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Un visiteur
3,5
Publiée le 25 février 2018
America. Bien que se consacrant à une discipline peut connue du grand plublic, c'est encore une belle critique du "White Trash" américain. Il n'y pas une seule seconde où l'on perd le fil - et ses paillettes aux trois couleurs de la "bannière étoilée" - d'un protagoniste féminin qui ne pouvait venir d'ailleurs. Merci à Margot Robbie et Allison Janney qui rendent cette histoire croyable.
Moi, Tonya montre parfaitement comment faire un film tiré d'une histoire vraie. Il y a de la vérité, l'empathie et pathos avec une double dose d'humour, tout ça pour rendre le scandale Tonya Harding compréhensible tout en gardant sa gravité. Réalisateur Craig Gillespie a fait l'impossible en faisant d'un désastre surnaturel un ballet. (As-tu déjà vu une locomotive déraillée faire une pirouette?
La qualité du film utilisé renforce le look des années 80-90 donné par les vêtements et voitures, mais rien de tout ça est aussi efficace que la musique. Le BO est mélangé avec l'histoire avec toute la finesse de Baby Driver; même mieux car ici les chansons ne communique pas seulement l'ambiance, mais l'époque aussi.
Margot Robbie assure le rôle de Tonya Harding avec brio, tout comme Sebastian Stan et Allison Janney dans leurs rôles de mari et mère, respectivement.
Pour faire bref, Moi, Tonya est le film que cette fille tragiquement sincère, équivoque et mal compris mérite.
moi , tonya nous raconte la rivalité entre les deux championnes de patinage tonya harding et nancy kerrigan , rivalité qui se traduit par une agression sauvage envers la pauvre nancy ! le problème se pose : tonya harding est - elle impliquée dans ce forfait ? l ' histoire est traitée de façon originale avec des interviews des protagonistes s ' intercalant dans le déroulement de l ' action . dans le scénario , la mère de tonya est très importante, à un moment tonya la traite de monstre et cela semble justifié tant cette mère est glaçante et violente .margot robbie et allison janney qui incarnent respectivement tonya et sa mère sont toutes deux exceptionnelles !
J'ai trouvé ce "biopic" vraiment très bien réalisé, très bien interprété et absolument captivant. Cette histoire m'a touchée et je m'en rappelle bien car j'ai seulement un an de moins que cette patineuse et à l'époque on avait beaucoup entendu parler de cette histoire. La première moitié du film s'attarde sur son enfance, son adolescence et ses galères avec sa mère invivable et son premier petit ami lui aussi invivable et violent. La deuxième partie se concentre sur l'agression de sa rivale. On voit bien comment une patineuse très douée a eu sa carrière brisée à cause de son mari qui a formenté avec un pote des méfaits contre la rivale. De toutes façons cette patineuse n'a jamais eu de chance, à part son grand talent, en raison de sa famille, de son mari mais aussi parce que même ceux qui notent les prestations ne l'aimaient pas du fait qu'elle était pauvre, mal habillée, pas classe.
Un biopic corrosif qui évoque l’ascension de la patineuse Tonya Harding puis sa chute occasionnée par l’incident qui précéda les JOs de Lillehammer ... c’est finalement l’histoire d’une fille plutôt touchante, écorchée vive, privée d’amour filial, qui chercha en vain la reconnaissance de tous ...
Sous le comique patin de la tragédie, la grâce se cabosse, et la fougue modèle les coups. De l'intime au scandale, No Pain No Triple Axel. Plus que l'histoire, j'ai davantage été emporté par le rythme soutenu du film, et cette fièvre constante entourant le personnage de Tonya. Il faut dire que la BO aide énormément à cette maîtrise du rythme. La mise en scène, loin d'être mémorable, reste pourtant très agréable et efficace, notamment par l'emploi de "face cam" faisant du faux documentaire un autre moyen de détourner la vérité, les points de vus et de pointer les contradictions de ses protagonistes et plus amplement de l'Amérique. La vulgarité, parfois excessive, n'est pourtant là que pour renforcer le sentiment de violence quotidienne dans lequel baigne Tonya: un milieu où elle se fait constamment rouer de coups. L'humour y est extrêmement présent, notamment grâce au personnage complotiste et absurde interprété merveilleusement par Paul Walter Hauser. Et justement toute la tragédie de cette "histoire américaine" (très sombre et pessimiste au fond: celle d'un déterminisme social et de l'impossibilité de s'en extraire) est noyée dans le rythme, le comique et le ridicule de la situation (il suffit de voir la scène du "genou" et la fuite de l'agresseur pour y voir tout l'absurde et quasiment l'humour des frères Coen). Ce qui en fait un film extrêmement divertissant, plus profond que ses apparences...
Ce film aurait pu s'appeler Fantasia chez les ploucs de Portland... ou Rififi chez Ribouldingue !! J'ai beaucoup aimé l'analyse très fine du scénario (même si c'est une histoire vraie...) et l'écriture archi-caustique. J'ai aussi été très touchée par l'American Dream qui tourne au cauchemar de cette Cendrillon de l'Amérique profonde peu aimée de ses parents, mal aimée de son mec et finalement abandonnée du public qui l'avait adulée... Chienne de vie !! Un grand film efficace et émouvant... A voir !!
