Le Client
Note moyenne
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ferdinand75

723 abonnés 4 463 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mai 2026
Un bon film solide , bien charpenté , mais où l'on ne retrouve pas la profondeur de "Une séparation". Où Il y avait un fonds métaphysique, une construction diabolique , complexe et riche. Ici le scénario est plus simple : une femme se fait agresser mais préfére garder le silence. Cependant son mari part à la recherche du coupable présumé. Pourquoi la vengeance , qu'est-ce la jalousie, à partir de quel niveau est-on coupabe? Des questions intéressantes , mais le film tire parfois en longueur, et l'on ne partage pas toujours le questionnement de l'auteur. Les acteurs sont bien sûr excellents.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 30 décembre 2016
Le point fort de Le client devient encore une fois le courage de Farhadi, qui, comme d’habitude, devient funambule faisant des équilibres sur la fine ligne qui sépare la politique de l’illégalité chez lui. Une séparation avait déjà créé une polémique pour faire un portrait si cru du divorce, surtout tenant en compte que Farhadi avait été mis à pied par les autorités jusqu'à peu avant le début du tournage. Cependant, le réalisateur n’a pas peur pour traiter des sujets comme la prostitution, la vengeance et le viol. Ce dernier suppose une des clés du film pour être dénoncé le manque de protection pour les victimes face à un tel crime.

Une des surprises du film est l’existence de deux histoires parallèles : déjà expliquée la principale, la deuxième est représenté sur la scène d’un théâtre où la compagnie du couple protagoniste joue Mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller. On nous montre des obligations absurdes, comme habiller des personnages que le texte originale décrit nus. Aussi des changements exigés à la dernière minute par le comité de censure. La partie théâtrale de l’œuvre sert pour profiler les protagonistes comme gens cultivés qui devront décider quoi faire face à l’agresseur.

La thèse de Le client secoue les spectateurs les derniers minutes du film, vu son fort composant critique : la vengeance ne suppose que du chaos, destruction et encore plus de chagrin. Farhadi construit sa filmographie à partir de puissants messages et précises dénonces qui aboutissent à être posés au grand public là où il faut, en Iran. Même s’il faut ignorer le fréquent regard condescendant du public occidental.

/// Encore plus de fautes et d'erreurs sur le lien ci-dessous
mat niro

462 abonnés 2 158 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 janvier 2017
Déjà deux fois primé à Cannes, le réalisateur iranien Asghar Farhadi revient sur un de ses sujets de prédilection : le couple. On peut parler ici d'un vrai film social sur un drame qui va donner lieu à une réflexion sur la vie amoureuse dans la société iranienne. Ici, on ne parle jamais de la nature exacte de l'agression (viol ou pas..) et Shahab Hosseini (récompensé à Cannes) est tout simplement sublime, tourmenté dans sa quête de vengeance ou de pardon. On découvre une autre culture et d'autres moeurs et c'est ce qui me plait chez ce réalisateur, talentueux au possible.
Charles R
Charles R

59 abonnés 424 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 janvier 2017
Un homme et une femme. Deux intellectuels. L'un, professeur dans un lycée de Téhéran, est également comédien et joue le rôle principal d'une pièce de théâtre, "Mort d'un commis voyageur". Sa femme témoigne d'un même engagement théâtral et lui donne la réplique dans la pièce d'Arthur Miller. Tous deux vivent dans un appartement qu'ils vont être contraints d'abandonner et pour cause : des signes inquiétants annoncent l'effondrement prochain de leur immeuble. Dès lors, ils doivent intégrer un nouvel appartement et c'est là que tout se joue. Nous n'en dirons pas davantage sinon que c'est le point de départ d'un thriller qui, parti de l'évocation de la vie plus ou moins rangée de deux intellectuels iraniens, va s'orienter vers un suspense progressif et admirablement mené. Agression physique et vengeance des plus cruelles composeront le menu de cet étrange film où l'honneur d'un homme passe avant celui de sa femme. Les questions soulevées sont nombreuses et vont beaucoup plus loin, on le devine, que l'évocation d'un sordide fait divers. Légitime défense, machisme à l'orientale, violation de la loi : autant de pistes qui s'ouvrent à la lecture du film. Le tout avec pour leitmotiv la pièce d'Arthur Miller dont la trame rejoint celle du scénario d'Asghar Farhadi. Bel exemple de mise en abyme même si d'aucuns pourront reprocher une certaine lourdeur au cinéaste qui n'en finit pas de souligner les parallélismes. Mais le film est beau, splendidement construit et constitue comme toujours dans le cinéma de Farhadi une interrogation sur la société iranienne partagée entre modernisme et respect des traditions pesantes. Et puis il faut saluer la prestation des acteurs principaux, Shahab Hosseini et Taranah Alidoosti, mais aussi celle des seconds rôles, dirigés de main de maître par l'un des plus grands cinéastes de son pays et peut-être aussi du monde actuel.
Éric De Larmor
Éric De Larmor

