The House That Jack Built
Note moyenne
3,6
2016 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

184 critiques spectateurs

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Juliano
Juliano

17 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 octobre 2025
Au zénith de la compulsion, bâtir son œuvre d’art grâce au meurtre devient obsession. Le chemin de la perfection conduit-il vers l'abîme ?
karpathakis y
karpathakis y

34 abonnés 633 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 janvier 2020
Une véritable purge que je déconseille à tous, gore oui mais pour rien car on n'y comprend rien du tous. Comment de célèbres et bons acteurs se sont ils pourvoyaient dans ce film ? Finalement pour moi qui ai eut le "malheur" de voir toute la filmographie de Lars von Trier, regardez donc les quelques minutes de danses dans Dancer in The Dark sur Youtube... c'est tout ce que ce réalisateur a offert au public pour l'ensemble de sa carrière ! Mais comme je dis toujours, il en faut pour tous les gouts...:)
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 janvier 2020
Un thriller dérangeant et ultra-violent mais qui parvient paradoxalement à nous faire rire, porté par la performance XXL de Matt Dillon.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 décembre 2019
Je suis sorti sur le cul...
Plus sérieusement quel culot de la part de Von Trier, il réussit à manier l'humour loufoque et parfois très noire afin de le fusionner avec cette touche de psychologie.
On réussit à comprendre sans grande difficulté la véritable intrigue à travers ce film à différents chapitres qui nous transportent dans le monde du personnage remarquablement joué par Matt Dillon.
A ne pas regarder en famille mais recommandé pour les fins consommateurs de cinematographie
benitoberlon
benitoberlon

70 abonnés 971 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2019
Wahou! on tient là le nouveau "American Psycho" 20 ans plus tard! Prestation absolument incroyable de Matt Dillon, en sociopathe serial killer. La ressemblance avec l'enfant jouant son rôle est frappante, le casting est top. Attention, ce n'est pas un film à montrer à tout le monde, c'est malaisant, gore, glauque, provoquant, choquant et un peu barré. Relativement long (des scènes à la Tarantino, avec beaucoup de blabla puis de la violence) mais captivant, je vous le recommande chaudement, car ce film ne laisse pas indifférent.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 24 novembre 2019
The house that Jack built est un film magistral, que j'aie longtemps hésité a regarder. En effet, le métrage a beaucoup fait parler de lui pour sa violence, ses scenes choquantes et sa perfidie. Pour ceux qui seraient dans le meme cas que moi, je vais le dire tout de suite, toutes ces critiques sont vraiment abusives. Le film est loin d'etre si choquant que le veut la "légende". Bien sur, si vous prenez tout ca au premier degré et que vous avez du mal avec la violence a l'écran, pensez-y a deux fois... Mais je pense que l'intelligence de la mise en scene et le ton habile du film avec lequel il traite son sujet suffisent amplement a nous faire avoir le recul nécessaire sur ce que l'on voit. De plus, je tiens aussi a souligner qu'en fait, la violence pure et dure est peu présente a l'écran concretement. On n'a pas de scene ou on voit clairement des horreurs etre commises, en fait. Non, vraiment, je ne comprends pas pourquoi ce film a autant choqué... Faut bien se plaindre j'imagine, et spoiler: "O mon dieu, il y a un moment ou il congele le cadavre d'un enfant dans une position etrange (certes, tres glauque, peut-etre passage le plus inconfortable du film, pour moi) alors quelle ignominie!"...
En fait, tout ce qui nous est montré a un propos et souleve des questions intéressantes. Bien sur, je ne peux pas dire jusqu'ou le réalisateur a voulu aller dans la symbolique de tout ce qu'il nous montre. Néanmoins j'ai été surpris de pouvoir faire tant de rapprochements divers et variés entre les différents themes abordés dans le film. Il y a vraiment beaucoup de matiere a réfléchir avec ce qu'on nous montre, tout en restant quand meme devant un film accessible. Dans le sens ou celui-ci n'est pas "difficile" a regarder, ni "pompeux", comme pourrait l'etre un certain Mulhollande Drive par ex (attention, j'aime beaucoup ce film, c'est juste que je pense que ce n'est pas le genre de film auquel on peut vraiment accrocher avant d'etre bien familier avec le cinéma).
Il y a, par exemple, une certaine réflexion sur la chasse que j'aie trouvée intéressante. Entre le fait de dire qu'on est autorisé a tuer les corbeaux car ils sont considérés comme "nuisibles", bien que ce ne soient pas des gibiers; et l'explication de la logique derriere la chasse des biches et de leurs bébés; on a de quoi remettre tout ca en question une fois qu'on voit ces memes regles sadiques (Jack, tout tueur qu'il soit, disant lui-meme qu'il trouve la chasse horrible, meme si on a un doute sur sa sincerité a ce moment, puisqu'il s'adresse a d'autres personnages...) directement appliquées a des etre humains. Et pas n'importe lesquelles, spoiler: puisqu'il tue une femme et ses enfants (comme l'exemple de la biche et de ses deux faons), symbole sacré dans notre société qu'il a rarement été aussi malmené dans un film qu'il l'est ici. Détruire et souiller une telle valeur, une telle ICONE (vous voyez ou je veux en venir si vous avez vu le film), est toujours tres tabou meme dans la fiction...
Choquant, peut-etre. Tres interessant et plein de remise en question, surement. De plus, on est quand meme loin ici, d'un ton aussi moralisateur que dans un Funny Games par exemple. Tout aussi cynique en revanche. Le film est parsemé de ce genre de séquences, un peu dures a regarder parfois c'est vrai, mais de la a s'en cacher les yeux ou a quitter la salle... On aura vu bien pire, et avec bien, mais alors bien moins de propos...

