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    JimBo Lebowski
    JimBo Lebowski

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    3,0
    Publiée le 14 mars 2019
    Un peu comme pour Lady Bird de Greta Gerwig on sent que Jonah Hill met une grande partie de lui-même dans son premier film, que son jeune personnage c’est lui, pour moi c’est déjà faire preuve de suffisance, tout en voulant rester honnête quant à une quelconque authenticité, après tout si j’avais l’occasion je ferais comme lui, parce que je suis mélancolique des années 90. C’est d’ailleurs pour ça que je n’ai pas envie de cracher sur son film, malgré tous ces défauts, car c’est clairement du sous-Larry Clark, ce n’est pas assez sale, rien que lors du passage avec les types défoncés au crack, il ne montre que la première couche des classes défavorisées, sans forcément tomber dans le misérabilisme ce n’est juste pas assez cru et «vrai», mais je me suis laissé emporté par cette petite vague de nostalgie qui pour le coup m’a parlé. Car niveau reconstitution, réalisation, format 4:3, grain, le film semble tout droit sorti des années 90, c’est sans doute le plus bluffant, en plus d’une bande son fort plaisante, rehaussant le niveau dramatique un peu plat, il faut le dire, mais encore une fois était-il nécéssaire d’en faire trop ? Peut être pas. Cependant lorsqu’on n’a rien ou pas grand chose à proposer côté scénario il faut pousser le curseur émotionnel au maximum, et je trouve qu’on ne ressent pas assez de sentiments en tous genres, mais suffisamment pour qu’on s’y intéresse.
    Bref, moment sympathique, sans plus.
    RedArrow
    RedArrow

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    4,0
    Publiée le 24 avril 2019
    On a fait sa connaissance au détour de pas mal de fous rires dans les comédies de l'ère Apatow, on a été bluffé de le voir brillamment élargir sa palette de jeu jusqu'à avoir des nominations méritées aux Oscars pour "Le Stratège" ou "Le Loup de Wall Street" et, aujourd'hui, Jonah Hill franchit encore un cap dans son irrésistible ascension cinématographique en écrivant et réalisant son premier long-métrage.
    Au premier abord, "Mid90's" paraît être un récit initiatique comme il en existe des dizaines d'autres sur cette période charnière de l'adolescence où l'innocence de l'enfance se fracasse contre la réalité de l'arrivée de l'âge adulte avec l'ensemble des rites de passages qui l'accompagnent. Les paradis artificiels, la première aventure sexuelle, la bande de potes avec laquelle on adore traîner... Tous ces éléments sont bien présents dans le parcours traversé par le petit Stevie (fabuleux Sunny Suljic) durant le film mais, dans le fond, ils ne sont que des accessoires à l'angle sur lequel va se concentrer Jonah Hill pour raconter cet épisode crucial d'une existence. En effet, le réalisateur/scénariste débutant va fixer son regard sur la nécessité absolue de ce jeune héros d'avoir des modèles pour se construire.
    Pour commencer, on comprend que Stevie a grandi sans figure paternelle, les rares hommes adultes qui traversent la maison n'y demeurent jamais longtemps à entendre la mère parler de sa vie sentimentale chaotique. De ce fait, comme la scène d'ouverture le montre, Stevie a répercuté cette recherche de modèle sur son grand frère dont il considère la chambre comme un sanctuaire qu'il adore visiter en secret mais le problème est qu'il ne reçoit que des coups en retour de la part de celui-ci (l'explication bien pensée de la violence enfouie chez l'aîné vis-à-vis de son cadet, lui-même contaminé par cette rage, sera rapidement abordée au détour d'une de leurs rares conversations à coeurs ouverts). En dernier recours, Stevie va reporter cette quête sur un groupe de skateurs plus âgés que lui et pour lequel il va développer une véritable fascination. Finement tous définis et rapidement attachants, chaque membre de la bande a plus moins un trait de caractère que Stevie va ou voudrait acquérir : la place dans le groupe de mascotte de Ruben qui, paradoxalement, est le premier à y introduire Stevie mais qui voit d'un mauvais oeil son rôle grandissant, la passion virant à l'obsession pour la réalisation de Ryder en écho à celle de Stevie pour le skate, l'apparente coolitude absolue de Fuckshit et, enfin, le talent de Ray pour sa discipline qui suscite l'admiration de tous. Au fil des jours, Stevie va concrétiser cette recherche permanente de modèles masculins en devenant un membre à part entière du groupe malgré son jeune âge. Le regard naïf de cet être à la sortie de l'enfance sur ceux qu'ils considèrent comme des exemples à suivre va nous être parfaitement retransmis par un Jonah Hill faisant le choix d'une approche formelle en 4/3 filmée à l'aide d'une caméra 16mm comme pour mieux traduire des réminiscences lointaines d'instants volés d'une étape majeure dans la construction de ce que deviendra le petit Stevie. Il ressort ainsi de cette approche une pureté indicible s'incarnant avec harmonie dans les yeux que pose Stevie sur chaque nouvel interaction que lui offre cet environnement pour grandir. La plupart tienne de passages obligés de cet âge comme on l'a souligné plus haut mais leur ambivalence sur ce qu'il apporte réellement au jeune garçon élabore subtilement une noirceur en toile de fond, amenée à contaminer complètement ce cadre qu'il pensait comme un but ultime et dont il touche un peu plus à chaque fois les contours pour en réalité s'y brûler. Car, bien entendu, non, la bande de skateurs n'est pas un modèle à suivre et la fascination de Stevie pour ses nouveaux amis va inéluctablement se fissurer devant leurs failles peu à peu dévoilées à l'écran. Il faudra un événement dramatique (attendu mais brillamment mis en scène par Hill en termes d'impact) pour sceller l'admiration que le héros a toujours pour eux, le film aurait d'ailleurs pu s'arrêter là afin de marquer la fin d'époque mais non, Jonah Hill fait le choix assez magnifique d'en exalter la force de l'amitié indéfectible qui y a trouvé ses origines, une de celles qui vous marquent pour toute la vie et où l'on pose souvent un regard au cours de notre existence sous forme d'un retour aux sources nostalgique pour ne pas oublier ses racines.