Voici le docu-fiction tant attendu. Il revient sur un fait divers qui a touché le monde rose-bonbon du patinage artistique américain au début des années 90. Le réalisateur va bien au-delà, en racontant l'histoire de son anti-héroïne, une jeune femme venant du fin fond des États-Unis et d'un milieu pauvre. Il raconte cette histoire de succès populaire et de déchéance tout aussi rapide, à l'image des biopic sur des chanteurs célèbres. Les acteurs sont excellent dans la retranscription des véritables protagonistes de l'histoire, ainsi que les décors, costumes, véhicules, etc. Le seul reproche à faire au film sera aux limites inhérentes du genre du docu-fiction lui-même. L'idée de faire des allers-retours constants entre l'époque du récit et aujourd'hui, entrecoupés de faux interviews où les protagonistes échanges des piques ou raconte des anecdotes. Ce genre d'effets se retrouve dans un livre mais n'a pas sa place dans un film. L'autre reproche vient du service commercial qui vent le film comme un thriller inspiré de faits réels, alors que la fiction aurait dû se rapprocher du tragi-comique voir de l'humour, la parodie, voir l'humour noir. Pas vraiment le film attendu, on ne retiendra que la performance incroyable de Margot Robbie.
Biopic vraiment pas comme les autres, Moi, Tonya sent cependant un peu trop le film à Oscars pour être vraiment emballant. Si les transformations et les performances de Margot Robbie et Allison Janey sont en tous points remarquables, on ne pourra s’empêcher de trouver parfois le temps un peu long devant ce film très bavard. Le film a tout de même le mérite de nous faire découvrir le parcours compliqué de Tonya Harding et devrait la réhabiliter aux yeux de grand nombre qui l’avaient certainement jugé trop vite par ce qui avait été raconté dans les médias à l’époque. Espérons qu’avec ce film la patineuse puisse retrouver les spotlights et lui permettre de renfiler les patins même si ce n’est plus pour la compétition. [lire la critique complète sur FreakinGeek.com]
A partir d’un fait réel, Graig Gillepsie nous emmène sous forme d’un vrai/faux documentaire dans l’histoire de Tonya que j’ignorai totalement. On se laisse très vite embarquer dans la vie de cette gamine harcelée et battue par sa mère et ensuite par son mari, dont la seule passion, le seul désir, le seul espoir est et restera le patinage. Sur fond de violence, c’est avec bcp d’humour que nous traversons toutes les péripéties de cette période durant laquelle Tonya est embarquée bcp loin qu’elle ne le pensait, qu’elle ne le voulait, victime à nouveau de son manque d’éducation et d’intelligence pure. Une vie brisée car elle n’a jamais reçu ce qu’elle méritait un peu d’amour et de confiance en elle. Magnifique Margot Robbie entourée d’un excellent casting.
Le cinéma indépendant américain continue de surprendre avec des films inventifs qui détonnent dans la production hollywoodienne actuelle. L'australien Craig GILLESPIE réalise un vrai-faux documentaire efficace sur un fait divers qui avait défrayé la chronique dans le milieu du patinage artistique en 1994. Celui-ci montre la cruauté du sport de haut niveau à travers des témoignages saisissants dopés à l'humour noir. Margot ROBBIE est époustouflante dans la peau de Tonya HARDING et rend ce biopic burlesque et tragique à la fois. Les seconds rôles sont également bien écrits, et le metteur en scène reproduit à la perfection les incroyables figures réalisée par la célèbre patineuse.
Je ne connaissais pas bien l'histoire de Tonya Harding, cette jeune femme au parcours atypique, avide de réussir bien sur,pas tellement aidée (famille, amis), son parcours aux différents championnats US, et aux olympiades, Albertville, puis 2 ans après (1ère année de la désynchronisation des jeux d'hiver et d'été !) à Lillehammer, jusqu'à cet "incident". Cet épisode est curieusement présenté, en mettant des acteurs en mode "interview" avec beaucoup d'humour et de violence, et présentant autant la mère que le petit ami devenu son mari, en véritables montres... C'est l'autre américaine qu'on voit très peu, Nancy Kerrigan, qui est agressée par des connaissances de l'ex-mari. C'est un climat surnaturel, et pas les meilleurs moments du film. Par contre, la préparation sur glace, les compétitions, et la rage de Tonya, malgré tous les obstacles, à vouloir ces meilleures notes et une reconnaissance du public, sont extrêmement bien restituées ! J'ai adoré les choix musicaux, accompagnant des scènes difficiles, et donnant à l'ensemble une dynamique positive !!**
Un film top !!!! Plus qu’un film sur un fait divers ou sur une fée d’hiver ( ok je sors) un film sur la société américaine sur ce qu’elle est capable d’engendrer de plus pathétique et de regarder ses travers se débattre sur la glace... les loosers pitoyables font place à une jeune fille née du mauvais côté de la barrière, entre le documentaire multi angles au journalisme gonzo si cher au cœur de certains américains ! Une Tonya surprenante et une Margot Robbie au top !!!! Mention spéciale à la mère de Tonya sorte de Patsy Stone du pauvre décoiffante ! À voir
La première partie du film, de loin la meilleure, est portée par la relation malsaine entre Tonya et sa drôle de mère (Allison Janney, encore une fois parfaite, à la fois terrorisante et hilarante). On se perd ensuite un peu dans de trop nombreuses (mais peut-être nécessaires) scènes de compétition.