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Scénario Catastrophe
37 abonnés
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4,0
Publiée le 7 avril 2018
Le film nous secoue dès les premières scènes avec une entrée en la matière vraiment réussie. Le rôle de Joe, joué par Christian Bale est profond et attachant : c'est un homme qui vit avec le poids des nombreux crimes qu'il a commis. Si par sa dégaine, ou par les propos relatés par les autres, on spoiler: croit qu'il est "méchant", cette impression va très vite contraster avec sa gentillesse et son instinct de protecteur. La menace n'est en effet jamais loin, et en tant que spectateur, on ne se sent pas en sécurité, les attaques peuvent surgir de l'extérieur à tout moment, à dos de cheval, ou bien à l'intérieur même du cortège, par un prisonnier en transit, ou un allié qui serait pris de violences. Dans ce film, je trouve qu'il y a un certain nombre de clichés scénaristiques, mais que je trouve tout à fait acceptables, parce que crédibles! : spoiler: le héros invincible, les indiens bons, les adieux sur le quai de la gare, les personnages qui ne servent qu'à mourir (du type, le rôle joué par Timothée Chalamet, qui est un acteur que j'apprécie mais que j'en ai marre de voir partout dans le rôle du bilingue français-anglais, et qui, ici, apporte une touche d'humour que je pense assez mal venue !...) En tout cas, c'est un très bon film, sans réelle prise de risque, il est un peu plus calme que ce qu'on nous présente dans la bande annonce ! Les scènes à cheval sont bien filmées, nous offrant des tableaux magnifiques.
Les westerns se font rare, et il est difficile de renouveler un genre qui n'accepte guère la superposition avec le cinéma moderne. On est sur de la vengeance, de l'épopée, avec des chevaux et des cavaleries. Hostiles est une guerre d'appartenance, dans une Amérique divisée en communauté restreinte. Prêt à défendre son bout de gras, le vaillant capitaine Christian Bale se la joue héros malgré lui d'une tuerie sanglante qui va se déverser sur toute la longueur du film. Réussi car pas facile encore une fois d'accepter de faire un film où l'on a cette impression constante de déjà vu , et en même temps trop évident pour qu'on y trouve une quelconque émotion. Malgré çà, Rosamund Pike in love.
Sur la forme le film nous montre de belles photographies. Seulement le film manque de dynamisme. Il est long, lent et ennuyeux. On ne le dira jamais assez mais la longueur n'est pas un gage de qualité. Au contraire elle est souvent adoptée de manière artificielle pour ressembler a un film intelligent ; pour correspondre à l'idée que ce font les personnes d'un film d'auteur. Sur le fond ce film ne nous épargne aucun poncif. On ne cesse d'enfoncer des portes ouvertes. On touche au summum du ridicule à la finspoiler: quand tous les personnages secondaires meurent fort opportunément dans une querelle idiote afin que l'ancien tueur de peaux rouges puisse fonder une famille avec la veuve et le petit indien ... Ce film a l'air d'avoir de bonnes intentions mais elles sont exprimées de manière maladroites et le film devient presque insultant à propos des minorités qu'il essaye de défendre. D'abord il y a les "bons" et les "mauvais indiens", une dichotomie caricaturale. Ensuite le seul personnage qui tient un discours éclairé sur le traitement indigne des amérindiens (et pas seulement des "bons") est la femme du gouverneur. Elle est présentée comme toquée et trop bavarde et son mari lui demande rapidement de la fermer... C'est un peu comme l'audace et l'originalité dans ce film. Ils n'apparaissent que subrepticement.
magnifique et mélancolique, tourné dans des décors naturels à tomber , ce western sombre et douloureux participe à ce travail de rédemption cher au cinéma américain d'aujourd’hui . Porté par une magnifique bande son signé Max richter , ce road movie est magnifié par les performances majuscules de Christian bale et surtout Rosamund pike.... Un grand et beau Western !
Je ne comprend pas les critiques dithyrambiques sur le film. J'ai trouvé le film tellement pompier, ce côté ultra-américain trop virile, trop schématique est très étouffant. J'ai adoré la scène d'ouverture, mais après le film part dans une mièvrerie dégoulinante spoiler: à coup d'enterrements interminables , que j'ai trouvé assez ridicules. Un film coupé en deux avec une première partie spoiler: Cowboys vs Comanches et une seconde (qui part totalement en vrille) spoiler: Cowboys qui découvrent leur humanité (comme des vilains gosses qui ont fait une grosse bêtise). Et cette construction littéraire 10 minutes de jour 10 minutes de campement c'est répétitif, pénible et facile (à mon sens). Le film fait la gloire au sombre guerrier américain, fort et poilu mais humaniste quand même, je ne vois pas ce qu'il y a de nouveau là-dedans (Dark Knight bonjour), le film m'a parût être une construction de dispositifs factices et systématiques inintéressants au plus haut point; des personnages "cartes à jouer" interchangeables, clichés (sans doute un hommage aux vrais westerns), la blonde, le gros suprémaciste et ses fils laids, le colonel barbu, la jolie indienne, insupportable, on ajoute à ça un Max Richter en conduite automatique. L'image est cependant admirable, je ne sais pas quel matériel à été utilisé mais le grain de l'image est sublime, l’étalonnage aussi. J'ai vraiment voulu et essayé d'aimer mais c'est raté.