    En guise de première réalisation, Jonah Hill livre une oeuvre délicate, toujours juste et baignée de la lumière d'une époque qui lui (et me) parle bien sûr personnellement à travers une bande originale indissociable de cette jeunesse ou tous ces petits détails de l'apparat 90's pour lequel on aurait donné sa vie mais qui semble aujourd'hui si ridicules avec un minimum de recul. C'est d'ailleurs, en premier lieu, cette quête enfantine de modèle qui est la boussole du long-métrage. Encore plus que le reste, la vision adulte a posteriori sur celle-ci la rend forcément obsolète mais, comme le démontre si bien Jonah Hill, replacée dans son contexte, elle était tout, un besoin si fondamental pour trouver sa propre voie qu'elle a pu aussi bien conduire à tous les excès qu'à la création de liens d'une bande de potes à jamais gravée dans les mémoires.
    Peut-être que Jonah Hill en fait parfois un peu trop derrière la caméra avec un ou deux plans-séquences qui n'ont pas une grande utilité mais, pour ses premiers pas à la réalisation, il maîtrise complètement son sujet et y fait incontestablement déteindre de sa personne en retrouvant/superposant l'innocence de son regard d'adolescent à celui de son héros. Pour un premier film, c'est une réussite prometteuse d'une carrière de cinéaste prêt à s'y abandonner personnellement. Vivement le prochain !
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    4,0
    Publiée le 9 janvier 2020
    Il y a eu, dès le départ de ce « Mid 90’s » ; quelque-chose qui m’a questionné.
    Des skates. Des draps « Ninja Turtles ». Un T-Shirt « Street Fighter »…
    Tout ça sentait bon le film nostalgique plein pot.
    Un film de natif des années 80 qui entendait restaurer l’âge d’une jeunesse. Sa jeunesse.
    Un simple témoignage sous forme de bonne grosse madeleine de Proust.
    Un film qui donnait même l’impression de n’être que ça…