20 abonnés 96 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 décembre 2016
Emad et Rana sont en couple et partagent une vie commune. Contraints de quitter leur appartement du centre de Téhéran à cause de travaux menaçant l’immeuble, ils démarrent une nouvelle vie. Un nouveau lieu synonyme de nouvelles joies mais très vite, un incident important va venir chambouler leur quotidien.
Agressée par un inconnu à leur domicile, Rana se retrouve désemparée et profondément traumatisée. Son époux étant absent lors de l’incident, on devine une trame psychologique intéressante : celle de la vengeance, couplée à celle de la réparation. Sa femme aurait pu mourir, la situation aurait pu être bien pire et bouleverser leur destin tout entier. Rongé par le remords et la colère, Emad décide de partir à la recherche de l’agresseur.

Le point fort de ce film semble être bel et bien la puissance et la justesse d’interprétation des acteurs. Shahab Hosseini et Taraneh Alidoosti, incarnant respectivement Emad et Rana, sont les piliers du film.
Une histoire pleine de rebondissements qui tend la main à ses spectateurs avec une mise en scène a priori réaliste.
Quel est le premier silence coupable qui va amorcer le piège ? Celui du loueur qui tait le métier de la locataire précédente ? Celui de Rana, qui, lorsqu'elle se fait agresser sous la douche, ne va même pas porter plainte ? Celui d'Emad, qui s'enfonce dans une forme de mutisme héroïque et décide de venger son orgueil mal placé ? Celui de la troupe qui fait semblant de ne rien voir ? Il y a tant d'autres silences encore… Mais peut-être est-ce, dans le fond, un seul et même silence, celui d'une société tout entière, fuyante, oppressée par le poids des règles qui imposent un rôle aux hommes comme aux femmes, jusque dans leur intimité, et dont il faudra un jour ou l'autre s'émanciper. En attendant, chacun, solitaire, fait comme il peut et affronte ces carcans qui corsètent les âmes et font que jamais ne tombent les voiles qui occultent parfois des plaies profondes.

Après tout, qui serait incapable de se venger par amour ? Pour restaurer la dignité et la santé d’une victime dont on est si proche ? Malgré les particularités du contexte socio-culturel et du scénario, on ne peut que se laisser toucher par un homme éperdu d’amour pour sa femme, qu’il cherche à « retrouver ».
Jacotre
Jacotre

