Seule une partie de la vie de Django Reinhardt est ici racontée, celle sous l'Occupation, lorsque les siens furent déportés. Pas un biopic sur la vie de Django donc, mais plutôt un épisode triste et marquant dans la vie du talentueux musicien. Les scènes du quartet et les scènes de fraternité tziganes m'ont plu.
Au-delà d'une incursion dans la biographie de Django Rinhardt, le film interroge l'impact de l'Histoire sur un artiste ainsi que le rôle que celui-ci peut y jouer mais surtout, à travers une splendide bande-son qui tient un rôle plein dans l'intrigue, la place de la musique - de l'art en général - dans la vie des hommes puisqu'elle rassemble, parfois même contre leur propre volonté. Avec le portrait de tziganes éloignés des clichés habituels le réalisateur rend hommage à une communauté dont on oublie souvent qu'elle fut persécutée par les nazis ainsi qu'à un de ses représentants emblématiques, incarné brillamment par un Réda Kateb toujours aussi inspiré. Et donc: "on va au cinéma, pour rêver un peu...?"
Moins biopic que film sur un peuple nomade, Django évite volontairement de nombreuses étapes de la vie de l’artiste tzigane pour se consacrer à une période de 2 ans, la fin de la deuxième guerre mondiale. Ne vous attendez donc pas à découvrir les débuts du guitariste, son accession à la gloire ou son parcours musicale, non ici seul comptent les tourments de l’homme dans les heures les plus sombres de l’histoire. Assez soft, tout en restant poignant, le film ne cherche pas à montrer des allemands stéréotypés mais la tension de la menace permanente est bien présente. Ce film sur le peuple tzigane, sur sa façon de vivre, sa solidarité et sa persécution est assez passionnant. Reda Kateb est encore une fois excellent, mais attention, ce film est plus un film sur les tziganes avec en tête d’affiche Django Reinhardt qu’un véritable biopic sur cet homme.
Je me suis installé devant mon écran avec enthousiasme, pensant me plonger dans l'univers du jazz manouche et de la virtuosité de Django Reinhardt. Enthousiasme vite calmé par l'ambiance glauque de l'année 1943 sous occupation allemande à Paris. Le film se concentre sur cette période de la vie du guitariste. On ne sait donc rien de ce qui l'a amené à découvrir et développer son génie. Rien non plus sur les dernières années de sa vie. C'est donc un biopic sur deux ans de la vie d'un homme qui a vécu 43 ans. Un peu court ! Ajouté à cela une interprétation excellente pendant les scènes de jazz, mais médiocre le reste du temps. A refaire.
Film dont le sujet m'intéressait. Résultat : un film plat et sans intérêt. La personnalité de Reinhardt est bof m'en foutiste, le sujet est mal traité. Les acteurs jouent correctement mais pour du vide. Du gâchis ! 2/5
Pas beaucoup d'idées de cinéma dans ce Biopic qui présente en revanche, l’intérêt de se concentrer sur l 'épisode méconnu de la seconde guerre mondiale et les démêlés du musicien avec l'occupant nazi. Et puis rien que pour voir Reda Ketab interpréter remarquablement Django et écouter encore une fois son prodigieux swing , cette musique miraculeusement belle , métissage véritable que ce Jazz manouche qui fait coïncider 2 cultures dominées et martyrisées .
même si Reda Kateb enfile avec conviction le costume du prodige de la guitare, la période à laquelle s'attache le film livre un scénario mince comme du papier à cigarette pour tenir sur la longueur. Les scènes s'attardent longuement donc sur l'aspect musical, ce qui est agréable et réussi, mais pas suffisant pour livrer un film intéressant. Le spectateur finit par trouver le temps long, le fil mou, et l'évolution dramaturgique bien mince. dommage...
