’à proposer à Steven un marché inacceptable.

Mise à mort du cerf sacré est un thriller dramatique de Yorgos Lanthimos (The lobster) sorti en 2017. Le réalisateur a obtenu le prix du meilleur scénario au festival de Cannes 2017.
Ce film ne laisse personne indifférent. Afin de mettre le public dans le bain, le réalisateur grec commence par montrer les images d'une opération à coeur ouvert sur un fond musical omniprésent. Yorgos Lanthinos raconte dans son film une bien étrange fable morbide et radicale, celle d'un chirurgien qui doit faire face à un adolescent maitre chanteur qui menace les membres de sa famille.
En effet, Martin accuse Steven, cardiologue (et alcoolique mondain) qui a opéré son père, d'avoir provoqué sa mort. Il veut donc sa revanche.

Dans Mise à mort du cerf sacré, le réalisateur grec cumule les circonstances odieuses et contre nature poussant un homme qui a tout pour être heureux à commettre un infanticide. Son messager est un adolescent assez repoussant aux yeux porcins dont l'argumentaire est aussi choquant et inacceptable qu'il n'est implacable. Dans le même temps, face au péril, la famille bourgoise va se livrer à des calculs et perdre ses oripeaux de respectabilité pour tomber dans un registre charnel (Anna se livre à un jeu sexuel avec un collègue de son mari pour avoir des informations le concernant) ou primitif ("Tabassage" de Martin).

The lobster ménageait quelques moments de respiration comiques, Mise à mort du cerf sacré est plus économe sur ce point à part peut être le jeu amoureux du couple (Anesthésie générale?).
La réalisation fait penser à du Stanley Kubrick ou du David Cronenberg des débuts. L'ambiance du film est clinique, les 2 acteurs principaux, Nicole Kidman et Colin Farell, confrontés au pire des choix, dégagent beaucoup de froideur et de sens du calcul. Formellement, les longs travellings dans les couloirs des hopitaux et les effets de caméra en plongée laissent augurer du pire.

Il s'avère au gré de l'histoire que Martin n'est pas un mythomane. Les 2 charmants enfants du couple vont tomber malades et souffrir de paralysie des membres inférieurs. Après maintes tergiversations et des scènes de tension croissante avec son épouse, il finira par tuer l'un des membres de sa famille dans une scène grand guignolesque digne de Funny games.

Le spectateur du film n'est pas que spectateur, il est immergé dans une situation à laquelle il peut s'identifier, ressentir - et juger- les émotions des personnages de toutes les façons possibles et imaginables, l'expérience est pour lui subjective

Le prix du sang et la loi du talion

L'ambiance malsaine du film lorgne clairement vers le cinéma d'Haneke (Funny Games) et de Pasolini (Theoreme dans lequel le personnage de Terence Stamp couche avec tous les membres d'une même famille et la quitte, la laissant dans le chaos). Il y a quelque chose qui résonne du fond des âges dans le film de Lanthimos, quelque chose de très ancien remontant aux civilisations polythéistes d'il y a plus de 2500 ans, dans lesquelles tout avait un prix, tout nécessitait un sacrifice parfois institutionnalisé, le prix du sang. Le film est d'ailleurs inspiré du mythe d'Iphigénie.

Le casting du film est impeccable notamment Sully Suljic (Bobby le fils du couple) et Raffey Cassidy (Camille la fille du couple), victimes désignées et innocentes du "péché" de leur père et du bras vengeur de Martin (Barry Keoghan).
Padami N.
Padami N.

63 abonnés 514 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 novembre 2017
l'histoire est à la limite du fantastique et du mystique. l atmosphère tendue est réussie et le jeune acteur est remarquable. dès la mise en place de l'intrigue.la mise en scène est trop longue et sans rythme. on l'a devine rapidement...et mon ennui demarre.
Nathalie R
Nathalie R

27 abonnés 144 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 décembre 2017
La force de ce film repose dans son fort pouvoir de suggestion. Une menace est bien présente, on ne la comprend pas, la famille semble l'accepter mais l'appréhende sans la comprendre. On craint en permanence une violence invisible, l'ambiance devient glaçante et l'issue de ce drame nous laisse pantois. Yórgos Lánthimos a osé aller au bout de son idée folle, il n'avait pas le droit d'en faire autrement, mais il nous impose une souffrance psychologique puisqu'on veut savoir où on nous amène, on accepte de s'immicer dans cette attente folle, on est fasciné, on se laisse surprendre à rire de certaines situations. On se demande si on a le droit d'en rire, le malaise s'installe, le scénario est parfait, Lánthimos a gagné.
Romain C.
Romain C.

93 abonnés 867 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 décembre 2017
Une première ,j'ignore si c'est bien ou pas donc je met bien même si ça vaut plus ou moins.
Un film très étrange mêlant le drame ,le thriller ,le fantastique et l'épouvante qui lui est surtout dût aux musiques du film qui sont extrêmement utile et angoissante même si la scène ne l'ait pas.
Un film que je ne peux pas forcement conseiller puis ce que je ne peux pas le raconter mais ça reste un film à voir par sa complexité.
Un sujet vraiment très originale qui est à la limite du n'importe quoi.
Des personnages travaillé.
Une histoire dans laquelle il se passe énormément de choses mais nous, nous n'avons que très peu d'explication sur ce qui se passe ,pourquoi et qui sont vraiment certains personnages.
Un scénario méritant amplement son prix.
Un dialogue pas banales que personnes n'utilises mais qui est parfait pour l'ambiance du film.
Colin Farrell ,Nicole Kidman ,... sont grandioses.