4 abonnés 145 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 décembre 2016
Très intense, ce film qui met en scène une société que l'on fantasme plus qu'on ne connaît. Bel exercice de style sur la justice, la vengeance et la réparation. Dans une nation où la police et la justice semblent surtout préoccupées par le maintien des mœurs, comment se faire justice soi-même loin des films américains prônant l'auto-défense. Beaucoup de finesse et de complexité dans la psychologie des personnages dont le fonctionnement détonne et laisse en haleine du début jusqu'à la fin.
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 décembre 2016
Asghar Farhadi frappe fort encore une fois avec son dernier film. Les deux prix à Cannes sont largement mérités. Tout d'abord, l'histoire nous raconte le point de vue d'un homme suite à l'agression et le viol de sa femme, comment il le vit, ses sentiments de culpabilité, de vengeance, de connaissance et le respect qu'il éprouve auprès de son épouse. Interviennent les points de vue des voisins qui ont eu connaissance de l'agression et leurs manières très personnelles d'y répondre donnant l'état d'esprit de la société iranienne. C'est très bien ficelé et on ne s'ennuie pas une seule minute. La réalisation correspond au style du cinéaste : caméra à l'épaule, collée au personnages, lumière naturelle. Shahab Hosseini mérite son prix d'interprétation. Il est extrêmement touchant mais aussi grâce à sa partenaire Taraneh Alidoosti qui est fabuleuse. Un très bon film qui nous met face à la sensibilité des hommes suite aux viols de leurs épouses.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 décembre 2016
C'est lent, c'est long.... si lent, si long.... Fonctionnant sur le non-dit, une arme d'évidence contre la censure. On est en effet dans une société verrouillée, par l'islam (version ayatollahs), l'Iran chiite, république théocratique et dictature étouffante. Donc Fahradi use (et abuse) dudit - le supplémentant (comme seul autre procédé narratif) par la théâtralité, "audacieusement" (car la pièce-référence, dès le générique de début, est d'un auteur appartenant au "Grand Satan" - américain, juif qui plus est, Arthur Miller), avec la mise en place et les représentations de "La Mort d'un commis-voyageur", revisitées par le couple Emad/Rana, selon leur propre dramaturgie, intime et évolutive. On notera le contre-sens du titre français ("Le Client"), déplaçant le centre de gravité du propos (en attirant l'attention sur spoiler: Naser,
une des pratiques de l'Arlésienne du film, la prostituée, clandestine évidemment, qui occupait avant eux le nouvel appartement des héros - le cinéaste ayant intitulé à dessein son film "Le Vendeur", se calant sur le "Salesman" de Miller). On ne peut que s'interroger sur les deux Prix cannois de ce monument d'ennui ("Scénario" et "Meilleur Acteur") - sauf à y voir une nouvelle preuve de l'engouement systématique pour le cinéma "divers", des jurys récents...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 décembre 2016
Le Client est un long métrage qui n’est pas toujours facile à appréhender, multipliant les changements de direction et les fausses pistes. Tout est en fait construit pour culminer dans une dernière demi-heure assez formidable, où les enjeux se cristallisent véritablement. Le tout est servi par des acteurs très justes dans leur interprétation. Une nouvelle fois, Asghar Farhadi frappe juste et fort.
vincentasc
vincentasc

35 abonnés 148 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 novembre 2016
Le film est construit autour de la rédemption, le pardon et la vengeance. C'est un film implacable. D'une grande force émotionnelle qui n'a pas usurpé son prix à Cannes. Il est aussi porté pas des comédiens tous sans exception formidables. Mais la lenteur de la mise en scène et des scènes étirées empêchent le spectateur de s'investir complètement.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2016
Après une incursion en France avec "Le passé", Asghar Farhadi signe son retour dans son pays natal. Et c'est un retour gagnant pour le cinéaste iranien puisque "Le client" est une de ses meilleures oeuvres.
On reconnaît sans problème sa touche personnelle que cela soit dans la mise en scène ou dans les thèmes abordés. Une nouvelle fois, Farhadi traite du couple et des difficultés qu'il peut rencontrer notamment après une épreuve compliquée. Le scénario fait preuve d'intelligence et d'une grande subtilité avec, par exemple, ce viol qui n'est jamais explicitement cité. La censure peut-être un handicap pour certains mais le réalisateur sait habilement la contourner et en faire une force pour ses films. A travers ce drame, on peut percevoir également une critique sous-jacente de la place de la femme dans la société iranienne, surtout vis-à-vis de l'homme. Ainsi, l'honneur du mari passe avant la douleur de sa femme.
Farhadi inssuffle ce qu'il faut d'émotions à ce long métrage qui reste un des oeuvres les plus percutantes du réalisateur.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 décembre 2016
Une déception, par rapport au Passé et la Séparation que j’avais adorés.
Moins universel, plus iranien, Le client abord une problématique de relations homme-femme plus spécifique à l’état actuel d’un pays en train de se réveiller après trente ans de pouvoir religieux.
Comme souvent chez Farhadi, dans les personnages flotte dans une part d’ambiguïté mais elle apparait cette fois-ci comme un peu plaquée et convenue, tout comme la chute finale d’ailleurs n’arrive pas à surprendre. Du coup, la caméra portée fatigue parfois parce que le film tarde à démarrer, et bouger dans tous les sens n’est pas un but en soi.
Voici donc un bon metteur en scène qui a du mal à se renouveler ? Le parallèle entre la vie réelle et théâtre n’est pas inintéressant, comme moyen de faire passer des messages, envers les élèves du professeur, ou vers le collègue, producteur et protecteur ambigu.
Bien aimé son jeu à elle, Taraneh Alidoosti, détruite et incomprise, mais pas vraiment celui du mari, joué par Shahab Hosseini, moins convaincant sauf dans son rôle de prof sympa.
GE en vo - nov 16
Shinny
Shinny

