Mise à Mort du Cerf Sacré
Note moyenne
3,3
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202 critiques spectateurs

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Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 avril 2023
Tout le monde n'adhère par au cinéma inconventionnel et abstrait de Yorgos Lanthimos. D'autant plus qu'ici, il est bon de savoir qu'il s'agit en fait d'une relecture du mythe d'Iphigénie, sous peine de se retrouver un peu largué. Le réalisateur a été beau joueur, faisant mentionner Iphigénie de manière totalement gratuite par l'un des personnages en guise d'indice...
Une référence qui explique le titre du film, mais aussi le statut de ses personnages. Le couple de médecins étant présentés comme dieux et maîtres (rois ?). Opulence, arrogance, phantasmes douteux, contrôle totale des enfants, contrôle sur la vie des patients. Jusqu'à ce que le destin (ou plus exactement un élément du passé) n'apporte la tragédie et ne vienne tout remettre en cause.
La première heure se compose de dialogues banals, récités de manière délicieusement absurde (personne ne semble écouter, ou prêter attention à des détails dont l'importance varie). Tandis que des mensonges sont clamés avec assurance par à peu près tout le monde. La BO stridente renforçant le malaise rapidement croissant.
Et puis vient la deuxième heure plus sombre, où ce personnage du passé (Barry Keoghan, assurément flippant !) vient avec nonchalance amener un châtiment sinistre sur lesquels les médecins n'auront aucune emprise.
Une tragédie filmée avec un mélange de cruauté et, dans les moments où l'on s'y attend le moins, d'un humour noir absurde du plus bel effet ! Ceci grâce à des idées de mise en scène crues, et une véritable science du cadrage. Exploitant les couloir rectilignes de l'hôpital, ou la demeure gigantesque de la famille.
"The Killing of a Sacred Deer" est donc une œuvre de grande maîtrise, perturbante à souhait !
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 septembre 2019
Second film de Yórgos Lánthimos que je visionne après le très décevant "The Lobster", cette "Mise à Mort du Cerf Sacré" est pour moi une très belle découverte. La réalisation qui n'est pas sans rappeler le style de Stanley Kubrick (l'ensemble m'a souvent fait penser à "Shining") propose une bonne dose de mystère, la musique est assez angoissante et le casting est très convaincant, notamment en ce qui concerne les performances de Colin Farrell et de Nicole Kidman. Un thriller qui possède une certaine originalité et qui mérite clairement d'être découvert.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 janvier 2022
J'ai découvert Yórgos Lánthimos avec son très bon et très étrange "The Lobster". Doté d' un titre aussi énigmatique que "Mise à mort du cerf sacré", le cinéaste nous promettait à nouveau un film barré et unique en son genre. Promesse tenue ! S'inspirant du mythe du sacrifice d'Iphigénie, l'intrigue nous plonge dans une famille aisée et bien sous tout rapport avant qu'un jeune homme vienne y balancer son grain de sel en leur imposant un cruel dilemme. Voir un film de Lanthimos, c'est vivre une véritable expérience cinématographique qui ne laisse pas indifférent. Dans "Mise à mort du cerf sacré", on est secoué par un sentiment de malaise lié à la froideur de l'ambiance et des personnages. On s'interroge, on appréhende, on rit jaune parfois mais on reste subjugué, hypnotisé par la bizarrerie de ce long métrage. A cette richesse du fond s'ajoute les qualités formelles. La mise en scène y est audacieuse, aussi atypique que le scénario. Yórgos Lánthimos nous offre un cinéma personnel et unique. A voir.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 octobre 2020
Un film à l'esthétique impeccable. des plans cadrés au cordeau, une image soignée. Une intrigue naviguant entre le thriller , le fantastique et le loufoque.Un brin de surréalisme aussi. Et un très bon jeu d' acteurs. un humour décalé, froid et très efficace . un gros film.
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 septembre 2019
Deux étoiles pour la mise en scène et le soin. L’utilisation sans limites du grand angle est pour une fois bienvenue puisqu’il participe à la déformation de la réalité. Tout d’ailleurs y concoure, que cela soit la direction des acteurs, les dialogues, les situations qui vont dans le même sens : montrer un travail sur l’absurde en allant jusqu’à l’absurde. Le résultat est bien obtenu, tout est sans le moindre intérêt y compris jusqu’aux actes sexuels tournées vers la perversion. Sucer violemment un pouce ou violenter une femme jouant l’anesthésie, dévoiler sans raison un secret donnant la nausée ou frapper sauvagement un enfant ligoté, c’est vraiment n’avoir rien à raconter. En 2000 avant J C, le chaldéen Hammourabi soucieux de justice avait écrit dans son code que si un architecte n’avait pas fait une maison assez solide qui en s’écroulant tuait le fils du propriétaire, il faudra tuer le fils de l’architecte. Il n’y avait là qu’une mesure de précaution et non un prétexte pour imaginer un film sadique, malsain, pervers et inintéressant quelque soit la qualité de sa présentation.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 mars 2023
Un écran noir, une musique, un laps de temps plutôt conséquent, avant enfin, une première image et pas n'importe laquelle. Un cœur à nue, à vif, une opération que l'on comprend assez délicate, l'emballement de ce dernier continue de nous inciter dans ce chemin en particulier. Une première récalcitrante en grande pompe, tel un opéra, dont la banale conversation d'horlogerie qui s'en suit tranche radicalement. A cet instant, je ne suis pas encore au bout de mes peines ...

