Je suis un peu déçu de ce 120 battements par minutes, j'en attendais plus et il avait plus à offrir, mais malheureusement le film se perd sur la fin et privilégie ce qui est le moins intéressant à savoir le mélo qu'on a déjà vu mille fois.
En fait tout le début du film est vraiment bon, en fait j'adore vraiment toutes ces scènes de réunion, parce que tout simplement on sent le collectif, on sent les tensions, on voit comment sont prises les décisions, comment se passe une réunion et on arrive à apprendre quelque chose des relations entre les personnages au travers de ces réunions. On voit qui apprécie qui, qui est en froid avec qui, etc.
Et là Campillo vient nous mettre par dessus une histoire d'amour peu intéressante, avec un personne peu intéressant, forcément atteint du Sida et qui a donc son avenir ou plutôt son non-avenir tout tracé pour faire pleurer dans les chaumières. Alors ce n'est pas forcément larmoyant, on évite les violons, mais c'est trop quand même. D'ailleurs la manière avec laquelle ça se finit dessert limite le film. Je suppose que Campillo a rajouté ça pour justement montrer qu'on meurt du Sida et que c'est horrible en le faisant partir comme ça, il passe à côté du sujet. On ne voit pas quelqu'un qui meurt du Sida, on voit juste quelqu'un de très malade.
La seule chose que j'ai appréciée dans cet arc narratif c'est la réaction limite calme et absurde de la mère au moment fatidique qui dit que "Mince, déjà ?" parce que ça je ne l'avais pas déjà vu. Autant tout le reste ce n'est rien que de la redite d'autres films du genre, surtout que la relation n'est pas particulièrement belle ou touchante, mais le pire est le fait que du coup on sacrifie les autres personnages qu'on aurait aimé découvrir.
J'aurais par exemple adoré savoir ce que les autres séropositifs pensaient et ressentaient en voyant leurs amis mourir les uns après les autres sachant qu'ils seront les suivants et c'était faisable au sein de la réunion, ou lorsque le groupe se déplace pour aller aux enterrements, etc. On aurait pu voir les visages changer au fur et à mesure que le temps s'écoule parce que certaines meurent...
Et ça mène à un autre gros reproche, c'est qu'on n'a pas la moindre notion du temps. On parle de la gaypride, je suppose que c'est une fois par an, on voit des scènes que je suppose être de la gaypride et plus tard dans le film on nous dit que ça va de nouveau être la gaypride... Mais jamais je n'ai eu la moindre impression qu'un an s'était écoulé et ça c'est quand même problématique pour des gens pour qui le temps est compté.
Il y a plein de défauts comme ça qui viennent alourdir le film qui, je le redis, aurait vraiment dû faire vivre les personnages comme dans les films de Laurent Cantet (que Campillo scénarise) à travers le groupe et leurs interactions sociales au sein du groupe. Parce que là vraiment l'organisation je trouve ça passionnant, les débats internes, car il n'y a personne qui a tort ou raison... et donc la manière de structurer les différents mouvements internes, de les faire cohabiter et coexister, c'est juste fascinant, pourquoi s'en priver ?
Bon sinon le film reste bien, mais bon... ça reste du gâchis.
Conçu, filmé et monté tel un documentaire par Robin Campillo, « 120 battements par minute » suit les réunions (surtout) et les actions engagées au début des années 90, des membres de la section parisienne d’Act-Up. Le propos a beau être nécessaire et obtenu bon nombre d'éloges, il n’est pas exempté de déficiences, s’en éloigne par le biais notamment de l’histoire d’amour entre Sean (Nahuel Perez Biscayart d’un incroyable charisme) et Nathan (très bon Arnaud Valois) et manque étrangement d’émotion J’aurais aimé avoir plus d’info sur l’association en elle-même. Trop de certaines séquences ne sont apparues prolixes, longuettes, confuses, voire carrément inutiles parfois. Celles des danses des molécules et des poussières ne font que casser le rythme et je n’ai pas du tout saisi l’intérêt de la dernière scène de sexe qui ne fait que véhiculer une image peu flatteuse de la communauté gay. Cela dit, ce film a le mérite d’exister et n’est-ce pas là l’essentiel finalement.