    Et quand j’ai constaté que je me laissais prendre sans difficulté par ce film, je me suis du coup interrogé.
    Car il se trouve que je suis du même âge que Jonah Hill, l’auteur de ce « Mid 90’s ». Et même si je n’ai pas passé mes premières années de vie à Los Angeles, beaucoup d’aspects de sa jeunesse me rappelaient la mienne. Et bien évidemment ça a titillé une fibre chez moi.
    Un plan d’un gamin avec une manette Super-Nintendo en main et moi c’est tout un océan de sensations qui refleurit dans mon esprit.
    Alors oui, je me suis demandé s’il suffisait qu’on soit la cible idéale d’un artifice grossier pour qu’on se laisse totalement bercer par lui ?
    Ça doit être un peu le cas… Sûrement.
    Mais pas que…

    Parce que « Mid 90’s » n’est pas qu’un film nostalgique.
    Il n’est pas qu’une broderie lisse et fade, prétexte à exposer toute une galerie de références susceptibles de parler à une génération bien définie.
    Et j’en veux pour preuve le fait que j’ai découvert ce film sur les conseils de deux jeunes cinéphiles de seize ans. Des natives des années 2000. Des jeunes-filles pour qui la coolitude du skate est autant mystère que celle des pattes d’eph le fut pour moi.
    Ce film a donc visiblement un véritable potentiel trans-générationnel. Et je pense que si c’est le cas, c’est parce que c’est dû au fait que « Mid 90’s » n’est pas vraiment un film sur le milieu des années 90.
    Non. Je dirais plutôt de lui qu’il est en fait un film sur la jeunesse des années 90.
    Voire même – mieux encore – je pense qu’il est avant toute chose le film d’une jeunesse.
    Une jeunesse qui se pose comme une fenêtre ouverte sur toutes les autres…

    N’oublions pas que le premier plan de ce film nous montre un jeune gamin s’exploser contre un mur.
    Cadre fixe. Plan sur un couloir.
    Intérieur ordinaire d’une maison populaire.
    Format 4/3, comme nos bonnes vieilles télés de l’époque.
    Un long silence et puis ce choc.
    Ce gamin qu’on projette comme ça. Là-dedans. Sans ménagement ni préliminaire.
    Un plan qui est au fond incroyablement signifiant de ce qu’on va voir de la vie de ce jeune Steven.
    Au fond, sa jeunesse, on ne la choisit pas. On la subit. Et parfois même violemment.

    « Mid 90’s », au fond, c’est ça.
    C’est le parcours d’un gamin qui prend conscience d’où il est, de ce qu’est sa vie et de ce qu’elle sera sûrement.
    Certes une vie dont le petit confort matériel est assuré. Mais une vie dans laquelle se semble s’offrir aucune possibilité d’exister, d’exprimer, d’explorer.
    Alors Steven va se laisser prendre. Prendre par l’envie de s’affranchir. De repousser les limites. De ressentir des choses. Et cela même si ça doit se faire au prix d’une chute violente du haut d’un toit.

    Sa vraie jeunesse elle est là.
    Elle est dans cette idée qu’au fond on s’en fout de toutes ces règles qui nous stérilisent.
    Fumer des clopes à 13 ans. Se casser les dents sur le bitume. Envoyer chier les adultes et les grands frères. Ça c’est rien à côté du fait de ne pas se sentir exister.
    Et tous nos codes moraux s’envolent dès qu’apparait ce sourire radieux sur le visage du jeune Steven.
    OK il crame la vie par les deux bouts, mais il est soudainement heureux, ce gamin.
    Alors qu’est-ce que vous voulez trouver à redire contre ça ?

    Et c’est là pour moi la grande force de ce « Mid 90’s ».
    Cette capacité à nous affranchir des mœurs et des codes.
    C’est un film qui entend témoigner mais sans se limiter au simple documentaire.
    Chacun en pensera ce qu’il en voudra, mais ce film entend imposer cette réalité toute subjective : c’est que pour certains, cette culture-là, ça a été une porte ouverte pour se construire une identité, pour s’affirmer en tant qu’individu, pour se trouver une nouvelle famille, voire même parfois pour explorer sa sexualité.
    « Mid 90’s » offre un témoignage plutôt qu’une leçon.
    Il offre un regard. Un regard d’homme. Un regard d’artiste sur une période.
    Un regard sur la jeunesse donc.