J'ai trouvé la mise en scene et la facon de filmer vraiment plaisantes! On a un beau contraste entre deux methodes majeures. D'abord il y a ces caméra-épaule et ces cuts / zooms rapides a la limite du documentaire. Cette facon de filmer donne tanto un aspect ultra réaliste aux images, tanto un aspect tres comique qui se rapproche en fait completement de la serie The Office. C'est vraiment bien fait et subtile! L'humour fonctionne étonnement (étrangement) bien! Une meme séquence pourra vous glacer le sang tout en vous faisant pouffer de rire. On sent un jeu d'acteur brilliant de Matt Dillon, a la limite (on the verge ;) ) entre le froid clinique du psychopathe qu'il interprete et sa maladresse qui le met dans des situations amusantes et grotesques. A la fin du métrage, nous avons donc la deuxieme méthode de filmer bien plus classique et basée sur l'esthétique des images pour les traiter presque comme des tableaux, plutot que comme des rushs de documentaire animalier comme auparavant. Ce changement marque vraiment la différence entre ce qu'a réellement pu vivre le personnage de Jack dans la diégese pure et dure, et ce qu'il a ensuite... "imaginé" ? spoiler: Peut-etre que la fin du film, a partir du moment ou il s'engouffre dans les egouts de sa "maison" avec Verge, est sa descente aux enfers apres sa mort, abattu par la police qui tente de rentrer dans son hangard (bien glaque soit dit en passant) ?