Une bonne claque qui nous plonge dans les années 80/90, à l'apparition déjà très visible du SIDA. Super réaliste, acteurs qui jouent très bien,ça nous permet de bien nous immerger dans le quotidien (surtout des RH!) d'act Up. Des scènes posées, très longues et par moment très intimes (sans faire la vierge effarouchée)!
Mon film préféré ! Avec Au Revoir Là-Haut, 120 Battements Par Minute est le meilleur film que j’ai pu voir. Il est extraordinaire. En 2017, j’ai pu découvrir Nahuel Pérez Biscayart avec ces 2 films. Un mot pour décrire ce film et cet acteur : Perfection.
Film engagé où l’on se croit vraiment dans la vraie vie. Cependant peut être un peu trop long et des scènes trop crues qui pour moi ne se justifiaient pas.
Cannes et ses palmarès détestables, tellement prévisibles tant l'assurance d'y trouver ce qu'il se fait de plus médiocre n'est jamais prise en défaut. Le seul moment où votre coeur approchera peut-être les 120bpm sera certainement au défilement du générique de fin, libéré que vous serez de ce documentaire aussi bruyant qu'émotionnellement vide, hymne à la fascination typiquement française pour la contestation, l'anarchie et la revendication brutale et violente. La sensation très partagée qui ressort est l'exact inverse du but d'un tel film, où l'on en vient à sincèrement détester cet activisme vociférant. DBC avec M. McConaughey est un vrai bon film sur le sujet, 120BPM c'est Notre Dame des Landes l'écologie en moins.
Extrêmement déçu par ce film, porté par une critique dithyrambique mais qui, au final, ne semble révéler que les faveurs d'un petit microcosme parisien. Rien d'exceptionnel, rien de notable. Sur le même sujet (maladie, Sida), je pense que ce film s'oubliera là où d'autres films resteront (Philadelphia, Dallas Buyers Club, Les Nuits Fauves). Le film est long, trop long et le réalisateur ne nous épargne pas, dans les dernières 30 mn, avec les effets et grosses ficelles inutiles visant à susciter l'émotion. Le début du film est pourtant vraiment intéressant, avec de bons acteurs et j'aurais aimé que le film continue sur l'histoire de cette association, son fonctionnement, ses luttes intestines, ses actions et ses résultats plutôt que de sombrer dans une histoire d'amour au final un peu banale et sans réel autre intérêt qu'un voyeurisme racoleur, se voulant sans doute choquant mais que j'ai trouvé sans grand intérêt pour ma part. Au final, l'impression désagréable d'avoir été manipulé par le film comme par la critique. Pas terrible et surtout décevant
Un drame français qui a fait grosse sensation à Cannes, et qui est plutôt compliqué à en parler. "120 battements par minute" est un film fort, intéressant, et touchant, qui évoque des sujets importants avec la lutte contre le sida. Je dois tout d'abord reconnaître que je n'ai pas vu le temps passer. Je n'ai pas pour autant passer un moment incroyable mais j'étais vraiment dedans et j'avais pourtant peur de l'ennuie devant cette durée plutôt impressionnante de 2 heures 20. Certaines scènes sont tout de même assez longues et pas forcément nécessaire je pense à l'ensemble. Après il faut savoir que ce genre de film n'est pas le plus adapté chez moi. Le film se passe dans les années 1990, époque où les soins n'étaient pas aussi aboutis que de nos jours, mais le propos reste actuel et ça reste prenant. Le personnage principal Sean, joué par le talentueux Nahuel Perez Biscayart, porte le film qui serait surement pas perçu de la même façon si l'acteur argentin n'était pas là. On le retrouvera d'ailleurs également en tête d'affiche dans un autre drame d'une bonne réputation avec "Au revoir là-haut" sorti deux mois à peine après. On suit des alternances entre des scènes qui se passent lors de manifestations, en boîte de nuit, ou encore lors de réunions en amphithéâtre des militants de cette association Act Up-Paris qui sont les meilleures du film pour ma part. Le film reste dur à voir et même si je suis content de l'avoir vu, je ne pense pas me le remettre un jour. C'est là où c'est assez spécial de parler du long métrage. De plus, le film laisse derrière lui un questionnement et des réflexions personnelles au spectateur et c'est pour cela qu'il est particulièrement notable. En tout cas, je le recommande, il est marquant, c'est une belle expérience, mais je ne vais pas aller jusqu'à dire que c'est un mes films français préféré de l'année, contrairement à "Patients" par exemple que je reverrais plusieurs fois et qui traite également d'une histoire sur un sujet bouleversant et très humain au cinéma, en allant jusqu'au bout de son propos. Enfin, je pense que "120 battements par minute" n'est pas fait pour ceux qui n'aiment pas les drames français.