Yórgos Lánthimos, réalisateur que je découvre en même temps que ce film, est au choix, mégalo, ambitieux, arrogant ? Tout en même temps, ou juste tout bêtement à coté de la plaque ? La figure tutélaire de Kubrick ( voir de Malik ) est clairement identifiable, dans la démonstration, de par les intentions, il n'a en revanche aucune maestria, encore moins de subtilité, toujours plus de suffisance ! Le procès continue.

De sa recherche à défilé les éléments, de fabriquer le décors, d'en dépeindre un rapport sociétale et plus personnelle de la famille, de la bourgeoisie, du pouvoir et tout, et tout ( oui, la liste est trop longue ... ), rien ne reste tant la sensation factice de l'exagération suinte d'un ostracisme de façade, sans rien derrière de très conséquent. L'incursion de ce jeune homme dans le quotidien de cette famille dans une espèce d'étude comportementale en sous texte est d'une lourdeur ! J'attaque de suite avec un problème majeur, ces comédien.e.s ! La récitation est visiblement une manie, tous et toutes s'y attèlent avec une dévotion à faire pâlir tant le rendu est catastrophique ! Je prends la scène malaisante ( choix voulu par son réalisateur, ok ! ) lorsque spoiler: ce médecin et père de famille balance son gamin dans les couloirs pour lui réapprendre à marcher après sa paralysie ! Des confession qu'il lui fait, aux punitions comme menaces, franchement, j'ai ri ... Oui, j'ai rigolé tant la scène est grotesque et ridicule. Cette séquence n'est malheureusement pas une exception !


La relecture du mythe théologique sur l'époque contemporaine est une autre farce ! Le prisme, des nouvelles croyances à vouloir détruire au vitriol par un manichéisme calfeutré par une caricature par les deux bouts est absurde. La satire ne fonctionne pas, son obsession canonique, exigu, sa vision enfantine du diable, tel un caprice tourne à la mascarade ... Son manque de réflexion saborde qui plus son histoire, déjà pas folichonne.

La rutilance à se gausser de son morbide creux, est une autre constance m'ayans définitivement perdu ! Le chantage affective caractérielle à sapé mes derniers instants de patience. Une note positive toutefois, ses images, qui parfois, à l'aide de sa photo et d'une technique encore une fois à grands coup de louche trouve le moyen de taper vers un petit apparat dont il faut se contenter.

The Killing of a Sacred Deer, est un long métrage cynique, pour le pire, un brulot de son monde, ou tout se conclue autour d'un plat de frites. J'ai en mémoire, Sous le Soleil de Satan, de Maurice Pialat, revu il y'a moins d'un an, dont certaines thématiques sembles proches, mais dont tout les éloignes pour ce qu'il en est du restant. Le passage en force de son réalisateur étant si catégorique, dont la porte de prison attitude de ses personnages sonnent faux, et tranche avec un souvenir encore si proche, si loin aussi ...

La brutalité comme messe, comme promesse, une outrance d'un ennui tel que le portrait est fade, terne, vicieux. Lánthimos met les pieds dans le plat, lèche ses orteils, renifle ses rejets, avec une ganache de petit malin ! Un peu comme l'autre avec ses spaghettis ... Là aussi, j'ai rigolé, un peu du moins car j'étais complètement dépité !

L'étroitesse du vide de cette épreuve imbuvable se résume dans un mot, factice. Une provocation gratuite pour une complaisance futile. Ce n'est pas son sacrifice sur fond de " Life goes on " qui changera quoi que se soit, une énième pitrerie abyssale. Je stoppe la dévote mortifère de cette critique ...
Aulanius
Aulanius

