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Un visiteur
3,0
Publiée le 6 octobre 2018
J'ai assisté à l'avant-première aux Halles ce 1er octobre (en présence de Matt Dillon). La salle était pleine au départ. Ce qui n'était pas le cas à la fin !!! Il serait cependant très exagéré de dire que le lieu s'est vidé ! Il y eut "quelques défections" (dans le calme !). Pourtant l'acteur héros maléfique nous avait prévenus en insistant pour que nous restions jusqu'au bout. Je suis encore abasourdi par ces images terribles (spoiler: sans parler des images d'archives... ). Dillon nous prouve une fois de plus quel grand acteur il est mais est-ce vraiment ce que l'on retiendra tant Lars von Trier s'est une fois de plus lâché dans sa nouvelle tentative d'explication du mal ? C'est aussi un talentueux réalisateur, mais là n'est pas le problème ! Je ne vais pas vous décrire les scènes mais il est certain que le film est vraiment à déconseiller formellement aux âmes sensibles. Je ne sais pas comment le bouche à oreille va fonctionner. Il n'y a pas beaucoup de personnes dans mon entourage à qui je pourrais favorablement recommander cette expérience extrêmement malsaine ! Je vais régulièrement voir des films d'horreur mais je n'ai pas ce malaise et surtout cette incompréhension en sortant. Le film est bien trop long. On n'en peut plus de cette fin qui s'étire, s'étire...Même si on a du mal à voir où le réalisateur veut en venir, il est dommage que le trop plein de bavardage vienne quelque peu gâcher son propos. Car (et il fallait s'y attendre), Lars von Trier a parasité tout son film de ses obsessions, notamment celles qui l'ont un temps banni de la Croisette...On dit souvent que la qualité d'un repas se définit par la dernière sensation, le dessert, et bien pour ce long-métrage, il est fort probable que la chute laisse une impression qui casse totalement le propos. Que certaines scènes soient pénibles, certes, mais ma frustration principale vient surtout du fait de n'avoir pas saisi le sens réel de tout cela. Peut-être qu'après le 17 octobre, j'aurai des éclaircissements. On ne pourra que retenir la prestation incroyable de Matt Dillon. Bon courage aux futurs spectateurs !
Quel pied ! Ravi de voir que von Trier n'a rien perdu de son goût de la provoc' dans ces temps si aseptisés, sans doute une raison de plus d'en remettre une couche de sa part et ça fait un bien fou, rien que de le voir troller les organisateurs cannois au point de convoquer Hitler en haut lieu on sent qu'il est prêt à aller jusqu'au bout. Et même pas avec des pincettes, c'est presque comme placer l'outrance au rang d'art, entre violence gratuite, digressions alambiquées et symbolisme grand-guignolesque on est en terrasse cinq étoiles, je me suis ré-ga-lé, d'ailleurs difficile de ne pas voir en Jack LvT lui-même qui repousse les limites quitte à tendre la corde. J'ai aimé l'immoralité débordante et le fait de mettre le spectateur en condition de ce qu'il va voir et ressentir, le malaise est énorme, comme quand Jack trace les contours des seins de sa victime au feutre en lui proposant de choisir le couteau, on sait ce qu'il va advenir, tout en laissant durer la scène. D'ailleurs le film arrive aussi à être drôle, notamment lors du deuxième "incident" pour montrer les tocs compulsifs du personnage comme un gag de répétition, le tour de force étant qu'on se prend de compassion pour ce serial-killer, malgré tous ses méfaits on veut tailler la route avec lui et se délecter de ce qu'il nous réserve par la suite. Comme il est dit il n'y a ni bien ni mal, l'enfer et le paradis sont une seule et même chose, et j'aime à croire que le temps d'un peu plus de deux heure et demi le spectateur expérimente inconsciemment ce dilemme nietzschéen pour en ressortir chamboulé.
Jubilatoire. Hilarant. Déroutant. Sensationnel. et j'en passe... On passe par toutes les émotions. Interprétation remarquable et captivant de bout en bout. Les Oscars sont à portée de main ! On reconnaît la patte du réalisateur de " Melancholia". Déconseillé aux âmes sensibles.