Enfin Il y aurait tellement a dire sur les thematiques sous-jacentes au film. Cet espece d'opposition constante entre art et technique, presque meta (reflexion sur le cinéma lui-meme également). L'architecte construit des maisons, l'ingénieur aussi (comme dit dans le film, par un personnage que Jack qualifie d'idiot_preuve encore que le film est loin d'etre misogyne, et nous montre Jack etre ici, a mon avis, completement a cote de la plaque lorsqu'il qualifie la remarque de Jacqueline de "stupide"_et qui pourtant nous livre ce constat réel, plein de sens et de questions), le chirurgien urgentiste opere les gens, le chirurgien plastique aussi (oui cette comparaison n'est pas faite au hasard, et oui je pense que le film a voulu faire la meme. Pour ceux qui n'y ont vu qu'une scene choquante, je pense qu'il faut y voir un parallele pertinent dans la lignée du reste du film). Pourtant ils n'ont pas tous les memes resultats, ni la meme image aupres des gens, de la société. Société qui se veut bien pensante, choquée de voir des gens etre tués, découpés, mutilés et j'en passe; mais qui n'aide pourtant pas ceux qu'elle entend crier depuis leur appartement, comme nous le montre a plusieurs reprises le film. Je pourrais en dire tellement plus... C'est la preuve que ce The House That Jack Built ne se limite pas a un film choquant, provoquant juste pour se faire mousser et est loin de tous ces films "arty" qu'on peut voir ci et la. Pour peu qu'on veuille bien jouer le jeu, on nous propose ici de vraies réflexions sur le monde et la société. C'es du tres bon monsieur LVT!
Théo Pouillet
Théo Pouillet

7 abonnés 184 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 octobre 2019
Si l'on devait faire la psychanalyse d'un tueur en série, et bien Lars Von Trier l'a fait. C'est ultra violent, immorale et ficelée avec un sens du montage et du rythme propre au réalisateur. Bref c'est du Lars Von Trier.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 octobre 2019
J'ai littéralement adoré ce film. La psychologie, et le comportement de Jack, sont vraiment très proche de celle de véritables tueurs en séries. Par exemple l'explication du fantasme qui grandit et devient incontrolable, par le symbolisme de l'ombre sous le lampadaire, est parfaite. Hormis quelques infimes détails, on a vraiment l'impression de voir un tueur en série agir sous nos yeux. Cette oeuvre montre parfaitement le degré de sadisme et de manipulation dont ils sont capables. Ce regard neutre de la caméra devant l'horreur qui incarne cet homme, est vraiment prenant. Et je ne parlerais pas du travail de l'image, et de la mise en scène qui sont excellente. Le seul bémol, spoiler: c'est la psychologie de monsieur Verve. Ok Jack fait partit de la catégorie des tueurs en séries très intelligents, non marginalisé, organisé etc... mais il a pour débattre en face de lui une personne qui nous apparait comme une experte dans son domaine, et qui pourtant est très bancale dans ses réponses. Monsieur Verve ne creuse pas, c'est de l'argumentaire de surface. On sent qu'il y a quelque chose, mais ca va pas plus loin. Alors qu'en face de lui, on a un Jack qui réponds en tapant de manière plus construite lorsqu'il expose ses idées. Bref, j'aurais préféré un véritable débat, durant lequel Jack serait parfois mis au pied du mur. Là ça donne l'impression qu'il a toujours raison, même face a ce Verve. D'ailleurs Verve ne serait-il pas une sorte de "passeur" chargé de le conduire en enfer ? Si c'est bien le cas, la vision béatifique dont il jouis ne l'aide pas beaucoup dans son argumentaire.
Bref, hormis cet aspect, le film reste à la fois troublant, et horriblement beau.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 août 2019
Lars von Trier, à l'instar de Michael Haneke avec "Funny games", est un réalisateur qui, au delà du personnage public sulfureux, a longtemps suscité en moi une certaine répugnance par ses films d'une noirceur absolue, abyssale, à la violence nihiliste tant morale que physique mais pourtant magnétique, provoquant chez moi une espèce de curieuse fascination morbide. Après "Antichrist" et son diptyque "Nymphomaniac", ma quatrième incursion dans la filmographie du metteur en scène danois, un thriller à la fois glaçant par son réalisme cru et impressionnant par sa gestion du rythme jamais ennuyeux, par sa réflexion très cérébrale et intellectuelle de la psychopathie. Une intrigue centrée sur le point de vue du tueur en série, à l'instar de films méconnus comme "Schizophrenia" de Gerald Kargl ou "La panthère noire" d'Ian Merrick, magnifiquement interprété par un Matt Dillon véritablement électrique, malsain dans ce qui est à mon avis peut-être la meilleure incarnation de ce type d'antagonistes cinématographiques depuis Kevin Spacey dans "Seven" ou Anthony Hopkins dans "Le silence des agneaux". Un bon nombre de séquences purement anxiogènes, dures mais mises en scène avec une maestria architecturale. Au final, un long-métrage qui s'avère, malgré un thème central extrêmement dérangeant, incroyablement captivant jusque dans son final très expérimental. Sans vilain jeu de mots, une tuerie.
STRANGELines
STRANGELines

