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    90's
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    145 critiques spectateurs

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    Moorhuhn
    Moorhuhn

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    3,5
    Publiée le 29 mai 2019
    Acteur trublion à la carrière remplie de rôles comiques avec une orientation vers des rôles plus dramatiques depuis quelques années, Jonah Hill nous propose ici sa première expérience de réalisateur. Un projet qui nous ramène, comme son titre l’indique, au beau milieu des années 90, dans un milieu de jeunes skateurs. Difficile de savoir à quoi s’attendre de ce Mid90s quand on ne connaît que le comédien et non le potentiel cinéaste, d'autant plus que le sujet était un terrain propice à la prolifération de nombreux clichés. Et pourtant dans ce cas présent, pas de crainte à avoir ! Jonah Hill est en effet parvenu à nous livrer un portrait de jeunesse intéressant et avec son lot de qualités.

    Ce film ressemble à ce que donnerait un mélange entre un Gus Van Sant, un Linklater et un Larry Clark. On retrouve les thématiques intimes centrées sur l’adolescence du premier, la tendresse et la bienveillance envers ses personnages du deuxième et le côté cru et direct du dernier. Un mélange détonant qui fonctionne très bien même si ce serait très réducteur de rester sur cette comparaison tant le film parvient à développer sa propre identité, à mi-chemin entre naturalisme et nostalgie d'une époque révolue (mais pas tant que ça). J’ignore à quel degré Mid90s est autobiographique mais on sent que ce projet est très personnel avec une volonté de présenter des morceaux de vie aux thèmes universels.

    Le film nous propose ainsi des instants épars qui transpirent le vrai sans pour autant être en permanence dans une optique ultra réaliste, avec notamment une part de scènes qui semblent tenir du fantasme. On s’attache vite au jeune Stevie, préado pas forcément malheureux mais qui cherche à exister davantage entre sa mère aimante mais absente, son frère violent et cette bande de skateurs qu’il rencontre au cours de l’été. Suivre la vie de cette petite troupe est un plaisir, on apprend à découvrir tous ces jeunes avec leurs qualités et leurs faiblesses. Des caractères bien distincts, des vies et trajectoires différentes mais une passion qui les lie : le skate.

    L'écriture est très convaincante en règle générale tant elle évite soigneusement de tomber dans le piège des personnages clichés, que ce soit dans la famille ou le cercle d'amis. Chacun est caractérisé et n'est pas cloisonné dans une seule fonction. Pour reprendre l'exemple du milieu familial, il était simple de cantonner la mère célibataire à un rôle de femme désespérée ou le frère à un rôle de bourrin sans cervelle. Mais heureusement il n'en est rien tant le film prend le temps de développer leurs caractères et d'en faire autre chose que des marionnettes prévisibles. Il y a notamment cette part de tendresse dans ces relations exposées à l'écran qui fonctionne particulièrement bien et qui peuvent nous toucher, à tout moment. A ce titre je trouve que les cinq dernières minutes du film sont vraiment très belles, et le tout sans que le réalisateur ne rajoute trois couches de guimauves.

    Sans pour autant constituer un tour de force, le film de Jonah Hill n'en demeure pas moins réussi, sincère et juste dans son approche introspective des tracas de l'adolescence, de la découverte d'autres facettes de la vie... Le scénario est suffisamment épuré pour permettre à tous ces personnages de vivre, pour permettre aux spectateurs de s'y attacher, de les comprendre. Et rien que pour ça, ce petit séjour dans cet été des années 90 valait le détour.
    DAVID MOREAU
    DAVID MOREAU

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    2,0
    Publiée le 4 juin 2020
    GENERATION PERDUE. La planche à roulettes comme évasion, des rêves dans la tête et le monde à ses pieds. Jonah Hill jugé sur son run et ses racines. Est ce qu'une idée de jeunesse peut faire un film? Est ce q'une étincelle peut allumer un grand feu? Est qu'au milieu de ces endroits on aime l'envers?. Une génération en accélérée avec le minimum syndical.
    Loïck G.
    Loïck G.

