Derniers Avis : The House That Jack Built - Page 3
The House That Jack Built
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gregbutton
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4,5
Publiée le 23 juillet 2021
Le scénario est d'une horreur et d'un sinistre absolu mais en terme de genre, de façon de raconter l'histoire, de mise en scène, de créativité il est remarquable. Néanmoins ce n'est vraiment pas un film à mettre devant tous les yeux...
Dans la lignée des films singuliers et dérangeant propres à Lars Von Trier, celui-ci ne fait pas exception. Difficilement classable, il n'en garde pas moins un intérêt par la provocation qu'il suscite. Les séquences sont d'une violence froide que la réalisation met bien en valeur. Pour autant, le hic, c'est qu'il est difficile de savoir où nous allons. Le film est particulièrement intense et captivant au début tant la surprise est forte, avant de s'estomper dans la répétition des cas, jusqu'à 1h45 de film environ. Les trois derniers quarts d'heure sont plus où moins une sorte de n'importe quoi métaphysique qui peine sérieusement à conclure. Un bon film pour son étrangeté à connaître par curiosité si le coeur vous en dit, mais malheureusement un peu trop long.
Je l'avoue : il fut un temps où j'appréciais ce réalisateur, où j'avais de l'estime pour lui. Et puis, de plus en plus, j'ai perçu un réalisateur qui cherchait avant tout à provoquer la critique et les spectateurs, quel qu'en soit le "prix". Avec "The house ...", on atteint des sommets, de provocation, de vacuité, d'imbécilité.
Lars Von trier de retour 4 ans après Nymphomaniac pour se relancer dans des délires satanistes et gores qui tiennent debout et qui mêlent l esthétisme au suspense de l intrigue. On est subjugué par la beauté du spectacle, et ça va crescendo. On passe du concret à la symbolique et du sérieux au fantasmagorique. Je le déconseille aux moins de 16 ans. 4/5
excellent... agréablement surpris... d habitude je ne suis pas fan des films d auteur méta intellectuel mais celui ci passe vraiment bien... il est rempli de métaphores artistiques sur les meurtres que commet Jack... on en vient à s attacher à ce serial killer pathétique qui souffre de TOC... on suit son évolution et on comprend mieux au fur et à mesure sa psychologie... bref j ai vraiment adoré...
Rarement un film m’aura laissé aussi perplexe et partagé. Ce glissement progressif du thriller vers l’horreur difficilement soutenable produit un effet de rejet, face à quelque chose de plus en plus nauséabond. En même temps, Lars Von Trier prend soin d’établir une distance avec les faits racontés, par une forme d’humour très noir, puis par une mise en perspective de ces faits avec des représentations (artistiques) du mal ou de son expression collective la pire qui soit (les camps d’extermination). Il intègre aussi à cette œuvre des références multiples, et propose des pistes de réflexion diverses, jamais claires ni approfondies. Et conclut son film par un épilogue intitulé « Catabase » qui est une des rares représentations de l’enfer au cinéma. Un film inclassable d’un réalisateur qui ne l’est pas moins, cultivant la provocation et interpellant notre morale. Qu’il faudrait revoir plusieurs fois pour l’analyser plus avant, mais cela ne fait pas envie….
très, très dur. sulfureux et ambigu comme toujours avec Lars von Trier. suivi d'un serial killer particulièrement sadique. très original, même des touches d'humour, de la philosophie intérressante mais mettant mal à l'aise. excellents acteurs. attention ce film vous marque (donc sans doute un bon film)
Pas facile d'apprécier ce film lorsqu'on suit ce personnage horrible ... des moments pénibles ! C'est assez bien filmé mais c'est trop lourd pour moi.... Je suis allé au bout du film pour tenter de comprendre... mais je n'ai pas réussi....