19 abonnés 102 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 août 2019
The House That Jack Built est une belle démonstration de leçons d'arts par Lars Van Trier, et est sans doute son oeuvre la plus personnelle. Prenez note!
The Claw
The Claw

71 abonnés 727 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2019
Un film choc, je pense qu'on peut le dire. On suit donc le parcours de ce serial-killer à travers 5 "incidents" qu'il choisit de nous raconter sur ses 12 ans de "carrière". Matt Dillon est vraiment habité par son personnage, alors ne vous attendez pas à ce qu'il vous fasse rire comme dans "Mary à tout prix", ou alors, vous allez rire jaune. Rien à dire sur la réalisation, les acteurs, le rythme, le scénario : tout est très réussi, et on ne s'ennuie pas même si le film dure quand même 2h30.
J'ai été particulièrement choqué, ou du moins mal à l'aise, en regardant l'incident n°3. Là, je crois que j'ai compris pourquoi le film était interdit aux moins de 16 ans. Mais je n'en dit pas plus, je garde la surprise pour ceux qui veulent le voir. D'ailleurs j'ai remarqué qu'en terme d'intensité des incidents, c'est un peu comme si le 1 et le 5 étaient les plus faibles, les 2 et 4 dans la moyenne (avec une originalité à chaque fois) et le 3 l'acmé de la violence : un peu comme si l'intensité des incidents "dessinaient" le toit d'une maison. Ainsi, en terme d'intensité, on aurait : 1-2-3-2-1.
J'ai pas trop envie d'en dire plus pour pas spoiler, mais sachez que j'ai vraiment beaucoup aimé le film, et qu'il ne faut pas le mettre devant tous les yeux, car certaines scènes sont insoutenables et je crois que ça vient du fait qu'elles sont tournées en une prise, sur un seul plan séquence, ce qui renforce le réalisme des crimes. Ames sensibles s'abstenir.
Daniel Schettino
Daniel Schettino

31 abonnés 241 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 août 2019
Avec The House that Jack Built, on est bien loin du Dogme 95 (un mouvement cinématographique, lancé en 1995 par Lars von Trier) qui ordonnait péremptoirement que les meurtres, les armes, etc. ne devaient pas apparaître dans un film. De toute manière ce genre de cinéma a perdu. Les jeunes gens vont voir des films de super héros, et un cinéma indépendant peut nous proposer de beaux films simples sans propos exaspérant, comme le très beau, Katie Says Goodbye, un drame américain écrit et réalisé par Wayne Roberts, sorti en 2018 ou le très réussi, Daphné, un film réalisé par Peter Mackie Burns, sorti en 2017. Alors Lars von Trier peut continuer à amuser la galerie, tout ce qu'il fait depuis plusieurs années est vain. Lars von Trier parie seulement sur la polémique. Il faut qu'on parle du film, créer la controverse pour que le film existe. Tout cela est absurde. En réalité Lars von Trier cache un côté infécond. Il mélange des images d'archives d'Hitler avec ce malheureux Glenn Gould qui n'a rien demandé, et qui surtout n'a pas besoin de Lars von Trier pour nous éblouir. On connaissait Glenn Gould bien avant Lars von Trier, et on continuera à s'émerveiller de son talent, alors que The House that Jack Built sera un film vite oublié. Les amateurs de musique classique me comprendront. Il vaut mieux écouter l'enregistrement du Clavier bien tempéré de Bach, joué magistralement par Glenn Gould que de perdre son temps avec ce film inutile.
chrischambers86