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    3,0
    Publiée le 27 avril 2019
    Quitter l’adolescence, sans encore comprendre le monde des adultes, c’est la quête inattendue pour Stevie quand il découvre le monde des skateurs, leur liberté, leur folie. Attention on ne reprend pas l’excellent film de Crystal Moselle sur le skate new-yorkais. Ce n'est pas le même sujet. On le rappelle simplement, vaguement en posant maladroitement sa caméra sur une bande de copains et leurs élucubrations plus ou moins inspirées. L'apprentissage de la vie, la découverte de l’amitié pour le jeune héros qui sous son toit ne connait rien de la fraternité ou de l’amour maternel. C’est ainsi très consensuel, pour un scénario peu original, et surtout peu abouti. Ça reste plaisant, mais frustrant
    Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
    Kozi K
    Kozi K

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    5,0
    Publiée le 11 juin 2019
    Prodigieux, touchant, doux, profond. Sous cette forme de film presque d'auteur, Le réalisateur m'a fait vivre une véritable experience indescriptible tellement les émotions se mêlent les unes aux autres.
    eldarkstone
    eldarkstone

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    2,5
    Publiée le 26 février 2019
    Jonah Hill se lance en realisation, on sent l'envie de bien faire avec un melo-drame sur l'adolescence perdue des US, mais l'essai est helas un peu manqué, on s'ennuie beaucoup et il n'y a rien de très original, dommage...
    Yves G.
    Yves G.

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    1,5
    Publiée le 25 avril 2019
    À Los Angeles, au milieu des années quatre-vingt-dix, Stevie, treize ans, n'est plus tout à fait un enfant, pas encore un adolescent. Coincé entre une mère célibataire et un grand frère violent, il se rapproche d'une bande de quatre skateurs : Ray, grand frère de substitution, Fuckshit, bogosse et déconneur, Ruben, enfant battu, et Fourth Grade, l’œil vissé derrière sa caméra vidéo.

    Sorti aux États-Unis en octobre 2018, projeté aux festivals de Toronto et de Berlin, "90's" (audacieuse traduction de "Mid 90's" que les distributeurs français ont sans doute considéré trop difficile à prononcer) arrive sur nos écrans précédé d'une solide réputation. Les critiques sont dithyrambiques. "Tout y sonne juste, authentique, avec son lot de discussions à l'emporte-pièce sur le sexe, la famille, le skate, " écrit "L'Express". "Cette brève chronique d'apprentissage parvient à saisir avec une justesse inouïe l'instant du passage de l'enfance à l'adolescence." renchérit "Ouest-France". "Le film aura finalement trouvé son ton, dans une vraie condensation, rendant à leur densité première les moments essentiels où un jeune garçon a transcendé son complexe d’infériorité pour en extraire une véritable poétique de petit homme." jargonne "Les Cahiers du cinéma".

    On est désolé de ne pas partager un tel unanimisme.
    Même s'il a l'élégance de ne pas dépasser les quatre-vingt-dix minutes, "90's" nous a semblé bien longuet, étirant plus que de raison une trame étique. Ce "coming of age movie" traite d'un sujet mille fois filmé : la sortie de l'enfance. Il accumule les tics du cinéma indépendant : une caméra 16mm qui donne des images granuleuses aux tons fadasses, un format 4:3 dont on peine à comprendre la légitimité, des raccords brouillons, des angles de vue paresseux.

