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Un visiteur
4,0
Publiée le 1 mai 2017
N’ayant connu le Hot Club qu’il y a 50 ans, en Camargue, avec Djando (un peu) et « Les Briavals » ses 3 neveux virtuoses, ses dignes successeurs ( 11, 13 et 17 ans !), , j’ai beaucoup aimé cette rétrospective historique. Le scénario dense équilibre impeccablement les sublimes moments musicaux, et l’histoire de Django avec les siens, à cette période de la France occupée par les nazis qui imposent leurs imbécillité tragique sur la vie parisienne, musique comprise. Les personnages sont forts et remarquablement interprétés. Les images, bien composées, sont là pour témoigner (càd, pas comme des tableaux d’exposition). Malheureusement, je ne suis pas certain que ce film puisse intéresser la majorité des jeunes (moins de 25 ans) ; ce n’est pas l’âge moyens des spectateurs, tous de ma génération, qui me contredira.
Un film bien joué. Un scénario qui traîne en longueur surtout dans la première moitié du film. Cécile de France brille par son rôle controversé. Les films qui parlent de la déportation des tziganes sont rares.
Il ne se passe PAs grand chose. Film trop mou. Franchement on s'ennuie la plupart du temps. On attend ses musiques avec impatience mais il y en a trop peu.
Si la bande annonce est accrocheuse, ce film est effectivement un biopic avec ses limites propres au genre. J'adore Reda Kateb et Cécile de France, mai cette histoire est un peu convenue et attendue. Il ne fait pas de mal par les temps qui courent de savoir une fois encore comment la traque de catégories de populations a été organisée au nom d'une idéologie nazie. Curieusement, à l'image des discours islamistes radicaux, les nazis considéraient que l'art et la musique pouvaient être source de dépravation. Comment électeurs ou croyants peuvent-ils souffrir d'amnésies au point de faire confiance à des idéologies extrémistes ? J'étais content et ému d'apprendre que Django "Renard", ainsi que le prononçaient les allemands, a créé un Requiem pour les Tziganes, qui n'a été interprété qu'une unique fois et dont la partition a disparu.
Django nous entraine au cœur des tziganes en pleine occupation allemande. Reda Kateb extraordinaire comme à son habitude livre une prestation de haute volée. la musique omniprésente est magnifique et empoisonne bien la hiérarchie aryenne partagée entre le génie de Django et leur dégout pour l'art en général.
Très belle prestation des acteurs d'un pan plutôt méconnu de la vie de Django Reinhardt...et un véritable plaisir à écouter les interprètes musicaux (Rosenberg trio).
Le film est correct sans plus, Reda Kateb fait un Django plus vrai que nature. Si l'épisode de Thonon est historique, il faut souligner que surpris par les gardes frontière suisses, le vrai Django est retourné à Paris où il a ouvert un club de jazz.
Deux choses sont merveilleuses dans ce film : la musique bien sûr et Reda Kateb qui nous dévoile encore tout son talent pour son rôle de Django. Je reste un peu plus sur ma faim sur l'histoire qui sonne un peu creux. Ce n'est sûrement pas un biopic sur Django mais plutôt une histoire sur la communauté tzigane, dont Django fait parti, pendant la seconde guerre mondiale et l'occupation allemande. Un peu déçu donc que le film se soit concentré sur cette période qui n'est pas spécialement la plus intéressante en ce qui concerné Django d'où les inventions narratives pour les besoins du film. Enfin, le film se regarde quand même avec plaisir et j'ai surtout bien profité de cette superbe musique.
J'ai trouvé la réalisation excellente avec le respect de tous les détails connus sur Django. On rentre complétement dans son univers. A voir dans une salle avec un bon son ! Idéal pour se projeter 60 ans en arrière en face du manche de la guitare du génie en plein concert. La magie du cinéma opère.
"Django" a tout pour plaire. Un sujet en or, une situation historique peu connue et reconnue, (l'extermination des tziganes durant la dernière guerre) et un personnage haut en couleur. La reconstitution de l'époque est remarquable, la musique de Django divine et la mise en scène soignée. C'est le scénario et le story board qui pèchent. L'intrigue est fine comme les cordes d'une guitare et l'histoire s'enlise dans sa deuxième moitié au bord du Léman. Certaines scènes intrinsèquement riches sont ratées par maladresse et le réalisateur rajoute une couche de suspens liée à la résistance, invraisemblable et ridicule. Même la présence de Cécile de France ne relève pas le raout.
Reste le mérite de faire renaître cette musique vivante et lumineuse et de parler de la souffrance des manouches durant ces années grises.