j'ai été déçu par ce film à cause du manque de rythme. L'interprétation de reka kateb est impeccable comme d'habitude. Mention spéciale à l'actrice qui joue le rôle de la mère de django
Un biopic qui n’en a que le titre « Django » pour Django Reinhardt. Ainsi, le réalisateur assume l’enrobage fictif. Pour ne citer que deux exemples, Django ne passera jamais la frontière suisse et le personnage de Cécile de France, Louise, sont pures inventions. Pourquoi pas. Dans un sens tant mieux ; moi qui ne remets pas en question les biopic, et ne comprends pas les doutes de certains malgré l’indication « Histoire vraie », j’avais du mal à croire à son évasion réussie en se couvrant partiellement le corps de neige pour échapper aux flairs des bergers allemands ! La vie de Django n’était pas assez passionnante que le réalisateur lui en invente une pour le cinéma ? J’ai déjà vu ça avec « Chocolat » sauf qu’il était inutile de romancer tant la vie de Chocolat se suffisait à elle-seule. Le portrait d’un des plus grands guitaristes français jazz manouche méritait assurément une place sur grand écran. Le vrai faux biopic se concentre sur une période définie : l’Occupation. Période qui renforce la dimension dramatique. Seulement, ça ne fonctionne pas tant que ça. C’est assez inerte dans l’ensemble. Si tant est ça bouge, c’est un peu bancal. Etienne Comar a choisi ce saupoudrage « historique » pour trouver le moyen de nous présenter la musique de Django. Et par extension le massacre de la communauté tsigane ou (et) manouche par l’Allemagne nazie. Massacre bien trop peu reconnu. Le résultat est cependant honorable. Reda Kateb campe un Django crédible, son interprétation est aussi juste qu’il joue de son instrument, et mention bien à Bimbam Merstein.
Un très bon film qui retrace bien la période de l'occupation et les démêlés de Django, le tzigane toujours à la merci des nazis. On regrette toutefois le peu de place faite aux influences musicales de Django, à peine évoquées. La mise en scène est soignée et tout est bien interprété. Un bonheur pour les amateurs de jazz manouche.
Un peu long. Mais interprétation de Reda Kateb excellente dans le rôle de Django Reinhardt. Cecile de France est toujours sublime. L'histoire s'intéresse plutôt aux exactions des nazis sous l'occupation ou de la vie amoureuse de Django. Son entourage musical de l'époque n'est pas mis en avant, dommage.
Personnellement, je ne comprend pas que l'on puisse laisser un pseudo-réalisateur (c'est son premier film) traiter un tel artiste. Ce désastre est à partager avec le scénariste car pour un biopic, il manque beaucoup de la vie de Django. Quid de Stéphane Grapelli, de son accident de la main (fait qui fera qu'il jouera avec trois doigts), de son escapade américaine, etc... Deux heures pour nous raconter sa vie entre 1943 et 1945, c'est un peut lourd. On ressent cette lenteur dans le film, même si certaines scène sont intéressante, tout traîne en longueur en insistant sur la côté manouche alors qu'il reste dans l'inconscient collectif comme un musicien de jazz qui a inventé un style très particulier qu'il lui est propre et qui le fera remarquer du monde entier ; on ne retrouve rien de tout cela ici. Très déçu. Je vais me mettre un disque de Django et Grapelli, fermer les yeux et rêver en écoutant ces génies.
Un biopic qui manque cruellement de cinéma. Si l’interprétation de Reda Kateb est une nouvelle fois remarquable il manque une mise en scène plus inspirée pour rendre un meilleur hommage à l’artiste. Le film se laisse suivre mais n’arrive pas à être vraiment poignant vraiment marquant alors qu’il évoque un sujet bien trop rare au cinéma le massacre des tsiganes pendant la seconde guerre mondiale. Il y avait matière à faire un très grand film, il est juste bon.
Ce film est un biopic assez curieux, choisissant de se concentrer sur quelques mois de l’existence de l'artiste, pour interroger ses convictions et son comportement dans ce contexte de la Deuxième Guerre Mondiale et de l'Occupation. Cela étant, en dépit d'une réalisation méticuleuse, d'un casting soigné et d'une reconstitution d'époque précise, le film reste un peu trop en surface, donnant le sentiment d'un personnage éthéré et lointain, pas très concerné par ce qui se passe et, même lorsque le récit bascule, on ne ressent pas l'urgence ou l'émotion. A la limite, les personnages les plus intéressants sont les seconds rôles, satellites autour de Django. Gros point positif du film, les séquences musicales sont très efficaces et nous immergent dans l'ambiance très facilement. Un film qui manque un peu de densité émotionnelle en dépit de sa perspective neuve sur le sujet.