    Les mânes de Larry Clark (des jeunes qui skatent) ou de Gus van Sant (des ados à la beauté angélique) sont invoquées. Autant revoir leur œuvre plutôt que s'imposer la nostalgie de la jeunesse fantasmée d'un acteur à succès (le rondouillard Jonah Hill, star de "21 Jump Street" et "SuperGrave", passé derrière la caméra pour son premier film).
    pitch22
    pitch22

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    1,5
    Publiée le 24 mai 2019
    MID-NINETIES n'est pas un film qui met de bonne humeur (mis à part quelques passages de bande originale rétro) ni un film fait pour détendre autour d'une atmosphère années '90 nostalgique. Non, tout tourne autour d'un gosse mal dégrossi victime d'un frère spoiler: gay non assumé
    qui passe ses nerfs sur lui, et du skate-board comme fétiche d'appartenance à une bande de potes plus ou moins immature. Bien que l'histoire vise à jouer la carte de l'amitié indéfectible, spoiler: ça finit très tristement, comme on le sent venir, et
    je trouve très artificielle cette insistance dramaturgique à taper dans un masochisme certain autour du protagoniste, ce Stevie (Sunny Suljic) plutôt fade, qui ne ressemble ni à son frère (Lucas Hedges, bien) ni à sa mère, tous deux bien névrosés. Ça reste une fiction d'initiation, le portrait d'un passage de l'enfance à l'adolescence. J'ai trouvé que le personnage secondaire le plus remarquable (parmi ces jeunes inconnus) était finalement Na-kel Smith spoiler: mais encore une fois, rien n'est fait pour empêcher son pote de tout foutre en l'air, ce qui n'est guère crédible.
    Sans réelle histoire, sans grand intérêt, je ne recommande pas.
    Simob
    Simob

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    5,0
    Publiée le 22 mai 2019
    Exceptionnel! Quelle justesse! Sans jamais tomber dans le mélodrame, Jonah Hill décrit à merveille une jeunesse en péril mais surtout lance un appel alarmant à tous les parents.
    anonyme
    Un visiteur
    1,5
    Publiée le 28 avril 2019
    un comédien sympathique ne devient pas forcément un bon réal, la preuve avec cette chronique adolescente ratée, sans intérêt, pâle copie des films de Larry Clarck et Gus Van Sant, en retard d'une quinzaine d'annés... Il ne se passe pas grand chose, le gosse est juste un gosse pas spécialement sympathique, il y a une ambiance mais hélas cela n'a jamais suffit à faire un film !
    traversay1
    traversay1

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    3,5
    Publiée le 28 avril 2019
    Au fond, il y a deux sortes de films sur l'adolescence, soit pour évoquer la sortie de l'enfance, soit pour traiter de l'entrée dans l'âge adulte. Et les mêmes termes reviennent de manière systématique ; apprentissage, indépendance, rébellion, etc. 90's ne trouve pas son originalité dans ce qu'il raconte mais de la façon dont il le fait, sous forme de chronique nostalgique, mélancolique et auto-biographique. Son jeune héros est en skate de reconnaissance et son émancipation de sa famille passe par l'adhésion à un groupe, à ses codes et à ses rites, en cherchant surtout à glisser sur une planche avec la même vision de l'existence : en toute coolitude. S'il s'éloigne assez peu des canons du teen-movie, le premier film de Jonah Hill témoigne d'un grand talent et d'une vraie personnalité dans son découpage et son montage ainsi que dans son atmosphère générale. Outre sa sincérité qui crève l'écran, le film brille également par sa direction d'acteurs permettant de donner vie à des personnages qui ne sont pas que des silhouettes comme c'est souvent le cas dans ce type de longs-métrages. Par ailleurs, le côté impressionniste de 90's de même que son absence de misérabilisme ou de jugement et son humour caustique sont des plus appréciables même si, c'est vrai, l'on pourra toujours regretter que sa peinture sociale tient plus du survol que de l'approfondissement.
    tuco-ramirez
    tuco-ramirez