    Ainsi ai-je appris à regarder – à travers ce « Mid 90’s » – cette période de mon/sa/notre enfance, non pas pour ce qu’elle était, mais pour ce qu’elle a laissé comme trace sur un individu qui, somme toute, ne représente que lui-même.
    Mais si malgré tout ce regard si singulier me parle à moi – ancien enfant de la même génération mais terriblement plus sage que ce sulfureux Steven – et s’il parle aussi à deux jeunes adolescentes issues de la génération z, c’est parce que Jonah Hill, au-delà du simple fait de nous livrer son témoignage, n’en a pas pour autant oublié de faire du cinéma.
    Ce cinéma qui donne à tout regard singulier une portée universelle.

    Parce qu’au-delà de ses usages astucieux de la super 8 et du format 4/3 pour nous replonger dans la culture des années 90, Hill sait aussi jouer d’un véritable art du dépouillement qui est totalement au service de la transmission de son témoignage.
    Un dépouillement dans le montage qui parvient à élaguer le superflu pour ne retenir que l’essentiel. Garantissant un film dense et vif, contracté sur une simple heure et demie.
    Un dépouillement aussi dans les compositions de cadres et de la photo. Si le format 4/3 et l’espace anguleux offert par l’époque peut avoir un côté oppressif, il est compensé par des mouvements soyeux réguliers, des cadrages intimistes et une photographie chaude et douce. Les accompagnements sonores extradiégétiques sont très rares mais toujours pertinents, sachant appuyer ce qu’il faut pour qu’on soit réceptif au regard apporté par Steven sur tout cet univers là.

    Au talent d’être sincère et honnête dans le fond, « Mid 90’s » nous offre donc aussi le luxe d’être habile et pertinent dans la forme.
    Pas étonnant dès lors que ce simple témoignage sache embraser au-delà de son public cible.

    Ainsi suis-je ressorti de ce film conquis.
    Mieux encore, j’en suis ressorti plus riche.
    Plus riche d’un regard.
    Un regard sur une époque.
    Un regard sur une culture.
    Un regard sur une jeunesse.

    Et l’air de rien, avec au fond peu de moyens et sur un sujet très intimiste, Jonah Hill m’a aussi rappelé une leçon pourtant centrale au cinéma : c’est qu’un film n’a pas besoin de faire grand-chose pour sublimer son art. Il lui suffit simplement de le faire avec justesse.

    Mais bon… Après ça ne reste que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 24 mai 2019
    Quelle dinguerie ce film !

    Premier film de Jonah Hill, qui y met déjà toutes ses tripes. L’histoire de ce jeune garçon, qui va trouver une raison de vivre chez un petit groupe de skateboarder, est passionnante. La reconstitution 90’s est assez bluffante, que ce soit à travers l’environnement du film, mais aussi techniquement (format 4:3, grain d’image, mise en scène). La bande son n’est pas en reste également. Hill fait quelques erreurs, mais ça reste globalement bien maîtrisé. En tout cas, ce qui touche ici c’est l’histoire de ce gamin, qui va découvrir la dureté de la vie beaucoup trop prématurément, perdu dans un environnement qui le dépasse, et cherchant son identité à travers des figures masculines qui manquaient désespérément à sa vie.
    Bref, si il est encore diffusé chez vous, n’hésitez pas ! On a à faire à une pépite.
    dominique P.
    dominique P.

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    3,5
    Publiée le 26 avril 2019
    J'ai bien apprécié ce film indépendant américain.
    C'est une petite chronique de la vie d'un jeune de 12 ans dans les années 90 à Los Angeles.
    J'ai aimé l'ambiance, le style choisi.
    Dommage que cela soit trop court.
    Jules A.
    Jules A.

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    5,0
    Publiée le 23 mai 2019
    Tout simplement mon coup de cœur de l’année!
    Ce film est vraiment super et cela dans tous les domaines casting, l’image, son dont la bande sonore.
    L’histoire qui elle aussi est super alors que c’est simplement l’adolescence de jeune de Los Angeles. Très bon film aussi pour sa capacité de faire rire comme nous rendre triste.
    Gros coup de cœur qui est l’un des meilleurs films de cette année 2019
    Jordan G
    Jordan G