un tres bon film/documentaire sur un sujet tres hard. traité avec pudeur et talent. le seul HIC est sans doute des passages bcp trop longs et un rythme lent, dommage.
Un film sur la vie et le combat, la résistance, l’amour, l’engagement et la mort. Comme « Dallas buyers club », il nous plonge dans une époque et un combat qu’on avait un peu oublié. Il y a aussi une belle histoire d’amour, avec des scènes de sexe et de danse comme dans l’excellent film « Pride » qui lui aussi nous plongeait dans ce milieu et cette époque en Angleterre.
Exceptionnel. Filmé comme si nous y étions, ça sonne vrai. Un angle de vue sur une communauté gay, des hommes ensemble, des choses que l’on connait mal. Une vraie performance. Bravo.
Très bon film qui évoque une époque pas si lointaine... où le sida tuait et faisait des ravages dans les communautés gays, consommateurs de drogues dures... l'approche via l'association Act'up permet de la mettre en valeur puisqu'elle a permis de casser les ligne et de faire avancer les choses Bon casting
C'est un film sans fard, sans filtre, un film cru, juste, qui nous replonge dans les années noires où la maladie brisait les destins et enterrait les jeunesses insouciantes. Le goût du désespoir et de l'impuissance suinte à travers chaque image, le goût de la lutte à mort avec la maladie mais aussi avec la société, confite dans ses principes moralisateurs et ses préjugés hypocrites. Mais c'est aussi un film plein de tendresse et de vérité, qui traite avec pudeur de l'essentiel : l'amour, au-delà des sexes et de la morale, dévoué, immense, tragique. Il dit avec talent la révolte et le courage d'une génération sacrifiée sur l'autel d’intérêts financiers insensibles au calvaire des mourants. Merci au réalisateur et aux acteurs, excellents, de mettre en lumière cet épisode cruel qui, même édulcoré, n'a, au jour d'aujourd'hui, toujours pas trouvé son générique de fin. Et merci aux militants d'Act Up, excessifs, émouvants, controversés, mais qui ont eu la force de lutter pour ceux qui n'avaient déjà plus de voix.
Le voilà le film encenser par la presse, par canne et par nombre de téléspectateurs, et pourtant c'est un poil décevant. Tous d'abord le film tient surtout grâce à son interprétations, mais le film souffre de nombreux défauts pour être le chef-d'œuvre auquel il prétend. La première partie traité quasi comme un documentaire est plutôt intéressante, même si les nombreuses scènes de réunion sont pas toujours intéressante voir inutiles, mais permettent de comprendre le fonctionnement de leur mouvement. En revanche la deuxième partie basé sur l'histoire d'amour traine vraiment en longueur, et fait tous pour émouvoir le spectateurs et lui tirer une larme, ce qui devient presque pénible. Film correcte pour en apprendre sur Act up-paris, mais dispensable pour le reste.