16 165 abonnés 13 126 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2019
Lars Von Trier est l'un des rèalisateurs les plus ètonnants du 7ème art! L'homme des polèmiques a encore frappè et ne cesse de se renouveler! il n'est pas un cinèphile, pas un journaliste ou un spectateur qui ne se souvienne de ce nouveau long-mètrage ignoble et controversè du cinèaste danois, prèsentè à Cannes en 2018! il n'en est pas un d'entre-eux qui dèsirerait être à la place des victimes! Pas un seul ne voudrait, pour rien au monde, rater pourtant l'immense performance de Matt Dillon en serial killer souffrant de toc! L'èpopèe noire de chez noire d'un tueur en sèrie qui prend chacun de ses meurtres comme une oeuvre d'art n'est pas de tout repos parce qu'elle ne cesse de monter en puissance! L'expèrience est très pènible à vivre en point de vue subjectif, mais, malgrè tout, Dillon, dans un rôle très complexe d'artiste maniaque, reste le choix parfait pour cette farce macabre à la limite de l'insoutenable pour les yeux (tortures, atroces souffrances, scènes interminables...). Pourquoi Lars aurait-il peur d'en faire trop ? Pour ne pas choquer le public ? Pourtant Lars ne fait qu'aller jusqu'au bout de son envie en bouleversant les images quitte à en faire trop jusqu'à l'outrance ou la morale! De plus le final aux enfers entre Dillon et le regrettè Bruno Ganz est assez incroyable à vivre...
Laurent D
Laurent D

4 abonnés 118 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juin 2019
C'est gore, sans concessions et c'est assez pour le signaler. L'inhumanité de certains de nos concitoyens est mis en lumière dans ce film choc. On prend ici conscience de nos différences en ce qui concerne notre empathie pour les autres. Et qu'y a-t-il de plus humain que l'empathie que l'on peut avoir envers les autres ?
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 juin 2019
Cinq ans après un Nymphomaniac diversement apprécié, Lars Von Trier reprend le cours de sa carrière cinématographique là où il l'avait arrêtée. Nous passons de la longue confession d'une Charlotte Gainsbourg autodestructrice aux aveux réjouis d'un tueur en série (Matt Dillon) se voulant grand esthète. Le traditionnel découpage en chapitres propres au cinéaste danois (ici nommés « incidents ») ou la caméra naturaliste façon documentaire viennent agrémenter un échange pointu développant quantité de considérations artistiques, ésotériques ou philosophiques sur la nature humaine comme sur les créations architecturales. On nous dépeint un tueur brinquebalant, presque pied nickelé par moments, et néanmoins empreint d'un sadisme affolant. Les métaphores, sophismes et provocations affluent à mesure de ce récit horrifique, de prime abord drôle (un premier meurtre dédramatisé au possible) ou absurde (les non-arrestations du tueur malgré de grossières erreurs) avant de devenir franchement perturbant. Car Von Trier ne se contente pas d'alimenter une joute verbale entre ses deux interlocuteurs principaux, il installe un jeu avec le spectateur et établit une passerelle de plus en plus évidente avec l'ensemble de son œuvre, semble répondre à toutes les accusations subies par les médias. Sans doute pouvait-il accomplir cet objectif en évitant de basculer une nouvelle fois dans le point Godwinn ou d'illustrer son propos par des images issues de tous ses précédents long-métrages…Or il ne peut procéder autrement, alimentant encore les accusations de mégalomanie ou de fascination pour les dictatures (voir Dogville et surtout Manderlay) dont il fait l'objet. Conclusion : un film-somme qui parlera autant aux aficionados du maître qu'il pourra intriguer un public démarrant l'aventure avec cet opus. Hermétiques aux longues séquences dialoguées s'abstenir.
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