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    5,0
    Publiée le 29 avril 2019
    Pour le 1er film de Jonah Hill, c'est vraiment un début très prometteur. Les images sont belles, le 4/3 nous ramène directement dans les années 90, la BO est excellente !
    A la fois très émouvant et très joyeux, ce film est un quasi chef-d'oeuvre. Mention spéciale pour le petit Sunny Suljic.
    cinono1
    cinono1

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    4,0
    Publiée le 8 mai 2019
    Un parfum autobiographique; des moments de sincérité font le prix de la première fiction réussie de Jonas Hill. L'entrée dans le monde adulte, la bande d'amis, les familles dysfonctionnelles, les expériences dangereuses et/ou excitantes, tout cela est très bien retranscrit par une mise en scène attentionnée pour chacun de ses personnages. C'est une des réussite du film qui l'enrichit ; regarder le passé en ayant un oeil sur l'avenir et les futurs dangers qui les guettent, la dépendance, la stagnation, les impasses. Avec une belle restitution des années 90, un film en forme d'initiation à la vie qui offre son lot de souvenirs indélébiles à cette période de la vie.
    Adelme d'Otrante
    Adelme d'Otrante

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    3,0
    Publiée le 2 mai 2019
    Passage accéléré de l'enfance à l'adolescence d'un jeune angelino skateur le temps d'un été. Avec sa première réalisation le comédien Jonah Hill surprend en proposant un film intimiste et tendre alors qu'on l'aurait plus attendu sur une comédie dont il est l'un des rois américains. Quand on mélange skate, liberté et adolescence, forcément l'ombre de Larry Clark plane non loin, et même si le réalisateur ne semble pas s'inspirer de l'oeuvre du photographe, son film ne présente pas les mêmes qualités qu'un Wassup Rocker ou qu'un Ken Park.
    AlphaWolf
    AlphaWolf

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    2,5
    Publiée le 1 septembre 2019
    Premier essai derrière la caméra pour Jonah Hill avec ce film générationnel qui met en scène, en 4:3, une bande de jeunes façon "coming-of-age". Le produit fini est sans grand défaut mais grande qualité non plus, car malgré une réalisation et interprétation plutôt bonnes, le scénario reste ultra calibré et conventionnel. Rien ne vient contrarier cette histoire vue et revue où certains éléments, comme par exemple la relation entre les deux frères, sont carrément sous-exploités.
    Jorik V
    Jorik V

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    3,0
    Publiée le 4 décembre 2018
    Jonah Hill, l’acteur révélé par des comédies potaches telles que « Supergrave » ou star de l’excellente adaptation cinématographique de la série « 21 Jump Street » et qui s’est forgé une réputation plus sérieuse avec des films comme « Le Loup de Wall Street », réalise déjà son premier film alors qu’il a à peine trente printemps. Autodidacte et laissant parler ses talents autant devant la caméra que dans l’écriture, le voilà donc en train d’ajouter une nouvelle corde à son arc artistique avec « 90’s ». Un récit qu’il a écrit et donc que l’on imagine en partie autobiographique et inspirée de son enfance ou de ce qu’il a pu y voir dans le Los Angeles du milieu des années 90, d’où le titre. Après les années 80, une période qui devient très (et tout logiquement) à la mode en ce moment faisant résonner la fibre nostalgique des trentenaires actuels.

    A ce niveau, c’est réussi, tant le néo-cinéaste parvient à retranscrire l’ambiance de cette époque à travers la bande originale et quelques modes et traditions de l’époque, notamment vestimentaires. Si le film suit une bande de skate-boarders, il n’est pas une analyse de ce milieu comme « Les Seigneurs de Dogtown » de Catherine Hardwicke par exemple. C’est juste une toile de fond qui permet de suivre le passage de l’enfance à l’adolescence de Stevie, le protagoniste principal. On est en plein dans un récit d’apprentissage, davantage qu’un récit initiatique, où le jeune garçon va devoir affronter les déboires qui vont de pair avec le fait de grandir (incompréhension parentale, envie de faire comme les aînés, …) ainsi que les joies d’être un grand (le fait d’être admis dans un groupe, une certaine liberté, …). Tout cela est bien dépeint, avec finesse et justesse. On doit même reconnaître pas mal de petits détails universels à cet âge ou de moments vécus (le combat avec le grand frère).