J’attendais beaucoup de ce film au vu des critiques. Décors splendids , univers prenant , beau casting , tout pour faire de ce film une œuvre puissante sur le pardon et la redemption . Malheureusement, le film s’étire en des scènes à rallonge et déclenchent parfois l’ennui ou on finit par attendre la fin . Dommage car les acteurs sont tous formidables mais la mise en scène est longiligne ou aucun coup de théâtre n’est à prévoir hormis celui de la lenteur. On devine la suite de chaque scène . à noter la fin superbe et tout en finesse.
A force de se flageller et de demander pardon, le cinéma américain tourne son western en panoplie de contrition. Les paysages sont magnifiques (décors naturels, évidemment !), comédiens et comédiennes apprêtés pour le sujet, et la mise en scène langoureuse qui s’accorde à cette mission en rémission pour un soldat devant escorter un chef indien, à la veille de sa mort. Les deux hommes se sont sauvagement combattus et la haine demeure encore dans leur regard quand débute le chemin de croix. Pénitence pour le héros d’autrefois dont la conduite intérieure le mène à un examen de conscience approprié sur ce qu’il l’animait autrefois. Que le cinéma réfléchisse sur cette Histoire cruelle et dévastatrice ne manque pas de panache, mais le faire de manière aussi angélique, voire candide, amenuise la force du propos. Que dire alors du jeu monotone de Christian Bale contrebalancé par l’interprétation assez juste me semble-t-il de Rosamund Pike victime de la barbarie indienne, mais pleine d’une charité chrétienne que le western d’aujourd’hui se charge de mettre en scène. Pour en savoir plus :lheuredelasortie.com
Bouleversant de beauté et de cruauté. Une splendeur terriblement actuel. Scott Cooper, mais en scène la souffrance du passé et du présent avec une telle virtuosité que cela semble imparable de rester à quai. Voilà un western qui résonne fort sur les États-Unis d'aujourd'hui. La violence ne date pas d'aujourd'hui loin de là. Mais cette violence n'a pas forcément changé, malgré le temps qui passe. Rares sont les chemins, où la vie et la mort se partagent ainsi. Hostiles est à ce jour surement l'un des plus grands rôles de Christian Bale, lui qui possède déjà une filmographie incroyable débutant chez Steven Spielberg, puis Jane Campion, Todd Haynes, Christopher Nolan, Terrence Malick, Werner Herzog, Michael Mann, Zhang Yimou, Ridley Scott, on le retrouvera dans le prochain film d'Adam McKay grimer en Dick Cheney. Car à travers tous ces rôles Bale a cette capacité comme Matthew McConaughey, celui de pouvoir en fonction du rôle changer d'apparences et disparaître derrière le personnage. Scott Cooper le sublime dans ce western mélancolique il semble à tout point imparable de ne pas tomber fou amoureux de ce capitaine en fin de carrière. Un bout d'humanité accompagne cette dernière escapade vers les territoires sacrés des classiques instantanées. La suite sur Boulevrdducinema.com
Christian Bale est le capitaine de cavalerie Joseph Blocker. Nous sommes en 1892 et il est chargé, avec un petit groupe, d’escorter le chef de guerre cheyenne Yellow Hawk sur ses anciennes terres tribales afin qu’il y vive ses derniers jours. Une femme qui vient de voir le massacre de sa famille sous ses yeux, le rejoint sur sa route. Depuis quelques années, nous découvrons des westerns d’un nouveau genre. Plus noirs, plus violents, plus psychologiques et visuellement superbes, ils sont encore d’une rareté précieuse. A l’image de Brimstone de Martin Koolhoven, sorti l’année dernière, ce nouveau long-métrage de Scoot Cooper s’avère tout aussi délicat dans l’attention accordée à sa mise en scène. Les plans et la photographie sont sublimes. S’il n’est pas révolutionnaire, le scénario est merveilleusement bien porté à l’écran. Mais les éloges d’Hostiles vont surtout au casting. Christian Bale aborde un personnage à la fois déchu, porté par les préjugés mais bon. Rosamund Pike dévoile ici sa meilleure performance en laissant évoluer la complexité de son personnage au fil des jours. Wes Studi, Adam Beach ou encore Jesse Plemons ou Ben Foster sont une réelle plus-value à la virilité d’Hostiles. Même le jeune Timothée Chalamet, actuellement dans Lady Bird et Call Me By Your Name, est crédible dans la peau du soldat Dejardin. Hostiles est western qui retient sa douleur dans les silences mais qui sait mesurer ses tensions pour toujours nous captiver et c’est un grand moment de cinéma. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