The house that Jack built est une pierre de plus dans l’édifice cinématographique audacieux, transgressif et dérangeant que construit Lars von Trier. A nouveau, le cinéaste livre un film inconfortable par la cruauté de certaines de ses images et dont l’interdiction aux moins de seize ans paraît justifiée. Comme ses prédécesseurs, ce film sur un tueur en série est positionné là où nous ne l’attendions pas. Un placement cinématographique multiple puisque changeant au fil des cinq segments qui composent The house that Jack built. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Un film intéressant, on ne s’ennuie jamais. Passée la qualité, technique, narrative, et la créativité habituelle de Lars Von Trier, ce film reste assez anecdotique. Les personnages ne sont que des caricatures, l’ensemble manque de crédibilité et si le film sait faire rire, il est rarement émouvant ou même franchement dérangeant - ce qu’il s’efforce pourtant d’être, à grands coups (de tout). Ce n’est pas non plus toujours aussi beau que ce à quoi le réalisateur nous avait habitués.
Excellent! Tout d'abord, le type de narration est intéressante, la complexité des personnages (très bien joués par ailleurs) est intriguante, et l'histoire a un super fil rouge. À voir absolument, avec le cœur bien accroché ;)
Ce film provoquant comme souvent avec Lars Von Trier est une sorte de réflexion sur le mal . Jack est un psychopathe très dangereux et tourmenté ayant commis une soixantaine de crimes et qui converse avec un confesseur que l'on ne voit qu'a la fin et qui réagit et questionne sur les atrocités que Jack commet . En effet , Jack essaye d'élever ses crimes au même niveau que l'art et de nombreuses idées philosophiques ou religieuses sont citées a travers des hommes célèbres comme Goethe , Albert Speer .ou Glenn Gould . Certaines sont tres interressantes et d'autre plus malsaines et il faut reconnaître que Lars Von Trier parfois génial se complaît dans un sadisme raffiné. Matt Dillon est d'ailleurs remarquable .Accès réserver a un public averti et non féministe .
L’un des pires films que j’ai pu voir ... soit c’est gore soit c’est ennuyant. Les scènes de meurtres sont parfois très difficiles à regarder. Pour le reste c’est très long, trop long.
Excellent film de Lars Van Trier, qui peut choquer, mais qui décrit fabuleusement les mécanismes de fonctionnement d'un psychopathe via un Matt Dillon monstrueusement effrayant. La mise en scène est efficace et même si la première partie est un peu longue, j'ai passé un excellent moment. Je recommande sans modération.
Après entre autres, l'excellent "Dancer in the dark", Lars von Trier signe ici un film d'une rare originalité. Indiscutablement un chef d’œuvre dans son genre. Rarement la misanthropie, associé à des troubles psychiatriques lourds, n'avait été l’objet d'un film qui associe violence (psychologique, physique et morale) et esthétisme extrême.
Un Matt Dillon extraordinaire dans le rôle de Jack un dangereux psychopathe sanguinaire tueur en série qui n'a aucune limite et qui n'hésite pas à commettre des crimes de plus en plus atroces (d'ailleurs les derniers crimes qu'il projette de commettre ne sont pas sans rappeler des pièges dignes de Jigsaw!) Celui ci n'éprouve rien, pas le moindre sentiment ! Il converse avec avec un certain Verge qui se pose en psychanalyste. Ce film de Lars Von Trier est surréaliste, assez fidèle à ce qu'il produit d'habitude mais en mieux. On ne pourra pas nier que ce réalisateur controversé a un style bien à lui.
Lars Von Trier toujours aussi déroutant. entre la lenteur et pesanteur de ses dialogues et ses scènes brutales. Peut être pas exceptionnel, mais ne laisse pas indemne.
Il ne faut pas se faire d'illusion le tueur en série existe, il est parmi nous, il préfère détruire plutôt que construire sa propre vie, mieux vaut ne pas le croiser
Je ne sais pas s'il est nécessaire d'aimer les autres films de Lars Von Trier pour se prendre la claque qu'est "The house that Jack built", mais pour ceux qui ont adoré autant "Dogville" que "Melancholia", il est fort probable que cela fonctionne aussi intensément. Tout comme on peut être totalement profane et se prendre quand même un claque d'après moi. En revanche, il faut être averti : c'est le genre d'expérience à laquelle il faut être préparé si l'on est vierge de cinéma dérangeant. Si ce n'est pas le cas, alors on peut se lancer sans hésiter et succomber absolument à ce chef d'œuvre qui mélange plus de genres qu'il n'est habituellement possible d'en mélanger au cinéma. Lars Von Trier n'a pas fini d'étonner ni de nous questionner toujours plus loin sur la nature de notre propre mal. Sommes-nous, nous les êtres humains, tous destinés à pourrir en enfer ?