    « 90’s » a, de plus, le mérite d’être très bien filmé mais sans jamais se transformer en exercice de style prétentieux propre à certains premiers films. Certaines scènes sont très belles (l’arrivée des flics dans un parc de skate, la scène finale, …) et le long-métrage réussit le tour de force de faire fonctionner la corde nostalgique à plein régime quand bien même on n’a pas vécu dans le LA des années 90. De plus, Hill a parfaitement cerné la psychologie des adolescents, qu’ils soient seuls ou dans une dynamique de groupe. Tout cela semble donc très réussi. Oui, mais le film ne dépasse malheureusement jamais le stade de la gentille et simple première œuvre. C’est très anecdotique, ça manque de profondeur réelle et cela ne dépasse pas le stade de la vision agréable. En somme, « 90’s » est un film plaisant mais malheureusement très vite oublié et oubliable.

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    IG: adi.cine
    IG: adi.cine

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    4,5
    Publiée le 22 mai 2019
    Scénario : 4. Un peu light mais bien pensé.
    Visuel : 5. Très belle photo.
    Son : 5. Super BO.
    Acting : 5. Joli casting de jeunes.

    Conclu : C'est un beau film, visuellement et dans son histoire. Une belle parenthèse. On passe un bon moment.
    Gentilbordelais
    Gentilbordelais

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    1,0
    Publiée le 6 mars 2019
    une variation du passage à l'adolescence avec toutes ses découvertes. sur fond de skate, d'un grand frère tyrannique, un portrait en demi teinte, sur un scénario inabouti. une petite production, sans conclusion, qui n'apporte guère d'intérêt.
    L'AlsacienParisien
    L'AlsacienParisien

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    3,5
    Publiée le 28 avril 2019
    Première réalisation et premier scénario de l'acteur (comique) Jonah Hill, "90's" revient avec nostalgie sur une décennie où les écrans n'accaparaient pas toute l'attention de la jeunesse. Le matériau est brut, juste, authentique et ne s'immisce pas dans le pathos ou le film social. Ici, le point de vue adopté est celui d'un ado de 13 ans, maltraité par son grand frère, sur-protégé par sa mère, qui va faire la découverte des valeurs de l'amitié, de l'indépendance et de ses propres désirs. Par le biais du skate, il va intégrer un groupe de jeunes qui passe leur journée sur leur planche à roulettes. Suite à cette rencontre, des ailes lui poussent. Son sentiment d'infériorité envers son frère se développe en soif d'aventures turbulentes qui le pousse à s'extraire du cocon familial. Jonah Hill relate un récit d'apprentissage sans fioritures, parfois sans dialogues, et fait écho à une époque qui éveille une certaine mélancolie.
    Bien sûr, la mise en scène y est pour quelque chose. Déjà pour la reconstitution avec bon nombres de références à cette décennie lointaine (marques, styles vestimentaires, musiques,...) mais surtout le format étonnant qu'a choisi le réalisateur pour nous immerger encore plus. En effet, le grain de l'image est marqué et rappelle celles des vieux magnétoscopes avec notamment un effet "fish eye" typique. On sent qu'il retrace un milieu qu'il a côtoyé, et même s'il n'y a pas de coup d'éclat, "90's" est parfaitement maitrisé et retranscrit. Son point fort est qu'il reste singulier car il ne compte pas sur les clichés pour nous faire passer un message. Sa narration fluide et réaliste n'impose aucune émotions mais invoque, presque malgré lui, nos souvenirs de notre sortie d'enfance vers l'émancipation adolescente.
    Constitué majoritairement d'acteurs novices, les personnages sont drôles, sauvages et originaux. Sunny Suljic, petit héros qui devient grand, passe majestueusement et brutalement de l'insouciance à une assurance plus risquée. Son ascension se veut drôle malgré elle mais aussi soudainement violente. C'est là que se formule tout l'enjeu du film. Seule la mère, jouée par Katherine Waterston, semble programmée pour une seule et même émotion : l'incompréhension colérique.
    Jonah Hill signe un très bon premier film, original et évocateur de toute une période !
    bsalvert
    bsalvert

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    2,0
    Publiée le 12 août 2019
    Un jeune homme qui se cherche et pense se trouver une place au sein de skaters. On suit cette quète d'identité mais on en sort déçu.
    PLV : légère perte de temps
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