Si vous comprenez ce que j'ai écrit ,BRAVO.
Fenet C.
Fenet C.

5 abonnés 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 janvier 2018
J'avais apprécié "the lobster" uniquement pour l'originalité du scénario. Par contre, "Mise à mort du cerf sacré" est beaucoup plus abouti. J'ai été captivé du début à la fin du film. J'adore l'atmosphère anxogéne qui gagne en intensité plus l'histoire avance. La direction d'acteur est très particulière. On a l'impression d'entrer dans monde dont les habitants sont "désensibilisés", entretenant entre eux des rapports incertains. Je ne trouve pas que ce film soit choquant ; je dirais plutôt surprenant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 novembre 2017
Ce réalisateur parle toujours de quelque chose de plus, mais pas forcément tout le monde va le comprendre. Ici, on parle de la famille (comme toujours), des priorités et des secrets des parents, de la politesse, de la communication entre les membres d'une société. De la justice, des classes sociales...Bref, plein de trucs à comprendre dans un film qui montre plus de choses de ce qui raconte...
Kat
Kat

2 abonnés 19 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 avril 2018
J'ai détesté...
Dialogues insipides, musique à insupportable, jeu d'acteurs inexistant...
Un parti pris de mise en scène plat et soporifique. Je me suis forcée à regarder jusqu'à la fin, je dis bien forcée...
Je n'y trouve rien de malsain, ni de décalé, ni d'obscure, ni de génial... Et j'en passe... Parce qu'il ne s'y passe absolument rien. La seule chose que j'ai ressenti en regardant ce film, c'est de l'ennui.
En bref, j'ai perdu 2h01 de mon temps à regarder ce film.
A prescrire aux insomniaques !!!
gribouille.gogotte
gribouille.gogotte

17 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 novembre 2017
très partagée, un peu perplexe. Les acteurs jouent merveilleusement bien, une ambiance particulière dès le début, des personnages qui semblent sans émotions, monocordes, le suspens se fait sentir dès le début. Pour la 1ère partie je dirai que c'est un peu long. Pour la seconde, très étrange et parfois insupportable mais l'intrigue est présente. Si vous allez peu souvent au cinéma, n'y aller pas, choisissez un autre film.... pour les autres tentez le, mais pas un jour où vous n'êtes pas en forme car la climat qui y règne est très très particulier.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 novembre 2017
Le roi Agamemnon tue un cerf dans un des bois sacrés d'Athénée. La déesse, plein de colère, fait arrêter le vent, ce qui empêche la flotte du roi de partir à Troie. Pour que le vent se lève, il faudra sacrifier Iphigénie, la fille du roi, à la déesse. Le mythe a des différents dénouements selon la source. Quelques sources soutiennent que la femme avait été sacrifiée. Par contre, des autres versions du mythe racontent que la déesse Artémise échangea la femme pour une biche au dernier moment, cachant la fille du roi dans une île. En tout cas, les bateaux auraient pu partir.

Le film est un réussit technique de travellings et zooms qui mettent en évidence le raffinement du cinéaste grec depuis les surprenants Canine ou Alps, lesquels, contrairement à Mise à mort du cerf sacré, montraient grande quantité de plans fixes. Aussi, la violence explicite était abordée d'une façon réaliste et en toute froideur au style de Michael Haneke, source d'inspiration du grec. C'est pour rien que Lanthimos lui rend hommage avec le dénouement de ce film, très similaire à une des moments les plus angoissants de Funny games.

On peut dire que Lobster n'était qu'une transition vers cette maturité technique qui nous rappelle à Kubrick. Non seulement à cause des couloirs de l'hôpital, qui recréent ceux de l'hôtel de Shining ou de la navette de 2001. Non seulement aux reflets du corps de Nicole Kidman sous une lumière soignée au détail, telle on la voyait dans Eyes wide shut. Sinon grâce aussi aux cadres ouverts tournés à l'intérieur, si froids comme parfaitement enregistrés même en mouvement, technique que Kubrick maîtrisait dans ses dernières œuvres. Même dans les plans les plus statiques, Lanthimos met en marche des ventilateurs qui empêchent un moment de repos pour l'image, comme si le tourbillonnement des machines contribueraient à agiter les entrailles des spectateurs et des personnages face à l'orage qu'on voit arriver.

Un chirurgien devient ami du fils d'un de ses patients, mort au bloc opératoire. Le jeune s'immisce dans la vie familiale du médecin jusqu'au jour qu'il annonce une prophétie, ce qui obligera au chirurgien de prendre une décision si drastique comme douloureuse.

Lanthimos encadre la tragédie grecque dans le monde médical de nos jours. La croyance du fatum face à la technologie. L'impossibilité de l'homme actuel d'utiliser les avances scientifiques pour se sauver de ce qui est déjà écrit, une situation illogique pour nous tous. Le réalisateur imprègne cette production britannique de ses origines helléniques. Il met une famille occidental exemplaire face aux dilemmes de l'Antiquité. La culture classique contre la contemporaine. La rancune d'un jeune comme force du destin, inévitable. La chasse du cerf comme mauvaise praxis médicale.

Les personnages du film, comme dans tous les films du réalisateur, récitent leurs lignes avec le poids tragique qui caractérisait l'amphithéâtre grec. Si bien les muses du réalisateur, Angeliki Papoulia et Ariane Labed, ne jouent pas dans le film, Colin Farrell joue son rôle avec souplesse. Pareil pour les adolescents du film, qui maîtrisent son profil froid et apathique. Mention spéciale à Alicia Silverstone, actrice semi-disparue, victime du cliché de la teen-star des années 90 qui réussit à donner un ampleur surprenant à un personnage d'une seule scène.

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