C'était tard le soir, ARTE diffusait le film en début de nuit. Après une petite demi-heure j'ai été vaguement accroché par l'irruption d'un effet comique, dans la scène montrant le psychopathe TOC-toqué incapable de résister à ses pulsions de nettoyage sur sa scène de crime, après avoir fait sa petite affaire de tueur en série. Mais j'ai fermé ma téloche cinq minutes plus tard quand un flash-back nous le montre, enfant, assis au bord d'un étang, fasciné par le souffle des faux maniées dans un champ par une équipe de paysans. Ca lui donne envie de couper la patte d'un caneton avec un sécateur, avant de le remettre à l'eau pour le voir tourner en rond ! Même si cette scène était truquée (je suppose qu'elle l'est. Je l'espère pour le caneton et si elle ne l'était pas, Lars von Trier ne mériterait que du mépris, en sus d'une condamnation pour cruauté envers un animal !) elle a agité dans ma tête une sonnette d'alarme, me dissuadant de cautionner plus avant les fantasmes du réal en visionnant son délire jusqu'au bout... Quelle trouble pulsion nous pousse à chercher le frisson en jouant les voyeurs devant une mise en scène de la souffrance et de la peur ? Et pourquoi est-ce le spectacle de la torture d'un animal qui m'a poussé vers l'écoeurement et un jugement définitif alors que, juste avant cette séquence, la mise à mort d'une femme associée au comportement ridicule de son meurtrier m'avait fait l'effet d'un délire comique ? Intéressantes questions. Introspection quand tu nous tiens. Un jour peut-être, à tête reposée ou quand la fatigue ne se fera pas sentir, je visionnerai intégralement ce film. J'en doute un peu, même si je serais alors mieux habilité à avoir à son sujet un avis critique, sans qu'on puisse me rétorquer que je n'en connais que des bribes. Quoi qu'il en soit, cette nuit là j'ai préféré fuir la nausée dans un sommeil... réparateur !
La première partie du film est sympa, avec une ambiance angoissante et des scènes d'épouvante très efficaces. C'est la deuxième partie qui tire en longueur, du coup je n'ai pas pu accrocher au film dans son ensemble, dommage. Coup de coeur pour Riley Keough, impressionnante de justesse dans ce film. J'admire toujours ses choix de rôles, elle transcende l'écran à chacune de ses apparitions. Mais dommage que ce film soit une purge interminable.
Avant ce film je n'ai jamais été réellement attiré par le cinéma de Lars von Trier (je crois avoir vu un seul de ses films, il me semble que c'était Europa et je n'étais pas allé jusqu'au bout) pourtant The House That Jack Built avec son thème du tueur en série me faisait de l’œil or je craignais le film un peu bavard et intello à 2 balles. Je me suis trompé car le sang gicle et c'est presque gore par moment bien sur je sais que ce film ne se résume pas à cela mais cet aspect du film m'a surpris, il y a aussi sa durée qui peut paraître rebutante (à l'origine ce projet devait être une série) finalement on se laisse facilement emporter par le climat bien que malsain (la 2ème heure étant peut-être meilleure que la 1ère) jusqu'au final dantesque paraissant tordu tout en s'intégrant bien au reste du récit. L'aspect ambigu du film renforce son côté fascinant, on se laisse entraîner dans ce parcours meurtrier aux scènes chocs (même un pauvre petit caneton sera torturé), je n'ai jamais été particulièrement fan de Matt Dillon comme acteur, dans la peau de Jack le tueur il est excellent rendant bien compte de la folie de ce personnage qui tue comme un artiste (du moins c'est ainsi qu'il voit et aborde son "œuvre meurtrière"). C'est un film qui fait aussi preuve d'un humour noir notamment bien rendu lors de la scène ouvrant le film.
Sans conteste le chef d'oeuvre absolu de Trier, au-delà même des transcendants Les Idiots et Dogville. J'ai passé les deux premières heures à me dire que Lars von Trier avait sombré dans la facilité et la provocation, en prenant du recul par rapport à ce film qui paraissait simplement vide et violent et recrudescent dans sa violence, puis le film renverse tout sur son passage lors du dernier quart d'heure. Alors, on se sent joué, on regarde en arrière, le film s'éclaire et on a immédiatement envie de le revoir encore, avec la connaissance de cette lumière finale.
C'est peut-être le film ultime de Trier, celui dans lequel il a osé aller jusqu'au bout de sa démarche, sans concessions aucunes. C'est un choc, un face-à-face avec Dieu, quelque soit le mot qu'on emploie, un face-à-face avec ce qui n'est ni bien ni mal mais qui existe, simplement.
Aucune morale ne se dégage de ce film, rien n'est directement exprimable par le langage, à part que la vie est une tentative et qu'elle n'est, somme toute, que la vie. C'est le film qui dépeint le plus l'existence en ce qu'elle est un processus, et qui tourne autour de l'art comme média transcendental de cristallisation lié à ce processus.
Le meilleur Lars von Trier depuis Melancholia. Très supérieur à Nymphoniac selon moi. Le réal nous expose la morale nietzschéenne du loup et des agneaux avec subtilité. Comme d'habitude, pas de pathos branlant, pas de morale, et des théories de l'art originales.
Portrait d'un serial killer qui associe ses crimes à de l'art. Lars von Trier s'intéresse au mal absolu dans un film macabre et provocant, avec quelques fulgurances visuelles et des digressions philosophiques pas inintéressantes, mais le scénario est confus et souvent ennuyeux.