42 abonnés 248 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2016
une belle surprise. j'avais peur de voir un film déjà vu où tout est attendu. Finalement un doute reste en sortant sur notre propre réaction face à une agression de ce type. d'ailleurs elle reste volontairement floue car ce n'est pas le sujet ce qui compte c'est son impact sur le couple sur la victime et la double victime le compagnon. le jeu des acteurs est subtil et on se laisse entraîner dans les péripéties avec plaisir. je sais également qu'il s'agit d'un film à revoir en restant bien observateur pour comprendre davantage le parallèle effectué par la pièce de théâtre dans laquelle ils jouent.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 novembre 2016
Ouais bon, c'est assez typique de ce que le Festival de Cannes aime bien couronner avec son prix du scénario. Alors, parlons-en du scénario ! C'est l'Iran. On a déjà des frissons. Une société avec des mâles virils et dominants et des femmes voilées qui nous renvoient à l'envie une image puritaine. Notamment, cachez-moi ce sexe tarifié qu'un Iranien ne saurait voir. Et c'est vers-là que va fouiner notre réalisateur... même pas censuré par les autorités de ce pays (la morale officielle Marocaine a été moins tolérante avec "Much Loved", primé aussi à Cannes décidément). Frissons, je vous dis. Allez, je spolie en partie par précaution bien que l'affaire se devine de la bande annonce et du titre. Un couple un peu moderne (pas trop, c'est l'Iran) se retrouve à habiter l'appartement dans lequel officiait précédemment une fille de joie (en Iran ? bigre !). spoiler: Ignorant le changement d'occupants, un client se pointe et ça tourne au fait divers. Le mari offensé bien qu'il n'y ait pas eu réellement agression de son épouse, juste traumatisme du fait de l'entrée impromptue d'un inconnu dans l'espace domestique, n'aura de cesse que de retrouver ce client. Menant sa petite enquête, il le trouvera. Et ce sera la confrontation, avec en arrière-plan quoique tiré par les cheveux cette société iranienne qui se fissure comme l'immeuble d'habitation de la scène de début (allégorie !).
Sauf que dans un film de plus de 2 heures (bien trop long), il faut 1h30 (durée au terme de laquelle un long métrage s'achève habituellement) pour arriver à cette scène qui justifie l'histoire et le titre. Et comme si la mise en scène n'était pas déjà suffisamment théâtrale, on vous aura bassiné avant avec une pièce de théâtre incrustée dans le film. A la sortie de cette séance d'un lundi après-midi, j'ai vu plus d'un spectateur bailler ! Moi aussi.
JEANRENE43
JEANRENE43

11 abonnés 154 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 novembre 2016
Le Client, film d'Asghar Farhadi, récompensé au Festival de Cannes 2016, Prix du scénario et prix d'interprétation masculine pour Shahab Hosseini est un film à ne pas manquer. Le scénario est des plus originaux dans la catégorie fiction, non seulement en 2016, récompense bien méritée, sans doute également depuis nombre d'années. Deux acteurs de théâtre jouent une pièce "La mort d'un commis voyageur" dans les rôles de mari et femme, sont mis dans leur propre vie à une situation comparable. L'acteur principal, dans la pièce décède par suite d'échec professionnel. Dans leur vie bien réelle ces acteurs, également mari et femmes, vont être à l'origine du décès d'un vieux Monsieur vendeur occasionnel mais aussi client d'une prostituée, qui s'est rendu coupable envers l'épouse, par un excès de stress cette fois non plus fondée sur un échec professionnel mais sur la déchéance de son honneur. Le scénario non seulement fait une sorte de symétrie des situations mais en outre joue avec les artifices du théâtre, notamment des têtes à têtes grandioses et émouvants. Comme au théâtre, la mesure dépasse les intentions... tant du vieux Monsieur qui n'a pas recherché une agression que du mari qui voulait se limiter à donner une bonne leçon... Un grand moment de cinéma.
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