227 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 août 2019
Très difficile à juger. C'est sur ce que ça ne vaut pas "Canine", le film par lequel s'est fait connaître le réalisateur grec mais néanmoins, ça reste très original. Un scénario complètement barré avec des personnages étranges et une tournure que l'on ne m'imagine pas. On passe à peu près par tous les sentiments et même si on se doute un peu de la fin, ça reste correct. Les acteurs sont plutôt bon tout comme le casting mais j'aurai préféré un autre duo pour le couple d'adultes, pas vraiment crédible. Sinon, toujours cette ambiance pesante comme dans tous ses longs métrages mais selon moi, ça manque clairement de bande originale. La photographie est sympa mais le problème, c'est que c'est un peu toujours pareil depuis le début de sa filmographie. Je regrette aussi que la VF soit clairement raté car je n'ai pas eu l'occasion de le voir en VO (pour une fois). Donc, en résumé, c'est plutôt dans la moyenne sans être réussi ni raté. 10/20.
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2018
Tout comme dans le génial "Canine", la famille lambda explose et bascule après l'arrivée d'un jeune homme dans leur vie. Lanthimos utilise toujours des moyens peu conventionnels pour raconter une histoire et c'est ce qui fait la richesse de son cinéma: une narration, un scénario et des acteurs filmés sans commune mesure. Pas facile d'accès, certes, mais ludique, sinistre et passionnant.
A la différence du récent "Mother !", pompeux et trop nombriliste, Lanthimos ne se regarde pas filmer mais observe ses personnages s'effondrer un peu comme le faisait Pasolini et son "Théorème". Une telle proposition de cinéma, cette volonté de perdre le spectateur sans le mépriser tout en alimentant un propos intelligent est remarquable.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 février 2025
Dans The Killing of a Sacred Deer, Lanthimos continue de transposer des histoires qui relèvent du mythe - ici, quelque chose entre la tragédie d'Iphigénie et un récit tiré de l'Ancien testament - dans un monde contemporain aux couleurs mornes et cliniques. La réalisation est impeccable, la musique terriblement angoissante, et les acteurs plus que convaincants. Barry Keoghan, en particulier, inspire un véritable malaise à cause de l'innocence paradoxalement perverse qui émane de lui.
Alors pourquoi un score si faible, si tout est aussi réussi ? Principalement parce que le film de Lanthimos emploie tous les raffinements cinématographiques imaginables pour illustrer un scénario vide, principalement pensé pour être transgressif, au point de ressembler dangereusement au cinéma d'horreur le plus vil, Saw en tête. Le dilemme moral traversé par le personnage de Colin Farrell est ainsi d'une perversité sans pareille, ce qui ne gênerait pas tant s'il n'était pas par ailleurs complètement gratuit et résolu d'une façon aussi prosaïque. La fin, prévisible, vient donc conclure un film qui n'a rien à dire.
Hortense H
Hortense H

23 abonnés 78 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 juin 2018
Si le fait de plagier les travellings de The Shining fait office de dispositif de mise-en-scène, ce film pourrait être apprécié selon ce critère. Le réalisateur ajuste cette esthétique en bavant sur le travail de son modèle, ce qui enfonce encore plus le film dans des abîmes plastiques irrécupérables. Ce mépris est sans doute lié à un prototypage marchand, tellement visible que l' on se demande comment se prendre au sérieux dans ces conditions, à toutes les étapes de production ou de distribution. Quant à la réception, nulle torture mentale, on subit, soupire, espère puis...une haine médiocre reprend l'ascendant, le tout dans une passivité malaisante.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 septembre 2025
Pontifiant du début à la fin entre ses excès de mise en scène et ses plans copiant Kubrick « Mise à mort du cerf sacré » se veut être une fable glaçante mais au final s’avère surtout grotesque et réduit à une succession de non-sens allant droit dans le mur. Malgré les prestations impeccables de Nicole Kidman et Colin Farrell, c’est l’ennui qui prédomine au visionnage du long-métrage.
jthuil
jthuil

22 abonnés 364 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2023
C'est beau, c'est tragique, c'est froid, c'est avec Nicole Kidman et Colin Farrell, et c'est réalisé avec grâce par le virtuose Lantimos. J'aime bien moi.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 juin 2019
À l’image de son Lobster, mise à mort du cerf sacré est un film inracontable (mise à mort est peu être un tout petit peu plus classique dans on histoire). Cela se vie, doit se digérer pendant quelques temps. Je peux comprendre que cela puisse rebuter totalement, mais il y a une volonté de faire un cinéma, différent, original, intrigant que je ne peux que souligner.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 février 2018
Une pointe de Stanley Kubrick dans quelques plans (caméra ras le plafond ou le plancher suivant les protagonistes, sans oublier un peu de symétrie), une atmosphère froide, glauque, mystérieuse et oppressante (la musique y sera pour beaucoup), un bon scénario entraînant, le réalisateur de "The lobster" confirme son talent pour la mise en scène (et le choix de ses sujets), mais nous laissera malheureusement sur notre faim en oubliant de nous bousculer, ou encore de nous bluffer, malgré une histoire très intéressante qui s'y prêtait pourtant parfaitement.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mars 2021
Voilà un film complètement à part, dans sa réalisation, son interprétation, son rythme, son propos, bref tout est singulier. On peut aimer, ou pas mais on ne peut pas rester indifférent.
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