S’il y a bien une qualité qu’on ne peut – il me semble – pas renier à cet « Hostiles », c’est bien sa forme très léchée. Ah ça ! C’est magnifique. Pour qui voulait une belle balade dans l’Ouest sauvage, il/elle risque d’être servi. Mention spéciale pour la photographie qui rend vraiment justice à ces paysages tout en nuances mais aussi et surtout à cette science du mouvement qui donne toujours du relief à l’espace. Il n’est pas rare qu’un léger traveling à fleur d’herbe ou bien encore qu’un simple mouvement ascensionnel parvienne à rappeler toute la profondeur de ces lieux. Joli boulot aussi pour tout ce qui relève des défilements différenciés. Je pense notamment à ce magnifique plan en introduction où l’avancement léger de la caméra en direction de la cabane des Quaid est dépassé par l’avancement un peu plus rapide des cavaliers comanches : pour le coup je trouve qu’en termes de dynamisme de cadre, d’annonce de la péripétie et de mise en perspective du lieu et de l’action, c’est juste ultra efficace. Je pourrais dire la même chose de la musique. Je pourrais dire la même chose du montage qui sait prendre son temps et imposer son rythme. Je pourrais dire la même chose du casting au fond vraiment pertinent… Mais bon, pourtant pour moi, ce film, globalement, il n’a pas marché. Et s’il n’a pas marché c’est qu’à mon sens, il y a un aspect de la forme qui n’a pas été à la hauteur, et cet aspect c’est l’écriture. Bah oui : on l’oublie trop souvent, mais l’écriture c’est aussi de la forme. Or, là dans ce film, j’avoue que j’ai du mal à comprendre la logique et la pertinence de l’écriture. Déjà, j’ai un premier gros problème avec le fil conducteur de l’intrigue. Joe est un soldat qui a perdu beaucoup de compagnons d’armes à cause des Indiens. Il les déteste, mais il se doit d’en escorter un jusqu’à sa réserve pour qu’il y soit libéré. Difficile de ne pas voir le cheminement annoncé. De la haine, Joe va progressivement passer par une phase de remise en question au contact avec son prisonnier et à la fin de la destination, il ne sera plus le même homme. Le schéma est tellement connu que c’était comme si tout le chemin jusqu’à la réserve indienne avait été balisée comme une piste d’aéroport. Alors après, ce n’est pas forcément un souci de s’aventurer sur un chemin ultra-connu, mais encore faut-il que ce chemin soit agrémenté de quelque-chose qui sache compenser ce manque d’originalité. Seulement, sur ce plan là, « Hostiles » est aux abonnés absents. Le chemin est long. Sans surprise. Il est dilué par une plâtrée d’événements qui ne disent rien de neuf sur la situation et qui viennent rallonger une sauce déjà pas bien épaisse. Parmi ces moments là, le passage dans le village à mi-chemin est interminable. Voilà qu’en plus cet arrêt est un prétexte pour rajouter un nouvel élément d’intrigue (spoiler: le convoi du prisonnier Wills ) pour lequel – là aussi – on voit toute une guirlande d’atterrissage s’allumer. Et bien évidemment ça ne manque pas : plus d’une heure d’intrigue se retrouvent ajoutée ; une heure de téléguidage sans surprise et surtout sans véritable évolution. D’ailleurs, c’est peut-être même sur ce dernier point que j’ai eu le plus de souci avec cet « Hostiles » : l’absence de véritable évolution. En gros, il ne faut pas longtemps pour voir le revirement s’opérer chez Joe. Même chose pour Quaid. Du coup, l’étalement de cette intrigue sur 2h13 est pour moi incompréhensible. Surtout que la teneur du propos est au fond assez simple et très peu creusée. Comme un signe assez révélateur d’ailleurs, la conclusion du film me semble totalement déconnectée du reste du propos, comme s’il avait fallu broder quelque-chose d’autre à côté du propos principal parce qu’au fond on était un peu à sec. (spoiler: Bah oui ! Réfléchissons deux secondes à cette fin pour ceux qui l’ont vu. En guise de conclusion, on montre comment Joe décide finalement d’accepter de retenter une aventure familiale – retenter de s’attacher à des gens – en grimpant finalement dans le train. Seulement voilà, le personnage qui était confronté à cette problématique de reconstruction familiale, ce n’était pas Joe, c’était Quaid ! Or, dans cette