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    4,0
    Publiée le 20 mai 2019
    Voici un teen-movie détonnant, sec et âpre bien souvent, à l’image de son sujet : le délicat passage de l’enfance à l’adolescence et la violence de ce choc vécu par ces petits êtres juvéniles. Jonah Hill (habitué des comédies potaches de Appatow) livre un premier film très personnel sur cette période charnière et observe avec finesse la fougue d’un jeune garçon de 13 ans perdu entre sa mère démunie devant éduquer seule deux ados ; et un frère renfermé qu’il idéalise en secret et qui fait preuve d’une violence sèche avec lui. Aucun pathos, aucun ressort mélodramatique ni d’angélisme durant les 1h25 que dure le film ; mais que de coups s’inflige ou prend le petit Stevie ; démontrant par-là que grandir est compliqué et que c’est le fruit de coups encaissés et de savoir à chaque fois se relever. Le jeune garçon ne va esquiver aucun rite de passage. Et le réalisateur capte chacune des émotions dans le regard incroyablement expressif de son jeune interprète, Sunny Suljic. On suit donc ce jeune Stevie, lâchant couette « Tortues Ninja » pour s’affirmer et grandir au contact d’une bande de skateurs rencontrés dans la rue. Là aussi Hill a bon goût de ne pas jouer la carte nostalgie à tout va avec du placement produit estampillé 90’s à tout va ; juste la belle scène de Stevie entrant dans la chambre de son grand frère comme Ali Baba découvrant le trésor de la grotte. La caméra est toujours discrète et à juste distance, les seconds rôles sont aboutis, et la bande son est démente. Un film sur la préadolescence à ne pas montrer malgré tout aux préados, le montage sec et choc de certaines scènes noyés dans une certaine langueur pourraient être violentes à recevoir. Un beau film.
    tout-un-cinema.blogspot.com
    Charles R
    Charles R

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    4,5
    Publiée le 17 mai 2019
    "On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans" : Rimbaud en savait quelque chose. Mais à treize ans non plus. C'est du moins ce qui ressort du parcours de Stevie, un gamin haut comme trois pommes qui vit avec sa mère et son frère et qui n'aspire qu'à devenir un grand et à connaître pour cela toutes les étapes imposées par cette nouvelle condition qu'il vivra comme une promotion. Pour ce faire, il s'insère dans un groupe de skaters plus âgés que lui et qui représentent comme des grands frères rêvés, tout le contraire de son grand frère réel, une sombre brute qui toutefois suscite en lui quelque jalousie. L'initiation passe par le tabac, puis la drogue, l'alcool - et bien sûr le sexe : une bonne soirée entre potes et filles faciles fera l'affaire. Tout cela pourrait relever du teen movie le plus banal et même vulgaire. Or il n'en est rien. Le propos de Jonah Hill n'a rien à voir avec la démagogie inhérente à ce genre de production destiné à un public d'ados peu soucieux de délicatesse et d'esthétisme. Au contraire, "90's" propose une évocation imprégnée d'autobiographie de ce milieu des années 90 ("Mid90's" est le titre original) où le téléphone portable n'existe pas encore et où de nombreux jeunes se retrouvent dans des lieux propices au skate, où toutes les rencontres sont possibles, toutes les prises de risques aussi, où il est bon de narguer la police et de jouer au chat et à la souris avec elle. Jonah Hill nous donne à voir un film plein de poésie, d'une poésie souvent rude, mais attachante et émouvante. L'ensemble des comédiens y est pour beaucoup : Sunny Suljic dans le rôle de Stevie ne peut que séduire avec sa bouille de gosse mais aussi ses colères de jeune adolescent ; de même les skaters - les "grands" - sont tous aussi convaincants dans leurs rôles de gamins incontrôlables qui peuvent offrir cependant des moments de grande tendresse ; enfin Katherine Waterston dans le rôle de la mère de Stevie nous donne un beau portrait de mère célibataire, aussi belle que dépassée par les événements. Il reste à souligner l'importance de la musique (du rap bien sûr, mais pas seulement) qui traduit avec beaucoup d'émotion une profonde nostalgie pour une Amérique qui appartient au passé même s'il s'agit d'un passé récent. Amateurs de skate et de musiques pleines d'allant, amoureux d'une Amérique urbaine ou bien encore esthètes qu'une séquence cinématographique solidement construite peut émouvoir, ce film est fait pour vous : vous y trouverez de quoi vous régaler.
    ANDRÉ T.
    ANDRÉ T.