fin, Quaid est celle qui est motivée pour refonder une famille ! La scène aurait eu du sens si ça avait été elle qui aurait refusé de monter dans le train pour finalement y monter au dernier moment ! Seulement, c’est Joe qu’on fait monter dans le train. Et on ne nous explique même pas pourquoi il refuse d’y monter à la base. A aucun moment on évoque une barrière quelconque l’empêchant de fonder une famille. Au contraire, on nous a montré durant toute la deuxième moitié du film que son amour grandissant pour Quaid est l’élément qui lui a permis de s’éloigner de la haine qu’il avait pour les Indiens. Du coup, qu’il refuse de monter dans le train n’a pas de sens ! Et ce refus n’est même pas justifié par le film. Il est juste acté, simplement pour permettre à cette histoire de finir sur un acte fort - certes bien fichu et émouvant – mais totalement déconnecté et incohérent au regard du reste du film. ) A dire vrai, je trouve que la fin dit beaucoup de choses de ce qu’est en fait ce film. C’est un film qui ne marche qu’en s’appuyant sur des mécaniques ou des ressentis déjà connus ailleurs. Que ce soit dans ses atmosphères que dans ses personnages, il ne cesse d’exhumer – en en reprenant les codes – des émotions générées ailleurs. Ça pourrait ne pas être un problème – après tout, s’il y a de l’émotion c’est chouette – si l’ensemble avait su être plus cohérent, plus fouillé et surtout moins dilué. Parce que oui – et ça m’emmerde presque de le dire mais ce fut pourtant malheureusement le cas – « Hostiles » est un film que j’ai trouvé beau et léché mais profondément vide et chiant. Alors oui, j’aurais aimé lui laisser le bénéfice du doute parce que j’aime bien quand on fait un tel effort de forme, mais je ne peux décemment pas vous recommander un film qui m’a perpétuellement fait lutter contre le sommeil. Bon alors après, ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
Un pur chef d'oeuvre ! Un oeuvre contemporaine qui allie passé et actualité au sujet de la différence et la rédemption. Les acteurs sont sublimes, la photographie est sublime, la musique est sublime. Bref, tous ces ingrédients nous offrent une experience sublime et très forte sentimentalement parlant. Bref je recommande ce film pour tous, qui, pour moi, deviendra un classique !
Film grandiose par ses décors naturels mais plutôt ennuyeux d'un point de vue scénaristique. La violence sans concessions traduit peut-être le climat de haine et d'incomprehension qui sévissait à l'époque de la conquête du territoire américain mais l'histoire qui semble mettre en avant une sorte de Mea Culpa vis à vis de la spoliation des terres indiennes et une réconciliation entre les peuples est racoleuse et n'est pas crédible du tout. Les personnages sont simplistes et inimaginables pour cette époquespoiler: (un noir caporal dans l'armée participant aux exactions contre les indiens aux côtés de ses camarades blancs, un capitaine sanguinaire soudain pris de sympathie pour les cheyennes, une femme blanche victime de la barbarie comanche qui finit par adopter un enfant cheyenne...) . Bref, on refait l'histoire...
Au rythme du pas des chevaux le remord s’installe dans le cœur de l’Amérique. Les armes remplacent les larmes dans une violence primaire qui embrase la beauté des paysages. Les douleurs sont intérieures et les protagonistes taiseux. Même la musique se tait pour laisser de l’ampleur à l’humanité. L’amer indien se meurt dignement, comme son peuple. Il s’en va chez hyène, sans haine pour son adversaire. Au final, le train s'éloigne vers la modernité mais les hommes gardent leurs armes. Un grand western.
Quand on regarde derrière soit et qu'on fait le bilan des films que l'on garde, ceux qui nous on fait quelque chose, ceux dont on veut se souvenir, on s’aperçoit bien vite que la liste de ces films n'est pas si grande que ça. Et bien je suis ravi de pouvoir en ajouter un à ma liste. J'ai pris une claque, une vraie, une belle. Ce western s'aligne sans conteste avec les plus grands du genre et supporte haut la main la comparaison avec des "Danse avec les loups" ou "le dernier des Moikans", excusez du peu. Je dois bien reconnaitre que je n'attendais pas vraiment ce film et je suis allé le voir par seul plaisir de voir un bon vieux western. J'étais loin du compte. A voir absolument, un film sans concurrence au ciné en ce moment.