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    4,5
    Publiée le 29 avril 2019
    Dans les années 90 vers Los Angeles, un jeune garçon de 13 ans grandit entre son grand frère et sa mère…
    On le voit, prendre son envol à l’extérieur, progressivement adopté par une bande, adepte du skateboard, dans un environnement urbain « ingrat » ….

    Avec beaucoup de subtilité le réalisateur parvient à nous immerger dans ce monde de tous les dangers pour ce jeune ado qui y trouve sa raison de vivre et l’aide à grandir….
    Même la Maman semble découvrir les preuves des valeurs et de la fraternité qui entourent son fils Stevie.
    Un film superbe où la finesse et la subtilité ne masquent pas l’émotion.
    On peut être surpris par le parti-prix de l’image, souvent peu lumineuse et « sale » ; peut-être le réalisateur veut-il souligner la dureté et la laideur du paysage urbain ?
    La bande son accompagne notre incursion dans l’univers de ces jeunes skate-boarders.
    Sera dans mes 10 films de l’année…...
    FlecheDeFer ..
    FlecheDeFer ..

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    4,0
    Publiée le 24 mai 2019
    Un joli film, rien à dire. Ceux qui se plaignent qu'il ne se passe pas grand-chose n'ont visiblement pas compris que le but ici est de faire un film de ressenti, de restituer une époque, et pas de raconter quelque chose. Et de ce point de vue c'est parfaitement réussi: la reconstitution des années 90 est bluffante, avec notamment l'idée assez géniale de filmer en 4/3. Les acteurs sont épatants, étonnants de naturel, et pour moi qui ait connu des gens comme Fuckshit ou Ray à l'époque je dois dire que j'avais vraiment l'impression de voir de vieux souvenirs à l'écran. Alors, la naissance d'un grand cinéaste? Il faut voir, car le récit étant ici à l'évidence autobiographique, il est plus facile de raconter l'histoire de façon crédible vu qu'elle a été vécue. On va donc attendre le second film pour juger la faculté à faire oeuvre de fiction, mais ce premier film lui est un coup de maître.
    Dois-Je Le voir ?
    Dois-Je Le voir ?

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    5,0
    Publiée le 23 mars 2020
    J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce film. Le cinéma est un art qui doit (entre autres) faire vibrer et là Jonah Hill a visé juste. Tout commence par l’atmosphère des années 90. C’est une totale réussite. Que ce soit par la musique avec une bande originale fantastique, le fait que ce soit ingénieusement tourné en 4:3, sans oublier le grain d’image bien particulier, on est plongé dans le passé. Une bouffée nostalgique enivrante. Après, l’histoire n’est certes pas révolutionnaire, le gamin sans repère qui va trainer avec une bande pas toujours fréquentable, mais c’est tellement bien fait. Sunny Suljic du haut de ses 13 ans à un talent immense. Il va nous permettre une totale identification. Ce gamin influençable qui veut juste être accepté et être « cool ». Cela va être assez dense et on n’a pas le temps de s’ennuyer. Avec son regard, tout devient extraordinaire. Plus le temps passait, plus j’étais à dedans. On va rire, mais aussi avoir peur pour lui. C’est une expérience émotionnellement riche. Les acteurs qui entourent Sunny Suljic aussi sont très doué. Son grand frère joué par Lucas Hedges a un grand impact sur le film même s’il n’est pas souvent présent. C’est un acteur qui a le vent en poupe en 2019 après BEN IS BACK et BOY ERASED. Ceux de la bande, notamment Na-kel Smith et Olan Prenatt, font leur premier film mais rajoutent une touche authentique qui rend ces moments mémorables. Pour l’anecdote, de base je ne suis pas fan de skate mais dans ce contexte ça passe très bien.
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